Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
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A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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 Knife and Stone ain't enough

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Premiers Pas


John Kilingan se déplaçait rapidement dans les couloirs du QG des Offsprings à la recherche d'une nouvelle arrivante. Il ne l'avait encore jamais rencontré mais on lui en avait fait une rapide description. Après cinq minutes à demander si quelqu'un avait croisé une jeune fille correspondant à cette description il fût enfin orienté vers le bon endroit.

Elle était entrain de flâner dans le hall principal. Nouvelle arrivante, elle n'avait encore aucune tâche assignée et se retrouvait désœuvrée. John fit signe à la jeune femme d'approcher, ce qu'elle fit après une légère hésitation.
-Bonjour Abby, je m'appelle John, je dois partir en expédition d'ici une bonne demi-heure. Il est temps que tu découvre comment fonctionne les Offsprings. Considère moi comme ton tuteur. Une fois notre mission menée à bien tu seras intégrée au roulement des expéditions, si je t'en juge capable. Je te laisse préparer tes affaires et je te retrouve à la sortie du QG. Je t'expliquerai les détails en route. Nous partons à quatre au total, c'est une simple mission de récupération. On ne s'éloigne pas beaucoup, prend donc seulement le nécessaire vital.

Ayant obtenue une réponse par un hochement de tête réflexe d'Abby il repart dans l'autre sens sans lui laisser le temps de parler.

De son côté Karl Van Hoof n'a aucun mal a repérer l'armoire à glace qu'est Warren dans la cafétéria. Cela dit Warren a encore un peu de travail pour égaler le membre des Offsprings qui lui rend bien 10 cm et une vingtaine de kilo.
C'est avec un fort accent allemand qu'il débite brutalement son message sans se présenter.

-J'ai besoin de toi pour jouer les gros bras avec moi sur une expédition. On part dans 30min. Je te retrouve à l'entrée du QG. Prend juste le nécessaire.

Il tourne les talons sans attendre de réponse et plante là Warren.


HRP :
Informations:
 

Je posterai à votre suite une fois vos premier posts effectués.

Bon courage,
And remember : The World is cursed but you still find reasons to keep living.
Vous en aurez besoin  Twisted Evil  

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Dernière édition par Curse le Sam 21 Jan - 19:38, édité 1 fois
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Désœuvrée, Abby errait dans le hall du QG des offsprings. Elle avait débarqué quelques jours auparavant, et un bon nombre d'heure à dormir et reprendre des forces. Mais depuis la veille elle avait plus que récupéré, et se retrouver enfermée à ne rien avoir à faire de ses journées la mettait quelques peu sur les nerfs. Elle ne connaissait personne. En même temps, elle n'avait pas vraiment fait l'effort de se lier à quiconque, et elle s'ennuyait ferme. Sans dire qu'elle regrettait son errance, elle manquait quelque peu d'adrénaline.
L'homme qui s'approcha d'elle la fit légèrement sursauter, et elle n'eut pas le temps de répondre quoi que ce soit à son discours qu'il avait déjà tourner les talons. A peine le temps d'acquiescer, plus par réflexe que réelle conviction qu'elle se retrouvait seule. Elle haussa les épaules. Après tout, sortir était ce qu'elle voulait, et pour ce qui était de rassembler ses affaires... Ça ne pouvait guère être très long. Elle avait dut laisser son arc à son arrivée et tout ce qui lui restait était le couteau qu'elle portait à la ceinture et la boussole qui pendait à un lien autour de son cou. Pour le reste, elle ne possédait... rien. Enfin, si mais pas grand chose.


Elle se contenta donc, sans se presser, de retourner à son casier, de l'ouvrir et de sortir la veste de cuir qu'elle avait trouvé au gré de ses péréfrination. Elle était usée et pratiquement déchirée, mais elle se voyait mal sortir avec juste un t-shirt sur le dos. Elle la referma d'un geste sec, tressa rapidement ses cheveux pour ne pas qu'ils la gênent, et se dirigea vers la sortie du QG.


