Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
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A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom
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 Il faut savoir se perdre pour un temps si l'on veut apprendre...

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Après s'être rapidement présenté, l'homme s'éloigne des vitres et vient dans ma direction. Par réflexe, je recule rapidement de quelques pas vers le fond du bureau mais en fait, on dirait qu'il voulait juste s'asseoir sur la chaise de bureau qui était à côté de moi. Le fauteuil grinçe quand il s'assied dessus mais semble quand même tenir le coup. Il se laisse aller dedans, pose ses pieds sur le bureau devant lui puis il commence à farfouiller dans son sac. Bien que la pénombre et la distance n'aident pas, j'essaie de voir ce qu'il fait en restant sur mes gardes. Après quelques secondes, il sort quelque chose et me l'envoie à la figure.
Je sursaute et ramène mes bras devant mon visage pour essayer de me protéger. Par chance, j'arrive à attraper le projectile quand il arrive sur moi sans me faire mal.  Je baisse les bras et le regarde avec incompréhension.

-Oh allez, calme-toi petit ce sont juste des noix, rien qui ne va te tuer à moins que tu sois allergique. dit alors Caleb d'un ton assez agacé.

Je lui jette un petit coup d'œil méfiant avant de baisser les yeux et découvrir en effet un sac de noix dans mes mains.  Me sentant un peu gêné sur le coup, je bredouille :

-Oh, euh... Merci.

Plus par peur de le contrarier que par politesse, j'ouvre le sac et avale timidement une noix. Je me rends compte alors d'à quel point les dernières heures passée à fuir et à traquer le pillard m'ont ouvert l'appétit. J'avale rapidement la moitié du sac avant de me rappeler que je suis coincé ici pour le moment et que je ne sais pas quand je vais pouvoir sortir de là.  Surtout que nous sommes déjà en milieu d'après-midi et qu'à moins que mon compagnon n'ait une lampe de poche dans son sac, d'ici quelques heures nous ne verrons presque plus rien. Ça a beau être la pleine lune en ce moment, quand on voit à quel il fait sombre même si on est en plein jour, je doute qu'on ait assez de lumière pour se déplacer quand il fera nuit. De toute façon, même si on avait une lampe, la lumière exciterai la horde qui est en bas... Je repose le sachet sur le côté avec dépit en songeant à la nuit désagréable qui n'annonce. Surtout que les râles ne diminuent pas. L'adulte avec moi continue de grignoter tranquillement sans rien dire.  Plusieurs minutes passent sans qu'aucun de nous deux ne dise quoi que ce soit. Seuls les grognements viennent perturber le silence. Si cette ambiance lourde ne semble pas déranger l'inconnu, je me sens vraiment de plus en plus mal à l'aise... Je ramène mes jambes contre moi, croise les bras sur mes genoux et y enfouie ma tête jusqu'au nez. Mon regard balaye la pièce, cherchant les différents objets en verre que j'ai raté au premier coup d'œil pour essayer de penser à autre chose qu'à mon mal aise grandissant.
Finalement, Caleb prends la parole, brisant enfin ce silence :

-Qu’est-ce qui s’est passé Alden avec tes amis? Comment tu t’es retrouvé tout seul?

Je relève immédiatement la tête, un peu surpris qu'il s'intéresse à ce qui m'est arrivé.

-Oh ! Euh, en fait je.. je fouillais des maisons avec une femme de mon groupe qui vivait dans le coin avant... tout ça. Elle connait super bien le quartier, c'est pour ça qu'on s'éloigne autant du groupe. On est déjà venu deux-trois fois et ça s'est toujours bien passé mais... je sens un petit nœud se former dans ma gorge en repensant à cette horde. Ma voix est un peu étouffée quand je reprend. Il y a des morts qui sont arrivés. Ils étaient nombreux et il y en avait de partout. Mon amie m'a dit de rester caché et elle est allé éloigner un groupe de zombies qui allait nous faire repérer. Je suis resté le plus silencieux possible mais il y a quand même eu des monstres qui ont trouvé où j'étais... J'ai voulu fuir mais.... mais..Mais quand je les ai semé, je... j'ai pas réussi à retrouver la maison où on s'était séparés. Il y avait d... des groupes de monstres partout. Et c'est là que... que je vous ai vu...


Des sanglots se font sentir dans ma vois quand je termine. Je déglutis pour ravaler un peu les pleurs qui me viennent et essuie rapidement une petite larme qui commençait à se former au coin de mon œil. Mon interlocuteur a toujours son air assez indifférent. Je ne sais pas si il réfléchit ou s'il s'en fiche mais je sens le silence de plomb revenir lentement. Je demande donc pour essayer de continuer la discussion :

-Et euuh, et vous ? Vous cherchiez quoi quand je vous ai vu ?

J'ai plusieurs autres questions en tête mais celle-ci est la première qui me vient. C'est vrai qu'à part le voir errer dans les rues, je ne l'ai pas vu faire grand-chose. Il y avait plusieurs maisons qui avaient l'air alléchantes. Un simple pillard n'aurait pas attendu une heure avant de commencer ses fouilles. Il devait chercher quelques choses en particulier.

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Bien qu’il eut à déglutir avant de me répondre, le jeune homme ne laissa pas le silence s’établir à nouveau et il prononça d’une petite voix hésitante :  

-Oh ! Euh, en fait je.. je fouillais des maisons avec une femme de mon groupe qui vivait dans le coin avant... tout ça. Elle connait super bien le quartier, c'est pour ça qu'on s'éloigne autant du groupe. On est déjà venu deux-trois fois et ça s'est toujours bien passé mais.. Il y a des morts qui sont arrivés. Ils étaient nombreux et il y en avait de partout. Mon amie m'a dit de rester caché et elle est allé éloigner un groupe de zombies qui allait nous faire repérer. Je suis resté le plus silencieux possible mais il y a quand même eu des monstres qui ont trouvé où j'étais... J'ai voulu fuir mais.... mais..Mais quand je les ai semé, je... j'ai pas réussi à retrouver la maison où on s'était séparés. Il y avait d... des groupes de monstres partout. Et c'est là que... que je vous ai vu...

Son explication avait été interrompue par un serrement dans sa gorge qui s’était intensifié jusqu’à  le faire sangloter une fois qu’il eut fini sa phrase. À la lumière de ce qu’il venait de me dire, je comprenais mieux pourquoi il était si craintif. S’il fuyait les morts depuis des heures, mon intervention n’avait aucunement contribué à rendre sa journée agréable… J’admirais le courage de son amie qui avait décidé de leurrer les Z ailleurs, mais je craignais pour sa survie. Si la horde avait été aussi grande que celle qui nous avait coincés ici il était possible qu’elle n’ait pas réussi à lui échapper…

Je gardai mes pensées pour moi par contre. Inutile de faire part au jeune homme de la possibilité très réelle que la jeune femme soit morte à l’heure actuelle. Surtout que ça signifiait que je ne pourrais pas me débarrasser de lui rapidement si nous n’arrivions pas à trouver son groupe.

God… J’espère vraiment qu’elle n’a pas passé l’arme à gauche. J’ai fichtrement pas envie de jouer la nounou de service.

Entre-temps, mes réflexions avaient ramené le silence inconfortable qui nous séparait tous les deux, et qui n’était entrecoupé uniquement par ses sanglots occasionnels qui s’estompèrent peu à peu. J’étais habitué à créer ce genre de malaise donc je ne m’en souciai aucunement, mais cet état de fait était définitivement trop désagréable pour Alden qui décida enfin d’ouvrir la bouche pour me demander

-Et euuh, et vous ? Vous cherchiez quoi quand je vous ai vu ?

Mes yeux revinrent instantanément vers lui, et mes iris d’acier ne semblèrent pas lui plaire sur le coup. Cependant, je lui répondis aussitôt pour ne pas l’apeurer davantage.

-J’explorais la zone. Je suis arrivé récemment à Salem et je ne sais pas encore exactement me repérer, donc j’ai pris l’opportunité de faire le tour des environs afin de me donner une idée plus exacte des lieux intéressants à piller et des différentes particularités du terrain. Ça peut paraître risqué de se trimballer dans les rues simplement pour apprendre à mieux se situer, mais ça peut également faire toute une différence lorsque tu dois trouver quelque chose de spécifique ou fuir une menace.

Ce réflexe en était un que j’avais cultivé depuis longtemps. Même les plus expérimentés survivants pouvaient ne pas envisager certaines démarches qui pouvaient aider à leur survie, et la cartographie des environs immédiats en était une à ne pas négliger selon moi. Après tant d'années à parcourir le continent, j'avais rapidement compris que les cartes routières ne véhiculaient pas certaines informations importantes qu’il pouvait être utile de connaître comme la disposition des bâtiments, les possibles refuges, ou des raccourcis. Il était donc très important d'explorer les lieux par soi-même.

Tout en avalant la moitié du sac de noix, je me trouvai à laisser mon esprit vagabonder et une question plus personnelle me vint à l’esprit à propos du garçon.

-Dis-moi tu n’es pas un peu jeune pour quitter votre abri? Quelle idée a traversé l’esprit de tes compagnons pour qu’ils jugent que ce soit une bonne idée de t’emmener avec eux? Vu ton âge, tu dois savoir depuis longtemps à quel point il est dangereux de s’aventurer sans pouvoir prendre soin de soi.

La question était peut-être trop directe, mais je n’avais pas l’intention de continuer à jouer la comédie éternellement.
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-Dis-moi tu n’es pas un peu jeune pour quitter votre abri? Quelle idée a traversé l’esprit de tes compagnons pour qu’ils jugent que ce soit une bonne idée de t’emmener avec eux? Vu ton âge, tu dois savoir depuis longtemps à quel point il est dangereux de s’aventurer sans pouvoir prendre soin de soi.

En entendant ça, je me redresse et m'exclame, vexé :

-Hé ! J'ai plus huit ans ! Je sais prendre soin de moi !

Je marque une pause en voyant le regard amusé de Caleb. C'est vrai que vu ce qui s'est passé aujourd'hui, c'est plutôt difficile d'imaginer que j'ai réussi à survivre huit mois tout seul il y a moins d'un an. Je baisse un peu les épaules et détourne un peu le visage avant de murmurer avec une pointe de gêne :

-Ce... c'est moi qui ai demandé à venir... Ça fait à peine plus de deux semaines que notre groupe est arrivé à Salem. Une des notre vivait ici avant. Je me suis dit que serait une bonne chose de la suivre pour découvrir la ville, au moins au début . Elle ne voulait pas trop que je la suive aussi loin mais j'ai... un peu insisté et elle a finit par accepter.


L'homme lève les yeux comme s'il trouvait mon cas désespéré. Son exagération théâtrale pique un peu plus ma fierté. Je déteste que les adultes me prennent pour une petite chose faible et bonne qu'à rester cachée. Avec une moue boudeuse, j'ajoute :

-J'ai été tout seul pendant presque un an ! Je sais comment faire pour survivre !

