Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
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A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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 Une retrouvaille inattendue

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19 juin 2017, 8h23, QG des Offsprings. 33 degré, chaud et humide

Deux jours s’étaient écoulés depuis que j’avais eu « l’agréable » visite d’Alexia. On m’avait rapidement ramené dans la chambre qui m’était attitrée une fois l’entrevue terminée et mis à part le bref aperçu du couloir qui me séparait de la salle d’interrogatoire, je n’avais rien vu du complexe où j’étais maintenant hébergé. Depuis, les heures s’étaient écoulées entre des périodes de coma forcé et d’éveil douloureusement intense lorsqu’Eva et Jennsen vérifiaient mes pansements. C’étaient les deux seuls membres du club très sélects ayant apparemment le droit de m’approcher, mais aucune d’elles n’échangea de discussions avec moi si ce n’est le strict minimum. Tant et si bien que je n’appris absolument rien de ma situation actuelle. En fait, c’était probablement pour le mieux puisque les regards que Jennsen m’envoyait promettaient une rétribution sanglante que j’étais bien heureux de pouvoir éviter aussi longtemps que possible.

Parmi les bonnes nouvelles de cette histoire, l’enragée n’était pas revenue troubler ma convalescence. Je savais que je ne perdais rien pour attendre, mais si je pouvais reprendre un peu d’énergie avant je n’étais pas pour me plaindre. Les révélations d’Alexia n’avaient pas mis mes inquiétudes au repos, et malgré l’ennui croissant qui avait pris occasionnellement racine dans mon esprit, j’avais pris de nombreuses heures à ressasser les faits dans mon esprit en anticipant avec horreur chaque nouveau terrible scénario que j’étais capable d’imaginer.

Why, oh why ais-je une imagination aussi débordante… Me reprochais-je une énième fois en levant ma bonne main pour l’étamper contre mon visage avec exaspération. Le mouvement brusque provoquant une douleur vive contre mon abdomen et j’agrippai instinctivement mon pansement d’une main, n’ayant toujours pas eu de chandail pour me couvrir étant donné la régularité avec laquelle il fallait qu’on change les bandes blanches qui ceignaient mon corps.

Ouch! Putain…

Ultimement, la menace était pourtant terriblement réelle, et de me savoir dans l’incapacité de faire quoi que ce soit pour y remédier m’enrageait.

Le matin de cette journée était particulièrement calme. Anormalement calme même… À défaut d’avoir de la visite dans ma chambre d’éclopé, j’entendais souvent le passage de personnes discutant au-devant de la porte. Or, ce matin c’était le calme plat, et mon instinct me soufflait que cela augurait une situation beaucoup plus préoccupante en lien avec moi.

Alors que je me concentrais sur la forme des nuages qui passaient devant la fenêtre de ma chambre, je perçus soudain un mouvement en provenance de la porte, et je tournai aussitôt mon regard dans cette direction. Il n’y avait rien de notoire, mais sachant que mon instinct me trompait rarement sur le sujet, je repris ma contemplation durant quelques secondes supplémentaires, mais en gardant mon attention rivée sur ce que ma vision périphérique me révélerait.

Comme de fait, après qu’une longue minute se fut écoulée, je vis la forme furtive d’une tête se faufiler dans l’encadrement de la porte pour m’observer.

-Qui que tu sois, je te préviens je n’aime pas qu’on me fixe comme un animal de foire… Dis-je d’une voix forte sans tourner ma tête. Entre ou dégage, mais je ne veux pas te voir m’emmerder en faisant les pseudofurtifs, encore moins si tu passes si peu inaperçu.
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Mon sommeil s'interrompt brutalement lorsque quelque chose m'attrape l'épaule. Mon corps tout entier est engourdi. J'arrive à grande peine à entrouvrir les yeux en poussant un petit gémissement plaintif. La lumière du jour m'aveugle mais je devine rapidement le visage d'Eva. Aucun doute sur la raison de sa venue : elle passe tous les matins pour me faire prendre des antibiotiques avant de m'amener de quoi manger. Je n'aime pas ces médicaments. Ils me laissent un gout de terre dans la bouche à chaque fois... Cependant, même si Eva est gentille avec moi, elle n'est pas du genre à négocier. Je me résigne donc et avec difficultés, je me redresse dans mon lit en poussant un long bâillement  et commence à me frotter les yeux pour chasser le voile flou de ma vue. L'infirmière murmure :

-Salut, petite marmotte ! Bien dormi ?

-Bonjour Eva... répondis-je de ma voix endormie. Bof, j'ai pas arrêter de me réveiller en sueur...

-Attends voir... dit-elle en posant sa main sur mon front. Ta fièvre n'est pas encore complètement tombée. Il y a quand même du mieux.... À ce rythme, ton corps aura retrouvé sa température normale d'ici deux ou trois jours.

-Tant que ça ? gémis-je.

Rien que de parler de la fièvre, je commence déjà à sentir des douleurs un peu partout dans mon corps et un léger mal de tête qui se réveillent. Les quelques secondes de répit du réveil sont finies...  L'infirmière rit  :

-Il faut que tu te donnes le temps, Alden. La fièvre n'est pas une si mauvaise chose tu sais ? Ça veut dire que ton corps combat l'infection. Aller, je t'ai ramené ton antibiotique et de quoi te réhydrater un peu.

À ces mots, elle pose sur ma table de chevet la petite gélule bien reconnaissable et une petite bouteille d'eau. Là, je dois avouer que ça ne me donne pas envie du tout... Je pense que je vais attendre qu'Eva parte pour cacher le médicament et m'éviter ça. Je la remercie en souriant mais curieusement, elle s'en va pas. Elle semble attendre quelque chose... Je fais semblant de ne pas comprendre jusqu'à ce qu'elle prenne l'antibiotique et qu'elle me le tende. Avec un soupir, j'attrape le comprimé et le mets dans ma bouche. Le gout affreux commence tout de suite à se faire sentir. Afin de vite m'en débarrasser, je me dépêche de prendre la bouteille et l'avale avec une gorgé d'eau. Un frisson de dégout me secoue alors que mon visage affiche une moue écœurée. Mes yeux reviennent alors sur Eva. Elle à l'air contente. Elle passe rapidement sa main dans mes cheveux et se dirige vers la sortie, promettant de revenir dans un petit moment avec le petit-déjeuner.
Déçu de ne pas avoir pu couper au gout de terre dès le réveil, je me rallonge sur le côté, bras croisés devant moi avec une mine renfrognée. Si seulement je pouvais me rendormir, l'infection se réveille et je me sens de plus en plus mal... Malheureusement, mes yeux sont grands ouverts et avec la lumière du soleil sur mon visage, je vais avoir du mal à me rendormir. De plus, Eva met généralement une petite demi-heure pour descendre manger et me ramener de la nourriture. En si peu de temps, je n'y arriverai pas... C'est pas juste... J'étais bien moi quand je dormais !
La porte de l'infirmerie s'ouvre. Je ne me donne pas la peine de regarder si c'est l'infirmière qui sort ou une personne qui entre mais très vite, la voix d'un homme s'élève, confirmant la deuxième solution :

-Ah, Eva ! Je te cherchais. Tu as une minute ?

-Salut Tim. Désolée, je vais manger vite fait, ensuite il faut que je remonte pour donner leur petit-déjeuner à Alden et Caleb. Tu peux me demander ça sur la route ?

-Aucun problème, je te suis. J'ai pas déjeuner non plus de toute façon.

En entendant le nom de Caleb, je me relève immédiatement. Je me souviens avoir rencontré un Caleb il y a deux mois environ à Salem. Un pillard avec un caractère de cochon avec qui je me suis retrouvé coincé dans une vieille usine par une horde. Je doute que ce soit le même mais d'un autre côté, ce nom est plutôt rare. Les chances de croiser deux Caleb dans la même ville sont assez minces...
Même si j'ai eu de la chance de le croiser ce jour-là, je n'ai pas trop envie de retomber nez-à-nez avec lui. Il passait son temps à soupirer quoique je dise ou fasse. La manière dont il me fixait avec ses yeux froids ne me manque pas trop non plus...
Mes pensées se bousculent dans ma tête. Finalement, je sors mes jambes du lit et pose les pieds au sol. Eva serait furieuse que je me promène pieds nus en pyjama dans l'infirmerie mais elle ne sera pas de retour avant un moment... Et je dois en avoir le cœur net !
C'est donc bien décidé que je le confort de mon lit. Mes jambes sont encore assez faibles et peinent à supporter mon poids. Je manque de trébucher en me levant. Je me rattrape in extremis avec un petit hoquet de surprise. Cet avertissement de mon corps ne me fait pas changer d'avis pour autant. Prudemment donc, je commence à avancer d'un pas hésitant et tremblotant.
La pièce est complètement déserte. Si ce Caleb est ici, il doit probablement se trouver au fond de la pièce dans les petites chambres individuelles pour ceux qui sont salement blessés. Normalement, ça ne me poserait pas de problème mais j'ai du mal à tenir debout et j'aurais préféré ne pas trop m'éloigner de mon lit au cas où Eva reviendrait. Mais bon, j'ai déjà fait la moitié du chemin. Autant ne pas m'arrêter. Je reprends donc ma marche. Le contact gelé du sol sous mes pieds me donne la chair de poule. Il fait un peu frais ici je trouve... J'ai hâte de finir ça et de me remettre au chaud sous ma couette !
Les deux premières chambres que je fouille sont vides mais alors que je jette un regard discret dans la troisième, je découvre une masse dans le lit. Un homme torse nu. Il a la tête tournée vers sa fenêtre et j'ai du mal à voir son visage. Peut-être que si j'arrive à voir sa main, je serais fixé. Le pillard que j'ai rencontré avait des doigts qui lui manquaient sur une main. J'avance un peu la tête dans l'encadrement de la porte quand un nouveau frisson, plus fort, me secoue. Je recule rapidement en me frottant les bras pour essayer de contenir mes tremblements. Avec ça je n'ai pas vu si ce type est celui que j'ai rencontré avant. J'espère qu'il ne m'a pas vu en tout cas.

-Qui que tu sois, je te préviens je n’aime pas qu’on me fixe comme un animal de foire… Entre ou dégage, mais je ne veux pas te voir m’emmerder en faisant les pseudofurtifs, encore moins si tu passes si peu inaperçu.