Le soleil brillait à l'extérieur, et elle plissa les yeux pour se protéger de la soudaine luminosité. Pendant quelques instants, sa vision se trouble, puis, enfin, elle voit net. La poussière, et la désolation. L'activité autour d'elle lui fait l'effet d'un léger bourdonnement, et elle s'adosse au mur en attendant d'être rejointe par les trois autres membres des offsprings. Comment il avait dit qu'il s'appelait, le mec de tout à l'heure ? John. Elle tente d'imprimer son nom et se plonge dans ses pensées. Il faudrait qu'elle trouve plus de matériel pour l'avenir. Au moins un sac à dos et une gourde, ce serait pas mal. La, ça va qu'ils ne doivent pas partir longtemps, mais, si elle est amenée à devoir s'aventurer à l'extérieur plus longtemps, le peu qu'elle a deviendra vite trop léger. Et il faudra qu'elle s'intéresse à comment pouvoir avoir accès à une arme pour les missions. Elle aurait du le demander à John tout à l'heure. Mais elle n'y a pas pensé. Elle soupire devant son incapacité soudaine et attends encore un peu. Vu le peu de préparatif qu'elle avait à faire elle n'est pas en retard.


Dès qu'elle entend des bruits de pas provenant de l'intérieur du bâtiment et qui s'arrête juste après la porte, elle se retourne.
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Engage-toi chez les Offsprings, qu'il m'avait dit, Phil. Y'a de la bouffe et de l'action pour tout le monde, qu'il m'avait dit. Tu parles. Y m'font pas confiance ou quoi ? Pourquoi on m'a rien donné d'autre à faire que couper du bois et ronger mon frein ? Et même pas une petite attaque pour se dégourdir les poings...

Alors quand l'autre mastoc débarque dans la cafèt, évidemment, je saute sur mes pieds. J'en aurais presque fait tomber le vieux gobelet en étain avec lequel j'étais en train de remplir mon estomac et le temps qui passe. Je jette un œil au bonhomme... Ah ouais. J'ai déjà pas franchement une gueule de porte-bonheur, mais alors lui à mon avis, s'il sourit trop fort, il se fracture la mâchoire.
Et voilà qu'il se barre déjà. Du coup c'est plus pour moi que pour lui, mais je marmonne quand même quelques mots dans ma barbe, souvenir du peu d'allemand dont je connais la signification.

« Jawohl, Herr Hauptmann. »

Merci les vieux films de guerre sur le thème de 39-45.

Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai une expédition à préparer. Je commence par aller me débarrasser du superflu, tant il est vrai que s'isoler derrière un buisson en plein territoire ennemi est une opération ô combien délicate et inutilement risquée. Après, ça prévient pas toujours, hein, mais tant qu'à avoir le temps de se préparer, autant vider tout ce qui doit l'être...

Chemin faisant vers les quelques petits mètres carrés dévolu à mon utilisation exclusive, je connecte quelques neurones. Prendre juste le nécessaire implique certainement que l'expédition ne sera pas longue, à moins que Hans Grosteuton ne s'occupe lui-même de rassembler les affaires de camping tel un fier touriste allemand. Dur de l'imaginer en sandales, surtout avec les chaussettes. Pourtant ce serait chouette, on ferait un feu de camp, on sortirait les guitares... D'ailleurs, ça fait tellement longtemps que j'ai pas gratté quelques accords. Pas que j'ai vraiment été bon musicien, mais... Mes pensées s'égarent.
Devant le peu d'affaires qui m'appartiennent personnellement, je n'hésite pas avant d'empoigner ma fidèle herminette, puis je lance un regard songeur en direction de ma caisse à outils. Une petite pince coupante, comme ça, pour la route ? Au cas où, quoi. Hum... Non. Il avait qu'à me donner plus de détails. Ce genre de matos est précieux, je prends pas le risque de le perdre bêtement.
Du coup mon sac à dos est vide, mais ça peut toujours servir d'avoir un contenant. Des fois qu'on tombe sur une vieille bouteille de bourbon. Dans tes rêves, Wamo.

