Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
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A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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QG des Offsprings of Freedom
14/06/2017
05H49


Roxane et son père partagent au moins quatre points communs. Le premier, une capacité incroyable à me faire changer d'avis rien qu'en me sortant ce regard de chien battu qu'ils maîtrisent à la perfection, eux et leurs yeux bleus que je jalouserai toute ma vie. Le deuxième, une tâche de naissance en forme de chaussette sur la fesse gauche. Le troisième, une bougeotte aiguë entre deux et cinq heures du matin, systématiquement accompagnée d'un syndrome d'appropriation totale de la couverture et de mouvements incontrôlés des membres inférieurs. La première et seule victime de cette lourde maladie, c'est moi, la personne qui partage, ou a partagé, leur lit au quotidien, et qui subit cette même rengaine chaque nuit. Mais aujourd'hui, comme chaque matin lorsque la première chose qui s'offre à mes yeux est l'une des deux personnes que j'aime le plus dans ce bas monde, je soupire en me congratulant d'avoir réussi à produire dans mon utérus, une si mignonne petite chose. Roxane, comme son père avant elle, a l'air si paisible les paupières closes, un filet de bave s'échappant malencontreusement d'entre ses lèvres. Ces quelques minutes que je passe là, encore allongée sur mon lit, à contempler ma petite chérie, me feraient presque oublier le chaos qui règne dehors, et qui se réveillera dès que le soleil sera un peu plus haut dans le ciel. Ces impressions de plénitude et de bonheur, dont je fais religieusement la cure tous les matins, malgré tous les déboires d'ordre inconfortables qu'ils m'ont fait vivre la nuit passée, seuls Roxane et son père en détiennent le secret. C'est leur quatrième point commun.

Mais aujourd'hui je ne peux pas m'éterniser. Jim m'a briefé et confié une mission de recherche et rapatriement de véhicules dans la banlieue proche de la ville. Il pense qu'il y a encore des voitures et autres carlingues récupérables un peu plus à l'ouest, à la campagne. Personnellement, j'ai des doutes, et si quand bien même nous trouvions des morceaux de ferrailles pouvant encore porter dignement le nom de "voitures", il faudrait prier tous les dieux de toutes les religions pour qu'ils démarrent et puissent arriver au QG sans tomber en rade d'essence, d'huile, ou de chance en fait, tout simplement. Mais bon, les ordres sont les ordres, alors autant rassembler toute la motivation dont je peux faire preuve de si bonne heure, et mener cette mission au mieux.

Je me faxe donc hors du lit le plus discrètement possible pour ne pas réveiller Roxane, enfile mes fidèles Rangers ainsi que mon sweet à capuche, et file me chercher de quoi me remplir la panse. Enfin, remplir le peu d'espace que la boule que j'ai dans le ventre n'a pas encore colonisé dans mon estomac. Un verre d'eau et une barre de céréales me suffiront pour l'instant, mais je préfère jouer la carte de la prudence en glissant dans la poche kangourou de mon pull, un gâteau périmé depuis deux ans.

- Au pire je vomirais.

Pensant avoir encore une petite dizaine de minutes devant moi avant de devoir sortir du bâtiment, je me dirige tranquillement vers mon lit, sous lequel j'avais déjà disposé tout le matériel que l'on avait accepté de me prêter pour mener à bien ma mission. Mais alors que je passais la bretelle de mon sac à dos par-dessus mon épaule, les munitions à l'intérieur se choquèrent entre elles, laissant échapper des petits bruits de grelots métalliques qui n'échappèrent pas à l'oreille aguerrie de la petite puce endormie tout prêt. Je jure dans ma barbe, maudissant ces putains d'ogives, alors que Roxane se réveille progressivement et se tourne vers moi. Je suis foutue, quand elle aura vu que le soleil est en train d'arriver elle ne voudra pas se rendormir. J'attrape alors ma petite brunette et en la gardant enroulée dans sa couverture, embrasse tendrement son front, et lui parle en même temps que je me dirige vers l'infirmerie.

- Coucou chérie, tu as fait un gros dodo c'est très bien. Tu te rappelles de ce qu'on avait dit pour aujourd'hui ? Maman va aller travailler ce matin, pendant ce temps, toi tu vas rester avec Eva et Jasmine. Je compte sur toi pour être sage et pour les écouter, quand Maman n'est pas là c'est Eva et Jasmine qui commandent, tu t'en rappelles. Tu leur dis quand tu as envie de faire pipi surtout, c'est les bébés qui font pipi à la couche, toi tu es grande maintenant, tu fais pipi au pot, je compte sur toi minette.

Je suis obligée de meubler, sinon elle pose des questions auxquelles je ne veux pas qu’elle ait de réponses. Mon soulagement est immense alors que je découvre finalement Eva O’Neal, l’infirmière responsable des Offsprings à l’autre bout de la pièce. J’ai été prévenue de ma mission un peu plus tôt dans la semaine, j’ai donc pu m’organiser pour que l’on garde Roxane, et Eva a gentiment accepté de la prendre en charge pour la journée. C’est donc en lui donnant mon enfant dans les bras que je lui exprime encore une fois ma gratitude pour le service énorme qu’elle me rend aujourd’hui, embrasse une dernière fois ma fille et fait demi-tour sans me retourner.

Je descends à toute vitesse les nombreux escaliers et arrive finalement à la porte d’entrée du quartier général, seule. Je m'attendais à voir au moins un véhicule et son conducteur, qui aurait été chargé de nous emmener sur les lieux, histoire de nous garantir un minimum de sécurité avant que nous trouvions deux nouvelles embarcations sur quatre roues, mais non. J'étais belle et bien toute seule avec ma désillusion, dans l'air frais d'un matin d'été en Oregon. Kelsey Williams, si ma mémoire est bonne, et moi devrions nous démerder de A à Z pour remplir notre mission, et le soupir blasé que je n'ai pas manqué de pousser traduit tout l'enthousiasme que cette nouvelle surprise m'inspire. Adossée au bâtiment principal, je n'ai plus qu'à attendre ma coéquipière, et accessoirement, un miracle ou une illumination, qui rendrait notre périple un peu moins fastidieux. C'est là que les râles d'un zombie me parvint aux oreilles. Il ne me fallut pas plus d'une demi seconde pour le repérer. Zombaque repéré à neuf heures.

- Tiens ben tu tombes bien toi, viens par là.

Quand celui-ci était encore en forme, c'était une femme, jeune, peut-être même une adolescente. Un mètre cinquante six, vêtue de haillons d'un tee-shirt à l'effigie d'un groupe de rock pourri tout droit sorti du New Jersey. C'est quoi ça ? Les All American Rejects ? Je sortis alors le couteau de cuisine de mon sac à dos avant de prendre quelques mètres d'élan et d'aller enfoncer la lame dans son crâne. Le combat rapproché était loin d'être ma spécialité, mais buter une adolescente déjà morte, qui en plus d'avoir des goûts musicaux de chiotte était d'un pathétique assez foudroyant, restait pour moi l'accomplissement d'une rare satisfaction.

Le corps de ma victime a peine retombé sur le sol, voilà que j'entends la porte du QG s'ouvrir. C'est une jeune femme, d'à peu près mon âge, qui se dessine dans l'ouverture, le teint pâlot et les cheveux rougeoyants. Sans doute ma collaboratrice de la journée.