Je tressaillis en entendant la voix grave venir de la chambre... En tout cas, aucun doute maintenant, c'est bien le Caleb que j'ai rencontré. Et il m'a remarqué... Que faire maintenant ? Je pourrais revenir sur mes pas et faire comme si rien ne s'était passé ? Mais s'il dit que quelqu'un l'a espionné à Eva. Elle se doutera que c'est moi ! Et qu'est-ce que je ferais de toute façon ? Rester allongé à côté d'un type aussi dangereux sans savoir ce qu'il fait là ? Je ne connais pas tout le monde ici mais je sais qu'il n'est pas un offspring. Et aller, après tout, je ne lui ai rien fait de mal. Il ne va pas s'en prendre à moi si je me montre. Et comme ça, je pourrais savoir comment il s'est retrouvé là... J'ai un peu peur de me retrouver en face à face avec lui mais bon, là où j'en suis....

Résigné, je repousse un peu la porte et entre dans la chambre. Je reste dans l'encadrement de la porte et bredouille timidement :

-D... désolé, je voulais pas vous...

Comme dans mes souvenirs, son regard tranchant se pose sur moi et semble m'étudier des pieds à la tête. Je ne dois pas donner une très bonne impression avec mon pyjama d'été, mon allure tremblante et mon teint pâle et fiévreux... Ma gorge se serre pendant qu'il m'analyse. Je n'ose plus parler. Je me contente de regarder son visage. Il a un gros bleu à la joue et un autre sous l'œil. Comme s'il s'était pris des coups... Sa couverture arrive presque jusqu'à ses épaules mais vu le nombres de bandages et outils qui trainent sur la table à côté de son lit, il a surement du être blessé... Après quelques secondes, ses yeux sévères s'écarquillent. Je crois qu'il vient de me reconnaitre. Je me mordille la joue. J'ai envie de m'enfuir mais mes jambes refusent de bouger. Le silence se fait lourd. Il faut que je trouve quelque chose à dire ou faire mais je ne supporte pas cette ambiance... Je m'adosse finalement à l'encadrement de la porte pour essayer d'être un peu plus stable et demande alors en prenant sur moi pour garder une voix la plus assurée possible :

-Comment vous vous êtes retrouvé là ? Qu... qu'est-ce qui vous est arrivé ?

Pas encore gagné pour éviter de balbutier mais j'ai du mal à tenir la conversation sous le regard gris de ce type. Même si nous sommes dans un endroit sécurisé et pas en danger dehors comme la dernière fois.

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Je laissai la silhouette entrer, puis tournai mon regard acéré dans sa direction. Mes iris d’aciers tombant à ma stupéfaction la plus totale sur un Alden qui me fixa avec un inconfort et même une peur très perceptible.

What the…!

Est-ce que le sort avait été suffisamment tordu pour me faire mettre les pieds exactement dans le groupe d’Alden?! Le monde était peut-être devenu plus petit maintenant que les survivants encore en vie de Salem se comptaient sans doute par centaine, mais ça m’apparaissait inouï. Encore plus étonnant à mes yeux semblait être l’association qui paraissait lier ce groupe d’inconnu à Jennsen, Victor et (du moins, le supposais-je) Kelsey. La dernière fois que je les avais vus, Victor avait parlé d’unir Salem pour combattre, mais sur le coup ça m’avait paru utopique. S’ils avaient joint leur force avec le groupe d’Alden c’était déjà un bon début, mais définitivement ça ne pouvait pas être seulement qu’eux. À la quantité de déplacement que j’entendais dans les couloirs, on parlait de clairement plus que la vingtaine de personnes que leurs deux groupes représenteraient.

Je cessai cependant rapidement mes spéculations pour me concentrer sur un autre point nettement plus important. Maintenant que je savais que je disposais possiblement d’un autre allié, Alden pourrait peut-être plaider en ma faveur et diminuer l’hostilité des autres membres de cette enclave. J’en avais marre de sentir leur regard lourd qu’ils lançaient tous dans ma direction. C’était sans doute trop demander pour un si jeune garçon, mais jusqu’à preuve du contraire, c’était possiblement la seule personne qui ne me regarderait pas en chien de faïence dans tout ce foutu immeuble.

Ma surprise fut aisément visible sur mes traits et je secouai la tête un court instant lorsqu’il prononça d’une voix aussi timide qu’intimidée.

-Comment vous vous êtes retrouvé là ? Qu... qu'est-ce qui vous est arrivé ?

Dès lors, mes yeux s’adoucirent considérablement. J’étais content de voir un visage familier et absent de toute hostilité. Je semblais n’avoir aucun allié si ce n’était Alden et Niomi qui, ont me confirma, avait survécu à notre sauvetage. Je souris à travers mes ecchymoses malgré la douleur que cela me causa, puis je répondis à Alden d’un ton las en levant mes yeux au plafond.

-Tu es brillant Alden je n’ai pas besoin de te faire un dessin. Lui répondis-je en lâchant un petit rire rauque. Je me suis pris une balle. Ce n’est pas la première fois, mais ce n’est pas devenu plus agréable avec le temps. Pour les bosses, tu peux remercier la charmante Alexia. Elle le tact d’une brute, et la délicatesse d’un troupeau de rhinocéros enragé…

Tournant mes yeux vers le jeune homme chancelant, mes sourcils se froncèrent d’inquiétude alors que je l’enjoins d’un hochement de tête à s’avancer pour s’asseoir sur la chaise faisant directement face à mon lit.

-Allez va t’asseoir, tu n’as vraiment pas l’air d’aller non plus mon gars. Qu’est-ce qui t’es arrivé?
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On dirait qu'il y a quelque chose de changé chez Caleb.  Il n'a plus son regard lourd et acéré. Il semble plus calme et il rit même ! C'est peut-être à cause de son état. Il doit se sentir trop fatigué pour se donner une apparence de gros dur... Quand je lui demande ce qui lui est arrivé, j'ai même l'impression que son visage s'adoucit. Son expression semble même presque amicale. Est-ce que c'est une ruse ou une sorte de piège ? Peu de chances... Il ne m'a pas fait de mal quand nous nous sommes retrouvés piégés dans l'usine sans personne autour, je ne vois pas pourquoi il s'en prendrait à moi maintenant alors que nous sommes en plein milieu du QG des offsprings !
Non sans mal, je me redresse donc et accepte son invitation. Il faut aussi avouer que vu comme mes jambes vacillent, je suis content de pouvoir m'asseoir. En revanche, même si Caleb a l'air plus sympa et détendu que la dernière fois, j'ai plus de mal à soutenir son regard. Le souvenir de ses yeux durs et tranchants me revient à chaque fois que je le regarde. Pour reprendre un peu contenance, je me reconcentre sur la question qu'il m'a posé. La mine un peu basse, je réponds :

-Je... J'ai été mordu... C'était la première fois. C'était affreux...

Je m'interromps au milieu de ma phrase. C'est ridicule ! Ce type tuait des zombies à la pelle quand on s'est vus la dernière fois. Vu comme il leur fonçait dessus sans en avoir peur, il a du se faire mordre des dizaines de fois. Il ne comprendra certainement pas pourquoi ça me fait autant d'effet... J'ai toujours vécu dans la peur de ce moment et du fait que je pourrais me transformer après. Maintenant que c'est arrivé, c'est surtout la douleur et la sensation des crocs qui s'enfoncent dans mon corps qui me terrifie. Je ne sais pas si je vais réussir à l'oublier un jour...
Me rendant compte qu'un silence s'installe alors que ma phrase reste en suspend, j'achève :

-... Et je suis tombé malade après ça. Ça fait déjà plusieurs jours mais la fièvre ne tombe toujours pas.

Rien que d'en parler, un frisson me secoue. J'en ai marre d'avoir froid tout le temps. Vivement que je sois remis. Je pense vite retourner sous ma couverture. Surtout qu'Eva reviendra d'ici une demi-heure... Elle ne sera pas contente d'apprendre que je me suis levé.
Le silence lourd que j'ai tenté de faire disparaitre retombe après ma phrase. Pendant plusieurs secondes, aucun de nous ne parle. Gêné, je finis par relever un peu mon regard pour chercher une expression sur le visage du pillard qui me permettrait de savoir si ce silence est une réaction blasée comme toutes celles qu'il avait la dernière fois ou s'il est juste dans ses pensées. Cependant, en voyant son visage pleins de bosses et de bleus, je n'arrive pas à me concentrer sur ses expressions. Pendant quelques secondes, je le dévisage, choqué de me dire que c'est un membre du groupe qui lui a fait ça. Ça doit peut-être le mettre un peu mal à l'aise puisqu'il se met à me rendre mon regard. Je détourne immédiatement le visage.

-Désolé... C'est juste que... Enfin, je veux dire... Alexia me fait peur aussi quand elle s'énerve. Elle s'est jamais énervée contre moi mais... Elle est vraiment effrayante quand elle s'y met. Je croyais pas qu'elle pourrait en aller jusque là quand même. Surtout contre quelqu'un du groupe.

Je tique un peu sur la fin de la phrase. Vu que Caleb est au QG, je l'ai automatiquement considéré comme un membre des offsprings mais je ne l'avais jamais vu avant. Curieux, je demande alors :

- Au fait, ça fait combien de temps que vous faites partie du groupe ? Vous les avez rejoint comment ?

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Je regardai le jeune garçon s’avancer avec une impression intriguée. Il semblait visiblement exténué, blessé même. Pauvre diable… Comment avait-il fait pour se trouver dans une telle situation? Lors de notre aventure dans Salem Ouest il m’avait dans un premier temps paru certes peu apte à se démarquer ou survivre dans le monde dans lequel nous étions plongés, mais il m’avait surpris plus d’une fois. Sa chance s’était-elle épuisée?

Peu importe le pourquoi, je sentis un brin de pitié m’envahir en le voyant peiné à rejoindre le siège que je lui désignais à quelques mètres à peine. Lorsqu’il révéla la raison derrière son état, je perçus aisément la gêne qui lui fit baisser les yeux. Un tic que j’avais remarqué au cours de notre emprisonnement dans la verrerie et auquel je répondis d’un regard indulgent et paternaliste. Ma première morsure avait eu lieu durant de la première année de cette catastrophe, alors que nous traversions le lac Huron. Nous avions trouvé une zone tranquille sur une île du lac et avions décidé d’y rester quelque temps, et c’est pendant une expédition de cueillette et de vérification de nos pièges avec David que notre campement fut attaqué. Rien d’ingérable en théorie, mais les autres furent surpris, et en arrivant sur place en catastrophe, j’ai été légèrement moins prudent qu’à l’habitude en voyant Cloé sur le point d’être dévorée vivante.