Mon outil de travail principal en main, je prends la direction de la sortie pour y rejoindre le teuton. A l'extérieur, le soleil réchauffe les Offsprings qui vont et viennent, ça travaille, ça troque, ça discute, ça s'engueule, ça rie... Finalement, on croirait presque que rien n'a changé. A part qu'il faut prévoir un peu plus qu'un passeport et une carte de crédit si on veut voyager.

Je repère mon recruteur, bras croisés sur la poitrine, qui tire toujours autant la tronche. Je m'en approche et j'essaye de lancer quelques mots alors qu'il ne daigne même pas tourner la tête vers moi.

« On va où, et pour y faire quoi ? »

L'éloquente onomatopée qui me répond, phonétiquement traduisible par « Hrumpft », indique clairement que si ce gaillard sait quoi que ce soit, il n'a absolument pas envie de m'en parler. Et voilà, j'ai déjà envie de lui cirer la tronche.

« Allez, crache le morceau. On va où ? »

Sa tête monstrueuse pivote lentement sur un cou presque aussi large que ma cuisse, et il plante son regard dans le mien.

« Dehors. »

Mais qu'il est con. Je me renfrogne à mon tour. C'est pas le moment de monter au créneau... Je me détourne et commence moi aussi à faire la gueule.

« Si j'ai besoin de rien, je t'appelle. »

Apparemment, y'a plus qu'à attendre.
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Départ


John vit la jeune femme se retourner à son arrivée. Ils étaient visiblement les premiers arrivée. Avec un sourire amical il lança a Abby un sac à dos tout simple. Elle l'attrapa au vol avec un regard étonné.

"C'est pour toi. Tout Offspring qui part en expédition se doit d'avoir un sac à dos pour ramener ce qu'il trouve. Prend en soin, il est à toi maintenant. Nous attendons deux autres hommes pour nous accompagner"

Après une minute d'attente durant laquelle John montra une carte avec leur destination à Abby les deux mastodontes les rejoignirent.

John tendit sa main à Karl avec un sourire chaleureux. L'Allemand se fendit d'un rictus ressemblant au croisement entre un chien montrant les dents de rage et un sourire. Son énorme main engloba un instant celle de John qui ressemblait à celle d'un enfant en comparaison.

"Ah Camarade ! Je suis heureux d'être envoyé en mission avec toi"

Warren peut constater avec étonnement que le géant sait toujours parler, mais qu'il choisit visiblement ses discussions en fonction de ses affinités.

John fait signe à tout le monde de se rapprocher de la carte qu'il a étalé à terre et commence à parler.

"Nous devons nous rendre à l'administration municipale de la ville pour récupérer les documents attestant de la possession d'armes des citoyens de Salem. Le but étant d'aller prospecter plus tard chez ces gens. Karl et Warren, oui je me suis renseigné sur votre nom, serviront de gros bras pour la mission. Abby quand à toi ton rôle est plus complexe. Tu es de loin la plus agile, même si je me débrouille aussi. Tu vas servir d'éclaireur pour la mission. Pour faire simple si je te demande de prendre de la hauteur pour observer le bâtiment, ou trouver un chemin praticable, tu y vas. Ce n'est qu'un exemple. Mais dans l'idéal tu ne dois pas t'exposer au danger"

John désigna un point sur la carte. "Voici notre destination, à 600m d'ici à vol d'oiseau, il nous faudra environ 15 à 20 min pour nous y rendre à pied". Il désigna ensuite une rue à peu près à mi-chemin. "Nous sommes proches du QG et il y a quelques heures un groupe en retour d'expédition à repéré une petite horde d'une vingtaine d'infectés à cet endroit là. Ils n'ont pas pût s'en charger sur le moment. Notre première tâche sera donc de dégager les morts de cette zone. C'est un lieu de passage important pour nos sorties. Karl je te laisse expliquer."