- Kelsey Williams ?

Elle aurait une superbe première image de moi, ça c'est sûr et certain. Accroupie à côté d'un zombie au crâne défoncé, on fait pas mieux pour présenter les psychopathes dans les films d'horreur. Et elle n'avait encore rien vu.

- Rapproche toi, moi c'est Davis, Davis Inverness. On dirait qu'on va partir à la chasse aux voitures toutes les deux, et seulement.. toutes les deux.

C'est alors que je décroche le couteau du crâne du zombie avant de le planter dans sa poitrine, et de laisser la lame tailler sa chair jusqu'au dessous de son nombril, laissant tout le loisir à ses viscères de venir prendre un petit bain de soleil.

- On n'a pas le choix, on part à nu, alors si l'on veut passer inaperçu auprès des infectés, on doit porter leur odeur. L'heure est venue de se faire une petite beauté.

J'ai toujours adoré les missions.. "sous couverture"..





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Dernière édition par Davis G. Inverness le Ven 28 Oct - 11:42, édité 2 fois
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14 Juin 2017
5h49 • QG des Offsprings of Freedom

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J'entendais encore Jennsen me siffler dans les oreilles « A peine remise que tu repars te mettre en danger ! », ou encore « Tu dois être stupide c'est pas possible ! », et même « Si tu reviens amochée tu te démerdes pour te recoudre ! ». Sa façon bien à elle de me dire que l'idée de me voir partir en mission pour Jim ne lui plaisait absolument pas... Et même si elle avait eu une semaine pour s'y faire, le regard virulent qu'elle m'avait jeté en me croisant hier soir témoignait de son avis toujours divergent du mien. Victor lui, n'avait rien dit, si ce n'est me demander d'être prudente cette fois. Je pense qu'il mesurait un peu mieux que sa jumelle l'importance que cette mission pouvait représenter à mes yeux. Avec une certaine Davis Inverness, nous devions partir à la recherche d'un véhicule encore en état de marche, qui allait permettre aux Offsprings de mieux s'établir dans les planques situées de part et d'autres de la ville. C'était l'occasion rêvée de prouver à nos hôtes que nous pouvions être des éléments utiles au groupe... car c'était bien là l'enjeu caché de cette mission d'après moi.

La nourriture, l'eau potable... La protection... Faire partie des Offsprings nous offrait tout un tas de bénéfices. Mais les denrées étaient pour autant assez rare et le nombre de nouveaux joignant Azad et ses rangs ne cessait lui de croître. Il fallait donc se montrer utile à la communauté si nous voulions pouvoir y rester et prospérer, du moins de ce que j'en pensais. De plus, si la mission s'avérait être un succès, ce serait l'occasion pour moi de prouver aux jumeaux Rahl que j'étais capable d'un peu mieux que me mettre en danger inutilement.. comme il m'arrivait souvent de le faire, malgré moi. En quelque sorte... je n'avais pas le droit à l'erreur aujourd'hui. C'est sur ces pensées que je quittais mon lit sans réveiller Victor encore assoupi. Sa sœur avait déjà quitté son couchage, et je n'avais aucune idée d'où elle pouvait bien se trouver à une heure pareille... Peut être à l'infirmerie, à pester sur le manque de ressources médicales. Un sourire amusé aux lèvres, j'enfilais mon pantalon treillis et mon sweat à capuche noir un peu ample.

Une fois mes rangers lacées, j'attrapais mon sac à dos dans lequel j'avais la veille glissé un Browning HP et neuf balles de 9mm gracieusement prêtés par les Offsprings. S'y trouvaient également mon couteau de combat et ma carte de Salem... Cela s'avérerait pratique si nous décidions de quadriller une zone où concentrer nos recherches. Sac sur l'épaule, je jetais un regard tendre à ma moitié encore endormie, avant de quitter la pièce sans un bruit. Quelques escaliers plus tard, j'ouvrais enfin la porte du QG pour me retrouver à l'extérieur.. et face à une scène qui en prédisait long sur le déroulement de la journée. Devant moi, accroupie, se tenait une jeune femme aux longs cheveux bruns. Et à ses côtés, un zombie au crâne complètement défoncé. De quoi me sortir complètement du brouillard matinal dans lequel je patinais encore quelque peu.

« Kelsey Williams ? » Je hochais la tête. « Rapproche toi, moi c'est Davis, Davis Inverness. On dirait qu'on va partir à la chasse aux voitures toutes les deux, et seulement.. toutes les deux. » Effectivement, il n'y avait qu'elle et moi à l'extérieur en cette matinée... J'aurai espéré que quelqu'un nous aurait emmené jusqu'à la périphérie de la ville, en véhicule ou en peut être en sorte d'escorte... Mais non, personne. Un léger sourire au coin des lèvres, j'acquiesçai. Nous serions seules aujourd'hui elle et moi. Son couteau se planta dans la poitrine du zombie. « On n'a pas le choix, on part à nu, alors si l'on veut passer inaperçu auprès des infectés, on doit porter leur odeur. L'heure est venue de se faire une petite beauté. » Je l'observais, haussant un sourcil. Est-ce qu'elle voulait vraiment qu'on se tartine les vêtements avec des entrailles de mort vivant.. ?

En six ans je n'avais jamais entendu parler de ce genre de pratiques pour passer inaperçu pour les zombies, tout simplement parce qu'ils étaient surtout particulièrement réactifs au bruit... Tout du moins pour ce que j'en avais observé. Jamais encore un zombie ne m'avait détecté à l'odeur. J'observais la jeune femme face à moi, alors que je sortais les plaques militaires de William accrochées à mon cou pour les triturer durant quelques secondes, en pleine réflexion. « Je n'ai jamais eu l'impression que les zombies étaient capable de nous repérer à l'odeur... » Mon regard se planta dans le sien, et je haussais les épaules en lâchant un sourire. « Mais si toi tu penses que c'est utile je veux bien te faire confiance. » Je crois que ces quelques mots en disaient long sur ma personnalité, au moins autant que mon regard et mon sourire.

Peu m'importait de me recouvrir de cette matière puante et visqueuse, si cela pouvait nous permettre d'éviter des affrontements inutiles... et faire au passage plaisir à ma coéquipière du jour. Nous n'étions pas là pour un défilé de mode. Laissant retomber les médailles de William dans un cliquetis métallique, je m'approchais de Davis et du cadavre en état de décomposition déjà bien avancé.

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14/06/2017
6h02


- Je n'ai jamais eu l'impression que les zombies étaient capables de nous repérer à l'odeur. Mais si toi tu penses que c'est utile je veux bien te faire confiance.

Je suis pas ta mère, que tu me fasses confiance ou pas je m’en fous. Tout ce que je te demande, c’est que tu fasses pas de connerie qui pourrait me coûter la vie. Si j’étais encore aussi effrontée et insolente qu’à l’époque, je lui aurais sans doute répondu quelque chose dans cet esprit-là. J’aurais ainsi pris des risques inutilement, chose que je ne peux plus me permettre à présent du fait de ma maternité. Rien ne m’empêche toutefois de le penser dans un coin de ma tête, mais de préférer voir l’avantage que sa réplique m’attribue ; si elle accepte de se peinturlurer la face de sang noirci et de tripe pas fraîche à ma simple demande, elle ne me demandera sûrement pas d’expliquer ma stratégie et de la défendre en argumentant indéfiniment. Et ça, c’était un sacré putain d’avantage.