J’avais sans doute 15 ans de plus qu’Alden à ce moment-là, et même dans ces circonstances je me souviens de la terreur qui m’avait parcouru l’échine en croyant que ma fin était dès lors inéluctable. Je ne pouvais imaginer à quel point le jeune garçon devant moi avait dû être terrorisé…

Quand même, ça veut dire qu’il a tout de même survécu 6 ans sans même recevoir une seule morsure avant les derniers jours. Il est soit rusé, soit abusivement chanceux…

-... Et je suis tombé malade après ça. Ça fait déjà plusieurs jours mais la fièvre ne tombe toujours pas.

Ça expliquait la sueur qui perlait sur son front et son malaise. Avoir mal était une chose, être faible en était une autre et qu’importe la fièvre qui ravageait le corps du petit, son intensité semblait lui siphonner toute son énergie.

Je conservai le silence rien en le laissant reprendre le contrôle des lieux. Mon mutisme était causé par les nombreuses pensées qui me traversèrent soudainement l’esprit. Je ne savais pas à quel point je pouvais faire confiance à Alden, ni du degré de confiance qu’il avait envers moi, mais je pris conscience qu’il me faudrait probablement jouer de patience et approcher le jeune homme d’un autre angle. J’avais de sérieux doutes sur la portée qu’aurait son support pour prouver mon innocence et me libérer de la méfiance de son groupe, mais à défaut d’obtenir cela par son biais, j’avais espoir de glaner quelques informations supplémentaires que je n’obtiendrais sans doute pas d’ailleurs.

-Désolé... C'est juste que... Enfin, je veux dire... Alexia me fait peur aussi quand elle s'énerve. Elle s'est jamais énervée contre moi mais... Elle est vraiment effrayante quand elle s'y met. Je croyais pas qu'elle pourrait en aller jusque là quand même. Surtout contre quelqu'un du groupe.

Ah la naïveté des tout jeunes, si c’est pas attendrissant…

- Au fait, ça fait combien de temps que vous faites partie du groupe? Vous les avez rejoint comment?

Pas étonnant qu’il n’ait pas été mis au courant. Moi-même je n’aurais jamais songé à garder des jeunes de son âge informé sur ce genre de chose. Je le regardai un court instant puis fermai les yeux en m’accotant contre mon oreiller tout en soupirant.

-Je ne fais pas partie de votre groupe, du moins, je pense… À moins que les bleus qu’Alexia m’a donnés soient des cadeaux de bienvenue. Dis-je en laissant un léger sourire étirer mes lèvres. Pour faire simple, il y a une bande d’emmerdeurs qui ravagent Salem depuis des mois maintenant, et ils se sont mis en tête de me traquer. Tes amis sont venus me « secourir » au moment où ils venaient de me me retrouver et grâce à eux j’ai pu m’échapper, mais dans le processus, je me suis fait blesser, d’où le pourquoi j’ai cet immense pansement partout sur mon abdomen.

Le jeune homme n’avait pas remarqué mon bandage puisqu’il était couvert par la couverture, mais lorsque je lui montrai, ses yeux s’écarquillèrent sous l’effet de la surprise. Il ne semblait pas avoir compris à quel point j’étais mal en point, même en sachant qu’une balle m’avait perforée.  

-Eva et Jennsen m’ont sauvé la mise, mais dès qu’ils m’ont sorti de l’anesthésie Alexia est venu m’interroger comme une sauvage. Ils pensent qu’il y a un lien entre mois et ses pourritures, mais tout ce que j’ai eu comme rapport avec les Raiders, c’est des escarmouches où ils essayèrent de me capturer et durant lesquelles je leur répliquai à coup de pistolet. C’est pas une blague, j’ai même perdu une partie de mon oreille contre eux, en plus du trou que j'ai dans le corps en ce moment même.

Je montrai alors mon oreille gauche duquel il ne restait que le lobe, la partie supérieure ayant été arrachée par la balle qui l’avait déchiquetée il y a quelques semaines de cela. L’image ne sembla visiblement pas plaire à mon interlocuteur cela dit, et je tournai mes yeux vers lui pour l’étudier de la tête au pied comme j’en avais l’habitude tout en lui épargnant la vision désagréable de mes blessures.

-Il y a une chose que je ne comprends pas dans cette histoire cela dit. Dis-je pour éviter de rester sur le même sujet. Lorsque je t’ai rapporté à ton groupe, vous étiez dans les quartiers sud. Qu’est-ce que vous faites au Centre-ville? Il n’y a pas 56 000 endroits dans les environs où on peut trouver des bâtiments aussi élevés alors c’est clair que nous ne sommes pas au sud de Salem.
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Lorsque le pillard soulève sa couverture et révèle un énorme bandage qui fait le tour de son ventre, je me redresse avec un hoquet de surprise. Comment il s'est fait ça ?! Je n'ai pas vu de pansement aussi gros depuis des années !  Il a du être sacrément blessé... Je comprends un peu mieux son état. Je devine que "la bande d'emmerdeurs" dont il parle désigne les Raiders. Depuis que je suis à Salem, je ne les ai vu que deux fois mais la violence avec laquelle ils s'en prennent à tout ceux qu'ils rencontrent m'a suffisamment marqué et effrayé pour que je les reconnaisse dès qu'on fait allusion à eux dans une conversation. Voir qu'il ont mis un dur à cuir comme Caleb dans cet état confirme un peu plus l'impression que j'ai d'eux...

-Eva et Jennsen m’ont sauvé la mise, mais dès qu’ils m’ont sorti de l’anesthésie Alexia est venu m’interroger comme une sauvage. Ils pensent qu’il y a un lien entre moi et ses pourritures, mais tout ce que j’ai eu comme rapport avec les Raiders, c’est des escarmouches où ils essayèrent de me capturer et durant lesquelles je leur répliquai à coup de pistolet. C’est pas une blague, j’ai même perdu une partie de mon oreille contre eux, en plus du trou que j'ai dans le corps en ce moment même.

À ces mots, il tourne la tête, montrant ce qu'il reste de son oreille gauche. C'est vraiment dégoutant à voir, pourtant, d'un côté, il faut avouer que c'est assez classe de dire qu'il s'est blessé en combattant les Raiders. J'hésite à dire "Waouh!" ou plutôt "Beurk !". Moi qui le voyais comme un simple pillard au sale caractère, je suis vraiment impressionné. C'est amusant de l'imaginer comme un ennemi des raiders qui les combat et qui leur file entre les doigts.
Par contre, j'ai d'autant plus de mal à comprendre pourquoi Alexia s'en est prise à lui puisqu'il n'est visiblement pas avec les raiders. S'ils l'ont blessé, c'est pourtant évident... Décidément, je ne comprendrai jamais la logique des adultes. Ils ne font jamais confiance à personne et au final, ça en devient ridicule...Pourtant, on aurait besoin de survivants contre Caleb pour survivre avec les zombies et les autres groupes qui s'en prennent à ceux qu'ils croisent.

Après quelques secondes, le blessé détourne la tête pour pouvoir m'observer à nouveau. L'oreille à moitié arrachée sort de ma vue. D'un côté, je suis content de ne plus voir ce moignon dégoutant mais je frissonne de malaise en sentant ses yeux revenir sur moi et reprendre leur analyse. Bien que je n'ose à nouveau plus rien dire, j'arrive à garder garder la tête haute, enfin à peu près. Son regard gris m'intimide toujours autant mais j'ai un peu moins peur de lui. En fait, sans son attitude froide et son caractère de cochon, il est plutôt sympathique !

-Il y a une chose que je ne comprends pas dans cette histoire cela dit. Lorsque je t’ai rapporté à ton groupe, vous étiez dans les quartiers sud. Qu’est-ce que vous faites au Centre-ville? Il n’y a pas 56 000 endroits dans les environs où on peut trouver des bâtiments aussi élevés alors c’est clair que nous ne sommes pas au sud de Salem

D'un coup, l'ambiance tranquille et agréable du moment se glace. Un frisson causé autant par la fièvre que par le souvenir douloureux me secoue. Mon visage prend une moue triste. Ma gorge se serre alors que je murmure :

-En fait, c'est que... Mon groupe a... a été attaqué... par les raiders. C'est la première fois que je les ai vu. Ils sont arrivés de nulle part et... Ils... ils ont commencé a tirer sur tout le monde ! Je... j'ai tout jute réussi à fuir avec un gars du groupe. Je marque une petite pause pour ravaler les sanglots qui entrecoupent ma voix. Désolé, c'est juste que... Ce jour-là, ils en avaient après moi. On m'a dit que les raiders capturent tous les enfants qu'ils peuvent trouver. L'autre survivant a même voulu m'utiliser comme monnaie d'échange pour fuir... C'est là qu'on a croiser les offsprings. Ils m'ont sauvé et je les ai rejoins à ce moment. J'ai... j'ai eu de la chance...

Ma voix reste tremblotante mais mes pleurs restent contenus. J'essuie les larmes qui se sont formées au coin de mes yeux. Même si je n'ai pas arrêté de me dire que ce n'était pas ma faute, je me demande toujours si les raiders auraient vraiment tué les autres membres de mon groupe si je n'avais pas été là. Ou pire encore, qu'est-ce qui serait arrivé si nous n'avions pas croisé Holly à ce moment mais d'autres raiders ? Je ne sais même pas si je serais encore en vie aujourd'hui...

Cela dit, aborder le sujet me fais soudainement penser à quelque chose :

-Mais au fait, vous aussi vous aviez un groupe la dernière fois ? Ils ne vont pas s'inquiéter si vous êtes là ?

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Ma question éveilla en lui une peur intense. Quelque chose s’était passé, et par l’expression qu’il arborait, je n’avais pas à chercher très loin pour comprendre la raison de sa voix tremblante.