Avec un grognement sourd Karl prend la parole d'une voix lente, grave et teintée de son fort accent.

"Warren et moi on passe devant. On essaye de les regrouper au maximum et on les dégomme. Vous tuez les trainards avec la petite"

D'un geste il désigne l'énorme masse, utilisé normalement pour démolir un mur et ajoute "S'ils sont groupés j'les dégomme par paquet de 5". La masse doit peser dans les 5 ou 6kg mais il n'y a pas à douter que Karl au vu de sa carrure doit la soulever d'une main comme Abby soulèverait un petit marteau. De quoi rendre jaloux ou admiratif Warren.

John range sa carte et ajuste son sac à dos.

"Très bien, il est temps d'y aller. Si vous avez des questions n'hésitez pas à les poser"


HRP :

Spoiler:
 
 

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Le gros teuton m'a franchement vexé avec son mépris aussi palpable qu'une mandale dans la tronche. Alors oui, d'accord, je connais la musique, va falloir que je me fasse une place et que je mérite le respect auquel j'aspire, c'est normal que les Offsprings commencent par mettre de la distance au cas où je ne tiendrais pas la route... Mais quand même, ça m'les brise. J'ai l'impression que l'histoire se répète, encore et toujours. Le monde n'a pas tant changé que ça, au final.

Donc, histoire de leur permettre de situer le personnage, je fais à moitié la gueule. Adossé à un mur, à moitié planqué par un empilement précaire de vieilles palettes, j'écoute d'une oreille attentive et prends note des informations importantes, tout en faisant semblant de penser à autre chose.

Administration, check.
Documents, check.
Armes, check.
Karl, check.
Gros bras, check.
Abby... Tiens c'est marrant, j'avais une fille qui portait le même prénom. Check.
Bruit de carte, bon, il va falloir que je vienne jeter un coup d'oeil.

Je me désolidarise du mur et reprend mon appui d'un coup d'épaule, puis me tourne vers le trio. Et là, dans ma tête, quelque chose explose. Comme une vidéo de miroir qui se brise en slow-motion, visionnée à l'envers. Sensation pour le moins désagréable, mais ce n'est pas vraiment ce qui m'intéresse le plus.

Ouais, j'avais une fille, j'ai dit. Mais en fait, j'ai toujours. Et même qu'elle est là. Devant moi. Innocemment, comme ça, l'air de rien. Le doute n'est pas permis. Quelques années sont peut-être passées, mais un père sait encore reconnaître sa fille quand elle se tient devant lui.

J'dois avoir l'air d'un sacré couillon, planté debout bras ballants et la bouche à moitié ouverte. Manque plus que le filet de bave et le tableau d'arriération mentale sera impeccable.

J'avance, écarte John – gentiment – de mon passage, et je viens me placer à distance respectable d'Abby. J'ai la bouche un peu pâteuse, mais il s'agit de ne pas se laisser vaincre par l'émotion, hein. Comme toujours.
Qu'est-ce qu'ils disaient déjà dans les films, dans ce genre de situation ?

« Salut, pequeña. »

Aux chiottes les citations de film, là c'est moi qui parle. Et j'ai jamais été très doué pour la parlotte. C'est comme ça que je l'appelais avant, c'est comme ça que je l'appellerais maintenant.

J'ai encore les bras à moitié ballants, paumes vers l'avant en signe à la fois d'ouverture et d'incompréhension. C'est vrai, je comprends pas ce qu'elle fout ici. Mais je vais pas faire comme si c'était pas ma fille.

De toute façon, je me souviens bien de la façon dont elle fonctionnait à l'époque, et ça n'a pas du aller en s'arrangeant. Assez similaire à la mienne, plus équilibrée mais tout aussi impulsive. Alors quelle que soit mon approche, j'aurais de la chance si elle me saute pas à la gorge.