- Le mouvement et le bruit leur indiquent une présence. Ton odeur te colle une étiquette « Je suis là, je suis vivante, venez me bouffer » sur le front.

En fait, ce serait plutôt des signaux lumineux clignotants et des flèches en néon rouge indiquant ta direction qu’une simple étiquette sur ta face. Je dois reconnaître que le camouflage olfactif n’était pas une technique très connue parmi les survivants d’aujourd’hui, mais elle m’a sorti plusieurs fois de l’embarras quand j’ai dû sortir de ma planque avec peu de moyen de défense. Il fallait simplement veiller à ne pas appliquer de sang contaminé sur des plaies ouvertes pour des raisons évidents, et en cas de rencontres avec des humains, leur faire bien comprendre que nous n'étions pas de ceux qui veulent les bouffer tout crus. C'est donc en refoulant silencieusement un énième haut le coeur que nous nous tartinions de jus de zombie. Mes cheveux, mes vêtements, mon visage, aucune partie de ma silhouette ne serait épargnée, je serais couverte de la tête aux pieds de sang, de morceaux de boyaux autres organes putréfiés. L'odeur qui s'échappait de nous était absolument ignoble. Un mélange d'oeuf pourri, d'ammoniaque et de rat crevé. Mieux valait ne pas se demander comment ce parfum ignoble pouvait passer inaperçu auprès de quelque créature que ce soit.

- Ce que t’es sexy comme ça, Williams.

Avant de me redresser, me vient l'idée de fouiller le cadavre. Après tout, si elle n'avait pas encore eu l'occasion de se faire buter pour de bon avant moi, c'est qu'elle ne devait pas être infectée depuis très longtemps, cette théorie étant appuyée par la relative fraîcheur de son état de décomposition général. Elle devait alors être une survivante, comme Williams, et comme moi, il y a encore quelques jours ou quelques semaines. Partant de là, il m’apparaît impossible qu'elle soit sortie de sa tanière sans rien sur le dos. Je me mets donc à palper les poches avant de son pantalon. Rien. Je retourne alors le cadavre, et ai la bonne surprise de découvrir un étui accroché à sa ceinture, dans le bas de son dos. N'ayant rien vu dans les poches arrière de son jean, et n'ayant pas véritablement envie de vérifier par moi-même si elles cachaient quelque chose d'assez plat pour que je ne le vois pas, j'ouvre l'étui, et en sors un couteau de chasse, plié. J'essaie alors de l'ouvrir, et la lame apparaît sans se coincer. Un sourire en coin se dessine alors sur mes ourlées quand je lève les yeux vers Kelsey.

- Le père Noël est passé. lance-je en tendant en sa direction, ma nouvelle découverte, et avant de me relever aussi inconfortablement que ce nouveau costume inconfortable me le permettait. On a qu’à partir vers la banlieue Nord. On suivra la 99E puis son prolongement sur River Road. Il y a un country-club là bas, on y trouvera peut-être des voiturettes et de l'essence, qui sait. On pourra toujours continuer sur le Nord ensuite, c'est plus rural passé cela, y a moyen qu'on trouve des choses intéressantes.

Avec le lever imminent du soleil, il n'était pas difficile de se repérer dans l'espace avec certitude. C'est donc aussi radieuses que nous ne l'avons jamais été et armes à la main, que les deux jeunes filles que nous sommes, quittent les abords du Quartier Général des Offsprings of Freedom, en direction de la banlieue septentrionale de la ville qui nous avait fait prisonnières.


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« … On a qu’à partir vers la banlieue Nord. On suivra la 99E puis son prolongement sur River Road. Il y a un country-club là bas, on y trouvera peut-être des voiturettes et de l'essence, qui sait. On pourra toujours continuer sur le Nord ensuite, c'est plus rural passé cela, y a moyen qu'on trouve des choses intéressantes. »

Il me fallut quelques secondes pour arriver à me concentrer sur Davis et ses paroles plutôt que sur l'odeur nauséabonde qui s'échappait de mes vêtements et de mes cheveux. J'espérais que ça soit réellement efficace, parce que l'idée de m'être recouverte de viscères putrides de zombie pour rien ne m'enchantait vraiment pas.  Mais la jeune femme face à moi semblait réellement savoir de quoi elle parlait, malgré le fait qu'avec toutes mes années de survie en milieu hostile au compteur, ou en compagnie d'autres survivants, je n'avais jamais entendu parler de cette technique. Espérons donc que cet essai serait fructueux et pourrait se révéler utile à l'avenir. Soupirant tout en retirant avec une grimace de dégoût un petit morceau de chaire putréfiée qui s'était accroché dans mes cheveux – j'acceptais le liquide, mais pas les morceaux, fallait pas déconner non plus -, je me concentrais donc sur les paroles de ma coéquipière.

Elle voulait donc partir en direction du Nord.. jusqu'à un country club. Je ne comprenais pas bien ce qui selon elle pouvait faire qu'une voiture en état de marche se trouve à proximité de ce lieu. Mais de toute façon c'était sur le chemin des quartiers plus ruraux, alors il n'y avait pas de problème. Posant mon sac à mes pieds, stoppant au passage dans son élan Davis qui semblait déjà prête à prendre le large, je sortais ma carte de Salem et l'observais durant quelques secondes. Je repérais rapidement non loin de notre itinéraire un magasin de pièces détachées automobile « CARQUEST Auto Parts ». Il pouvait être intéressant d'aller y faire un tour. Avec un peu de chance, un rare possesseur de voiture en état de fonctionner s'y sera fait croquer et nous aura gracieusement laissé ses clefs sur le compteur... ou bien nous pourrons y trouver une batterie automobile, ou même de quoi en faire redémarrer une. Parce qu'il allait nous falloir une chance monstrueuse pour trouver un véhicule abandonné qui soit en parfait état de fonctionnement sans même qu'on ait besoin de donner un petit coup de jus à sa batterie endormie... M'approchant de Davis, je lui pointais le magasin de pièces détachées sur la carte.

« Je pense que ça pourrait être intéressant d'y jeter un coup d'oeil en passant. Par contre, je pense qu'on devrait éviter la 99E, tout du moins seulement la longer en passant par les rues adjacentes. Au besoin on pourra s'engouffrer dans les bâtiments qui nous abriteront de part et d'autres, au moins jusqu'à ce qu'on atteigne les zones plus rurales. »

Je n'étais pas à l'aise avec l'idée de suivre des axes routiers trop importants, notamment parce que c'était sûrement le choix que feraient les Raiders s'ils s'aventuraient dans le Nord de Salem et que m'imaginer les avoir à nouveau aux trousses me tordait l'estomac. Les zombies n'étaient plus la menace principale qui rôdait dans les rues de la ville, et clairement à côté d'eux les morts vivants faisaient bien pâle figure... Un soupir s'échappa de mes lèvres, et je levais les yeux de ma carte pour fixer la jeune femme face à moi. Est-ce qu'elle avait déjà eu à faire à eux ? Elle ne semblait pas inquiète, tout au plus avait-elle l'air pressée qu'on accomplisse la mission qui nous avait été confiée, c'était l'unique sentiment que j'avais l'impression de pouvoir déceler chez elle.