Pauvre gars…

Son explication était semblable à bien d’autres récits des exactions des Raiders, mais il y avait une addition importante que je n’avais jamais encore entendue. Que voulait-il dire par le fait que les Raiders souhaitaient à capturer des enfants… Les jeunes n’avaient généralement aucune valeur pour des groupes de pillards de leur acabit si ce n’est être des serviteurs dociles. Que ces enflures face des enfants une cible prioritaire était incompréhensible de mon point de vue. Remarque je m’en foutais en bout de ligne, même si je pouvais comprendre pourquoi Alden en était aussi apeuré.

De même, probablement sans le vouloir, le jeune homme avait énoncé le nom du regroupement de mes « sauveurs », les Offsprings… Tu parles d’un drôle de sobriquet! Il devait y avoir une raison pourtant… Ça m’apparaissait ridicule, mais c’était sans doute négligeable, je creuserais la question davantage si l’occasion se présentait.

En effet, mes pensées dérivèrent ailleurs en voyant que la culpabilité lui rongeait les tripes. C’était bien visible dans ses yeux d’enfants. En sachant qu’il avait été la cible des Raiders, difficile à son âge de ne pas imaginer qu’il se sente responsable du décès de tous ceux qui lui avaient permis de survivre ces dernières semaines. Le monde était peut-être devenu d’une cruauté implacable, mais l’humain restait une créature sociale, et particulièrement dans un tel contexte de douleur et de mort. L’attachement qu’Alden avait ressenti à l’égard de ses hommes et femmes qu’il ne connaissait pourtant que très peu se voyait dans le miroitement des larmes qu’il contenait avec peine.

Je ne pus retenir un profond soupir de traverser mes lèvres en le voyant se remémorer les événements. Je n’aurais jamais posé la question si j’avais su vers où cela mènerait.

Heureusement, il sembla lui-même penser à une interrogation qui ferait dévier le sujet de sa personne.

-Mais au fait, vous aussi vous aviez un groupe la dernière fois? Ils ne vont pas s'inquiéter si vous êtes là?

Longue histoire… me dis-je en soupirant. J’en ai marre de la répéter…

-Après qu’on se soit quitté, nous avons aussi été attaqués par des Raiders. Ils nous ont embusqués et j’ai perdu plusieurs amis dans l’attaque. Je m’en suis à peine sorti avec ma propre vie, et c’est durant ma fuite que je me suis fait blesser à l’oreille.

Le rappeler me ramena le visage de William et d’Aya que j’avais tué indirectement en m’enfuyant pour sauver ma propre peau. Je me refusai à laisser le jeune garçon voir une once de faiblesse cela dit, et je me ressaisis avant de poursuivre d’un timbre contrôlé.

-Votre docteure, Jennsen, m’a sauvé une première fois avec son frère et leur protégée Kelsey, mais j’ai quitté leur compagnie quelques jours plus tard pour continuer ma route. J’y ai rencontré une amie, Niomi, avec qui j’ai survécu quelques semaines de plus jusqu’à ce que les Raiders me retrouvent il y a quelques jours. C’est à cause d’eux que tes nouveaux amis m’ont mis la main dessus et qu’ils m’ont ramené en sûreté ici. Ce faisant tu n’as pas à t’inquiéter pour mes amis, ils sont soient morts où bien déjà ici.

Sur le coup je remarquai les nombreux points communs qui liaient nos histoires. Nos alliés et comparses, massacrés sans merci par des sauvages au cœur de pierre et assoiffés de sang. Je ressentis soudain un élan de sympathie que je n’aurais probablement jamais eue, n’eût-été de l’aide de Niomi qui m’aidait à me reconnecter à moi-même ces dernières semaines. Un élan que je mis rapidement sous contrôle par habitude.

-Dis-moi tu es arrivé depuis peu, mais qu’est-ce que tu peux me dire à propos de nos nouveaux alliés de survie… Je n’ai vu que quelques-uns de leurs membres, mais qu’est-ce qu’ils veulent? Est-ce qu’ils vont me relâcher?

Comprenant que toute discussion anodine mènerait à parler de malheur et de peine autant pour l’un que pour l’autre, je tentai de diriger la conversation sur un sujet moins risqué qui devrait satisfaire un peu mon besoin de plus en plus criant de comprendre dans quel pétrin je me trouvais…
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Alors Caleb aussi a perdu son groupe à cause des raiders ? Je n'aurais pas du poser la question... Pendant un instant je sens de la culpabilité dans l'expression du visage du pillard et dans voix quand il raconte qu'il s'est enfui. Ça ne dure qu'une seconde avant qu'il ne se reprenne et ne reprenne une expression neutre. Au début, je ne remarquais pas cette lueur de tristesse dans la voix et les yeux des gens lorsqu'ils racontent la perte d'un groupe ou de compagnons mais au fil du temps, à force d'entendre ce genre d'histoire, je suis devenu plus sensible à ces émotions dissimulées. Caleb a beau être doué pour étouffer ses sentiments sous son visage dur, j'ai l'œil pour voir à travers les masques, même le sien. Et après tout, même si je l'ai toujours vu comme un pillard solitaire, il reste un être humain. C'est normal que ces souvenirs soient douloureux et l'aient marqués...

-Votre docteure, Jennsen, m’a sauvé une première fois avec son frère et leur protégée Kelsey, mais j’ai quitté leur compagnie quelques jours plus tard pour continuer ma route. J’y ai rencontré une amie, Niomi, avec qui j’ai survécu quelques semaines de plus jusqu’à ce que les Raiders me retrouvent il y a quelques jours. C’est à cause d’eux que tes nouveaux amis m’ont mis la main dessus et qu’ils m’ont ramené en sûreté ici. Ce faisant tu n’as pas à t’inquiéter pour mes amis, ils sont soient morts où bien déjà ici.

Tiens ? Il connait Jennsen ? C'est bizarre, on dirait que tous les survivants qui étaient à Salem se sont joint aux Offsprings. J'ai vu son frère assez récemment aussi. Il est arrivé en même temps que Caleb à l'infirmerie quant à cette Kelsey, je suppose que ça devait être la fille qui passait rendre visite à la médecin et à son frère... Les gens de la prison devait être doués pour avoir attrapé autant de monde. Quand j'y repense, j'ai eu de la chance de ne pas être tombé sur eux non plus... Par contre, je me demande son amie est ici aussi. Je ne l'ai pas vue à l'infirmerie.... Ils se sont peut-être séparés avant que les raiders n'arrivent. En tout cas, pour avoir tiré un grognon comme Caleb hors de ses retranchements et qu'il la considère comme une amie, cette Niomi doit être super douée avec les gens ! J'aimerai bien la rencontrer un jour...

-Dis-moi tu es arrivé depuis peu, mais qu’est-ce que tu peux me dire à propos de nos nouveaux alliés de survie… Je n’ai vu que quelques-uns de leurs membres, mais qu’est-ce qu’ils veulent? Est-ce qu’ils vont me relâcher?

Sa question fige mon visage de surprise un instant avant qu'il ne prenne une expression gênée. Même si Caleb n'est clairement pas un ennemi, le comportement d'Alexia montre clairement que les autres ne lui font pas confiance. Si je lui en dis trop sur le reste du groupe et que ça s'apprend, je risque d'avoir des ennuis et je ne veux surtout pas avoir aussi un tête-à-tête avec Alexia... Pourtant, je ne pense pas que Caleb pose cette question pour donner des renseignements à d'éventuels ennemis. Il a l'air sincèrement effrayé d'être ici sans savoir par qui il est entouré. J'ai connu ça aussi une fois donc je comprend qu'il veuille savoir quels genre de personnes l'entourent et ce qui l'attend...
Esquissant un sourire désolé, je commence donc à expliquer d'une voix qui se veut la plus calme possible :

-En fait, à la base, les gens de ce groupe étaient prisonniers dans une prison... La Marion je crois. Je n'ose pas trop poser de questions là-dessus. Quand j'entends des gens en parler, ils en disent des choses affreuses. J'ai cru comprendre qu'ils étaient esclaves là-bas... Mais ils se sont révoltés et ils ont réussi à battre ceux qui les avaient capturés. Maintenant, ils essaient juste de survivre face aux Raiders mais je ne sais pas ce que ça a à voir avec vous donc je sais pas du tout ce qu'ils vous veulent. Mais euuh, vous savez... si les raiders en ont après vous, ça pourrait être bien d'avoir un groupe avec vous. Vous devriez peut-être.... enfin, euuh... Si vous restiez, ce serait un peu plus simple pour vous, non ?

Rien qu'en revoyant les bleus sur le visage de Caleb, je me rends compte d'à quel point ce que je viens de dire est idiot. Mes joues rougissent un peu. En plus, je ne sais même pas si Alexia, Nathan ou Azad seraient d'accord pour qu'ils restent. Normalement, ils sont toujours partants pour recruter un survivants qui sait se battre et qui combat les raiders mais s'ils l'ont interrogé comme ça, ça ne sera peut-être pas aussi simple que d'habitude...

-Mais euuh, en... en tout cas, Je suis sur qu'ils vous vous laisser partir ! Ils ne sont pas comme ça ! Enfin, je veux dire... Alexia est un peu effrayante mais je suis sur qu'Azad ne serait pas d'accord pour garder un prisonnier...

Un hoquet de surprise finit ma phrase brusquement ! Mince ! Quel imbécile ! Qu'est-ce que je viens de dire ?! Je voulais le rassurer sans trop en dire sur les groupe mais je viens de donner le nom de notre chef. Oh non, si Caleb dit qu'il connait le nom de notre chef parce que je le lui ai dit à quelqu'un comme Alexia ou même Eva, je suis mort ! Essayant de rattraper mon erreur, je bredouille :

-En fait, ce... c'est un collègue d'Alexia ! Il... il est plus calme qu'elle et il... il est plus gentil qu'elle !

J'arrive à garder une expression assez sure de moi, du moins j'en ai l'impression. Avec un peu de chance, ça fera l'affaire. Vu le regard que me lancent les yeux gris de l'homme, je comprend qu'il voit assez facilement à travers mon mensonge. Pour ne pas le laisser creuser la question plus qu'elle ne l'est déjà, j'achève :

-En tout cas, je suis sur qu'ils vous laisseront partir si vous le voulez ! Je ne les ai jamais vu forcer qui que ce soit à rester.