Il ne devait s'y attendre ! Du coin de l'œil, je guette sa réaction en souriant intérieurement. Il hausse cependant à peine un sourcil. Un peu surpris et dépité, je soupire et me laisse à nouveau aller contre l'armoire. À travers mes vêtements, le contact froid du métal dans mon dos me fait frissonner.
Mes yeux s'écarquillent alors que quelque chose me revient en tête : on est encore en avril et les nuits sont encore froides. Je n'y pensais pas mais ma fine veste, ma chemisette et mon pantacourt  ne me couvriront pas assez. Je vais être gelé. Mince ! J'aurais du prendre un pull !  Je fais le tour de la pièce du regard à la recherche d'un éventuel manteau ou de quelque chose que je pourrais me mettre sur les épaules, en vain. D'une voix toute inquiète, je demande alors :

-Euh.. v... vous pensez qu'on pourrait faire quelque chose pour  avoir m... moins froid cette nuit ?

Il ne répond pas tout de suite. Il semble réfléchir. Je  cogite aussi de mon côté mais je ne trouve pas vraiment d'idée. Un feu nous étoufferait... Je pourrais peut-être essayer de me recroqueviller sur l'autre fauteuil de bureau ? La rembourrure gardera un peu mieux la chaleur...
Une idée me vient soudain !

- Oh ! Les rembourrures des sièges ! m’écrie-je avec plus d'entrain que prévu. Je reprend en parlant plus doucement même si l'enthousiasme de cette idée se faisait un peu sentir dans ma voix. Si on déchire les coussins, on pourrait peut-être récupérer la rembourrure pour nos vêtements ! Vous êtes d'accord ?

J'avais déjà fait ça quand j'étais tout seul à Roseburg.Je m'étais amusé à récolter une vingtaine de couettes et d'oreillers pour récupérer leur rembourrure. J'avoue qu'au début, c'était juste parce que je voulais essayer de rendre mon matelas aussi moelleux que de la barbe à papa... Mais au final, quand les températures ont commencées à bien descendre en hiver, j'en ai récupérer une bonne partie que j'ai glissé sous mes vêtements pour les rendre plus chaud.

Le pillard a l'air d'avoir eu la même idée. Il dégaine son couteau et commence alors à découper les coussins d'un des fauteuils. Il en sort des sortes de grandes plaques de mousse. Tiens ? C'est différent des rembourrage de couettes que j'avais pris à l'époque. Mince ! C'est moins pratique ça !  Est-ce qu'on va réussir à se recouvrir complètement avec ça ? J'ai déjà des doutes que la rembourrure d'un fauteuil suffise pour moi alors pour un adulte... En plus, elles sont larges de trois bons centimètres ! Ça va être difficile de les rentrer dans mes manches même si j'ai des vêtements amples.
Cependant, Caleb resta impassible et saisit simplement un des blocs de mousse avant de planter le couteau dans  l'épaisseur du bloc. Il fit le tour du carré, obtenant deux bloc au lieu d'un et suffisamment fin pour être glissés entre notre peau et nos vêtements. Je lui jette un regard impressionné alors qu'il recoupe les blocs obtenus en bandes  qu'il me tend.  Une fois fini, j'ai une dizaine de morceaux de mousse entre les mains. Tandis que mon compagnon s'attaque à l'autre coussin du fauteuil, je recule pour commencer à rembourrer mes vêtements.

Je jette un regard embarrassé à l'adulte et lui tourne le dos avant d'ouvrir ma veste et mon pantacourt. Je glisse ensuite les bandes dans mes manches, dans les pans de mon pantalon et les coince du mieux que je peux autour de mon torse avant de refermer les boutons de ma veste et ma braguette, non sans mal. Une fois ma pudeur à l'abri, je reviens vers Caleb, toujours occupé à découper les mousses des fauteuils. Dehors, la lumière commence à prendre une teinte dorée. D'ici un peu moins d'une heure, il fera nuit. Rebecca doit être rentrée auprès des autres maintenant. Ils doivent se faire un sang d'encre pour moi... Mais d'ailleurs, je pense à quelque chose pour l'homme coincé avec moi ici.

-Mais en fait, vous avez un groupe, vous ? Ils ne vont pas s'inquiéter de ne pas vous voir revenir ?

J'avoue que même si l'idée de voir plusieurs types comme Caleb arriver ne me rassure pas franchement, ce serait bien si nous pouvions avoir des renforts pour nous aider à sortir de là !

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J’avais visiblement blessé l’orgueil d’Alden qui fit volte-face en m’admonestant qu’il était largement capable de prendre soin de lui-même.

Face à l’expression outrée qu’il arborait, je ne pus retenir un rictus de se dessiner sur mes lèvres, ce qui sembla le contrarier davantage. Il détourna le visage et murmura avec timidité qu’il était le seul responsable de sa présence ici, et qu’en fait, ces compagnons avaient eu le même réflexe que moi en doutant du bien-fondé de cette excursion hors de leur refuge pour un si jeune homme. En entendant le garçon m’avouer qu’il avait insisté pour venir, mes yeux roulèrent machinalement dans leurs orbites ce qui eut l'air de le piquer au vif, et il ajouta d’un ton boudeur et déterminé.

-J'ai été tout seul pendant presque un an ! Je sais comment faire pour survivre !

À cette réplique lancée avec vigueur, je restai impassible en surface malgré le fait que je notai avec une petite pointe de respect ce qu’Alden avait dit. Je voyais bien qu’il ne bluffait pas, et sa détermination n’avait d’égal que sa fierté à m’en faire part étant donné que je venais de douter de ses capacités. Cela dit, il avait néanmoins gagné un peu de mon respect en mentionnant avoir eu le réflexe d’explorer les environs. Un réflexe qui n’était pas nécessairement ancré chez tous les survivants même à ce jour.

En remarquant mon expression de glace par contre, il s’accota en soupirant contre une armoire de métal adjacente et il se raidit soudainement. Je ne compris pas le problème jusqu’à tant qu’il lève les yeux vers moi pour me demander d’une petite voix anxieuse.

-Euh.. v... vous pensez qu'on pourrait faire quelque chose pour avoir m... moins froid cette nuit ?

Là-dessus, c’est difficile de ne pas tomber dans le sens du jeune homme. Effectivement, nous pouvions être complètement gelés cette nuit si nous ne trouvions pas une solution à ce pépin. Je ne pense pas que le froid soit suffisant pour nous tuer d’hypothermie, mais il pouvait clairement nuire à notre sommeil, ce qui ne nous aiderait définitivement pas à avoir le repos dont nous avions de besoin.

Je réfléchis un court instant afin de trouver une idée qui pourrait nous sortir d'embarras, mais ce fut Alden qui en en eut une en premier.

- Oh ! Les rembourrures des sièges ! Si on déchire les coussins, on pourrait peut-être récupérer la rembourrure pour nos vêtements ! Vous êtes d'accord ?

Pas bête du tout... Pensais-je en sortant mon couteau.

Ce n’est pas un problème auquel j’avais fait face très souvent durant ma survie puisque mis à part l’épisode de Thunder Bay, j’avais toujours eu accès à un équipement adéquat pour me prémunir contre le froid canadien. Je doutais de l’efficacité réelle d’employer une telle méthode, cela dit, l’idée du garçon serait définitivement mieux que de ne rien faire en se croisant les doigts.

Je me mis à l’œuvre en déchirant les coussins et en retirant les bandes coussinnées qui s’avèrent longues et épaisses. Par contre, quelques coups de lames plus tard, ces blocs devinrent plus petits et malléables, et bien que ce serait très serré, cela devrait suffire pour Alden.

Entre-temps je continuai mon bricolage et me retrouvai rapidement avec le même amoncellement de bandes que je commençai à disposer sur moi en prévision de la nuit qui arrive.

Alors que j’ouvrais les fermetures éclair situées sur les genoux de mon pantalon de randonnée, le jeune homme qui s’était rapproché de moi me demanda d’un ton curieux.

-Mais en fait, vous avez un groupe, vous ? Ils ne vont pas s'inquiéter de ne pas vous voir revenir ?

Je n’avais vraiment pas envie de lui donner plus de détails que nécessaire. Aussi naïf Alden était, je ne pouvais pas pour autant assumer que son groupe était aussi altruiste que lui. Nous n’avions franchement pas grand-chose à piller, mais ce n’était pas une raison pour laisser passer trop d’informations sur nous. Toutefois, ne serait-ce que pour conserver la relative absence de tension dans l’atmosphère actuelle, je consentis à lui répondre.

-Je ne pense pas non, lui dis-je en plaçant les languettes de rembourrures sur mes tibias et contre mes cuisses. Je les ai prévenus que je partais pour plusieurs jours et ils savent que j’ai déjà fait ça à plusieurs reprises, donc il y a peu de chance qu’ils s’inquiètent tout de suite. Je planifiais rentrer aujourd’hui par contre donc peut-être que demain ou après-demain ils vont se poser des questions.

Si jamais il se lançait à ma recherche, je me doutais bien que Charlie pourrait me retrouver. Pas nécessairement sans difficulté, mais j’avais de bien meilleures chances d’être retracé avec lui pour mener la traque.

Entre temps, j’ouvris mon manteau et plaçai les rembourrures supplémentaires dans mes manches et sur mon corps pour donner une nouvelle couche afin d'essayer de me réchauffer. De nous deux j’étais clairement le plus outillé pour rester au froid et j’avais même encore un pull et des gants en réserve dans mon sac. En y repensant, je plongeai ma main dans celui-ci et en ressortit un chandail à manche longue noir à capuchon que j’avais trouvé dans une de mes expéditions de fouille ces derniers jours.

-Tiens, rajoute ça, c’est visiblement trop grand pour toi, mais ça t’aidera à te garder au chaud. Essaie de dormir maintenant, je vais juste jeter un dernier coup d’œil en bas pour voir de quoi ça a l’air avant qu’on ne perde la lumière du soleil.

Il n’aimait clairement pas que je lui donne des ordres de cette nature, mais avant qu’il ne proteste, un bâillement lui coupa la parole et il renonça à tergiverser davantage.

Il se blottit sur l’un des coussins du sofa encore en état de le supporter et se recroquevilla pour accoter sa tête contre le bras adjacent du meuble. Je le laissai à son repos et m’approcha à la place de la baie vitrée afin d’observer une dernière fois l’état de l’atelier en contrebas ainsi que les passerelles qui cernaient les niveaux supérieurs de l’édifice.

Les zombis commençaient déjà à se calmer, et bien que leurs grognements fussent toujours audibles, ils avaient pris un timbre de « bruit de fond » plus qu’autre chose. Ils continuaient à errer sans but en claudiquant entre les allées du premier étage et sans leur porter plus d’attention, j’analysai la disposition des lieux plus en détail en essayant de trouver une manière de nous sortir d’ici.

Malheureusement, la noirceur envahit trop rapidement le bâtiment, et je n’arrivais plus à distinguer avec précision ce qui se cachait en contrebas. Or, comme chaque détail risquait de jouer beaucoup dans la balance, je n’avais plus le choix d’attendre que l’aube vienne afin de poursuivre mon analyse. J’avais déjà un début de plan, mais je voulais réévaluer cette idée à la lueur du matin pour estimer ses chances de succès.