« Les zombies ne seront pas un problème normalement. Ce qui m'inquiète surtout ce sont les Raiders. C'est pour ça que je pense qu'il vaut mieux éviter de suivre les routes principales. Ils se déplacent comme ils en ont envie dans la ville, et lorsqu'ils traquent quelqu'un, c'est jusqu'au bout... » soufflais-je, songeant à mon frère. « Alors si on peut éviter de les croiser ou qu'ils nous repèrent, cette mission en sera un peu plus simple ! »

Au final, c'était de la pure logique, mais je m'étais sentie obligée de l'énoncer quand même. Peut être n'avait-elle jamais croisé le chemin des Raiders, ou qu'elle n'en savait pas grand chose. Pour ma part, j'avais l'impression d'en savoir plus que ce que j'aurai souhaité à leur sujet... Rangeant ma carte dans mon sac, je le remettais sur mon dos et observais la jeune femme avec mon sourire habituel.

« Si on est d'accord.. alors on peut se mettre en route. »

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Je pense que ça pourrait être intéressant d'y jeter un coup d'oeil en passant. Par contre, je pense qu'on devrait éviter la 99E, tout du moins seulement la longer en passant par les rues adjacentes. Au besoin on pourra s'engouffrer dans les bâtiments qui nous abriteront de part et d'autres, au moins jusqu'à ce qu'on atteigne les zones plus rurales.

Un magasin d'automobile. Oui, pourquoi pas. Mais je ne meurs pas d'envie de me retrouver chargée d'objets qui ne me serviront à rien tant que je n'aurais pas rempli l'objectif essentiel de ma mission, à savoir, récupérer des véhicules. Quitte à passer dans cette enseigne, j'aurais préféré y passer sur le chemin du retour. D'autant que même si mes compétences en mécanique avoisinent le néant, je suppose que nombreuses sont les pièces qui ne sont pas compatibles avec tous les véhicules trouvables sur le sol américain, et que quand bien même elles seraient compatibles avec la carcasse automobile que nous rencontrerons, ni elle ni moi n'auraient les connaissances requises pour décider où poser cette pièce, à quoi elle sert, et si il est même nécessaire de la changer sur ledit véhicule. Enfin bon, je n'ai qu'à acquiescer. Avec un peu de chance, nous trouverons quelque chose de plus utile à mes yeux que de simples morceaux de ferrailles.
Toutefois, même si sa première initiative me paraissait injustifiée et plus dangereuse que pertinente, sa seconde me plaisait davantage. Ne pas emprunter les axes principaux était devenu tellement habituel que je ne pensais même plus à le mentionner quand je parlais de suivre telle ou telle grande rue. Mais oui, il est évident que graviter autour des larges routes sans les traverser directement était plus que futé. C'est ce que nous ferions dès que nous nous mettrions en chemin.

Les zombies ne seront pas un problème normalement. Ce qui m'inquiète surtout ce sont les Raiders. C'est pour ça que je pense qu'il vaut mieux éviter de suivre les routes principales. Ils se déplacent comme ils en ont envie dans la ville, et lorsqu'ils traquent quelqu'un, c'est jusqu'au bout.. Alors si on peut éviter de les croiser ou qu'ils nous repèrent, cette mission en sera un peu plus simple !

Je n'ai que très vaguement entendu parler des Raiders, et je dois dire que pour l'instant, leur existence sonne davantage à mes oreilles comme une légende urbaine que comme une réelle menace. Si l'on doit croire tous les bruits qui courent, on aura vite fait de tous finir avec de sévères troubles psychiatriques option paranoïa aiguë. Mais si Williams a déjà eu affaire à eux, elle sait de quoi elle parle, et ses avertissements ne font que confirmer le fait que nous suivrons les parallèles aux grands axes pour arriver à nos buts.

Si on est d'accord.. alors on peut se mettre en route.

Si tu ne ranges pas ce sourire débile immédiatement, je te garantis que tu n'auras bientôt plus aucune dent dans ton râtelier. Si nous étions dans un de ces films d'horreur qui tourne au fur et à mesure de l'intrigue au drame romantique, je lui aurais rendu son sourire. Mais étant donné qu'à mon sens les circonstances ne s'y prêtent, et ne s'y prêteront jamais, mon expression reste de marbre. Toujours fidèle à elle-même, la fille Inverness.

C'est d'accord.

Et là, si nous étions encore dans ce même navet à portée pseudo-terrifiante, nous aurions pris la route en se racontant nos vies, faisant l'inventaire de nos plus grands regrets, et jouant silencieusement à qui a eu la vie la plus pourrie. Ça non plus, ça ne m'intéresse nullement. Tout ce que je veux, c'est que de l'air frais purifie un tantinet mon nez de cette odeur abominable, et que cette mission se termine le plus rapidement possible. Nous arrivons alors bientôt devant le dit Carquest Auto Parts, à en croire les quelques lettres encore accrochées au mur de la devanture du magasin. Les baies vitrées à l'entrée sont toutes brisées, et à première vue, les rayons à l'intérieur n'ont pas l'air bien fournis. Après ce coup d'oeil rapide, j'arme mon pistolet et le poste en joue, adresse à ma partenaire un signe de tête lui indiquant d'avancer, et lui articule silencieusement de bien se tenir sur ses gardes. Et c'est avec toutes les précautions du monde que je pénètre dans le magasin, alerte à toutes les éventualités.


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“Avoir un but attire la chance.”

Ce petit proverbe anglais semble s'appliquer à votre cas mesdames. En effet vous avez un but, et pas des plus faciles à atteindre.

Depuis l'apocalypse des années plus tôt le nombre de véhicules dans l'état leur permet ne serais-ce que de démarrer s'est drastiquement amenuisé.

Vous allez donc avoir besoin de chance pour tomber sur un véhicule en état de fonctionner.

A partir de maintenant la Chance s'offre à vous.

A chacun de vos posts vous avez la possibilité de lancer 1 dés 100.
Si ce dés tombe entre 1 et 4 vous trouvez un véhicule fonctionnel, c'est à dire avec tout juste assez d'essence pour vous permettre de rentrer.
Si ce dès tombe entre 5 et 10 vous trouvez un véhicule à sec, il vous faudra donc vous même trouver de l'essence.

Si votre recherche aboutit positivement votre bien aimé MJ se chargera de vous dire quel type de véhicule vous venez de trouver !

Au bout de 4 échecs consécutifs de la part de chaque joueurs le MJ interviendra à nouveau.



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Life is Suffering
It is hard
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Le trajet s'était déroulé sans embûches pour le moment. Nous avions avancé dans un silence qui m'était particulièrement pesant.. mais je n'avais pas ouvert une seule fois la bouche, plongée dans mes pensées. Ma partenaire du jour n'avait pas l'air d'être très loquace, ou du genre à bavasser pour faire passer le temps. Son expression faciale semblait toujours être la même, semblable à du marbre. Pas un rictus, pas un haussement de sourcil, juste une neutralité déconcertante. Moi qui étais du genre presque trop expressive, le fait qu'elle ne montre rien me mettait assez mal à l'aise. Je détestais ne pas pouvoir me faire une idée sur ce que les gens pensaient, sur ce qui traversait leur esprit... En l’occurrence, cette fille me semblait d'un vide particulièrement dérangeant. Ou bien comme le parfait stéréotype de la survivante qui s'était forgée une petite carapace pour tenter de se protéger du monde extérieur, et qui ne la brisait pas même quelques secondes pour rendre un sourire. Pas quelqu'un avec qui je semblais pouvoir tenter de créer des liens quoi.