Le silence a tout juste le temps de retomber qu'une voix s'élève derrière moi :

-Alden ?!

Je fais volte-face sur la chaise et deviens blanc comme un linge en voyant Eva dans l'encadrement de la porte. Elle me fixe avec des yeux ronds. Là, j'aimerai pouvoir devenir invisible... Zut ! Comment ça se fait que j'ai aussi peu de chance ?! je pensais qu'elle mettrai plus de temps à prendre son déjeuner. Elle est arrivée au pire moment ! Si ça se trouve, elle a peut-être entendu ce que j'ai dit !  Terrifié, je commence à balbutier :

-E.... Eva ?! Euh, attends, c'est pas ce que tu...

-Qu'est-ce que tu fiches debout dans ton état ?! coupe-t'elle. Et qu'est-ce que tu fais là ?! Retourne au lit, tout de suite !!

Avec une vigueur décuplée par la peur, je me lève rapidement en hochant la tête mais au premier pas, la fatigue de la maladie me fait un peu perdre l'équilibre et je vacille un peu. Sans attendre, l'infirmière s'approche, passe un bras dans mon dos et un sous mes genoux et avant que je ne comprenne ce qui m'arrive, je décolle du sol pour me retrouver dans ses bras. Je suis entrainé hors de la pièce. Avant de passer la porte, je jette un regard désolé à Caleb. Le regard noir que lui lance Eva ne m'échappe pas non plus.
Pendant que nous traversons l'infirmerie, je n'ose rien dire ou faire. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'infirmière est plutôt forte. Elle n'a pas l'air d'avoir trop de mal à me porter. Elle avance et me lance des regards choqués, inquiets même. Je me sens vraiment mal de l'avoir mise dans un état comme ça. J'aurai vraiment du rester au lit au lieu d'y aller. Si j'avais su....
Arrivés devant mon lit, Eva me dépose assis dessus, s'installe à côté de moi et me saisit les épaules avant de planter ses yeux dans les miens. Le stress et l'inquiétude que j'y lis sont durs à voir mais c'est surtout la déception que je vois dans ses traits qui serre ma gorge :

-Pourquoi tu as fait ça Alden ?! Tu te rends compte d'à quel point c'est grave ? Qu'est-ce qui te prends d'aller voir des inconnus comme ça ?!

-Mais.... mais non ! Je le jure, je... voulais pas mais... ce... c'est juste que... que. Je suis vraiment désolé Eva ! Dis-je alors que les sanglots se mirent à nouveau à serrer ma voix.

-On ne sait pas qui est cet homme Alden, il pourrait très bien être un ennemi. Il faut que tu sois plus prudent ! Ce n'est pas pour rien s'il est isolé des autres personnes de l'infirmerie !

-Mais ce n'est pas un Raiders ! Protestai-je. Il me l'a dit ! Il s'est même battu contre eux. Et il m'a sauvé une fois il y a plusieurs mois ! Il n'était pas avec eux, ils l'ont même blessé ça prouve bien que ce n'est pas un des leurs !

-Quoi ? Tu l'as déjà rencontré ?! s'exclama-t'elle, surprise avant de se reprendre. En tout cas, ça ne veut pas forcément dire qu'il n'a rien à voir avec eux. Il pourrait très bien être un ancien raider qui a déserté. Nous devons être très prudents. Surtout en ce moment, d'accord.

-J... Juré !.... Et euh, Eva ? Je suis vraiment désolé, je voulais pas te mettre dans un état pareil...

-N'en parlons plus, ne recommence juste plus lais tu dois comprendre que ce n'est pas que moi, c'est tout le groupe. J'essaierais de te trouver de quoi t'occuper mais tu dois me jurer que tu restera dans ton lit maintenant, d'accord ?

J'acquiesce en silence, reniflant pour garder mes sanglots. Pourtant, cachés sous la couverture, mes doigts restent croisés. Elle me serre dans ses bras le temps que mes pleurs se calment puis s'éloigne et va chercher la nourriture qu'elle m'a monté. Je reste là, figé et tremblant alors que les émotions retombent lentement en moi. D'un revers de main, j'essuie les larmes sur mes joues. Je ne veux plus décevoir Eva à nouveau ou lui désobéir mais je veux savoir si Caleb a un lien avec les raiders. Sans que je sache pourquoi, je veux avoir confiance en lui et lui donner une chance de me dire la vérité.
Le petit-déjeuner ne passe pas ce matin-là. J'ai le ventre et la gorge noués. J'ai fait une énorme bêtise aujourd'hui. De toute la journée, je reste caché sous ma couette, seule la tête dehors pour suivre d'un regard honteux l'infirmière qui m'a pris la main dans le sac. Heureusement cependant, elle reste naturelle et à aucun moment, Alexia ou un autre haut membre du groupe ne débarque. Lorsque le soir tombe, elle vient m'apporter mon repas avec un sourire assez étonnant vu ce que j'ai fait ce matin. De sa poche, elle sort un livre et le pose dans mes mains.

-Tiens, je me suis dit que ça te passerai le temps et ça te ferai du bien de lire un peu, tu ne crois pas ?

Surpris, je baissai les yeux vers le livre et lut avec difficulté le titre : Oliver Twist. Il y avait un garçon à peine plus jeune que moi dessus apparemment en train de courir. Gêné, je murmure alors :

-M... merci Eva. Mais euh, je... Je.... Je n'ai plus lu depuis des années. Je ne sais pas si...

-C'est justement parce que tu n'as rien lu depuis des années que ça te fera du bien. Aller, prend ton médicament et tu mangeras après.

Soucieux de pas la contrarier sachant ce qu'elle pourrait dire à propos de ce que j'ai fait. Je m’exécute sans résister. Comme à chaque fois, le gout terreux du médicament m'arrache un frisson et une grimace dégoutée. Avec un sourire satisfait, l'infirmière m'enlève le livre des mains et me tend une assiette. Toujours noué, je regarde sans grande envie mon diner.

-Oh et au fait. Je veux que tu saches. Je ne parlerai à personne de ce qui s'est passé ce matin mais j'espère que tu ne recommenceras pas, d'accord ?

Je relève soudainement la tête, les yeux luisants de reconnaissance. Mes lèvres s'étirent en un large sourire. Décidément, elle est géniale Eva ! La boule dans mon ventre se desserre enfin. Alors qu'elle s'éloigne pour donner son repas à Caleb, j'attaque mon assiette avec un appétit renouvelé.
La seule ombre au tableau est que je me sens encore plus minable en me disant que je vais trahir ma parole envers elle. Mais au fond, j'ai du mal à croire cette histoire de déserteur...

Une fois mon repas avalé, j'attrape le livre et commence à lire. En tout cas j'essaie mais j'ai oublié à quel point c'était difficile. C'est écrit en tout petit et j'ai du mal à suivre les lignes... Comment des gens peuvent aimer ça ? En plus, avec le stress qui m'a collé toute la journée qui redescend, je commence à somnoler... Fichu maladie ! Ça me rend pas les choses faciles mais je dois tenir jusqu'à ce qu'Eva aille dormir. Même si c'est pas simple, surtout avec cette lecture qui me donne mal au yeux ! Non mais, en dix minutes, j'ai du lire à peine la moitié d'une page !! Aller, je vais faire une pause... Juste une minute...

J'ouvre précipitamment les yeux. Il fait nuit noire dans l'infirmerie. Le livre est posé sur la table à côté de moi. Mon corps est engourdi par le sommeil et la couverture est tirée jusqu'à mes épaules.... Mince ! Je me suis endormi ! J'espère que nous sommes encore au milieu de la nuit et que le matin ne va pas bientôt se lever. Jennsen est assez matinale et je ne veux pas qu'elle me surprenne aussi avec le pillard. Si Eva m'a couvert, je ne sais pas si la médecin le fera aussi... Avec un peu de chance, la fièvre m'a réveillé après deux ou trois heures de sommeil. J'essuie avec un linge mon visage transpirant avant de me glisser hors du lit.

Sans un bruit, je me dirige vers la chambre de Caleb. Par chance, le médicament fait encore bien effet et je ne frissonne pas trop même si je continue de vaciller et de trébucher un peu. Finalement, j'arrive dans la chambre du blessé. Il dort à poing fermé. J'espère qu'il ne dort pas à cause de médicaments. Timidement, je tapote son épaule. Il pousse un petit grognement en entrouvrant les yeux :

-Chhhhhht !

Avec la pénombre, j'ai du mal à distinguer ses émotions mais je ne crois pas qu'il soit surpris. Je me demande si Eva lui a parlé après m'avoir remis au lit. En tout cas, je ne peux pas trop perdre de temps avec ça. Je dois vite obtenir mes réponses avant de prendre trop de risques. Mais juste au cas où, je préfère prendre mes précautions et chuchote :

-Si on me voit ici, dites que je suis somnambule d'accord ? J'ai déjà été somnambule une ou deux fois ici donc ils devraient y croire.

Cette précaution prise, je m'apprête à poser ma question mais d'un coup, je n'ose plus vraiment. J'ai peur de le vexer... Si les raiders l'ont blesser et ont tué ses amis, il serait furieux qu'on le croit avec eux. Je n'ai pas envie de l'énerver surtout que je sais de quoi il est capable une fois en colère mais je dois le faire, pour ne pas être venu pour rien. Timidement et un peu tristement, je marmonne :

-Ils... Ils disent que vous avez un lien avec les raiders.... Que vous les auriez peut-être quittés mais que vous avez été avec eux avant. Ce... c'est pas vrai, hein ?

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Dernière édition par Alden Christy le Dim 3 Sep - 22:41, édité 1 fois
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Ma question le prend par surprise et je vois son visage se renfermer. Mince! Avais-je surestimé ma capacité à influencer Alden? Je pensais pouvoir en tirer quelques informations sans qu’il s’en rende compte, mais l’univers dans lequel le pauvre garçon avait évolué l’avait rendu clairement plus méfiant que je ne l’étais moi-même à son âge. Par le fait même, je ne pus retenir un très léger rictus. Il était impressionnant ce petit gaillard…

Néanmoins, je sentis qu’il me fit suffisamment confiance pour me répondre et je portai très attention à ses paroles. Son ton faussement apaisé dévoile quelque chose que je n’aurais pas soupçonné seul.