Laissant mon point d’observation, je revins rapidement vers la porte du bureau que je barricadai sommairement en mettant quelques chaises renversées pour empêcher un Z d’entrer à l’improviste sans faire assez de bruit pour me réveiller. Puis, enfin je m’assieds sur le siège dans lequel je m'étais assis au départ et m’installai confortablement à l’intérieur avant de me laisser aller à un sommeil léger, mon couteau toujours serré dans ma main valide.
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En entendant Caleb dire que ses amis ne se lanceront pas à sa recherche avant un ou deux jours, je pâlis un peu. J'espère qu'il ne veux pas dire que nous risquons d'être coincés ici pendant un ou deux jours... Il ne me reste que la moitié de mon sac de noix et j'ai encore un peu faim après la journée que je viens de passer... Avec un peu de chance, vu que je bougerai moins tant que je serais ici, j'aurais un peu moins faim ?
Je secoue la tête. Même si je me dépense moins, un demi-sac de noix ne me suffira pas pour une journée entière. Surtout que la pillard a pratiquement vidé le sien. S'il a faim, il va vouloir prendre une partie de ce qui me reste...

En pensant à ça, je jette à l'homme un regard inquiet. Il est en train de farfouiller à nouveau dans son sac. Après quelques secondes, il en sort un large pull à capuche qu'il me tend.

-Tiens, rajoute ça, c’est visiblement trop grand pour toi, mais ça t’aidera à te garder au chaud. Essaie de dormir maintenant, je vais juste jeter un dernier coup d’œil en bas pour voir de quoi ça a l’air avant qu’on ne perde la lumière du soleil.

Je le fixe une seconde avec une mine surprise et déconfite. Il me donne des ordres maintenant ? Et pourquoi il me met à l'écart comme ça ? On est tous les deux dans la même galère, je veux aider moi aussi ! Je peux encore rester éveillé un moment en plus. Je ne suis pas si fatigué que ça !  Je m'apprête à protester mais à peine ai-je dit deux mots qu'un bâillement m'échappe et interrompt ma phrase. Je baisse les épaules et me résigne. Après ça de toute façon, je pourrais répéter autant de fois que je veux que je ne suis pas épuisé, je ne serais pas pris au sérieux. Les adultes ont toujours tendance à réagir comme ça. Je prends donc le pull que mon compagnon me tend en murmurant timidement un "merci" avant de l'enfiler.
Je me sens ridiculement petit quand je vois à quel point le vêtement est trop grand pour moi. La capuche me retombe presque au niveau du nez, il manque dix bons centimètre à mes bras pour atteindre le bout des manches et le bas du pull arrive à mi-hauteur de mes cuisses. Au moins, il a l'air un peu plus chaud que ma veste.  Avec un petit haussement d'épaules, je me dirige vers l'un des deux fauteuils. Après m'y être enfoncé, je relève le survêtement et ramène mes jambes contre mon corps  avant de le redescendre par-dessus. Finalement, ce n'est pas si mal qu'il soit si ample. Ça fait comme une couverture du coup ! Ou un sac de couchage ?
Je pose ma tête contre l'accoudoir et jette un coup d'œil vers Caleb. Son attention est fixée sur son analyse des lieux. Il  est obligé de plisser des yeux pour essayer de voir malgré dans la pénombre. Bien qu'il reste immobile, je ne le quitte pas des yeux.  Il ne m'a rien fait de mal depuis que nous sommes dans cette usine mais je ne lui fais tout de même pas confiance. Après tout je ne le connais pas et je n'ai aucun moyen de savoir ce qu'il a derrière la tête. Je sens bien qu'il me voit comme un poids. Il pourrait très bien profiter que je sois en train de m'endormir pour m'abandonner ici et s'en aller. Vu tout ce qu'on a pris dans son sac, il doit être vide maintenant donc il y aurait peu de choses qui le retiendraient ici...
Plusieurs minutes passent ainsi. Mes yeux se mettent à me piquer de plus en plus et malgré mes efforts pour maintenir mon attention, je commence à somnoler. La fatigue d'avoir autant couru et les émotions de la journée m'ont bien fatiguées et la position dans laquelle je suis n'aide pas à resté éveillé non plus... Pourtant je tiens le coup et garde les yeux bien ouverts....

Un bruit métallique me réveille en sursaut. Je relève brusquement la tête et jette des regards paniqués dans toutes les directions pour retrouver l'homme. Il est en train de barricader la porte avec des chaises qui trainaient dans un coin du bureau. Mince ! Combien de temps je me suis endormi ? Quel idiot je fais ! Si jamais ce type avait voulu m'abandonner, il aurait pu le faire sans problème. Cette fois, je me concentre autant que possible sur la surveillance de mon compagnon. Le coup de peur m'a bien réveillé au moins et j'arrive à maintenir mon attention suffisamment longtemps pour voir Caleb finir la barricade de fortune et se diriger vers un autre fauteuil où il s'installe avant que la somnolence ne me reprenne. Le pillard s'est probablement aperçu que je le suivais du regard mais il ne réagit pas vraiment et ferma les yeux, son couteau toujours en main. Incapable de tenir plus longtemps, je m'abandonne moi aussi au sommeil.


La nuit n'est pas très agréable cependant. Malgré le pull et la mousse, j'ai tout de même un peu froid. Pour ne rien arranger, la présence des mort-vivants me met très mal à l'aise. J'ai toujours du mal dormir quand j'entends leurs râles. Surtout que plusieurs fois dans la nuit, je me suis fait réveillé par le vacarme que faisais l'un des zombies en reversant quelque chose dans l'atelier. Heureusement, j'ai réussi à me rendormir à chaque fois.

Je suis tiré de mes rêves une dernière fois lorsque quelque chose attrape mon épaule. J'ouvre les yeux en sursaut pour tomber nez-à-nez avec mon compagnon de la veille. Il est en train de tapoter mon épaule pour me réveiller. Voyant que c'est fait, il s'éloigne vers la vitre et me laisse un instant pour émerger. Encore engourdi par le sommeil, je déplie mes jambes et me mets debout assez maladroitement. En sortant mes jambes de dessous le pull, je sens l'air froid du bureau ce qui me fait frissonner. Après m'être levé, je vacille un peu avant de m'étirer en baillant. Après ça, je me rapproche  de l'homme en frottant mes yeux encore lourds. Une fois au niveau de la vitre, je regarde avec lui la situation dans l'atelier.
Le soleil étant en train de se lever, il y a peu de lumière qui arrive par les vitres sur le toit ce qui réduit nettement la luminosité ambiante cependant quelques rayons dorés parviennent à entrer ici et là au travers des fenêtres sales aux murs. L'atelier est assez calme comparé à hier. Quelques monstres déambulent encore mais la plupart se sont adossés aux murs, comme des marionnettes désarticulées dont on ne tirerait plus les ficelles. Il y en a bien une quarantaine je dirais et encore, j'ai du mal à bien les discerner.
Soucieux de savoir si j'allais être coincé ici une journée de plus, je me retourne vers Caleb avec un air encore un peu endormi. Je remarque cependant qu'il s'est déjà débarrassé des mousses vu l'allure de ses vêtements. Il les a laissé sur le bureau à côté de son sac. Depuis combien de temps est-ce qu'il est debout ?

Après un instant, il se tourne vers moi et me fixe d'un air sérieux. Bien que ça ne me plaise pas, je sais ce qu'il attend et à contrecœur, je lève la tête pour qu'il plante ses yeux froids dans les miens. M'efforçant de supporter son regard, j'attends alors qu'il m'explique son plan. Bien que je n'ai pas encore les idées claires, je me sens déjà bien mal à l'aise...

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14 avril 2017, 6h34, Salem Ouest

La nuit est inconfortable à souhait… Malgré les précautions que nous avions prises, je n’étais pas spécialement bien dans ma chaise en angle, et même emmitouflée dans mon manteau de printemps et mes rembourrures de fauteuil, le froid me tenailla sans relâche. Je me réveille en sursaut quelques fois lorsque nos geôliers putréfiés firent tombés des outils sur le plancher en contrebas, mais somme toute, j’arrivai tout de même à voler quelques heures de sommeil à Morphée.

Après une énième courte sieste, j’ouvris paresseusement les yeux et je remarquai que la luminosité du grand atelier semblait avoir augmenté comparativement à la dernière période de lucidité que j’avais eue. Comme les seules fenêtres qui perçaient les murs avoisinants étaient hautes et étroites, il faudrait un certain temps avant qu’on y voit réellement mieux. Néanmoins, cet aperçu de lumière me donna espoir que mon supplice glacial allait prendre fin prochainement.

La fois suivante où j’entrouvris mes yeux, un assez long moment semblait s’être écoulé et la clarté était définitivement plus nette. Je me levai en frissonnant et grelottant, puis j’avançai vers la baie vitrée qui dominait l’atelier. Finalement, il était possible de voir plus aisément la disposition des lieux et j’évaluai de nouveau si mon plan pouvait fonctionner.

Mon examen fut bref, mais conclusif. Si tout se passait comme prévu, il n’y avait aucune raison pour que cela tourne au vinaigre. Du moins, en théorie…

Je me délestai de mes couches supplémentaires et les déposai négligemment près de mon sac à dos avant de m’approche d’un Alden qui sommeillait toujours avant de le réveiller délicatement en serrant l’épaule du jeune garçon qui réagit lentement en rouvrant les yeux. Je n’attends pas qu’il soit totalement éveillé et à la place je me redirige vers la baie vitrée pour continuer à évaluer les possibles dénouements de ce que nous nous apprêtions à faire. Il devait y avoir une quarantaine de zombis minimum, et ce n’était que ceux que je pouvais voir. Je ne me faisais aucune illusion sur le fait qu’il pourrait facilement y en avoir d’autres à l’extérieur de l’immeuble, mais de spéculer le pire ne m’aiderait pas à me sortir de la situation présente. L’important était que s’il y avait effectivement seulement ces Z dans l’atelier de l’industrie où nous étions, il était possible de jouer nos cartes habilement et de filer d’ici.

Après, le meilleur des plans survit rarement aux premières minutes. J’en avais parfaitement conscience et je me préparais à devoir improviser du moment où quelque chose allait mal tourner. Puisqu’il y avait définitivement quelque chose qui allait tourner au vinaigre.

Soudain, la petite silhouette malingre du jeune homme arriva à ma hauteur et lui-même examina le premier étage où les nombreux zombis qui erraient çà et là. Cependant, maintenant que nous étions debout, il fallait profiter de chaque minute d’ensoleillement pour franchir le plus de distance possible en une journée. Non seulement il nous faudrait fuir cette horde, mais en plus, nous allions également devoir retraversée la rivière qui nous séparait de la rive sur laquelle nos deux groupes étaient situés.

Je tournai alors gravement mon regard vers lui attendant qu’il me regarde à son tour avant d’expliquer mon idée. Celui lui prit un moment, mais il le fit enfin, et visiblement à contrecoeur. Dès que j’eus son attention, je m'agenouillai pour me mettre à sa hauteur.

-J’ai trouvé une solution pour nous sortir d’ici, mais il va falloir être extrêmement rapide, lui dis-je d’un ton calme et posé avant de l’enjoindre à suivre ma main qui lui pointa quelque chose au-delà de la baie vitrée.