Alors je gardais simplement le silence, la laissant dans le confort de sa carapace, restant dans mes doutes et mes inquiétudes pour la journée à venir. Finalement, nous arrivions devant le Carquest Auto Parts après une quinzaine de minutes de marche soutenue. Couteau de combat dans la main gauche, Browning HP chargé dans la droite, j'observais Davis armer son propre flingue. Pas un bruit ne venait troubler le silence de la rue pour l'instant, pas même celui d'un mort vivant. Elle se dirigea alors vers l'entrée, me faisant signe de la suivre, mais je jetais un coup d'oeil à chacun des côtés du bâtiment.

« Il doit y avoir une entrée de service par l'arrière. Je vais passer par là, on se rejoint à l'intérieur. » lui soufflais-je en m'éloignant. Il était inutile de se pointer toutes les deux par la même porte, il fallait couvrir chaque entrée pour s'assurer qu'on ne courrait aucun risque. Et si des menaces se trouvaient à l'intérieur, humaines ou zombies, passer par les deux entrées nous permettrait de les prendre par surprise et de les encercler. Mais je doutais fortement qu'il y ait âme qui vive dans cet ancien bâtiment, vu le silence toujours aussi pesant qui régnait dans le coin. Je contournais le bâtiment par la droite, passant entre quelques arbres et au milieu de la végétation qui avait clairement repris ses droits dans le coin. Avançant lentement et un peu à l'aveugle, je me concentrais sur les bruits environnants pour m'assurer que j'étais bien seule. Je débouchais finalement sur un petit terre plein et, à ma gauche, se trouvait la porte de service qui permettait d'entrer dans le Carquest.

Mais un cadavre attira mon attention, face à moi, en plein milieu du terre plein. Pas une trace de morsure, rien qu'une marre de sang et son corps allongé sur le dos encore en bon état.. Sa mort ne datait pas d'il y a très longtemps. Soufflant, je m'approchais prudemment, le détaillant durant quelques secondes. Il avait pris une balle dans le poumon droit... peut être s'était-il enfui durant une fusillade ou quelque chose du genre, mais s'était fait toucher et était venu mourir ici, seul. Un petit soupir las traversa mes lèvres, et je levais la tête pour apercevoir à quelques mètres devant le cadavre un bidon renversé transparent encore plein de liquide, le bouchon encore bien vissé. Une petite once d'espoir me fit m'approcher pour vérifier. Faisant sauter l'ouverture, j'approchais de mon nez le bidon pour sentir, et l'odeur parfaitement reconnaissable de l'essence vint remplir mes narines, faisant disparaître pour un millième de seconde celle putride des tripes de zombies avec lesquelles je m'étais tartiné le corps et les cheveux.

Un petit sourire satisfait prenant place sur mes lèvres, je rebouchais le bidon et l'accrochait à mon sac à dos, le coinçant avec le bout de la lanière gauche en y faisant nœud. C'était un peu simpliste comme technique et j'aurai sûrement à refaire le nœud deux ou trois fois, mais au moins mes mains étaient libres. Je reprenais mon couteau et mon browning HP et me dirigeais vers la porte de service. J'avais pris un peu plus de temps que prévu pour rentrer dans le bâtiment, à cause de ma trouvaille... Mais aucun bruit n'avait percé le silence de la zone, j'en déduisais donc que Davis n'avait pas eu de problème quelconque. Ou bien qu'elle s'était faite bouffée. J'espérais juste qu'elle ne m'attendait pas de l'autre côté de la porte, arme au poing, prête à me descendre pour avoir mis autant de temps à entrer ! L'essence serait un maigre réconfort pour palier à la solitude qu'elle avait dû ressentir pendant ces quelques minutes de battement.

Poussant la porte le plus silencieusement possible, l'horrible grincement qu'elle produisit me fit soupirer et je mettais en joue le vide, prête à tirer au moindre mouvement suspect. Pas un bruit à l'intérieur du bâtiment ne fit écho au mien, et je haussais un sourcil en entrant, avançant prudemment le long du couloir pour déboucher sur l'intérieur du magasin de pièces auto.

« Davis ? »


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Dernière édition par Kelsey S. Williams le Dim 27 Nov - 13:14, édité 1 fois
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Il doit y avoir une entrée de service par l'arrière. Je vais passer par là, on se rejoint à l'intérieur.

Je lui adresse un signe de tête en guise d'acquiescement avant qu'elle ne quitte mon champ de vision et rejoigne l'entrée arrière. Les sourcils toujours froncés, le regard noir, et la mine grave, je jette un dernier coup d'oeil sur ma gauche. Aucun danger de ce côté de la rue. Puis sur ma droite. Pas de danger non plus. Je remarque toutefois quelque chose qui me laisse perplexe vers laquelle je décide de m'avancer prudemment. A une trentaine de mètres de ma position, une maison tout ce qu'il y a de plus normal débouche sur une cour extérieure d'une cinquantaine de mètres carrés, un petit jardin où la nature a totalement repris ses droits. Le gazon m'arrive au genou, et est parsemé de mauvaises herbes et de toutes petites fleurs jaunes, il est si haut que j'ai eu du mal à distinguer le chemin de pavé qui mène jusqu'à la terrasse. Terrasse couverte de brindilles séchées et de grains jaunes qui filent le rhume des foins. Jusque là, tout semble normal me direz-vous. Mais il y a cette volumineuse chose que je n'explique pas contre la clôture qui sépare cette propriété de la voisine. Un immense amas de branches feuillues, plus haut que moi, et long d'environ trois ou quatre mètres. Au fur et à mesure que je me rapproche de cet épais buisson évidemment artificiel, je prends une attention toute particulière à guetter le danger autour de moi. La personne qui a monté ce buisson pour barricader ce que je m'apprête à découvrir, est peut-être dans les parages, et j'ose imaginer qu'il ou elle ne serait pas ravi de me voir mettre à nu son butin si précieux.

Une fois certaine du peu de risque que j'encours, j'entreprends, branche après branche, de défaire ce trésor caché du sarcophage vert qui l'entoure. Et finalement..

Oh putain.

C'est un énorme 4x4 qui se dessine sous les feuillages. Un Sierra de chez General Motors. Je ne me souviens pas avoir vu de véhicule civil si gros. N'en croyant littéralement pas mes yeux, je laisse malgré moi échapper un ricanement étonné. A première vue, le véhicule ne peut être qualifié d'épave, sa carrosserie noire étant encore relativement en bon état malgré la poussière et les rayures. Vous vous doutez bien que l'extérieur du véhicule ne peut pas pleinement satisfaire ma curiosité, c'est pourquoi je me saisis de la poignée avant gauche de la voiture, et qu'à ma grande surprise, la portière s'ouvre. L'odeur à l'intérieur laisse à désirer. C'est un mélange de vieux cheeseburger pourri et de tabac froid. Peu ragoûtant, vous en conviendrez. Mais je ne dois d'en faire abstraction et de traquer tout ce qui pourrait m'être intéressant dans cet habitacle. J'ouvre donc la boite à gant, cherche dans les filets des portières, et dans tous les recoins possibles et imaginables du véhicule. Finalement, je trouve les clés de l'embarcation, quatre ogives de 9mn et deux boites de conserves de ravioli.