Une alliance… Inusité. Compréhensible certes, vu les temps qui court, mais inusité quand même.

Les événements de la Marion avaient eu un dénouement plus positif que ce que j’aurais pensé. Cela dit, la petite tirade d’Alden termina beaucoup moins adroitement qu’elle n’avait commencé lorsqu’il me suggéra de rester auprès d’eux et de les rejoindre pour ma propre sécurité. Pour être honnête, même si je n’avais aucune affection en ce moment pour les quelques élus qui s’étaient octroyé le droit d’être mes tortionnaires, je ne dirais pas non à chercher refuge auprès de gens qui détestent les Raiders autant que moi. Mais encore fallait-il qu’il me laisse tranquille, et pour ça je devais prouver mon innocence d’une manière ou d’une autre…

Comprenant aisément sa bévue il s’embourba et répliqua rapidement pour éviter de laisser le malaise se creuser. Cependant, dans le cafouillage qui suivit, il laissa tomber par inadvertance le nom d’Azad, ainsi que la certitude qu’il avait que cet homme ne voudrait pas me garder prisonnier comparativement à l’enragée qui m’avait molesté quelques jours plus tôt… L’information d’Alden n’était malheureusement pas tombée dans l’oreille d’un sourd malgré ce que mon moignon à gauche de ma tête pouvait laisser entendre, et mes soupçons se confirmèrent dès qu’il souhaita rattraper son erreur et me lancer sur une fausse piste. Ce Azad devait probablement être leur meneur.

Good to know…

Avant que je ne puisse profiter de cette faille, un "Alden" surpris et contrarié résonna en provenance de la porte. Révélant la silhouette familière de l’infirmière aidant Jennsen dans l’infirmerie de leur refuge.

Craignant le pire, je ne dis rien de plus et la laissai prendre le jeune homme hors de la chambre. Ses yeux me lancèrent un regard sombre de reproche, mais il y avait une douceur naturelle à sa personnalité qui l’atténua bien malgré elle.

Dès qu’elle l’eut sorti hors de ma chambre, je craignis aussitôt de voir Alexia débarquer toute griffe dehors pour me lacérer le peu d’abdomen qui me restait, mais les heures s’écoulèrent lentement sans que rien ne vienne troubler la quiétude de ma cellule d’infirme. J’eus même l’audace de piquer un somme alors que le soleil de l’après-midi brillait à l’extérieur.  

Toutefois, même mon esprit embrumé m’extirpa du sommeil dans la seconde où le son d’une voix près de moi se fit entendre. Sur le coup, j’étais persuadé que l’heure du châtiment venait de sonner, mais je fus rassuré en reconnaissant la voix d’Alden. Dans le même temps, je remarquai par la pénombre que la nuit était tombée sur Salem. Je devais dormir depuis plus de 6 heures… Je maudis ma faiblesse et mon infirmité actuelle. Mon corps drainait visiblement toute mon énergie pour se soigner et même si je savais ce qu’on ressentait en étant dans une telle situation, je ne supportais pas de me retrouver à nouveau aussi affaibli.

Mes yeux entrouverts clarifièrent les images qui m’entouraient pour dévoiler l’image du jeune homme me demandant de rester silencieux. Je secouai la tête une première fois lorsqu’il me demanda si Eva était venue me voir, puis il sembla se préparer à dire quelque chose d’autre. Cependant, avant qu’il ne le dise, son air se renfrogna en donnant l’impression qu’il considérait avec beaucoup de réserves ce qu’il s’apprêtait à dire avant de me demander de sa petite voix hésitante.

-Ils... Ils disent que vous avez un lien avec les raiders.... Que vous les auriez peut-être quittés, mais que vous avez été avec eux avant. Ce... c'est pas vrai, hein ?

Soucieux de rester discret, je portai attention par-delà la porte de ma chambre pour m’assurer que personnes ne guettait la porte, puis je tournai ensuite ma tête vers lui en la secouant dans un signe de négation.

-Non jamais. Ils peuvent bien s’imaginer ce qu’ils veulent les faits ne changeront pas pour leur faire plaisir. Je ne les connais pas, je n’ai jamais été avec eux, et après tout ce qu’ils m’ont fait je veux juste les voir crever en étant bouffés par les cadavres. J’espère qu’ils ont compris au moins ce fait lors de mon interrogation.

De toutes évidences, Eva devait lui avoir donné des remontrances, et je m’en voulais un peu. Cela dit, j’avais au moins pu constater que malgré ce que je leur avais dit, la confiance ne régnait toujours pas entre nous. Rien d’étonnant en fait lorsqu’on y réfléchissait.

-Une autre preuve que tu peux leur mettre dans leur pipe… Si j’étais vraiment un Raider, pensent-ils vraiment que je t’aurais laissé partir lorsque tu m’es tombé dessus en avril? Tu me dis que les Raiders cherchent à mettre la main sur tous les enfants qu’ils croisent, tu n’aurais rien pu faire contre moi si j’avais voulu te ramener à eux. Comment expliquent-ils que je t’aie laissé partir?

Là-dessus on ne pouvait pas vraiment argumenter le contraire. J’avais eu Alden à ma merci plus de 24h, si j’étais effectivement le Raider qu’ils redoutaient, comment ils justifiaient ma soudaine clémence?
Je tournai de nouveau mon regard vers le petit homme qui se tenait debout près de ma civière.

-Qu’est-ce que tu crois toi Alden? Est-ce que j’ai l’air d’un de ces monstres? Tu n’es pas idiot, je le sais et tu dois toi-même douter de leur raisonnement si tu viens me demander mon avis au beau milieu de la nuit en sachant ce que ça pourrait te coûter.
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Je ne sais pas pourquoi mais entendre Caleb nié ce que m'avait dit Eva me rassure. J'étais sur qu'il ne pouvait pas être un ancien Raider ! Je sais bien que lui demander directement est un peu idiot car il pourrait bien me mentir mais au fond, je crois que le simple fait de d'entendre quelqu'un d'autre dire qu'il est de mon avis me rassure. Surtout qu'il utilise le même argument que j'ai dit à Eva à propos de notre rencontre en avril.
Tout de même, je me sens un peu mal de vouloir lui faire confiance et de ne pas vouloir croire ce que me dit Eva qui est pourtant de mon groupe...
Comme s'il a senti ma culpabilité et mes doutes, l'homme se retourne vers moi et plante ses yeux dans les miens. Au sérieux de mon regard, je sens qu'il va me poser une question peu agréable et j'ai une petite idée de laquelle :

-Qu’est-ce que tu crois toi Alden? Est-ce que j’ai l’air d’un de ces monstres? Tu n’es pas idiot, je le sais et tu dois toi-même douter de leur raisonnement si tu viens me demander mon avis au beau milieu de la nuit en sachant ce que ça pourrait te coûter.

Dans le mille... Je suis content que la pénombre cache mes joues alors qu'elles sont en train de rougir sous l'effet de la gêne. J'hésite à mentir mais ce serait probablement inutile. Caleb se doute de mon avis sur la question et j'ai toujours été un mauvais menteur... C'est juste que j'ai pas trop l'habitude qu'on me demande mon avis. Les adultes ont toujours tendance à décider pour moi parce qu'ils sont soi-disant plus matures. Du coup je suis un peu gêné d'avouer ce que je pense surtout quand je ne pense pas la même chose que mon groupe. Ça me donne l'impression de les trahir... Mes yeux font des aller-retours vers la porte. Finalement, ils se baissent vers ceux du pillard qui me fixent depuis plusieurs secondes. Baissant encore plus la voix, je murmure :

-Ben, en fait, je.... euh... Je suis p....

Les mots restent bloqués dans ma gorge. Je n'ose pas aller au bout de ma phrase. J'ai trop honte d'avouer mon avis. Mon cœur se serre dans ma poitrine et j'ai l'impression d'avoir du mal à respirer. Pourtant, devant le regard gris insistant, je déglutis avant d'enfin avouer :

-Je suis pas d'accord avec eux... Je... Je pense pas que vous soyez un Raider. Je... J'aimerais que les gens se fassent plus confiance. On a déjà beaucoup d'ennemis avec les morts et les Raiders mais à côté, on passe notre temps à se méfier les uns des autres. C'est débile!

D'un coup, j'ai l'impression que le nœud qui tenait ma gorge se défait. Ça fait du bien d'avouer ce qu'on pense vraiment. Par contre, je me demande ce que va penser Caleb de ma façon de voir les choses. Il doit me trouver ridicule... Les rares fois où j'ai osé avouer ça, les gens se sont moqués de moi en disant que je disais ça juste parce que j'étais un enfant et que si j'étais adulte, je comprendrais pourquoi ce n'est pas possible... Pourtant, je suis sur qu'au fond, les choses pourraient beaucoup s'améliorer si on s'alliait plus au lieu de se tirer dessus.
Le silence plane un peu pendant quelques secondes. Je ne m'attarde pas sur l'expression du visage du pillard. Je suis sur qu'il est en train de se retenir de me rire au nez... Essayant de ne pas l'entendre se moquer, je me dépêche de changer de sujet :

-Mais au fait, vous aviez dit tout à l'heure que vous aviez des amis de votre ancien groupe. Ils ne peuvent pas essayer d'expliquer aux autres que vous n'êtes pas un ennemi ?

J'ai vaguement pensé à ça pendant l'après-midi. Je suis content que la question me soit revenu à ce moment. Avec un peu de chance, ça suffira pour ne pas revenir sur le sujet que je viens d'avouer...

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L’obscurité et mon œil légèrement enflé m’empêche de discerner vraiment ce que les traits ou le regard du jeune homme trahissent comme impression lorsque les derniers mots de ma question quittèrent mes lèvres. Toutefois, c’est le lourd silence ainsi que les regards répétitifs qu’il lança en direction de l’unique issue de ma petite chambre improvisée qui me confirma le profond malaise que le jeune garçon ressentait envers ma question.

Je ne pressai pas ma question davantage. Préférant sa propre hésitation effectuée le travail par elle-même jusqu’à ce qu’il couine enfin un petit « -Ben, en fait, je.... euh... Je suis p.... »

Même s’il s’interrompit, que ce soit sous le coup de la honte, de la peur, ou de l’appréhension, il poursuivit tout de même son élan en m’expliquant son train de pensée.