-Tu vois la passerelle métallique qui fait le tour de l’atelier à notre étage? Elle se rend jusqu’au fond de la bâtisse où il y a un escalier à son extrémité qui permet d’y monter. Toute la rambarde qui cerne cette passerelle est plaquée par un morceau de métal qui va t'abriter de leurs champs de vision. Le plan, c’est que tu t’avances sur cette passerelle le plus loin possible et dès que tu suffisamment loin de l’escalier que nous avons emprunté hier, tu distraits les zombis en utilisant ça.

Sur ces mots, je lui pointe de mon autre main quelque chose qui est caché derrière lui et qui une fois qu’il se fut retourné révèle des bibelots de verres de toutes les tailles et toutes les formes. Une part de moi regrettait de devoir réduire ces petites œuvres d’art en éclats de verre éparpillé aux quatre coins de l’usine, mais nous n’avions vraiment pas le choix vu les circonstances.

-En lançant cela plus bas, tu vas créer tout un raffut et ça devrait les faire beugler un peu. Cependant, comment les Z sont attirés par le bruit, ils s’avanceront vers la source du bruit, et ça les éloignera un peu de la porte par où nous sommes entrées. Comme ça, on diminuera les chances d'être repéré, mais surtout, le son qu’ils vont émettre camouflera nos bruits de pas. Tu as sans doute remarqué comme moi qu’en courant sur ces passerelles nous étions très bruyants hier pas vrai? Ce faisant, on ne peut pas refaire la même chose sans s’être assurée au minimum d’avoir distrait les Z sur autre chose. Dès que les Z sont suffisamment distraits, tu fais marche arrière et tu redescends par le même escalier afin qu’on puisse sortir incognito à l’extérieur. Entre temps, du moment que tu auras lancé quelques bibelots, je vais descendre au premier étage et sécurisée la porte en attendant que tu reviennes.

Jusque-là Alden semblait me suivre, mais il me restait un dernier détail à préciser qui pourrait ne pas lui plaire.

-Le problème, c’est que même si la rambarde te permet de te cacher, la passerelle en soit est truffée de trou et les Z qui sont en dessous peuvent te voir s’ils lèvent la tête. Tu devras donc être extrêmement silencieux durant toute ton avancée, et si jamais tu te fais repérer, tu fais aussitôt demi-tour et tu essaies de battre les zombis de vitesse pour me rejoindre au rez-de-chaussée afin que l’on puisse fuir de là.

Je m’attendais à des réticences, mais je n’accepterai pas un refus comme en témoignaient mes iris gris implacables.
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J'écoute en silence le plan de Caleb. J'admets que son idée est vraiment bonne ! Le bruit que feront les verres en s'éclatant par terre va faire réagir les mort-vivants. Puisqu'ils se mettent à grogner dès qu'ils courent après un bruit, ils ne nous entendrons pas descendre... Par contre, je n'aime pas trop l'idée d'y aller tout seul en premier. Qu'est-ce que je ferais s'il y a un monstre sur la passerelle ?
Pour ne rien arranger à mon inquiétude, il ajoute :

-Le problème, c’est que même si la rambarde te permet de te cacher, la passerelle en soit est truffée de trou et les Z qui sont en dessous peuvent te voir s’ils lèvent la tête. Tu devras donc être extrêmement silencieux durant toute ton avancée, et si jamais tu te fais repérer, tu fais aussitôt demi-tour et tu essaies de battre les zombis de vitesse pour me rejoindre au rez-de-chaussée afin que l’on puisse fuir de là.

J'écarquille les yeux et sens la boule dans ma gorge me serrer un peu plus. Le plan me plait moins d'un coup... Si je suis remarqué par les zombies, ils vont se concentrer sur moi et me bloquer dans les étages ! Et si jamais ça arrive, je suis sur que le pillard en profitera pour filer et m'abandonner. J'hésite à y aller mais les yeux de l'homme fixé dans les miens me font froid dans le dos. J'ouvre alors timidement la douche pour lui exprimer mes doutes sur son idée :

-Mais si...

Ma voix s'évanouit quand je vois l'expression de ses yeux se durcir. Mon visage se fait plus hésitant.

-Je... euh...

Ses iris continuent de se refroidir et je referme immédiatement la bouche en le voyant s'approcher légèrement. Il avance son visage de quelques centimètres à peine mais je me sens écrasé soudainement. Mon corps se met à trembler sans que je puisse le contrôler. J'ai envie de reculer mais je reste figé, craignant sa réaction si je fais le moindre mouvement. Plusieurs secondes passent en silence, j'ai l'impression que ce sont des heures. L'atmosphère est glaciale et pesante. Finalement, je bredouille faiblement avec une petite voix résignée :
-D... D'accord, je... j'y v... j'y vais...

Voyant l'affaire entendue, l'adulte se redresse avec un air satisfait.  De mon côté, je reste planté là en tremblant encore comme une feuille. Au moins, je suis un peu plus enclin à exécuter le plan de Caleb. Un soupir de soulagement m'échappe quand je le vois s'éloigner. Malheureusement, il se contente juste de faire un aller-retour pour prendre son sac et me le mettre dans les mains. Pour  prendre un maximum de munitions de verre d'après lui. Il me demande si j'ai bien compris ce que j'avais à faire, après avoir acquiescer, je m'éloigne un peu et me détourne avec pudeur pour pouvoir ouvrir mes vêtements et enlever la mousse plaquée contre mon corps. Un fois cette couche retirée, je sens l'air froid glisser le long de ma peau. Je frissonne  en regrettant déjà cette couche chauffante. Par chance, mon compagnon me laisse garder le pull sur moi jusqu'à ce qu'il fasse plus chaud. Même s'il est trop grand, il ne me dérangera pas pour courir et après avoir replié les manches, mes mains émergent finalement de sous le vêtement.
Ma tenue étant prête, ma main saisit au passage le sac de noix dans la veille et le fourre dans une poche de mon pantalon puis je reviens vers l'adulte, occupé à remplir le sac de projectiles. Je trouve un peu dommage de casser de si jolies choses mais c'est toujours mieux que de rester bloqué ici avec une troupe de cadavres ambulants qui n'attendent que de nous dévorer... Je devine que mon compagnon a déjà été mordu à en juger par les doigts qu'il a perdu mais moi je ne l'ai encore jamais été... Il va falloir que je fasse vraiment attention. Je n'imagine même pas ce qui arriverait si un mort m'attrapait... Au moins, cette stratégie nous permettra de ne prendre aucun risque.

J'enfile les bretelles à l'envers afin que le sac se retrouve bien plaqué contre mon ventre. Une fois qu'il est fixé et fermé, je le serre légèrement dans mes bras pour empêcher autant que possible les objets à l'intérieur de bouger. Je n'ose cependant pas appuyer trop fort de peur que l'un d'eux ne se casse et ne me coupe. Lentement, mes pas hésitants m'emmènent alors devant la porte du bureau, ouverte par Caleb. D'un regard, il m'incite à y aller. La crainte de devoir soutenir l'étreinte froide de ses yeux d'acier une fois de plus est suffisante pour que je file sans discuter.

Intérieurement, je me réjouis d'avoir des chaussures usées. Les semelles sont très souples et en marchant tout doucement, j'arrive à faire suffisamment peu de bruit pour ne pas attirer l'attention des mort-vivants. Je pose délicatement la pointe de mon pied sur le sol avant de poser le talon. Ça me fait drôle de marcher comme ça mais c'est plutôt efficace pour la discrétion. Le métal s'entend à peine et pourtant j'ai une bonne ouïe !
Les mètres passent doucement et après deux bonnes minutes, j'atteins le bord de la passerelle. Un coup d'œil me révèle d'autres créatures que nous ne pouvions pas voir depuis le bureau. En déglutissant, je me dépêche de me mettre à couvert derrière la rambarde rouillée. Ensuite, je commence doucement à longer la barrière, doucement mais assez aisément. Aucun râle rageur pouvant laisser croire que j'ai été repéré ne s'élève à aucun moment. Arrivé à l'angle de la passerelle, je m'engage alors dans l'allée qui longe l'atelier, jetant de temps à autre des regards par-dessus la rambarde. Dans le sac, je sens les différents bibelots de verre tinter et bouger un peu mais ma prise les maintien assez bien en place et ils restent assez discrets.  Les seules petites difficultés que je rencontre sont les quelques trous qui malheureusement, contrairement à ceux que j'ai enjambé au début, donnent directement vue sur l'atelier, l'étage inférieur de la passerelle n'allant pas aussi loin que celui où je me trouve. Je suis donc obligé de regarder et d'attendre qu'il n'y ait plus de zombies en dessous avant de passer au-dessus de la brèche. Quand j'arrive au fond de l'atelier cependant, j'ai l'impression qu'un râle est bien plus net que les autres. Il semble bien plus proche que les autres. Immédiatement, je m'immobilise puis regarde devant et derrière moi. La voie est libre derrière. Devant moi à environ deux mètres, la passerelle fait un angle droit pour continuer de longer le tour de l'atelier. À pas de loup et sur le qui-vive, je m'approche de l'angle pour jeter un coup d'œil. Arrivé au tournant, je retiens de justesse un cri quand une main surgit à une quarantaine de centimètres de moi. Mon instinct me fait rapidement reculer de deux pas maladroitement. Mes yeux fixent cette main, attendant terrifié de voir de reste du corps arriver. Cependant, à part la main qui gratte et tape le sol métallique, rien ne se passe. Intrigué, je m'approche du coin de l'allée en gardant une bonne distance entre moi et la main putréfiée. À mesure que j'avance, un monstre se révèle progressivement dans mon champ de vision. Il tend les bras vers moi en grognant pourtant il cherche à ramper mais n'avance pas. Je comprend pourquoi en voyant que sa jambe est prise dans un des trous du sol. Un petit sourire moqueur se dessine sur mes lèvres alors que je me rends compte que ce mort-vivant n'est pas une menace pour moi. Je me place donc à l'angle, à une bonne cinquantaine de centimètres sans lui accorder  beaucoup d'attention.
Doucement, les sangles glissent sur mes bras et mes mains déposent le plus délicatement possible le sac sur le sol. J'ouvre la fermeture et sort lentement deux beaux verres à pieds colorés du sac avant de me relever. Après avoir balayé la pièce du regard, je me fixe un point loin de moi et de la porte et jette de toute mes forces un des deux verres dans cette direction. L'objet explose en atterrissant. Très vite, le deuxième le suit. Puis un cendrier, puis un autre verre. Pendant un instant, j'enchaine les lancers en essayant d'envoyer toujours plus loin les objets. J'avoue que cette partie du plan est bien amusante finalement. C'est avec un peu de regret que j'attrape donc la dernière grosse pièce du sac : une belle carafe taillée avec un décor doré. Vu comme elle est grosse, je ne pense pas qu'elle ira loin mais je la lance quand même à deux mains aussi fort que je peux. Hélas, elle ne va vraiment pas loin. Heureusement, sa chute est amortie par le crâne d'un zombie. Il s'effondre lorsque le verre lui éclate derrière la tête. Mordant ma lèvre, je me baisse en croisant les doigts pour ne pas avoir attiré l'attention. Le moment est bien choisi car c'est là que j'entends un bruit immonde de chair qui se déchire et le monstre coincé à côté de moi avance de quelques centimètres. En reculant  précipitamment, je finis sur les fesses contre la rambarde de l'autre côté, le cœur battant à toute vitesse. Heureusement la jambe du monstre n'a pas complètement cédée et il n'a avancer que d'une vingtaine de centimètres et j'ai réagi assez vite pour rester hors de sa portée.
Une fois cette frayeur passée, je reviens à mon point d'observation et constate avec soulagement que les zombies continuent de se diriger dans le coin où ont atterrit les verres. Celui qui a reçu la carafe reste à terre, inerte. Sans attendre, j'attrape le sac à dos et fonce aussi rapidement que le permet le minimum de discrétion que j'essaie de garder. Tout se passe sans encombre, jusqu'au rez-de-chaussée où je retrouve Caleb. Une fois arrivé en bas de l'escalier, je le repère près de la porte. Les infectés ne nous prêtent pas la moindre attention, leurs grondements sont si nombreux et forts qu'il est difficile d'entendre quoi que ce soit d'autre mais je rejoins le pillard. Arrivé à sa hauteur, il tente de me dire quelques chose mais c'est peine perdue avec les râles. En roulant encore une fois des yeux, il m'attrape comme d'habitude par le bras et il m'entraine avec lui vers la petite porte par laquelle nous sommes entrés. Après avoir enjambé la barricade de fortune renversée que nous avions installée hier, nous quittons le bâtiment.

