Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
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A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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 Promenade de santé...

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Mes yeux fixent le regard de Jennsen pendant qu'elle m'explique pourquoi elle a agi comme ça dans l'hôpital. Même si son expression est un peu plus douce que d'habitude, j'ai du mal à supporter son regard. En fait, si sa main ne me tenait pas derrière la tête comme ça, j'aurais déjà détourné mon visage. Je n'aime pas entendre ce qu'elle me dit. Je sais que le monde est dangereux à cause des zombies mais me dire que tous les humains qu'on rencontrent peuvent essayer de s'en prendre à nous... Je ne sais pas. Je n'arrive pas à me faire à cette idée. Si les zombies sont nos ennemis à tous, pourquoi on s'en prend les uns aux autres ? C'est idiot !

Quand elle parle de torture, je ne peux pas m'empêcher de regarder ses cicatrices. C'est comme ça qu'elle les a eues ? Pourquoi est-ce qu'on l'a torturée ? Est-ce qu'elle se bat depuis longtemps avec d'autres survivants ?

La question me démange un peu mais je n'ose pas la poser. La médecin me lâche, je recule rapidement. Pour lui laisser de l'espace pour se relever mais aussi un peu pour ne pas me faire ré-attraper comme ça. Par réflexe, je passe la main derrière mon cou, là où elle me tenait. Elle ne m'a pas fait mal mais je n'aime pas trop être saisi comme ça. Ça me fait un peu bizarre...

Elle grimace en se relevant. Une fois debout, elle fait quelques geste dans le vide, comme pour s'étirer. Puis elle repend :

-Tu sais petit. Je suis peu être beaucoup de chose mais si je t'ai amené et que je t'ai sauvé aujourd'hui c'est ce que je pense que tu peux avoir une utilité. Cela peut te paraître barbare comme concept et tu vas surement te dire que je t'utilise. C'est le cas. Mais tu m'utilise aussi d'une certaine façon. C'est donnant donnant. Si un jour tu prend un mauvais coup et qu'il faut t'opérer pour te sauver la vie c'est entre mes mains que sera ton destin. Et tu n'aura aucun choix là dessus. Parfois tu dois savoir faire une confiance aveugle même si ce qu'il se passe te semble aberrant. Voyant qu'elle me fixe, je baisse un peu plus la tête. Elle ajoute alors sur un autre ton : Bien j'ai fini, tu disais avoir un moyen de sortir. Je te suis. Et ne t'inquiète pas pour ma main ce sont juste des écorchures.


-Ah ! Euuh... oui ! C'est par là, l'aération ! dis-je en pointant le trou dans le mur du doigt.

Le changement de sujet brusque fait disparaître cette ambiance un peu lourde qu'il s'était installée. Je me sens toujours un peu mal à l'aise à cause des râles des morts à l'extérieur, surtout qu'on s'apprête à sortir mais je suis un peu plus habitué à cette sensation... N'empêche, je suis un peu flatté qu'elle ait dit qu'elle a besoin de moi. C'est un peu bizarre mais j'ai toujours un peu peur d'être un boulet. Ça me fait plaisir de me sentir utile.

Quand Jennsen monte sur la poubelle pour jeter un œil dehors, je me rend compte d'un petit problème. Si je passe facilement pas l'ouverture, elle est bien plus grande que moi. Elle passera tout juste là-dedans. Le souci, c'est que s'il y a un zombie qui arrive dehors, elle ne pourra pas se dégager vite. Je pourrais peut-être.... Non ! C'est idiot !


En voyant ma camarade se retourner vers moi et me faire signe d'approcher, je crois comprendre qu'on a eu la même idée. Je n'aime vraiment pas ça. Ça se voit sur mon visage je pense mais ça ne semble pas trop l'atteindre. Je reste quelques secondes à hésiter en la regardant d'un air suppliant mais elle semble s'impatienter plus qu'autre chose. Je déglutis et avance lentement. D'un côté, c'est logique. Grâce à ma taille, je peux sortir assez facilement sans être gêné. Une fois dehors, la médecin n'aura plus qu'à me passer mon sac et à venir à son tour. Si on fait ça assez discrètement, les zombies ne nous entendront pas. Vu le bruit qu'ils font de l'autre côté en tapant sur la grosse porte en métal, ça peut le faire. Le seul souci, c'est que si ils nous entendent, je n'arriverai pas à les repousser le temps que l'adulte sorte par ce petit trou. Je n'aime vraiment pas cette idée... Mais bon, d'un côté, je me dis que c'est ça où faire face à tous les zombies qui sont derrière la porte. Avec cette solution au moins, si ça tourne mal, je pourrai m'enfuir. Si ça arrive, j'irai au QG pour chercher de l'aide.