-Je suis pas d'accord avec eux... Je... Je pense pas que vous soyez un Raider. Je... J'aimerais que les gens se fassent plus confiance. On a déjà beaucoup d'ennemis avec les morts et les Raiders mais à côté, on passe notre temps à se méfier les uns des autres. C'est débile!

Belle franchise de la part du jeune homme, la naïveté dont il faisait preuve à l’égard de la possibilité de cesser les conflits déchirants irrémédiablement les lambeaux de l’espèce humaine était attendrissante, mais ce n’était pas ce qui m’intéressait dans son aveu. Je savais au moins avec une absolue certitude qu’Alden constituait le seul membre de ce groupe croyant que l’association que ses alliés s’imaginaient entre moi et les Raiders était ridicule. Si je convainquais Kelsey, Victor et Jenn, j’aurais déjà fait les premiers pas nécessaires à ma libération.

Je laissai le silence reprendre ses droits en songeant déjà à la manière dont je pourrais user de cette situation dans mon argumentaire lorsqu’Alden me demanda de sa petite voix caractéristique.

-Mais au fait, vous aviez dit tout à l'heure que vous aviez des amis de votre ancien groupe. Ils ne peuvent pas essayer d'expliquer aux autres que vous n'êtes pas un ennemi ?

Nouvelle surprise pour moi, le jeune homme venait de faire preuve d’une incroyable perspicacité! Il avait déjà évalué l’importance que cette manœuvre pourrait avoir et alors qu’il me l’indiquait, je me demandai momentanément s’il n’y aurait pas là un bon filon à creuser pour entamer la suite des choses.

-Je n’irais pas jusqu’à les appeler des amis, répondis-je d’un timbre neutre en soupirant. Lorsque je les ai rencontrés, ils ont eu la gentillesse de me soigner, mais je n’ai pas apporté d’excellentes nouvelles à Kelsey. Au fil des jours qu’ils m’ont accueilli le temps que je me remette sur pied, j’ai ressenti une acceptation, mais voilé par une sorte d’éloignement qui n’alimentait pas un contexte de vie très agréable. Je ne sais pas s’ils seront enclins à m’aider vraiment, en fait, je n’ai pas eu l’occasion de leur parler encore.

Et vu les regards de mort que m’envoie Jenn depuis que je me suis réveillé, je ne suis pas sûr d’avoir vraiment hâte que ce moment vienne.

L’annonce de la mort de William avait grandement ébranlé Kelsey, et les deux jumeaux, même s’ils ne m’en avaient pas vraiment tenu rigueur, devaient certainement regretter que je l’aie mis dans un tel état. La pauvre avait eu énormément de difficulté à faire face à son deuil, et peu de semaines c’était écoulés depuis l’annonce. Je serais surpris si elle l’avait déjà surmonté.

Profitant de la situation, je demandai au jeune homme d’un timbre qui se voulu désintéressé.

-Dis-moi, et soit franc s’il-te-plaît… Qu’est-ce que tu as dit à Eva une fois qu’elle t’a emmené, et que compte-t-elle faire à propos de ce qui s’est passé tout à l’heure?
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Malheureusement pour Caleb, les amis dont il m'a parlé ce matin ne sont pas vraiment ses amis. Plutôt des gens qui l'ont rencontré une fois et qui l'ont aidé quand il s'est fait blessé... En gros, il n'y a pas trop de chance qu'ils essaient de convaincre le reste du groupe qu'il n'est pas un Raider s'ils le connaissent à peine.
Je lui réponds avec un regard désolé. S'il n'y a personne au QG pour prendre sa défense, je doute que les autres ne lui fassent confiance avant un bon moment. Avec ces histoires de raiders, tout le monde est à cran et reste tout le temps sur ses gardes. Si je le pouvais, j'aurais bien essayé de convaincre le plus de monde possible mais je doute que ces adultes prendront un garçon de douze ans au sérieux...

Après quelques secondes, le pillard demande :

-Dis-moi, et soit franc s’il-te-plaît… Qu’est-ce que tu as dit à Eva une fois qu’elle t’a emmené, et que compte-t-elle faire à propos de ce qui s’est passé tout à l’heure?

Wow, je suis surpris qu'il soit aussi calme en me demandant ça. À sa place, je serais mort de trouille. J'étais déjà vraiment inquiet tout à l'heure avant qu'Eva ne me dise qu'elle garderai le secret. Je me demande s'il est vraiment calme ou s'il essaie juste de sauver les apparences...

-On a pas à s'inquiéter pour ça ! murmuré-je avec un clin d'œil. Elle a dit qu'elle ne dirait à personne ce qui s'est passé ce matin.

J'ai pensé que c'était tout ce qui l'inquiétait mais le regard du pillard reste fixé sur moi et semble attendre quelque chose d'autre. L'autre moitié de la réponse à sa question sans doute. Je reprends donc :

-Eva était vraiment pas contente que je sois venu vous voir. Elle pense aussi que vous pouvez être quelqu'un de dangereux vu qu'on sait rien de vous. Je sais pas par contre si elle pense vraiment que vous êtes un Raider. Je crois pas qu'elle l'ait dit comme ça. J'ai essayé de lui dire que vous étiez gentil et je lui ai même dit que vous m'aviez sauvé quand on s'est rencontré en avril. Elle avait l'air surprise mais je sais pas trop ce qu'elle en pense... En tout cas, elle m'a fait jurer de ne plus venir.

Je dois avoir l'air ridicule de dire ça alors que je suis justement revenu la nuit-même. Il doit se dire que mes promesses ne valent pas grand-chose... D'habitude, je ne trahis jamais ma parole mais là, je ne sais pas... C'est pas pareil. Je ne sais pas quoi penser de toute cette histoire. J'ai envie de croire ce que dit mon groupe. D'un côté, c'est plus facile d'être d'accord avec les autres, on se sent plus rassuré et moins seul. Le souci ici, c'est que je suis sur qu'ils se trompent. Je pourrais faire semblant de les croire et essayer de m'en convaincre mais je n'aime pas les mensonges....

-Je voulais pas lui mentir. D'habitude, je tiens toujours ma parole mais je... Je veux savoir la vérité. J'arrive pas à comprendre pourquoi ils vous font pas confiance s'ils vous ont sauvé. Surtout si vous aussi vous vous battez avec les raiders.

C'est vrai que Caleb doit les combattre depuis un moment s'ils s'en sont pris à lui aussi souvent. Il doit en connaitre un peu sur eux. Les seules fois où je les ai vu, ils sont sortis de nulle part pour tirer sur tout ce qui bouge. Ils doivent pourtant bien avoir un but. Le peu de fois où j'ai posé la question à un membre du groupe, on m'a répondu que ça n'avait pas d'importance. Que c'est nous ou eux et qu'il n'y a rien de plus à comprendre... J'hésite un peu donc à poser la question au pillard mais après tout, je lui ai déjà avoué ma façon de penser et il ne s'est pas moqué. Il comprendra peut-être aussi mes doutes à ce sujet.

-Dîtes, vous qui avez vu les raiders beaucoup de fois... Vous pensez qu'ils veulent faire quoi ? Ils s'en prennent pas aux autres pour le plaisir. Personne ne tue juste pour tuer, non ?

Même si beaucoup de gens sont devenus vraiment méchants avec les autres et qu'ils font du mal à ceux qu'ils croisent, il y a toujours une raison. Même les pillards comme Caleb le font pour une raison : ils volent pour pouvoir survivre et faire survivre leurs amis. Pourtant, les raiders se contentent de tirer mais il laissent tout derrière eux. J'avoue finalement la dernière chose qui me fait penser ça :

-Une fois j'ai.... j'ai blessé un homme quand je me suis retrouvé tout seul. Ce.... C'était un cannibale. Il a essayé de me capturer mais j'ai réussi à lui voler son couteau. Je me suis senti mal pendant des semaines. Je me sentais coupable même si j'ai fait ça pour me défendre alors j'ose même pas imaginer ce qu'on ressent quand on tue quelqu'un...

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Il a du cran pour son âge… Et il ne manque pas de valeur non plus. Vraiment louable de sa part.

Difficile de penser autrement en sachant qu’il avait bravé l’ordre d’une adulte qu’il respectait beaucoup pour venir me voir malgré les conséquences que cela aurait pu avoir sur lui. Même s’il est vrai qu’un jeune aura souvent comme premier réflexe de braver les interdits qu’on lui fait, les risques avaient souvent un effet dissuasif sur ceux n’ayant pas le courage de les braver.

Néanmoins je recueillis l’information qu’il me donna avec soulagement. Eva n’avait pas l’intention de me mettre encore plus dans le pétrin. Je n’en avais clairement pas besoin et j’étais content de remarquer qu’Alden avait pensé à un argument similaire au mien pour la convaincre que je ne leur voulais pas de mal. J’étais bien curieux de savoir ce qu’ils auraient à me répondre face à ce fait, mais je n’étais pas pressé d’avoir à me défendre dans un autre interrogatoire. Je savais qu’il ne tarderait pas à me traîner dans la même salle et tout ce que j’espérais, c’était qu’il saurait se rendre au moins à cette simple évidence. Ça me ferait déjà au moins une victoire pour m’éviter de finir condamné à une exécution sommaire.

Lorsqu’il m’avoua son histoire avec le cannibale l’ayant presque tué, je sentis un pincement au cœur de le voir culpabiliser à ce point. J’étais déjà un adulte lorsque la pandémie avait ravagé le monde et même si j’étais d’une naïveté vraiment désolante à l’époque, je n’étais pas stupide. Je savais qu’il y avait des hommes et des femmes à la moralité inexistante, et c’est ce qui m’avait endurci d’ailleurs au fil des années depuis le début de l’apocalypse. Alden était si jeune, il devait l’être encore plus lorsque la pandémie s’était déclarée… Même si je n’avais aucun doute sur le fait qu’il avait lui-même vécu des horreurs, je ne pouvais faire autrement que de me sentir désolé de le voir se remettre en question à ce point sur un acte de légitime défense. Il n’avait aucune preuve que le cannibale en question avait effectivement trépassé à cause de la blessure qu’il lui avait infligée, mais cet acte de violence semblait le préoccuper beaucoup. Il avait beau parler au passé, s’il interrogeait les motivations des Raiders, ce devait être parce qu’il sentait le besoin de trouver des justifications à leur meurtre. Qu’il ne puisse concevoir qu’un être humain soit capable d’autant de violence était une chose, mais je soupçonnais qu’il souhaitait que je lui assure que son possible de meurtre devait être justifiable.