La différence de lumière entre l'intérieur et l'extérieur n'est pas énorme vu que le soleil ne s'est pas complètement levé. Nous ne sommes donc pas énormément ébloui lorsque nous passons la porte et respirons l'air de la liberté tant attendu.

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Comme de fait, Alden est réticent, excessivement réticent même… Cela dit mon regard l’intimide à un point tel qu’il se contente de murmurer ses oppositions avec une brièveté qui est révélatrice de sa nervosité. Ultimement, il couine un « D... D'accord, je... j'y v... j'y vais... ».

Du moment que j’ai son approbation (où devrais-je dire, sa résignation…) je me mets à préparer la suite de l’opération. Je prends mon sac à dos et déplace les objets qui s’y trouvent de sorte à libérer la poche principale de son contenu, puis je la remplis d’objets qui m’apparaissent assez gros pour faire du bruit, mais en même temps assez petit pour permettre à Alden de le soulever. Lorsque je juge le poids convenable, je me tourne vers le petit homme et lui passe le sac qu’il enfile de sorte à avoir la pochette principale devant lui puis je m’approche de la porte où je retire les obstacles que j’avais mis pendant que mon compagnon se prépare.

J’ouvre finalement la porte avec délicatesse afin de ne pas faire de bruit, puis mon regard croise celui du jeune homme qui me crie le mot « angoisse » comme s’ils eurent été munis de haut-parleurs, cela dit je ne m’y attarde pas une seconde. Ce n’était pas le temps de se laisser aller à des sentimentalités. Je lui pointe du menton la porte grande ouverte sans rien dire, et il s’engage dès lors avec prudence sur la passerelle.

Je le regarde évoluer sur la passerelle de métal avec une dose non négligeable de stress. Après tout, s’il foirait, je me retrouverais dans la même situation que lui, et sans aucune réserve de nourriture, inutile de dire que personne ne nous envierait…

D’interminables minutes s’écoulent alors que le jeune garçon s’applique à ne pas faire le moindre bruit, ce qu’il arrive à faire et après une première partie à découvert, il disparait de mon champ de vision une fois qu’il eut atteint la rambarde recouverte de plaques métal. Dès lors je ne peux qu’attendre de voir la suite des choses. J’attends avec une certaine angoisse, l’oreille tendue pour essayer de capter le moindre indice qu’Alden a été repéré. Heureusement rien ne semble se produire durant les minutes qui suivent et après un certain temps, je vois la silhouette d’Alden se lever debout et lancer ses premiers projectiles.

Les éclats de verre ricochent et résonnent dans tous les environs. Même avec la distance qui m’en sépare, j’entends bien le son que produit notre diversion et tel qu’espéré, la réaction des zombis ne se fait pas attendre. Les râles se font entendre et ils atteignent un degré de sonorité tel qu’ils envahissent la grande salle de l’atelier très rapidement. C’était ce que j’attendais.

Non sans prendre quelques précautions pour diminuer le son de mes propres pas sur les plaques métalliques des passerelles et des escaliers. Ma tentative n’est qu’en partie couronnée de succès et dans ma précipitation je regarde à peine comment les Z réagissent à ma présence, mais j’arrive tout de même à constater qu’ils ne m’ont pas vu ce qui m’amène enfin à l’escalier menant au  rez-de-chaussée et à la porte qui nous avait permis d’entrer.

En descendant, je vois cinq Z qui sont toujours dans mon champ de vision, deux d’entre eux se dirigent vers l’amoncellement de Z à l’autre bout de l’atelier tandis que trois autres sont toujours dans la zone plane devant laquelle la porte extérieure mène. Évidemment, ils me voient venir et leurs trajectoires changent à l’instant même. Couteau en main, j’accueille le premier d’un vif coup d’estoc qui lui enfonce la lame de mon couteau dans son crâne. Je n’ai pas le temps de le regarder tomber que je dois éviter l’attaque d’un second zombi qui essaie de me tomber dessus avec un élan maladroit, mais j’arrive à éviter ses bras d’une fluide esquive vers la droite et après avoir laissé mon pied gauche dans sa trajectoire, je le fais aisément tombé au sol. Mon esquive me place directement dans la trajectoire d’un troisième zombi que je dois retenir de ma mauvaise main tandis qu’il essaie de me mordre le cou.

Par-dessus son épaule, je vois les deux autres mort-vivants s’approcher rapidement de moi et afin de me positionner plus avantageusement, je repousse l’homme putréfié à deux mains et lui décochent un violent coup de pied dans les rotules ce qui le fait fléchir au sol.

Avec les quelques secondes que je viens de gagner. Je sors de l’étau créer par les deux créatures au sol par un vif mouvement vers la gauche et j’accueille les deux derniers Z d’un coup de couteau entre les deux yeux au fur et à mesure qu’ils arrivent. Mes deux premiers ennemis sont toujours en train de se relever et j’utilise ces quelques secondes pour jeter un regard par la porte grande ouverte et remarque 3 nécrophages en approche dans la cour plane qui nous avait guidés jusqu’ici. C’est signe que la route ne sera peut-être pas libre, mais je m’attendais tout de même à pire que 3 zombis.

Disposant d’un peu de temps, je retourne mon attention aux deux Z les plus proches et leur plantai successivement mon arme dans leurs crânes. Puis, je vérifie la situation des zombis de l’atelier qui ne nous avaient toujours pas remarqués. C’était une chance pour nous, seulement, il me faut toujours attendre Alden. Je le vois courir sur la passerelle pour venir me rejoindre, mais le temps qu’il arrive au rez-de-chaussée, je pouvais jeter un rapide coup d’œil à l’extérieur. Ne serait-ce que pour m’assurer que nous ne quittions pas un piège pour mettre le pied dans un autre.

Je sors la tête pour faire un rapide tour d’horizon et heureusement, mis à part trois autres zombis qui s’approchent de la porte par la droite, il n’y a pas de signes de horde en vue et Alden aurait sans doute le temps de me rejoindre avant qu’ils n’arrivent à la porte.  

Je fais demi-tour, arme en main et attends patiemment l’arrivée du jeune homme qui me rejoints une trentaine de
secondes plus tard.

-Beau travail Alden ça a super bien marché! Lui dis-je, mais je me rends compte qu’il n’a rien compris en voyant son expression incrédule.

Roulant mes yeux, je ne gaspille pas ma salive et à la place je lui saisis le bras afin de l’enjoindre à me suivre.

Lorsqu’on met le pied dehors, je vois les trois Z à ma droite qui ne sont plus qu’à une dizaine de mètres et je m’empresse de faire quelques pas vers la gauche pour mettre un peu de distance, mais je continue à nous faire avancer droit devant et remarque un peu en diagonale une porte de clôture verrouillée. L’avantage, il n’y a aucun barbelé pour nous emmerder cette fois-ci. On s’approche donc rapidement de celle-ci, et une fois à sa hauteur, je fais signe à Alden de monter en lui faisant la courte échelle.

Derrière nous, les 6 Z marchent toujours vers nous et trois d’entre eux ne sont qu’à une vingtaine de mètres, mais Alden avait clairement le temps de passer par-dessus avec un peu d’aide.

Comme de fait, la clôture ne fait pas le poids face, et Alden est presque catapulté au sommet grâce à mon aide. J’essaie de monter à mon tour, mais sans l’aide de mes trois doigts manquants, j’ai de la difficulté à me hisser du premier coup et le garçon me prévient que les zombis s’approchent de moi.

Je me retourne pour leur faire face, et me débarrasse d’eux aisément grâce à la latitude de manœuvre que j’ai pour leur faire des crocs-en-jambe et des coups de couteau. De l’autre côté, de la clôture, Alden ne dit rien, mais j’imagine qu’il n’aime pas particulièrement l’idée de rester seul, et maintenant que nous sommes hors de danger, je me reprends une seconde fois pour escalader la clôture, ce que j’arrive à faire enfin avec un peu de difficulté.

Dès que j’atterris, je repris mon sac à dos qu’Alden avait enlevé et j’enjoins le jeune garçon à me suivre. On prit aussitôt la poudre d’escampette sans demander notre reste.

La luminosité de la journée qui débute nous permet de nous promener sans trop de problème et comme je me souviens approximativement de la disposition des lieux que j’avais vue sur ma carte hier, je supposai que la rue sur laquelle nous étions nous mènerait droit vers la rivière.

Ce fut le cas fort heureusement, bien que la confirmation fut surtout indirecte… En effet, après quelques minutes de jogging, notre duo atteint le croisement de la rue Mulmark et « Edgewater Street », et je savais qu’au-delà de l’autoroute qui se dressait devant nous, il y avait notre porte de sortie qui n’attendait que nous l’empruntions.

Pour l’instant aucun zombi n’était visible, mais je savais pertinemment que ce n’était qu’une question de temps si nous restions ainsi à découvert.

-Bon, maintenant qu’on est sorti de cet enfer, on peut enfin respirer un peu. Dis-je Alden en mettant mes mains sur mes hanches et en inspirant profondément. Super beau travail en passant, nous n’aurions jamais réussi à sortir sans toi. Cela dit, il faut encore qu’on quitte le quartier en retournant sur la rive Est de la rivière. On va pouvoir utiliser la voie des eaux, ça nous évitera des problèmes. J’ai un canot caché contre le rivage et je suis un excellent canoteur, donc on sera vite retourné sur la bonne rive.