Je passe mes affaire à ma camarade et me hisse vers l'ouverture. Une fois ma tête dehors, je me rend compte alors d'un autre problème. Le trou est à deux mètres du sol au moins. Si je saute, ça va faire pas mal de bruit. En plus, je risque de me faire mal. Je retourne à l'intérieur.

Je ne vois qu'une solution : il faudrait que je passe mes jambes d'abord et que Jennsen m'aide à descendre le plus possible en douceur. Si elle me retient, je pourrai m'approcher un peu plus du sol avant de me laisser atterrir au sol. Ce sera un peu plus discret.  Je bredouille vaguement :

-P... Peut-être que si vous me retenez par les mains je... Euh, je pourrais m'...m'approcher un peu plus avant de... de sauter. Vous... Euh, vous êtes d'accord ?

Elle acquiesce, je remonte donc dans le trou. Après un dernier regard pour m'assurer que la voie est libre, je glisse mes jambes dehors et tend mes mains tremblantes vers la médecin. Elle les saisit fermement. Ça me fait un peu sourire. Avec sa poigne, je me sens un peu plus confiant. Doucement, je sors et me met face au mur pour commencer à descendre. Pourvu qu'il n'y ait aucun zombie... Pitié, faîtes qu'il n'y ait pas de zombies. Dans cette position, je ne vois pas ce qu'il y a derrière moi. S'il y a un zombie en bas, je ne pourrai pas le voir avant qu'il me morde les fesses... Je sens un nœud dans ma gorge. J'ai vraiment peur. Ma respiration va de plus en plus vite alors que je me rapproche du sol. Je cherche désespérément Jennsen du regard.  Je n'arrive pas à la voir mais je sens toujours ses mains me tenir.

Arrivé à la limite de ce que je peux descendre comme ça, je souffle aussi discrètement que possible :

-C'est bon !

Elle ne doit pas m'entendre à cause du bruit des zombies. Je commence à m'agiter. Je n'en peux plus d'être comme ça, je veux pouvoir voir ce qu'il y a derrière moi.

Cette fois ça fonctionne, elle me lâche. Après une petite chute de trente centimètres environ, mes pieds touchent le sol. Je retrouve vite l'équilibre et me retourne.

Soupir de soulagement, aucun zombie en vue. Je recule un peu pour être dans le champs de vision de l'offspring restée à l'intérieur. Je lui fais signe que tout va bien, elle sort mon sac par l'ouverture. Je me précipite en dessous pour l'attraper. Quelques secondes après que je sois en position, le sac est lâché, il me tombe dessus. Je l'attrape au vol. Le grand sabre suit, puis mon skateboard et enfin, la machette. Toujours aucun ennemi autour. C'est au tour de ma camarade de descendre maintenant. Je recule pour être de nouveau visible depuis la fenêtre pour lui faire signe qu'elle peut y aller. Je m'arrête d'un coup. Mon visage se fige d'un coup. Au loin, la horde de zombies qui était devant l'entrée principale de l'hôpital vient par ici. Elle a du être attirée par le bruit ! Elle est encore assez loin mais il faut vite partir !

Je me retourne vers Jennsen en murmurant : "Viiite ! ". Elle ne doit pas m'entendre mais  c'est le genre de mot qui se lit facilement sur les lèvres. Et ma tête catastrophée doit être un bon indice aussi.

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*La figure sombre admirait l’évolution des deux Offsprings d’un air amusé.*

Ma foi… Tout semble s’être plutôt bien déroulé pour le mieux cette fois-ci pas vrai? Non mais, toute chose considérée, si on omet les coups, et la torpeur psychique qui a failli vous coûter votre peau. Votre expédition aurait pu tourner au vinaigre bien plus vite…

Une petite sortie d’échappatoire par les conduits d’aération semble constitué le dénouement de cette histoire, mais serait-ce vraiment une manière convenable de vous faire vivre votre baptême de feu Alden? Et quant à vous Mll Rahl, haven’t you been adamant on your own usefulness…? Vous ne le savez peut-être pas, mais un Azad fort contrarié vous attend de retour au QG. En effet, vous avez quitté l’enceinte. Vous, l’unique (et par le fait même, l’inestimable) médecin des Offsprings.