Je sentis aussitôt le besoin d’intervenir pour lui clarifier l’esprit et le mettre face à la réalité.

-Il y a toujours une raison Alden, même eux. Ils sont peut-être des enfoirés sans cœur, mais un être humain n’agit jamais sans motif, aussi tordus et étranges ces motifs puissent-ils être. Selon moi, ils veulent nous tuer pour ce qu’on possède, mais il y a anguille sous roche. Ils ne tuent pas leurs proies en priorité, ils semblent vouloir nous mettre des fers aux pieds. Pourquoi? C’est une excellente question, puisque maintenir des prisonniers en vie doit être un vrai merdier pour eux. Cela dit ils ont leurs raisons pour s’acharner à le faire, ça c’est sûr et certain. Et pour être totalement franc, je n’ai pas vraiment envie de la découvrir cette raison…

Suivant ma courte tirade, je sentis toute la lassitude d’une longue journée de cicatrisation peser sur ma conscience à la manière d'une chape de plomb. Déjà qu’Alden m’avait tiré du sommeil, mon corps meurtri drainait la majeure partie de ses efforts à refermer la plaie anormale qui ceignait mon abdomen. Je bâillai profondément en levant ma bonne main devant ma bouche par réflexe et tournai ensuite mes yeux vers le jeune homme.

-Terminons avec ça pour aujourd’hui, je ne veux pas que tu sois pris en flagrant délit à nouveau, surtout après avoir promis à Eva de l’écouter. Elle m’a l’air d’être la plus gentille du lot, alors aussi bien ne pas se la mettre à dos. Et puis, pour être franc, je suis complètement lessivé. Avec un trou pareil, j’ai de la difficulté à rester éveillé tellement ça me prend d’énergie pour le guérir. Tu pourras venir me revoir demain si tu veux, soit juste discret pour éviter d’être repéré.

Même si j’aurais compris sa décision de ne pas vouloir le faire par souci de ne pas s’attirer les foudres du reste de son groupe, j’espérais tout de même secrètement qu’il revienne. Les semaines à venir seraient déjà suffisamment pénibles, je ne voulais pas avoir à  être complètement seul durant toute la durée de mon incarcération parmi eux, et la belle innocence d’Alden était un vent de fraîcheur fort apprécié.
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Alors Caleb aussi pense que les Raiders ont des vraies raisons de s'en prendre aux autres comme ça ? D'un côté, je suis content d'entendre qu'il est d'accord avec moi. Qu'il ne croit pas non plus que  des gens peuvent tuer juste pour tuer. Mais ce qu'il me dit me dérange. D'après lui, ils essaieraient de nous emprisonner ? Pourquoi veulent-ils faire ça ? Et pourquoi ils tuent autant de monde alors s'il veulent surtout les capturer ? J'ai vraiment du mal à comprendre...

D'une certaine façon, ça me soulage de me dire que les raiders ont un but, un peu comme nous. Savoir qu'ils en ont les rend un peu plus.... humains d'un certaine façon. Enfin, ça les rends un peu plus proches de nous mais du coup, je me demande si eux aussi n'ont pas un QG avec leurs familles et leurs amis quelques part. Peut-être que pour ces gens, nous sommes des pillards qui nous battons avec leurs proches qui sortent pour ramener de quoi survivre... Finalement, je me demande si ce n'était pas plus simple de ne pas connaitre les raisons des Raiders....

C'est marrant, je ne me serais jamais dit tout ça avant. Je me suis toujours dit que les Offsprings étaient d'une certaine façon les gentils ou en tout cas le seul groupe qui ne soit pas là pour attaquer les survivants qui passent sur leur route et que les Raiders ou les pillards étaient les ennemis de plus ou moins tout le monde, attaquant à vue un peu comme les zombies. Peut-être que discuter comme ça avec Caleb et apprendre à le connaitre comme ça alors qu'il est un pillard me fait comprendre que le bien et le mal sont en fait un peu plus compliqués que ce que je me suis toujours dit.

Avant que je ne continue dans mes réflexions, l'homme se met à bailler longuement. Évidemment au bout de deux secondes, l'envie me prend aussi. J'ai beau essayer de résister, au bout de quelques secondes, un bâillement m'échappe. C'est là que je sens la fatigue de le journée me retomber dessus . J'ai l'impression d'avoir un peu la tête dans une cloche et je sens mes jambes trembloter dangereusement sous mon poids. Peut-être qu'Eva a raison et qu'il vaudrait mieux que je reste au lit, même si je m'ennuie à passer mes journées sans bouger...
Cela dit, même si j'ai besoin de me reposer un peu, j'ai pas envie d'aller me coucher... Pas tout de suite ! Je commence à vraiment bien m'entendre avec le pillard et j'ai pleins d'autres questions qui se bousculent dans ma tête. En plus, maintenant que j'ai osé avouer mes doutes avec lui, je me sens plus à l'aise pour parler. Si nous discutons une autre fois, est-ce que j'oserai être honnête comme ça ?


-Terminons avec ça pour aujourd’hui, je ne veux pas que tu sois pris en flagrant délit à nouveau, surtout après avoir promis à Eva de l’écouter. Elle m’a l’air d’être la plus gentille du lot, alors aussi bien ne pas se la mettre à dos. Et puis, pour être franc, je suis complètement lessivé. Avec un trou pareil, j’ai de la difficulté à rester éveillé tellement ça me prend d’énergie pour le guérir. murmure la voix du pillard d'un ton sans appel, tranchant mes doutes.

Je lui réponds d'une moue déçue. C'est nul... On parlait bien pourtant. Si seulement on était pas malades ou blessés on aurait pu continuer plus longtemps... J'aurais bien voulu... Après, il a raison. Il vaut mieux que je ne traîne pas trop ici. Je préfère ne pas imaginer si on me découvre à nouveau dans sa chambre alors qu'il est censé être isolé et que j'adonné ma parole de ne plus venir.

-Tu pourras venir me revoir demain si tu veux, soit juste discret pour éviter d’être repéré. Achève t'il.

Aussitôt, mes yeux s'écarquillent de surprise. Il est d'accord pour que je repasse le voir ? Trop cool ! Je pourrais lui poser mes autres questions à ce moment ! Je hoche la tête avec enthousiasme avant de commencer à m'éloigner de son lit. Très vite, je me rends compte que le retour va être difficile maintenant que le médicament contre la fièvre ne fait plus trop effet et que mes jambes sont fatiguées de m'avoir gardé debout si longtemps. Si j'avais su, je me serais assis sur le lit de Caleb au lieu de rester à côté...
Arrivé dans l’entrebâillement de la porte, je sors discrètement la tête pour jeter un coup d'œil dans l'infirmerie tout en tendant l'oreille. Rien. Pas le moindre bruit ni le moindre mouvement. Lentement, je quitte la petite pièce, saluant le blessé d'un signe de main avant de sortir de l'encadrement de la porte.

Comme je m'y attendais, le trajet jusqu'à mon lit est difficile. Je titube, perds l'équilibre et manque de tomber plusieurs fois. Je finis même par me résigner à longer le mur. Même si ça me fait faire un détour, au moins je peux m'appuyer contre lui. Lorsque j'arrive à une bonne dizaines de pas de mon lit, je m'en sépare avant de trébucher et de tomber en avant au bout d'à peine quatre pas. Même si j'arrive à me rattraper avec mes mains avant de m'étaler complètement par terre, mes genoux s'écorchent en frottant contre le sol. Gémissant un petit "Aïe" entre mes dents, je m'assois et tend mes jambes devant moi pour voir ce que je me suis fait. Mince  ! Ça se voit vraiment ! En plus, ça saigne un peu ! Comment je vais expliquer ça à l'infirmière si elle découvre ça ? Elle sera vraiment fâchée si elle voit que je me suis relevé !! Si seulement j'avais pas un short mais un pantalon de pyjama !  Bon, avec un peu de chance, si je m'allonge et que je ne bouge pas de la journée, elle ne le verra pas. Elle ne regarde que mon ventre pour voir comment ma blessure cicatrise quand elle vérifie mon état le matin. Elle ne regardera pas mes genoux.
Ne pouvant me permettre de trainer tant que je suis hors de mon lit au risque de me faire surprendre, je me relève difficilement et fais les derniers pas avant de pouvoir m'allonger sur mon matelas. Enfin ! Mes pauvres jambes tremblaient comme des feuilles ! Je ne sais pas si j'aurais pu marcher quelques minutes de plus... En tout cas, maintenant c'est fini pour aujourd'hui ! Je vais dormir et faire une grasse matinée demain ! Ça ira mieux après ça, j'en suis sur ! Et demain soir, je retournerais voir Caleb.
Avec un certain plaisir, je me glisse sous la couette et m'enroule dedans. Brrr, elle est froide ! Pourtant, ça fait du bien d'être à nouveau dessous ! J'ai l'impression d'être comme dans un petit nuage. Je ferme mes yeux et attend que le sommeil vienne m'emporter.

C'est marrant... Je viens d'enfreindre les règles. J'ai menti à Eva et je suis allé voir Caleb alors que j'avais pas le droit et que je risquais d'avoir de gros soucis si le groupe l'apprenait. Pourtant, je me sens léger. Au fond, ça fait longtemps que je n'ai pas osé faire de bêtises comme ça. J'ai beau ne pas trop aimer prendre des risques du genre, je suis content de l'avoir fais cette fois. Et en plus, je crois que je suis en train de me faire un ami, même si nous ne faisons pas partie du même groupe ! C'est idiot mais j'aurais bien aimé avoir un frère comme lui. Le genre costaud et  vous fais comprendre pas mal de choses, même s'il vous met pleins de doutes dans la tête au passage.
Tiens ?! D'ailleurs, je me demande s'il a une famille quelque part ? Il faudra que je lui demande... À ce propos, je me demande comment vont mes parents ? J'ai hâte de retourner en Irlande quand tout sera fini...

C'est ainsi bercé par mes lointains souvenirs de chez moi que je me laisse petit à petit glisser dans le sommeil...

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