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J'avoue que j'avais vraiment peur en pensant à ce qui pourrait nous attendre quand on serait sorti de l'usine mais heureusement,  une grande partie de la horde qui n'était pas rentrée dans l'usine a continué sa route et au final, il ne reste que quelques mort-vivants errant ici et là. Nous traversons l'allée en direction de la clôture.  Le pillard a repéré une porte dans cette dernière. Nous n'avons pas de quoi l'ouvrir mais heureusement, il n'y a pas de barbelés sur cette portion. Arrivés au pied du grillage, Caleb me lâche le bras et place ses mains de façon à me faire la courte échelle. Je pose le pied sur son appui et commence à tendre les mains pour m'accrocher au grillage et me hisser quand je sens soudain l'homme me pousser vers le haut de toutes ses forces. Un cri de surprise m'échappe quand je me retrouve propulsé dans les airs. J'ai tout juste de temps d'agripper le sommet du grillage. Pendant une seconde, je suis complètement pétrifié et reste cramponné à la clôture en tremblant avant me reconcentrer pour me hisser de l'autre côté de la grille.
Après avoir atterris de l'autre côté, je jette un coup d'œil tout autour de moi mais heureusement, il ne semble pas y avoir de zombies. C'est un vrai coup de chance vu le nombres de créatures qu'il y a dans le quartier en ce moment... Mon attention revient donc sur l'homme qui semble avoir quelques difficultés à escalader la grille. Derrière lui, un groupe de monstres s'approche. Bien qu'ils soient lents, la distance se réduit de plus en plus et à ce rythme, le survivant risque de se faire attraper en pleine escalade. Je l'avertis donc :

-Viite ! Ils sont presque sur vous !

La réaction du pillard n'est cependant pas vraiment celle que j'espérais. Il abandonne l'escalade et se retourne pour faire face à ses poursuivants. Je le regarde s'éloigner d'un air désespéré et me retourne pour jeter des coups d'œil inquiets tout autour de moi. La vue est assez dégagée et je peux voir assez loin mais le problème, c'est que je serais aussi repéré de loin. Pour le moment, il n'y a toujours pas de mouvement à l'horizon mais je sens que ça ne va pas durer. Mes yeux alternent entre le combat de Caleb et la surveillance des environs. Je me sens de plus en plus mal à l'aise et finalement, l'inévitable arrive : un groupe de mort-vivants apparait dans mon champ de vision. Ils sont loin mais je n'ai aucune envie d'être vu. Par précaution, je me baisse. Ainsi, j'espère ne pas être repéré le temps que l'homme finisse de se débarrasser de ses adversaires et d'escalader la clôture mais dans cette position, les voitures et autres petits obstacles qui ne me gênaient pas obstruent maintenant mon champ de vue, rendant plus difficile l'inspection des différentes ruelles autour de nous et de ce qui pourrait en sortir.
Quelques instants plus tard, je vois avec soulagement que Caleb a vaincu la dernière créature. Il reprend alors difficilement son escalade. Timidement, j'ose me relever pour jeter un regard vers le groupe d'infectés que j'ai vu sortir d'une ruelle. Par chance, ils ne nous ont pas vu et s'éloignent en zigzagant. Avec un soupir de soulagement, mon attention revient sur le pillard, toujours en difficulté. J'aimerais bien l'aider mais je ne sais pas trop comment je pourrais. Cela dit, il finit tout de même par y arriver et commence à monter. J'en profite pour faire une dernière vérification des alentours tout en restant vigilant vis-à-vis du groupe qui s'éloigne. Nous ne sommes pas tout à fait hors de leur vue. La voie est sinon libre ! Le survivant atterrit à côté de moi un instant plus tard et me reprend le sac avant de se diriger, heureusement, dans la direction opposée des monstres. Je grimace cependant en le voyant commencer à courir. Il trotte plus qu'il ne court mais ses jambes sont plus grandes que les miennes et chacun de ses pas couvre moitié plus de distance que les miens. Je suis donc obligé de courir  rapidement pour ne pas être distancé. Avec difficultés, j'arrive cependant à rester à son niveau mais je suis trop pris par l'effort pour chercher des points de repère autour de moi. La course dure quelques minutes et nous mène jusqu'à un croisement. Caleb s'arrête alors et se tourne vers moi.

-Bon, maintenant qu’on est sorti de cet enfer, on peut enfin respirer un peu. Super beau travail en passant, nous n’aurions jamais réussi à sortir sans toi. Cela dit, il faut encore qu’on quitte le quartier en retournant sur la rive Est de la rivière. On va pouvoir utiliser la voie des eaux, ça nous évitera des problèmes. J’ai un canot caché contre le rivage et je suis un excellent canoteur, donc on sera vite retourné sur la bonne rive.

Je fixe mon compagnon d'un air légèrement ahuri pendant une seconde. Pour la première fois, il venait d'être sympathique avec moi. Je souris d'un air à la fois fier et un peu gêné. Je sens mes joues rougir comme à chaque fois qu'on me fait un compliment. Plus encore, je commence à me dire qu'on est bientôt sorti d'affaire ! Si ça se trouve, je dormirai avec les autres dans notre abri ce soir ?!
Rien que d'y  penser, mon sourire s'élargit. J'ai bien hâte d'en finir avec cette exploration de quartier. L'homme à côté de moi évalue les différents chemins que nous pouvons prendre. J'en profite pour regarder tout autour de nous en cherchant des repères ou un détail qui me serait familier mais sans succès. Il n'y a que des maisons, quelques voitures en mauvais état et des ordures qui trainent. Je remarque d'ailleurs avec un peu d'amusement l'emballage d'un sac de noix un peu comme celui que Caleb m'a donné la veille. Je regrette rapidement cela dit car repenser à cela réveille ma faim qui n'avait pas eu le temps de se manifester entre la somnolence qui a persisté après mon réveil et l'adrénaline de la fuite. Je sors le sachet de ma poche. Je le regarde avec déception en voyant le peu qu'il reste dedans. Normalement, ça aurait suffit à me caler pour la matinée mais je n'ai presque rien mangé hier et après tout ce qui est arrivé, je me suis vraiment dépensé. Caleb doit avoir faim aussi. Ce sac ne nous suffira même pas pour ce matin. Timidement, je me tourne vers lui :

-Euh... Son regard revient immédiatement sur moi. Je déglutis avant de reprendre : Si on doit encore passer la rivière et traverser une partie du sud de la ville, on devrait peut-être trouver de quoi manger, non ?

L'idée de repousser la traversée de la rivière ne semble pas l'enchanter mais il a tout de même l'air d'accord. En même temps, je n'ai jamais navigué sur un canot mais ça doit être aussi difficile que la nage. Il vaut mieux ne pas se lancer dans un effort comme ça le ventre vide. Je commence alors à réfléchir mais étant donné que le quartier m'est inconnu, je ne sais pas trop par où commencer. J'adorerai avoir encore le chocolat que j'avais trouvé hier.

Mes yeux s'écarquillent soudain. On ne doit pas être trop loin de la maison où j'ai perdu mes barres chocolatées ! Il doit encore y avoir moyen d'y aller ! Vu comme le chocolat est devenu rare ces temps-ci, ce serait dommage de le laisser comme ça !
Ma réaction soudaine n'a pas échappé au pillard et il me questionne pour savoir ce à quoi je pense. Sur le coup, j'hésite un peu. Je n'ose pas lui demander de retourner la-bas pour récupérer mon chocolat... Il commence tout juste à être sympathique et à me prendre au sérieux. Je ne veux pas tout gâcher pour ma gourmandise. Mais j'ai vraiment envie de récupérer ma prise miracle... Une idée me vient alors :

-La maison où on s'est rencontré hier. Elle... elle était barricadée non ? C'est que des survivants si cachaient. Ils euh,... ils ont probablement du rassembler la nourriture qu'ils ont pu trouver là-bas ! Vous... Qu'est-ce que vous en dites ?

Ma voix hésitante au début alors que j'improvisais est devenue plus assurée. J'attends la réaction de mon compagnon en croisant les doigts pour que mon argument l'ait convaincu...

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À sa mine d’agréable surprise, je déduis aisément qu’il est pris de court de me voir si reconnaissant envers son aide. Je n’ajoute rien qui pourrait briser sa petite satisfaction, mais je me dis tout de même à moi-même avec un soupir à peine contenu.

Don’t get used to it kid…

Sur ce mon esprit se mis déjà à se concentrer sur la suite de notre route en espérant trouver rapidement le canot qui nous ramènerait à bon port, mais avant que je reprenne ma route, je remarquai le subtil mouvement d’Alden alors qui levait sa tête vers moi

-Euh...Si on doit encore passer la rivière et traverser une partie du sud de la ville, on devrait peut-être trouver de quoi manger, non ?

Sur ce, il n’avait pas totalement tort. J’avais une faim de loup et j’engouffrai aussitôt le reste de mon sac de noix en me rappelant qu’il m’en restait un peu dans mes poches. Cependant, j’avais tout de même en tête de retourner sur la rive sud de Salem avec laquelle j’étais plus familier avant de recommencer à chercher quelque chose à manger. Qui plus est, je me sentirais vraiment plus en sécurité du bon côté de la rivière et je rechignais à l’idée de retarder notre départ plus que nécessaire.

Une lueur traversa soudainement les yeux du garçon alors qu’une idée venait de lui passer par l'esprit. Sur le coup, il sembla peu enclin à la partager, mais il se lança tout de même.

-La maison où on s'est rencontré hier. Elle... elle était barricadée non ? C'est que des survivants si cachaient. Ils euh,... ils ont probablement du rassembler la nourriture qu'ils ont pu trouver là-bas ! Vous... Qu'est-ce que vous en dites ?

La maison que j’avais visité n’était pas barricadée, pas plus qu’elle paraissait prometteuse d’un point de vue « pillage », mais il ne pouvait le savoir puisqu’il n’avait pas eu l’opportunité d’en faire le tour comme moi. Par conséquent, la raison pour laquelle il ramenait cette maison spécifique à mon attention semblait être liée à la gêne qui se manifestait dans ses traits…

Je me remémorai brièvement notre rencontre houleuse et il me fallut peu de temps pour comprendre pourquoi cette maison lui tenait particulièrement à cœur.

Putain, du chocolat… Sérieux?!

Ce n’était pas le moment d’aller risquer nos cous à nouveau. Nous venions tout juste de sortir du quartier ouest et je ne voyais pas pourquoi on devait y retourner. Cependant, ma fatigue était réelle, et j’ignorais pour l’instant quand j’arriverai à notre planque. Je n’avais donc aucune certitude d’avoir un bon repas ce soir… Cet état de fait jouait définitivement en sa faveur

Je secoue la tête avec désapprobation, mais prends tout de même le temps de mettre un genou à terre pour sortir ma carte et vérifier rapidement la localisation de l’intersection à laquelle ladite maison se trouvait. Je me souvenais très bien qu'elle se situait au croisement de la rue Ruge et Gerth, et après une estimation rapide, je trouvai aisément son emplacement et évaluai que dans les faits, nous étions en ce moment à 5 minutes de là tout au plus.

Je grimaçai d’hésitation quelques secondes en jaugeant si le risque en valait la chandelle…

C’est vraiment proche… Si jamais ça foire, il y a toujours manière de rejoindre le canot si on court vite pour éviter un danger. Décidais-je en rangeant ma carte avec détermination.