Non clairement, votre sortie ne peut pas se solder d’une manière aussi… Comment dire? Fade… Votre audace (ou votre transgression selon à qui cela s’adresse) mérite mon passage de toute évidence…

Alors que Mlle Rahl rejoint la terre ferme, et que vous repartez au pas de course dans le sens inverse, vous distancez ensemble la horde qui vous pourchasse. Dans votre fuite vous approchez d’une ruelle qui devrait vous mener en direction de ce que vous espérez être votre porte de sortie. Malheureusement pour vous Alden, vous trébuchez… Eh oui, n’avez-vous donc pas remarquez le zombi étalé au sol? Ses jambes sont celles dans laquelle vous vous êtes accrochées et vous tombez lourdement sur le bitume. Levant vos yeux paniqués, vous apercevez une demi-douzaine d’autres Z qui semblaient vouloir rejoindre la première horde, mais qui semblent finalement très heureux de vous voir débarquez devant eux comme une visite imprévue à l’heure du dîner. Ils n’ont rien préparé pour vous accueillir, mais fort heureusement, une belle chair fraîche est tout de même disponible.

Vous espériez fuir peut-être, mais celui qui vous a fait le croc-en-jambe a simplement une jambe cassée, et ses griffes putrides se referment sur votre sac à dos afin de s’en servir pour se tirer vers vous.

Mlle Rahl quant à elle a bien failli tomber sur vous, et malgré le fait qu’elle arriva à conserver son équilibre, son trébuchement la mena juste devant les convives en approche. Vous obligeant ainsi à rester seul pour entretenir votre hôte tandis qu’elle se débat de toutes ses forces pour empêcher les 6 autres morts-vivants de se joindre au festin.

Vous vous débattez mon cher Alden, terrifié par le visage méconnaissable de ce qui aurait pu être une vieille dame fort gentille autrefois, mais ce n’est pas l’impression qu’elle vous laisse en cet instant. Malgré la peur et la panique, vous n’arrivez pas à vous libérer de son étreinte glaciale.

Finalement, sa gueule arrive à la hauteur de votre abdomen, et elle y mort à pleine dent. La douleur est horrible alors que ses crocs recouverts d’immondices s’enfoncent dans votre chair à travers votre t-shirt rapiécé. Vous croyez-bien votre dernière heure venue, mais finalement la lame de la machette de Jenn apparaît dans votre champ de vision et fend la tête de votre ennemie en deux. Libérant une pluie de fluide noirâtre qui vous hausse le cœur.

Vous ne vous en êtes sorti qu’à moitié vous aussi Mlle Rahl. Durant l’altercation, un zombi a réussi à vous mordre la cuisse droite et même s’il n’a pas eu la possibilité d’arracher vos chairs, l’empreinte de ses crocs a laissé des marques sanguinolentes qui vous ralentissent.

La médecin vous libère promptement des crocs du zombi et vous aide à vous remettre sur pied, pour reprendre votre fuite. En effet, la première horde s’approche toujours, et vous entendez leurs cris qui se rapprochent.

De toute évidence, vous n’irez pas au QG ce soir, un arrêt à Zenithside sera de mise…

Indications:
 

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Nous étions entrain de fuir une horde. Mon petit somme m'avait rendu quelques forces mais autant le dire tout de suite, je ne tiendrai pas bien longtemps à un rythme soutenu.

Pour rajouter à notre malchance j'ai dû une nouvelle fois sortir Alden des griffes d'un mort-vivant, mais pas avant que celui-ci lui ai mordu l'abdomen avec joie. Et durant le processus de sauvetage du gosse un autre putréfié en a profité pour me mordre à la cuisse, heureusement sans gravité. En effet je l'ai vite décroché d'un bon coup de machette. La douleur est néanmoins présente alors que nous avons repris la route.

Alden semble à nouveau dans un quasi état de choc, si c'est sa première morsure de zombie ça peut se comprendre. Mais ne lui ayant jamais posé la question je n'ai aucun moyen de le savoir, et pour l'heure le plus important est de fuir la horde.

Le jeune garçon me ralenti, sa blessure saigne peu mais à mon avis, et vu l'emplacement, il risque de choper une sacrée infection. Autant le mettre au courant tout de suite.
Je prend donc la parole en essayant d'être claire et précise.

-Écoute petit, cette blessure ne te tuera pas d'accord? Mais si tu commence à sentir des sueurs froides, la tête qui tourne, des douleurs dans la nuque, tu me tiens IMMÉDIATEMENT au courant. C'est compris?

Il semble hocher machinalement la tête, mais ça suffira pour l'instant.

La horde a dévié notre route de celle du QG qui semble maintenant hors d'atteinte. Je réfléchis mentalement à la carte de Salem, que je parcours depuis une bonne année maintenant. Azad nous a montré sur une carte les différentes planques secondaires. Si je me souviens bien nous allons actuellement dans la direction de Zenithside. Ainsi soit-il, nous ferons une halte là bas le temps de récupérer et soigner nos blessures.