C'est donc avec le sourire d'un gamin le matin de Noël que j'enfourne toutes mes trouvailles dans mon sac à dos. Mais avant de rejoindre ma coéquipière au magasin, je me dois de vérifier tout de même si le véhicule démarre. D'un côté, si son propriétaire l'a camouflé de la sorte, c'est que sûrement il ne voulait pas qu'on le lui dérobe. Pourquoi une personne sensée voudrait garder une épave de 4x4 alors qu'il a une maison juste à côté ? C'est alors le cœur plein d'espoir que j'enfonce la clé, la tourne en appuyant sur l'embrayage, et que j'ai le bonheur d'entendre le moteur rugir. En plus de cela, le niveau d'essence est à trois barres sur dix. D'après mes calculs très savants effectués entièrement au pifomètre, cela correspond à environ deux ou trois cent kilomètres. Peut-être moins. En tous cas, je ne laisse pas le moteur tourner plus de quelques secondes, et m'empresse une fois ce dernier coupé, de sortir du véhicule et de rejoindre Kelsey au magasin de pièces détachées, toujours alerte au moindre risque.

En passant l'encadrement de la porte d'entrée, je reprends mon arme en joue, et avance prudemment, le plus silencieusement possible, jusqu'à entendre..

Davis ?

Apostrophe en réaction à laquelle je me redresse et cherche Kelsey du regard. Une fois ma camarade en visu, je baisse mon pistolet et agite mon bras en l'air. Histoire que minimiser les chances qu'un accident n'arrive et ne me troue un deuxième nombril. Je finis par me rapprocher d'elle, un sourire en coin incontrôlable et irréductiblement tenace au bout des lèvres, d'une démarche assurée, et les clés du véhicule portée à hauteur de mon visage.

Je t'ai trouvé un carrosse pour ta chasse aux citrouilles, princesse.


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Pas un bruit ne vint troubler le silence pesant qui régnait dans l'ancien magasin de pièces détachées. J'avançais prudemment, arme en joue, jetant des coups d'oeil circulaires autour de moi. Il n'y avait pas grand chose d'intéressant dans le coin malheureusement, les étalages étaient pour la plus part vides et renversés, voir carrément en miettes. Avançant jusqu'à la caisse, j'ouvrais les tiroirs un par un, sans succès malheureusement. Il n'y avait plus rien d'intéressant ici. Poussant un soupir, je sursautais en entendant le bruit de la porte d'entrée et reprenais ma position défensive immédiatement. La chevelure brune de ma coéquipière attira mon attention. « Davis ? » soufflais-je, soulagée, en baissant mon arme. Elle s'approcha de moi, et je remarquais immédiatement ce petit sourire en coin qui avait fait son apparition sur ses lèvres. « Je t'ai trouvé un carrosse pour ta chasse aux citrouilles, princesse. » Un large sourire apparut sur mes lèvres. Sérieusement ? Elle avait trouvé un véhicule ?

J'hésitais entre sauter de joie ou la serrer dans mes bras avec un petit cri de victoire, mais j'étais à peu près sûre que ce genre de manifestations victorieuses n'étaient pas dans ses habitudes, alors je me contentais de lui montrer le bidon qui pendait, accroché à la lanière de mon sac. « Je crois que notre mission est un petit succès ! » Lâchant un petit rire cristallin, je lui indiquais que je la suivais pour qu'elle me montre le véhicule. Sortant du bâtiment, elle m'amena jusqu'à la petite maison près de laquelle un 4x4 de chez General Motors semblait nous attendre patiemment. Quel engin. Mes yeux brillaient rien qu'à m'imaginer conduire ce petit bijou. Mais la réalité me rattrapa bien vite, et je jetais un coup d'oeil inquiet à Davis.

« On devrait vérifier les environs avant de le prendre. C'est peut être un piège, qui laisserait un véhicule en état de fonctionner ici, bien en évidence ? C'est pas logique... » Je voulais bien croire qu'on pouvait avoir de la chance, mais nous ne devions pas prendre de risques inconsidérés. Si jamais c'était un piège et que nous étions suivies, la planque des Offsprings serait découverte et les choses pourraient mal tourner. Jetant un coup d'oeil circulaire autour de moi, je repérais la maison et un petit garage qui y était accolé. Il fallait qu'on fouille les environs. « Ecoute, on va jeter un coup d'oeil à la baraque et à son garage, juste pour être sûres. Il y a forcément quelqu'un qui vit ou vivait ici. Il faudrait s'assurer qu'on ne nous file pas jusqu'au QG. On commence par la maison. » Cette fois ci mieux valait ne pas nous séparer. Je songeais quelques instants au cadavre que j'avais trouvé. Peut être que c'était lui l'ancien propriétaire de ce petit miracle ? Après tout, cela pourrait expliquer pourquoi il était venu mourir tout près d'ici... Et d'un autre côté, cela n'inaugurait rien de très bon.

La seule chose qui me rassurait présentement était le silence qui continuait de régner dans le coin. Soufflant, je m'approchais doucement de la porte de la baraque, jetant un petit coup d'oeil en arrière pour vérifier que Davis était sur mes talons. Je l'ouvrais lentement, tentant de faire le moins de bruit possible, arme en joue. A l'intérieur de la bâtisse, le temps semblait s'être suspendu. Les meubles étaient en place, des photos de voiture trônaient un peu partout sur les murs ainsi que quelques articles de journaux parlant de l'épidémie. M'approchant doucement, curieuse, je reconnaissais rapidement le visage de l'homme qui se trouvait sur plusieurs des photos de famille. C'était bien le cadavre que j'avais trouvé un peu plus loin à l'extérieur. Mon cœur se serra quelques instants en le voyant souriant, au bras d'une très jolie femme et deux petits garçons devant eux.

Personne n'était encore venu visiter cette maison visiblement...  M'avançant jusqu'à la cuisine, je découvrais sur la table qui trônait en plein milieu de la pièce une boîte de quinze cartouches de 9mm et deux petites bouteilles d'alcool dont une était déjà entamée. Je les rangeais rapidement dans mon sac. Les placards étaient vides, et le salon ne nous offrit pas mieux. Une forte odeur de pourriture vint chatouiller mes narines lorsque je m'approchais de la porte de la chambre, et je fis signe à Davis de me couvrir alors que je l'ouvrais doucement... Pour y découvrir un cadavre en décomposition, pendu en plein milieu de la pièce. Un haut le cœur me prit et je refermais vivement la porte en soupirant. Les restes de longs cheveux bruns qui étaient encore accrochés à son crâne m'avaient vite fait comprendre qu'il s'agissait autrefois d'une femme... Peut être sa femme à lui, qui n'avait plus supporté la survie ? Et il n'avait possiblement pas eu le courage de l'enlever de là.