Soit dit en passant, interrompre de la sorte l'exposition du plan d'action est franchement le cadet de mes soucis. Pour rester poli.
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Le sac lui atterrit dans les mains plus qu'elle ne le rattrapa, et elle lui jeta un regard étonné qui devint interrogateur lorsqu'il se leva sur John. La réponse qu'il lui donna lui fit hausser les épaules et le sac trouva bientôt sa place sur les épaules de la jeune fille. Et il n'y prêta dès lors plus aucune attention. La carte lui semblait bien plus intéressante qu'une poche de tissus vide. Elle sortit machinalement sa boussole, puis regarda alternativement le morceau de papier et celui de métal. Histoire de pouvoir se repérer. Se perdre lors de sa première sortie ne l'aiderait certainement pas à s'intégrer.


Son observation fut interrompue par des bruits de pas lourds. Elle leva la tête en direction des deux nouveaux arrivants, et si elle avait put se permettre de complexer sur son physique, cette apparition l'aurait achevée. Elle pouvait affirmer sans grands risques de se tromper que le tour de bras du géant allemand était, grosso modo, celui de ses deux cuisses réunies. Et si la silhouette qui le suivait était moins imposante, selon ses propres repères elle se trouvait face à deux montagnes.


Aussi, quand Karl la snoba, elle fit mine d'en avoir rien à faire, et son regard retourna derechef sur la carte, ouvrant grand les oreilles sur l'objectif de la mission. Son doigt se mit à parcourir le chemin à effectuer entre le QG et l'administration de la ville, et elle nota le lieu de « rencontre » présumé avec la viande pas tout à fait froide. Elle eut une moue boudeuse. Pourquoi ne pas lui rendre son arc le temps de la sortie s'il fallait tuer des zombies ? Pourquoi l'adjoindre à une mission de ménage si on lui ôtait sa meilleure arme ?
Mais la moue boudeuse se transforma en grimace colérique quand Karl l'appela « la petite ». Certes, elle n'était pas très grande, mais il fallait voir à ne pas pousser le bouchon non plus. Tout le monde n'avait pas eu la chance de manger à sa faim lors de sa croissance.


« Mon nom, c'est Abby. Pas la petite. Abby. D'accord ? » lâcha t elle enfin.


C'était les premiers mots qu'elle sortit avant que le quatrième silhouette ne sorte de l'ombre et s'avance. La voix lui vrille les tympan, la cloue sur place. Elle devient encore plus livide qu'un Z. Le langage, le visage... Elle reste paralysée quelques instants, les bras ballants. L'apparition lui fait l'effet d'une douche froide.


« Papà ? »


Sa voix tremble, légèrement. On y sent également une bonne dose d'émotions. Et ce n'est qu'un pâle reflet, édulcoré et en noir et blanc de ce qui se passe dans sa tête. Le bordel total. Un mélange de colère, de haine... et, étrangement, d'un certain soulagement et de joie ?


« Madre de Dios... tu es encore vivant ? »


Combien de temps qu'elle n'a pas juré en espagnol ? Sa mère l'aurais engueulé. Enfin, si elle n'était pas morte.



« Et tu t'souviens qu't'as une fille en plus ! »


Ça y est, la colère a pris le pas. Elle s'avance vers lui, et lève la main, prête à le frapper, les larmes aux yeux. Elle sait pertinemment que si elle réussit à le toucher, elle ne lui fera pas mal. Mais elle s'en fout. Combien de temps a t elle passé à vouloir le retrouver, quasi certaine de lui dire ses quatre vérités avant de le massacrer ? Mais voilà, il est face à elle. Et si elle veut lui faire mal, aussi mal qu'elle a souffert de par sa désertion, elle a enfin quelqu'un qu'elle connait et qui la connait. La main part.
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C'est sans broncher que je laisse la main de ma fille me caresser la joue. Ha, c'était pas une caresse ? Je l'aurais pourtant juré...
Trêve de plaisanteries. L'ancien boxeur que je suis ne peut évidemment pas s'empêcher de remarquer, dans un coin de mes pensées, que cette attaque manque de... ben, d'à peu près tout ce qui fait une bonne mandale. Mais surtout, l'ancien boxeur que je suis est en PLS au fond de mon esprit, puisqu'il vient de se produire un événement inédit, et qui risque de ne pas se réitérer de sitôt. Pour la première fois de ma vie, j'encaisse une baffe sans essayer ni de l'esquiver ni de la rendre.