Sans rien dire de plus, je me mis en route vers le quartier en faisant signe à Alden de m’accompagner avec ma bonne main. il sembla visiblement pris de court par mon manque de réponse, mais je n’étais pas très intéressé à faire la conversation en sachant que nous pouvions possiblement retourner dans la gueule du loup. Je comptais rester très attentif tout au long de notre courte marche afin d’éviter d’être surpris.

Heureusement pour nous, notre petite trotte fut très vite terminée. Il y eut bien quelques zombis pour nous barrer la route, mais rien qui présageait une horde aussi populeuse que celle qui nous avait emprisonnés dans la verrerie hier. Lorsqu’on arriva devant la vieille bicoque miteuse de la veille, je m’approchai de la porte, puis je l’ouvris rapidement pour vérifier d’un coup d’œil s’il n’y avait pas de morts-vivants cachés à l’intérieur, et voyant que la voie était libre, je fis un signe de tête à Alden pour qu’il s’empresse d’aller chercher les barres de chocolat qui était toujours étalée sur le plancher près de l'entrée.

Une fois qu’il les eut récupérés, je le laissai passer devant moi avant de lui emboîter le pas et de réemprunter le chemin inverse en direction de la rivière. Alden avait eu de la chance que je lui mette la main au collet alors que nous étions si proches de notre échappatoire, si nous avions été plus loin, j’aurais sans aucun doute abandonné son chocolat à pourrir sur place plutôt que de risquer une nouvelle excursion dans le quartier ouest.

Après quelques minutes, nous arrivâmes sur la rive qu’on longea avec prudence. Bien que la zone semblait déserte. Je savais d'expérience qu’il pouvait y avoir des zombis tapis dans les eaux peu profondes de ce genre de rivière. Submergé après que leurs pieds se furent enlisés dans la vase. En l’ayant traversé hier, j'étais à peu près sûr que ce danger était minime puisque je n’avais eu aucune difficulté à ce propos, mais comme le courant semblait relativement fort, il était pratiquement certain que nous n’accosterions pas dans la même zone que celle par laquelle j’étais parti hier. Je ne devais donc pas prendre pour acquis que notre point d’arrivée serait aussi sécuritaire qu’il ne l’avait été hier.

Il me fallut quelque temps, mais j’arrivai enfin à retrouver le canot que j’avais caché la veille pour empêcher que des opportunistes profitent de mon nouveau moyen de locomotion pour traverser à mon insu. Heureusement, notre petite embarcation était toujours dans l’eau, attachée à un arbre près de la rive et camouflée par de nombreuses branches.

Le temps de retirer le tout avec l’aide d’Alden, une dizaine de minutes s'écoula avant que le canot soit prêt à partir. Cependant, ayant un court moment de répit, je me tournai vers mon jeune compagnon qui était resté anormalement tranquille depuis les dernières minutes. Mon masque stoïque jouant sans doute un rôle à ce sujet…

-Sors donc ces barres de chocolat, après ce que nous avons vécu depuis hier soir, on mérite bien d’avoir un petit repas gastronomique.

Ce petit en-cas fut très agréable. Le chocolat était une denrée rare que je n’avais pas eu la possibilité de profiter depuis des années maintenant et même si je ne comptais pas l’avouer à Alden, je ne regrettais pas la décision d’avoir été cherché cette gâterie. Comment avais-je pu être assez bête pour laisser ça au sol lorsque j’avais fouillé les poches d’Alden…?!

Après avoir légèrement comblé nos estomacs, j’invitai Alden à prendre place à l’intérieur, puis je pris un court élan afin de permettre au canot de s’avancer davantage au cœur de la rivière. Le temps était clément, et le vent qui soufflait avec une force gênant hier dans la journée s’était amoindri, si bien qu’il était beaucoup plus facile de manipuler mon canot grâce à l’absence de vaguelettes.

La traversée dura une dizaine de minutes, et même si nous dérivâmes du point d’origine par lequel nous avions larguez les amarres, on atteint à notre plus grand soulagement la rive du quartier sud sans problèmes. Le temps de débarquer et de camoufler le bateau à nouveau, on se remit à marcher en direction de la zone résidentielle avoisinante.

Lorsqu’on eut rejoint les limites des premières agglomérations, je m’arrêtai et demandai à Alden la question qui devait sans aucun doute lui trotter l’esprit également.

-Maintenant qu’on est enfin de retour du bon côté de la rivière, il faut retourner à nos planques respectives. Sais-tu comment faire pour rentrer chez toi à partir d’ici?

J’espérais tellement qu’il dise oui afin de pouvoir retourner à mon refuge le plus vite possible, mais j'avais la curieuse impression qu’il n’avait pas vraiment d’idée de l’endroit où aller…
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Je reste en retrait sur le seuil de la maison pendant que Caleb ouvre la porte et jette un œil à l'intérieur pour vérifier qu'aucun mort-vivant ne soit entré quand la horde s'est réunie ici hier. Le trajet jusqu'ici n'a pas été aussi difficile que ce que je craignais. Il y avait quelques créatures qui se montraient de temps à autre mais heureusement, aucun signe du troupeau qui nous a coincés dans l'usine.
Après quelques secondes, le pillard se retourne vers moi et me fait signe d'entrer. J'avance, la gorge nouée en me demandant dans quel état je vais retrouver mes barres chocolatées. Arrivé dans l'encadrement de la porte, mon visage s'illumine en les voyant en vrac sur le sol, intacts. Je me précipite sur elles, m'accroupis à leur niveau et commence à les rassembler dans mes mains avant de les mettre dans la poche ventrale du pull. Une fois mon butin récupéré, mon regard revient sur l'homme resté sur le pas de la porte. Il me regarde avec une expression incrédule. Je sens mes joues rougir en devinant qu'il a compris la vraie raison pour laquelle j'ai demandé à ce qu'on revienne ici. Cherchant à sauver l'illusion, je commence à regarder tout autour de moi pour voir si je repère un éventuel garde-manger. Mes yeux se posent alors sur le salon. Sur le fauteuil où j'ai été interrogé hier lorsque le pillard m'a attrapé.
Rien que de repenser à ce moment, mon cœur se serre et la peur remonte en moi. Je palis en ramenant mon regard vers Caleb. Je commence à me dire que c'était une mauvaise idée de revenir là. Les souvenirs que j'ai ici sont encore trop frais, trop effrayant. Moi qui commençais à m'habituer à la compagnie de l'homme et a être un peu plus détendu avec lui, il me glace le sang à nouveau. Lorsque ses yeux froids reviennent sur moi, je recule d'un pas, confus. Je veux partir d'ici. Cette maison me fiche la chair de poule. Tant pis s'il y a encore de la nourriture ici. Je veux m'en aller...
Le pillard doit avoir remarqué mon visage paniqué puisqu'il me fais signe de sortir pour que nous retournions chercher son canot. Malgré la peur qui me tient toujours, je suis soulagé de ne pas rester plus longtemps ici. Je me dirige rapidement dehors. Le stress monte de plus en plus en moi à mesure que j'approche de Caleb. Je baisse la tête lorsque je passe à côté de lui pour qu'il ne voit pas les larmes qui me montent aux yeux.

Nous revenons assez facilement sur la rive. L'air frais me fait du bien. À mesure que l'on s'éloigne de la maison, je commence à me sentir mieux. Mon corps tremble de moins en moins et mon cœur revient à un rythme à peu près normal. En revanche, sentir la présence de l'adulte derrière moi me met toujours assez mal à l'aise. Je n'ose pas trop le regarder. Bien qu'il ne soit plus agressif avec moi, je n'arrive plus à m'enlever le souvenir de notre rencontre de la tête.
Je sursaute lorsque je sens la main du pillard se poser sur mon épaule, me tirant brusquement de mes pensées. Il m'annonce que son canot n'est plus très loin et qu'il va passer devant.  Je recule en hochant la tête, en silence. Ma gorge reste nouée et je n'ose rien dire pendant que nous suivons le bord de la rivière. Au bout d'une dizaine de minutes, Caleb repère quelque chose et accélère. J'ai d'abord un peu de mal à comprendre pourquoi il court vers un amas de branches mais je comprends vite en le voyant les repousser pour dévoiler un petit bateau. Il me fais signe de venir l'aider, ce que je fais sans rechigner, de peur de l'énerver. Une part de moi est en même temps assez intriguée par cette embarcation. Depuis que je suis en Amérique, je n'ai jamais eu à traverser de l'eau et c'est la première fois que je vois un bateau d'aussi près. Je me dépêche de retirer les branches qui le cachent. Une fois fini, je recule un peu pour admirer le canot. C'est amusant qu'il soit peint comme ça en blanc et vert. Son propriétaire se retourne vers moi avec un léger sourire et me lance légèrement :

-Sors donc ces barres de chocolat, après ce que nous avons vécu depuis hier soir, on mérite bien d’avoir un petit repas gastronomique.

Je reste figé de surprise un instant. À force de repasser mes mauvais souvenirs de la veille, j'en avais presque oublié la légère sympathie qui s'était installée après notre plan pour s'évader de l'usine. En regardant un peu, il n'y a aucun signe d'agressivité chez lui. Il semble même plutôt détendu. On dirait que je me faisais peur tout seul au final. En soupirant de soulagement, je fouille dans la poche du pull et en sort les barres chocolatées.
Je me régale en mangeant les sucreries.  Après tout ce qui est arrivé depuis hier, j'ai le ventre vide et bizarrement, j'ai l'impression que la faim rend le gout du chocolat encore meilleur. Nous nous partageons une dizaine de barres et je ne peux retenir une moue triste lorsque je prends la dernière de ma moitié. Je n'ai pas vu filer les autres... Bien que je meure d'envie de la manger aussi, je me force à la ranger presque à contrecœur dans ma poche. Je ne sais pas quand je retrouverais du chocolat. Ça pourrait être bien d'en garder un peu, au cas où. Comme une petite réserve secrète pour les mauvais jours.
Mon compagnon ne se prive pas de manger la dernière et j'ai bien envie de suivre son exemple. Avoir en plus en bouche le gout des autres barres renforce cette envie mais heureusement, il finit rapidement et me dit d'aller m'installer dans le canot. Mon intérêt pour la petite embarcation revient immédiatement et balaye vite le chocolat de mes pensées.

Maladroitement, je me hisse dans le bateau. Il tangue tellement que je manque de tomber dans l'eau en entrant. Je me dépêche de m'asseoir et regarde comment le propriétaire du canot s'y prend pour le propulser loin du bord. Je m'agrippe au bord de surprise en sentant le bateau s'agiter à cause du mouvement de l'eau. Il reste cependant assez stable et  prudemment, je lâche la rambarde pour profiter un peu du rythme auquel le bateau vacille sur l'eau. Je trouve ça assez bizarre mais finalement, j'adore cette sensation.