« J'ai trouvé un cadavre à l'extérieur un peu plus loin, je suis quasiment sûre que c'est lui sur plusieurs des photos de famille.. Plus personne ne doit vivre ici. Par acquis de conscience on va aller vérifier le garage quand même, puis on se tire. »

J'étais quasiment sûre que comme moi, Davis en avait assez de traîner dans le coin. Prudemment, je ressortais de la maison et me dirigeais vers le garage. « Couvre moi. » soufflais-je à mon équipière alors que je levais le rideau de fer, dans un grincement assourdissant de fer et de rouille. Ce qui s'offrit à mes yeux dépassait de loin mes rêves les plus fous. Je ne rêvais pas non... Enfin, j'espérais ne pas rêver. M'approchant doucement, les yeux écarquillés, je passais mes doigts sur la carrosserie rouge.. d'une Audi RS5 ! Une magnifique berline de conception allemande, un véhicule avec un sacré moteur et une accélération démente... Le genre de bagnole qu'on rêvait de conduire un jour mon frère et moi. Me tournant vers Davis, je lui adressais un grand sourire. « Croise les doigts, si elle démarre on va pouvoir se la jouer en rentrant au QG. »

M'approchant doucement, j'ouvrais presque religieusement la portière qui se déverrouilla sans soucis. Les clefs étaient accrochées au rétroviseur, bien en évidence... J'entrepris de la démarrer avec précaution, et le vrombissement caractéristique du moteur fit emballer mon cœur. Elle était en état de marche bon sang ! Immédiatement, le petit voyant rouge de l'essence me fit plisser les yeux, et un léger sourire prit place sur mes lèvres, alors que je jetais un coup d'oeil à Davis. « On a une chance de folie. On a deux solutions maintenant, parce que je ne partirais pas sans ce petit bijou. Soit tu te sens de conduire le 4x4 et moi j'utilise l'essence pour l'audi, soit on la remorque jusqu'au QG. Ce mec était un malade des voitures, il doit avoir des câbles quelque part. On fait comme tu le sens, mais il faut faire vite. »

Le bruit caractéristique d'un râle de zombie à l'extérieur me fit tourner la tête, et je soupirais. Evidemment, le bruit du rideau de fer avait attiré quelques curieux... Espérons seulement non humains. Je dois dire que j'espérais que Davis se sente de conduire, un remorquage serait plus long et surtout plus visible lorsque viendrait le temps de rentrer.


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Je crois que notre mission est un petit succès !

J'ai aussi cette impression. Avant même d'être arrivées sur les lieux où nous avions prévu de commencer véritablement nos recherches, nous voilà avec un véhicule qui démarre et de quoi le faire rouler encore un peu plus longtemps. Nous avons de quoi nous réjouir, c'est indéniable. Mais avons-nous réussi totalement notre mission ? Pas encore, il me semble. Nous sommes deux, et nous sommes autant à être capable de conduire. Alors nous ne devrions pas nous arrêter là. Il nous faut trouver encore une véhicule. Et pour cela, nous suivrons le plan que nous avions établi au départ. Sans perdre une minute, je prends les devants et invite ma coéquipière du jour à me suivre jusqu'à ma trouvaille. Elle semble être dans le même état que moi quelques minutes plus tôt, à la vue du trésor sur roues que nous ramènerions fièrement au QG. Mais la réalité reprit le dessus bien vite le dessus sur cette courte parenthèse utopique.

On devrait vérifier les environs avant de le prendre. C'est peut être un piège, qui laisserait un véhicule en état de fonctionner ici, bien en évidence ? C'est pas logique...

Je suis bien d'accord avec toi Gingerhead. Soit nous avons simplement le plus gros coup de chance que ce monde a connu depuis longtemps, soit nous sommes en train de nous jeter allègrement dans la gueule du loup. J'avoue que même si j'ai contrôlé grossièrement la zone avant de procéder à son exploration, je n'ai pas pris autant de précautions qu'à l'accoutumée. J'ai beau parfois me penser paranoïaque, il va sans dire que nombreux sont ceux qui ont payé de leurs vies leur défaut de méfiance, et je ne compte vraiment, mais vraiment pas les rejoindre de si tôt.

Ecoute, on va jeter un coup d'oeil à la baraque et à son garage, juste pour être sûres. Il y a forcément quelqu'un qui vit ou vivait ici. Il faudrait s'assurer qu'on ne nous file pas jusqu'au QG. On commence par la maison..

Passe devant. Je te couvre.

Arme en joue, et couteau à portée de main, je me poste à quelques pas derrière Gingerhead et nous avançons prudemment vers la maison dans laquelle nous pénétrons à pas de velours. Cette demeure aurait pu être celle de n'importe qui, il y a une demi douzaine d'année. Aucune trace de pillage. Aucune flaque de sang sur le sol. Chaque chose semblait être à sa place. Je baisse sensiblement ma garde un instant pour apprécier cette atmosphère. Les photos d'une famille heureuse accrochées au mur m'arrachèrent un sourire. Il y avait un papa, une maman, et deux petits garçons. Il ne fait aucun doute que la petite souris venait de laisser deux pièces au plus âgé pour les jolies incisives de lait qu'elle a récupéré il y a peu. Quant au plus jeune, dont le crâne était recouverts de boucles d'un blond si clair, il devait à peine avoir l'âge de ne plus porter de couches. Tous souriants aux anges. Ils avaient l'air si heureux. Ça aurait pu être nous. Ça aurait pu.

Il me fallut un instant pour me ressaisir, et me rendre compte que Gingerhead avait changé de pièce. Quand je fis irruption dans la cuisine, elle était en train de ramasser des munitions et des bouteilles d'alcool.

Si c'est de la Tequila, j'en réclame la moitié.

Après une brève tournée dans la cuisine et le séjour qui ne me permit que de récupérer une boite de compresses, nous continuons notre expédition dans le couloir, et vers ce qui devait sans doute être une chambre à coucher. Si nous avions été forcée de nous habituer à l'odeur que nous portions sur nos vêtements, une fragrance d'une toute autre sorte et d'une intensité bien plus prononcée vint me frapper en plein nez. Gingerhead ouvrit la porte alors que, postée derrière elle, j'étais prête à tirer sur n'importe quoi qui s'animerait dans la pièce. J'eu à peine le temps de voir la scène funeste qui se tenait dans la pièce qu'elle referma la porte. La femme des photos, ou plutôt ce qu'il en reste, pendue là. Je ne me permettrais aucun commentaire. En tant que femme amoureuse, et en tant que mère, j'ose imaginer la douleur sans nom de cette femme s'il se trouve qu'elle a perdu son mari ou ses enfants. Je baisse les yeux, ne me sentant pas de faire quoi que ce soit d'autre. Ça aurait pu être moi.

Je suis forcée de les relever lorsque Gingerhead m'adresse la parole.

J'ai trouvé un cadavre à l'extérieur un peu plus loin, je suis quasiment sûre que c'est lui sur plusieurs des photos de famille.. Plus personne ne doit vivre ici. Par acquis de conscience on va aller vérifier le garage quand même, puis on se tire.

Super, barrons-nous d'ici au plus vite. Non pas que je crève d'envie de me remettre en route pour des contrées où je n'ai encore jamais mis les pieds, mais je ne voudrais pas que l'atmosphère triste, et la conscience du bonheur perdu d'une famille commence à sérieusement me mettre le moral dans les chaussettes.