Je caresse un instant l'idée de faire semblant d'avoir mal, ce que j'aurais probablement fait avec quelqu'un d'autre par pure provocation, mais je renonce : pas avec elle. Elle sait très bien que ça m'a à peine dérangé, et je n'ai aucune raison de la provoquer.

Au contraire, je souris. Ni moquerie, ni agressivité dans ce sourire. C'est une de ces rares fois où j'arrive à esquisser un sourire sincère, celui d'un père face à sa fille. J'ai passé des années à calmer mon gros pétage de câble face à l'épidémie, et aujourd'hui le destin, ce sale enfoiré, a décidé de me mettre en face de mes responsabilités. Eh ben, Destin, mon ami, t'as déjà oublié comment je m'appelle ? J'ai survécu à mes parents, à l'asile, à des années de galère dans la pampa, tu crois que c'est ça qui va me faire plier ? Je suis toujours Warren Morgan, et tes plans de merde, je les affronte debout et je leur met un gros coup de boule !

«  Je ne l'ai jamais oublié. »

À elle de jouer maintenant. Elle peut m'en remettre une, se barrer en courant, faire comme si elle s'en foutait... De toute façon, cette fois elle fera probablement un truc auquel j'ai pas pensé. C'est que je suis pas un génie, hein.
Quoi qu'il en soit, je suis dispo.
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Elle sait qu'elle ne lui a pas fait mal. Elle a déjà de la peine à écraser une mouche, alors faire mal à la montagne de muscles qu'est son père serait inespérable. Cependant, il ne bronche pas, ni n'a tenté d'esquiver le coup. Il reste insensible à la douleur qu'elle voulait lui infliger. Insensible, mais pas impassible, car il esquisse un sourire. Et les mots qu'il prononce résonne dans son esprit. Il ne l'a jamais oubliée ?


Avant même que son esprit se mette à se la jouer mauvaise, une deuxième réaction suit celle de la baffe, et l'adolescente jette ses bras autour de la taille de Warren, peinant à en faire le tour. A peine quelques secondes avant qu'elle ne s'éloigne d'un pas et fixe son regard dans le sien.


« Tu plaisantes ? Tu m'as fourgué dans un bus et tu t'es barré j'te rappelle ! »


Le ton se voulait énervé, mais, sur la fin de sa phrase, sa voix se casse légèrement, chargée à la fois de douleur et de reproches. Elle ne saurait pas dire ce qu'elle a ressenti, qu'elle était trop jeune pour affronter seule ce qui a suivit cet abandon. L'épidémie lui avait tout prit. Du moins c'est ce qu'elle pensait jusqu'à présent. Mais maintenant que son père est devant elle, elle éprouve des sentiments contraires, et elle a du mal à les affronter.


« Alors me sort pas que tu savais que j'étais en vie, parce que sinon va falloir que tu m'explique comment t'a fait pour pas me retrouver.

A moins que t'ais même pas cherché à le faire, et qu'j'étais déjà morte pour toi ? »



Son regard se charge de reproches. Elle se doute bien que pour lui, elle était déjà morte. Comme Dereck et Maman. Et elle doit bien s'avouer que même si elle a passé des années à le chercher, elle n'avait jamais vraiment su si elle recherchait une personne vivante ou un cadavre.