À côté, Caleb prend une sorte de double-rame qui est posé au fond du canot et se met à ramer pour faire avancer le bateau. À chaque fois qu'il donne un coup dans l'eau, je sens l'embarcation avancer un peu sur l'eau et de petite vaguelettes se forment à la base de notre canot. Je regarde l'homme avec attention, en analysant tout ses mouvements et en essayant de comprendre comment il s'y prend pour diriger le navire. Au bout de quelques minutes, je crois deviner comment ça marche. Je détourne un peu le regard pour regarder autour de nous.
Le petit bateau est à peu près à la moitié de la rivière. Il avance à un bon rythme. Pour une fois depuis des semaines, je me sens tranquille et bien en sécurité. Les mort-vivants ne savent pas nager et ne viendront pas nous chercher sur ce canot. Il n'y a quasiment pas de bruit à part le son régulier de la rame qui s'enfonce et sort de l'eau. La rivière est tellement calme. Je crois que je pourrais rester des heures ici. Je me penche un peu au-dessus du bord et trempe le bout de mes doigt dans l'eau froide. Des petites vaguelettes comme celles qui se forment à la base du canot se forment autour d'eux. Je regarde le spectacle en écarquillant encore un peu plus les yeux jusqu'à ce que le navigateur me dise d'arrêter de me pencher au dessus du bateau car il y avait probablement des créatures au fond de l'eau. L'avertissement me fait l'effet d'une douche froide. Je sors immédiatement ma main et je reprends ma position dans le bateau, la mine et les épaules basses. Soudainement, je me sens envahi par un cafard. Pendant un instant, j'étais si heureux et tellement fasciné par toute ces choses que j'en avais oublié le monde tel qu'il est aujourd'hui.
La joie de la traversée en prend à nouveau un coup lorsque je m'aperçois que nous ne sommes plus qu'à quelques mètres du bord. C'est passé si vite... J'aurais vraiment adoré en profiter un peu plus.

Lorsque nous arrivons, mon compagnon descend le premier et attache le canot à un arbre sur le bord de la rivière avant de me faire descendre. Je quitte à contrecœur le bateau et aide à le dissimuler avec des branches. Une fois que notre camouflage convient à Caleb, nous quittons l'embarcation et nous nous dirigeons vers la ville. Après quelques minutes, nous arrivons dans une zone résidentielle, je jette un regard dans toutes les directions mais l'endroit ne me dit rien. C'est bizarre. Pourtant j'ai visité une bonne partie de ce quartier. Je le connais pratiquement en entier ! Si seulement j'avais ma carte...
Je continue de chercher  des détails qui me permettrait de me repérer pendant que nous avançons. Au moins, tant que je ne suis pas seul, tout va bien. Comme si il lisait dans mes pensées cependant, l'homme me demande :

-Maintenant qu’on est enfin de retour du bon côté de la rivière, il faut retourner à nos planques respectives. Sais-tu comment faire pour rentrer chez toi à partir d’ici?

Je tourne la tête d'un air légèrement ahuri en l'entendant parler de se séparer. Je savais que nous allions nous quitter une fois dans le sud de la ville mais je ne pensais pas que nous allions nous quitter si vite... Une étincelle de panique apparait dans mon regard. Je ne sais pas du tout dans quel coin du quartier sud je suis. Je ne veux pas me retrouver seul maintenant. Pas tout de suite... Je bredouille alors :

-Euh, je... euh, oui je crois que c'est... euh... finalement, je baisse la tête et finis par avouer honteusement : Non, je.. Je ne reconnais pas ce coin. Vous... vous voudriez bien euh.. enfin... vous seriez d'accord de rester encore un peu av... avec m... moi ?

J'entends un nouveau soupir de mon camarade. Il continue d'avancer mais me fais signe de le suivre. Un sourire de soulagement se dessine sur mon visage. Je lui emboite le pas. Il commence alors à me poser quelques question sur des endroits dans le quartier sud d'où je saurais me repérer pour rentrer chez moi.  Au final, il me propose de me laisser devant un gymnase qui, si je ne me trompe pas, est à un quart d'heure de marche de l'abri de mon groupe. J'accepte avec plaisir.

Notre marche à travers le quartier sud est assez difficile. Il n'y a pas énormément de monstres mais ils sont répartis dans tous les coins du quartier. Je regrette d'autant plus la traversée paisible de la rivière. Nous avançons baissés et le plus discrètement possible même si quelques fois, nous avons eu besoin du couteau de Caleb lorsque quelques créatures nous ont bloqué le passage. Au final, après une bonne heure et demi de marche à un rythme soutenu, nous arrivons devant le gymnase. Déjà depuis quelques rues, j'avais retrouvé mes repères mais je suis heureux de le voir. Je vais enfin pouvoir rentrer me mettre à l'abri. Pourtant, je suis un peu triste au fond. Même s'il a un mauvais caractère, je commençais à apprécier la compagnie de Caleb. Il m'a bien sorti d'affaire au final. Je ne cache pas ma moue déçue quand il annonce qu'il va me laisser pour rejoindre son groupe. J'ai envie de lui proposer de nous rejoindre mais je sais très bien qu'il ne voudrait pas et je ne sais même pas comment les autres réagiraient. Pendant une seconde, un silence gêné flotte dans les airs. Finalement, j'enlève le pull et le tend à mon compagnon d'infortune.

-Tenez, je vous le rends. Et euh... Merci. Merci beaucoup de m'avoir aidé à retrouver mon groupe !

La séparation ne dure pas. Nous partons chacun dans une direction différente. Je me retourne plusieurs fois pour voir le survivant s'éloigner. C'est vraiment dommage que ça finisse comme ça... Lorsqu'il tourne derrière une maison, il sort définitivement de mon champs de vision. Par réflexe, je jette encore quelques regards en arrière avant de presser le pas, poussé par la hâte de retrouver les autres.
Le coin est toujours infesté de monstres mais ils ne sont pas très actifs et j'arrive à me glisser sans être vu. Finalement, j'arrive dans la rue où se situe l'épicerie qui nous sert de planque. Une boule se forme dans mon ventre. J'espère les retrouver sains et saufs, j'espère qu'ils n'ont pas changé de cachettes. Je me détend finalement quand, arrivé à une centaine de mètres, je vois un homme du groupe ouvrir la porte. Il me fixe d'un air ahuri. Comme s'il ne croyait pas ce qu'il voyait. Un large sourire illumine mon visage. Au final, cette expédition se termine plutôt bien. J'ai découvert une partie du quartier ouest, j'ai rencontré quelqu'un et il me reste une.... Minute !

Ma main fouille frénétiquement mes poches de veste, puis de pantalon. Je me retourne en arrière, livide. Quel idiot ! J'ai laissé ma dernière barre chocolatée dans la poche du pull ! Mes épaules s'affaissent... C'est vraiment pas juste !

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Comme de fait, la mine apeurée et hésitante de mon jeune compagnon trahit par elle-même l’aveu qu’il énonça d’une voix honteuse.

Putain… Pensais-je en inspirant profondément de lassitude. Évidemment, rien ne pouvait être simple.

Sans lui répondre directement, je ne fis que reprendre mon pas en lui faisant signe de ma bonne main de me suivre. Il ne se fit pas prier et me joignit aussitôt avec un air jovial qui n’échappa pas à mon attention. Pour ma part, je ne fais pas l’effort de garder des traits agréables, et mon visage concerne une expression neutre et stoïque qui ne semble pas plaire à Alden puisqu’il reste silencieux un long moment.

Étant maintenant près du cœur du quartier, je m’enquis auprès d’Alden pour savoir s’il y aurait une manière de trouver un point de repère qui lui permettrait de retrouver son chemin. Je ne connaissais moi-même pas ce quartier aussi bien que je le voudrais, mais j’avais néanmoins quelques idées d’endroits suffisamment grands ou remarquables pour que le jeune homme ait pu les remarquer par lui-même.

Malheureusement pour moi, il n’avait pas menti lorsqu’il disait que son groupe et lui était arrivé à Salem il y a quelques semaines. Il connaissait assez peu les environs et notre parcours est ponctué par des questions que j’enfilai une à la suite des autres d’un timbre de plus en plus sec et expéditif. C’est bien entendu lorsque j’avais la possibilité de lui en poser puisque le quartier n’était pas désert, ni totalement praticable. Des groupuscules de zombis erraient un peu partout et rendirent tout déplacement plus compliqué puisqu’il nous fallut jouer de discrétion et de détour pour arriver au seul point de repère qu’Alden reconnu, le gymnase d’une école que j’avais déjà aperçu dans mes randonnées.

À l’approche de l’endroit, je pris tout de même la peine de faire un rapide tour d’horizon pour m’assurer qu’Alden ne serait pas dans un danger immédiat et après mon inspection je m’arrêtai au milieu de la rue où nous étions avant de lui faire volte-face.

-Bon, je crois que ça te suffira. Si tu te dépêches, tu devrais rejoindre tes amis dans le temps de le dire. Reste tranquille, joue de sûreté et fais-toi petit. Il ne devrait pas y avoir de hordes assez grandes pour obstruer ta progression.

Je regardai le jeune homme avec la même intensité qui habitait mon regard en temps normal. Mes iris d’aciers leur donnaient cet effet perçant presque continuellement et même si je ne cherchais pas à être particulièrement imposant ou intimidant, Alden avait de la difficulté à soutenir mon regard. Je le regardai d’un haut un court instant pendant qu’un silence inconfortable s’installait. À l’approche de la fin de cette aventure, je ne pouvais nier que malgré les exaspérations que j’avais ressenties à son égard, ce n’était ultimement pas de la faute d’Alden. Il avait été simplement au mauvais endroit au mauvais moment, peut-être avais-je été trop rude à son égard… Enfin je ne pouvais pas dire qu’il allait me manquer, mais j’espérais quand même qu’il se rendrait sain et sauf à sa planque.

Après un court instant, quelque chose sembla traverser l’esprit du jeune homme et il retira précipitamment mon pull trop grand pour me le rendre.

-Tenez, je vous le rends. Et euh... Merci. Merci beaucoup de m'avoir aidé à retrouver mon groupe!

Je ne lui répondis pas, mais je hochai de la tête gravement en reprenant mon pull et lui faisant un petit signe d’au revoir de ma bonne main avant de faire moi-même demi-tour.

Du point où je me trouvais, il me restais peut-être qu’une heure de marche que j’accomplis sans trop de peine. Heureusement, n’ayant plus à babysitter un jeune garçon craintif, mon parcours se fait nettement plus rapidement et bien assez vite je me retrouvai devant le petit boisé qui séparait notre planque de la zone résidentielle la plus proche. Je franchis la courte distance sans trop de peine et lorsque j’arrivai à l’orée du bois, mes yeux remarquèrent un objet qui tomba d’une des poches du pull que je tenais toujours entre mes mains.

Surpris, je m’arrêtai pour me pencher vers l’objet rectangulaire que je reconnus aussitôt…

Ah ben ça… Le pauvre doit s’en mordre les doigts actuellement!

Sans me gêner, je m’emparai aussitôt de la barre chocolatée que je dévorai avec appétit sans accorder ne serait-ce qu’une arrière-pensée de culpabilité pour le jeune homme.

Fin du RP pour Caleb
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Il faut savoir se perdre pour un temps si l'on veut apprendre...
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