Finissons-en.

Je couvre donc les arrières de Williams pendant qu'elle ouvre le portail du garage. Si le grincement qui se fit entendre me crispa les mâchoires, ce qui dormait à l'intérieur de ce garage me laissa bouche bée. Une berline allemande d'un rouge flamboyant. Je ne puis pas m'empêcher de lâcher un ricanement amusé. Sans déconner ? Je n'en avais pas vu depuis que j'avais quitté New York. J'étais profondément interloquée.

Croise les doigts, si elle démarre on va pouvoir se la jouer en rentrant au QG.

Tu comptes vraiment conduire ce truc ?

Si elle n'avait pas été aussi obnubilée par sa luxueuse voiture rouge, il me fait aucun doute qu'elle m'aurait répondu par l'affirmative. C'était une scène tout bonnement surréaliste. Deux filles d'une vingtaine d'années, dans le garage familial d'une maison abandonnée, qui essaient de faire démarrer la voiture la moins discrète du monde. C'est une grosse blague. Mais le pire, c'est que ce bolide tout droit sorti d'un mauvais film d'action a démarré sous le coup de clé de ma camarade. Nous allons devoir ramener cette chose au QG.

On a une chance de folie. On a deux solutions maintenant, parce que je ne partirais pas sans ce petit bijou. Soit tu te sens de conduire le 4x4 et moi j'utilise l'essence pour l'audi, soit on la remorque jusqu'au QG. Ce mec était un malade des voitures, il doit avoir des câbles quelque part. On fait comme tu le sens, mais il faut faire vite.

Je croise les bras et plisse les yeux en regardant Gingerhead.

Tu me prends pour qui exactement ? Bien sûr que je me sens de conduire le 4x4. Tu ne me feras jamais monter dans ta voiture du démon, princesse.

Un râle se fit entendre à l'extérieur. Nous n'allions clairement pas tarder à avoir de la visite.

Dépêche toi de mettre l'essence dans le réservoir. Je pars dès que j'aurais buté les zombies qui sont dans le coin. J'avancerai pas vite, retrouve moi au square du croisement de Commercial et Union Street.

Sur ces mots, je me débarrasse de mon sac que j'envoie rapidement sur le siège passager du 4x4, ne gardant avec moi que mon couteau et mon pistolet, et m'avance dans la rue. Je ne tarde pas à voir un groupuscule de deux zombies qui traînaient leurs carcasses pourries en ma direction. Et c'est d'un pas déterminé que je me précipite sur le premier, et avec tout l'élan que je peux prendre à cet instant, lui encoche mon couteau dans le crâne. Mais je n'ai pas assez de temps pour l'en extirper avant que le second ne se rapproche dangereusement de moi. Je n'ai pas d'autre choix que de me servir de mon pistolet et de laisser une ogive lui trouer un troisième œil. Son corps à terre, je dégage l'arme blanche de la tête du premier et l'essuie contre mon pantalon. Il n'y a pas de temps à perdre, mon coup de feu a sûrement été entendu, par des vivants comme par des non-morts, et nous devons absolument bouger d'ici au plus vite. Je rentre en courant vers la maison et en tirant la poignée de mon véhicule, je m'écris à l'intention de Gingerhead.

Magne toi !

Je me réfugie dans le 4x4, ajuste rapidement le siège, enfonce la clé dans le démarreur, et la tourne fébrilement. Le moteur se réveille. Je souffle. La dernière fois que j'ai conduis, c'était pendant l'exode de Safepoint. J'inspire. La dernière fois que j'ai eu un volant dans les mains, j'ai eu un accident, et l'instant d'après, je me réveillais dans des vêtements qui n'étaient pas les miens, en prison. Sans ma fille. J'expire. Enclenche la marche avant. Baisse ma vitre. Et je commence à avancer dans l'allée.

Quelques instants plus tard, et sans encombre après un parcours lent et sans embûches particulières, me voilà garer sur le côté du square. Je n'ai pas à attendre longtemps avant de voir apparaître la berline rouge de ma camarade dans mes rétroviseurs. Mais ce laps de temps fut suffisant pour que je puisse remarquer la présence de cet homme, au fond du parc. Un peu trapu, il a les cheveux et la barbe trop longs et encore moins bien entretenus que le commun des mortels de nos jours. Il porte une chemise tachée qui boudine son ventre gras, et son pantalon foncé a l'air mouillé et est en partie couvert de poudre blanche. Il m'a entendu arriver. Il a montré ses yeux, et je l'ai reconnu. Putain de merde. C'est Al Lipschitz.



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Ce n’est vraiment pas le moment pour qu’il me repère. Cet homme à qui j’ai tout pris le jour où j’ai tout retrouvé sans éprouver le moindre remord, a promis de me tuer. Il serait inconcevable qu’il me reconnaisse, qu’il mette me suive, et mette la main sur ma fille pour m’ôter la vie devant ses yeux. Je n’attends donc pas que Kelsey s’approche plus de ma position, et sans confondre vitesse et précipitation, je redémarre la voiture, et me barre gentiment de là. Je vais des détours inutiles, mais je n’ai pas le choix. Je ne peux pas lui laisser la moindre chance de nous tracer.

Toutefois rapidement, nous arrivons devant le quartier général. Je gare le 4x4 sur le trottoir à quelques pas de l’entrée, et Kelsey se poste juste derrière. Je sors de mon véhicule, emportant avec moi toutes mes possessions et les clés de ce dernier. Je toque à la vitre du côté de ma camarade, celle-ci s’abaisse, et je me penche pour lui annoncer..

Reste là, je vais chercher Jim et Azad. On a fait du bon boulot Gingerhead.

Après un signe de tête pour appuyer mes propos, je prends rapidement congés et rentre dans le bâtiment. Une fois à l’étage, je croise les deux hommes que je cherchais, et les invite à faire part de nos découvertes à quatre roues. Leur confier les clés du 4x4 est un véritable crève-cœur, mais c’est le contrat. Rien ici ne nous appartient, même pas ce que l’on risque notre vie à dégotter. Quelques mots plus tard, le chef et son sous-fifre sont partis rejoindre Kelsey, et je change de pièce pour me changer et me débarbouiller – au vu de mon état et de mon odeur, c’est presque un cas de force majeure. Ce n’est qu’une fois que j’empeste avec une moindre intensité que je me dirige vers l’infirmerie pour y cueillir ma petite fille.

Je n’ai même pas le temps d’arriver au deuxième étage que je remarque déjà une petite silhouette dans la cage d’escalier. Ma petite Roxane, vêtue de l’un de mes tee-shirts qui lui sert de pyjama, tenant dans sa main un autre de mes tee-shirts qui lui sert de doudou, appuyée contre le mur, se gratte l’œil en suçant son pouce. Force est de constater que quelqu’un a réussi à la rendormir après mon départ. Satisfaite de ma mission, et fière de ma petite fille qui est absolument craquante au saut du lit, je me penche pour la soulever et la blottis contre moi. Nous allons pouvoir profiter du reste de la journée plus tranquillement.

FIN
14 juin 2017
QG des Offsprings of Freedom
08H23



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Truckwaltz & Cartango
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