Mais non, il est la, devant elle et bien vivant, et elle doit faire avec. Même si elle ne sait pas trop comment elle va gérer ce nouvel élément. Croisant les bras sur sa menue poitrine, elle recule encore d'un pas, attendant d'une oreille attentive la réponse de son paternel.
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Effectivement, je n'avais pas pensé à l'attaque câlin furtif. Mais je n'ai même pas le temps de lever une main que ma fille s'est déjà éloignée, poursuivant les reproches – justifiés, soit dit en passant.
Je fais grincer mes neurones, pour essayer d'analyser la situation. Elle a quand même l'air un peu contente de me retrouver. Et furieuse. Et moi je sais pas quoi faire. Nous v'là bien.

Je jette un coup d'oeil aux deux gugusses. John a l'air un peu gêné, j'ai l'impression qu'il essaye de faire semblant de ne pas écouter. Pour ce qui est de Karl, on dirait plutôt qu'il s'impatiente, un peu comme s'il n'en avait rien à carrer, et à sa place je ferais pareil.

Je reviens à ma fille. Elle a raison, ses mots sont justes. Mais moi aussi j'ai mes raisons. Du moins, je les avais, pendant un temps. Et d'ailleurs, pourquoi j'ai cherché à rejoindre les Offsprings ? Je m'en sortais pas si mal en solo. Les paroles du doc' de ma jeunesse me reviennent à l'esprit : l'inconscient, tout ça. Peut-être que c'est pour ça ? Les années passant et mon objectif n'étant pas atteint, ma volonté initiale s'est peut-être émoussée. J'sais pas. J'aime toujours pas réfléchir.

Et les années m'ont pas adouci le caractère. Alors peut-être que j'ai réussi à sourire, mais va pas falloir me chercher trop longtemps quand même. C'est donc avec une mine un poil plus renfrognée et un ton quelque peu hargneux que je commence à répondre.

« T'as raison. Je savais pas. J'en savais rien du tout. Est-ce que c'est pour ça que j'ai fini par vouloir m'intégrer dans un groupe ? Pour partir à votre recherche ? Peut-être. Oublie pas juste une chose : moi aussi, j'ai des parents. Même si tu les as jamais vus. Et c'est eux que j'ai cherché au début. »

Je me détourne pour souffler des naseaux.
Je ne précise évidemment pas que si j'ai cherché mes parents, c'était pour leur faire subir tout un tas de choses que la morale réprouve. Qu'ils aient été transformés en zombies ou pas, rien à foutre. Toute cette merde m'avait donné une occasion unique, trouver la force d'affronter mon passé... Et voilà que des années plus tard, je me rends compte que j'aurais mieux fait d'aller de l'avant. Parce qu'à tous les coups, si Abby est tout seule, ça veut dire qu'elle est tout ce qui reste de la famille que j'avais réussi à fonder.

J'ai déconné. Comme d'hab. Un jour faudra que je pense à faire les choses bien.
Pourquoi pas maintenant ?

Mon ton redevient plus neutre, plus cadré. On va recentrer un peu le débat.

« Bon, écoute. J'ai pas envie de contourner la vérité. J'aurais des choses à dire, des explications à donner, des excuses à formuler. Et j'sais bien que ce sera pas automatique. J'vais pas me la jouer gentil papa modèle, et j'vais pas te demander de tout oublier. Mais j'crois que le moment est quand même mal choisi. » Du pouce, je désigne les deux zigotos qui poireautent en attendant qu'on ai fini de laver notre linge sale. « En plus on est en train de s'énerver, alors un peu d'action ça va nous défouler. Pour l'instant autant rester dans le présent, on reviendra sur le passé dans un futur proche. Euh... Ouais bref, t'as compris. On a un boulot à faire, et en c'qui m'concerne, j'ai pas envie de te voir crever. Tu le crois ou pas, comme tu veux. Mais t'es toujours ma fille, et maintenant qu'on est là, j'vais faire en sorte que ça dure un peu. »
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