Je presse le pas et décide d'encourager Alden

-Allez petit, si on se bouge on devrait atteindre un lieu sécurisé d'ici un peu moins d'une heure. Alors continue d'avancer !

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Hello darkness, my old friend
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Nous repartons en courant vers le QG. La horde de l'hôpital nous suit toujours mais on gagne de plus en plus de terrain. Je ne peux pas m'empêcher de lancer des regards en arrière. Ça me rassure de la voir plus loin à chaque fois.

Jennsen me montre du doigt une petite ruelle sur le côté qui devrait nous rapprocher du QG et qui va nous permettre de semer les mort-vivants. Je me sens un peu soulagé. J'avais hâte que toute cette histoire se termine. Avant de m'engager dans la ruelle, je jette un dernier regard en arrière. Malheureusement, je me prend la jambe dans un truc et je perd l'équilibre. Je tombe à plat ventre par terre, m'écorchant les genoux et les coudes au passage. Je retiens un gémissement entre mes deux. Ça fait mal ! En plus, je viens encore de trouer un pantalon...
D'un coup, j'entends d'autres râles. Plus proches cette fois-ci. Je relève le visage et vois un groupe de zombies venir de la ruelle. Ils me fixent en grognant. Je sursaute et sens la panique me prendre. Je me dépêche de me relever mais je suis soudainement tiré en arrière. Je retombe par terre. Je tourne la tête pour découvrir avec horreur que le truc sur lequel je suis tombé était un mort-vivant ! Il a attrapé mon sac et s'en sert pour se hisser jusqu'à moi ! Je crie et commence à le marteler de coups de pieds pour essayer de le repousser. J'appelle ma camarade à l'aide mais je la vois s'éloigner pour repousser le groupe qui nous arrive dessus. Les larmes me montent aux yeux quand je comprend qu'elle me laisse seul avec la créature qui m'a attrapé. En plus, mes coups de pieds ne sont pas très efficaces pour la repousser. Pire encore, elle tire si fort que mon corps commence à être traîné sur le sol vers elle. Je cherche desespérément une prise à laquelle je pourrai m'accrocher mais je n'en trouve aucune ! La gueule moisie se rapproche de plus en plus. Je supplie la médecin de m'aider et tente de me défaire de mon sac mais en tirant dessus, le monstre a resserré les sangles, je ne peux pas m'en libérer. La créature n'est plus qu'à quelques centimètres de moi. Elle lâche finalement mon sac. J'en profite pour essayer de m'éloigner mais je ne suis pas assez rapide et ses mains pourries se referment sur mes hanche. Je pousse à deux mains sur la tête du zombie mais je n'ai pas assez de force pour la repousser. Le mort-vivant tire une dernière fois pour franchir le peu de distance qui nous séparait. Je suis paralysé par la peur, je n'ai pas assez de force pour me débarasser de ce monstre. Je pleure à chaudes larmes en voyant sa gueule venir sur mon ventre.

Les crocs se referment.
La douleur explose.

Ça fait mal ! Horriblement mal ! Je hurle de toutes mes forces. Je n'arrive même plus à me débattre. Mon corps tressaillit et la douleur le paralyse. Ma vue se brouille. Je sens les crocs qui s'enfoncent de plus en plus dans mon corps. J'ai l'impression que tout se passe au ralenti. Je sens mes larmes rouler sur mes joues. Peu à peu, la douleur commence à être un peu plus lointaine. Mes yeux se ferment tout seuls, je me sens m'évanouir doucement.

Finalement, ça s'arrête. Les crocs sortent de ma peau. J'entrouvre les yeux pour distinguer à peine la silhouette floue du zombie tomber sur le côté. Une machette l'a frappée à la tête. Je ne peux toujours pas bouger. Je reste allongé et laisse aller mes pleurs. La blessure me fait horriblement mal. Jennsen me saisit et me force à me remettre debout. Mes jambes tremblent et me supportent à peine. Le bras de la médecin s'enroule autour de moi et m'aide à tenir à peu près droit. Elle m'entraîne en avant. Je peine à mettre un pied devant l'autre mais j'arrive à la suivre.

J'ai l'impression d'être dans une bulle. Ce qui se passe autour n'a pas vraiment d'importance. Mon regard est fixé sur la trace de morsure sur mon ventre. Pourquoi il a fallut que ça arrive ? Qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Qu'est-ce qu'il va m'arriver ? Est-ce que je vais devenir un... Non ! Je ne veux pas y penser !
Pourtant... si j'ai jamais voulu y penser avant, maintenant j'ai cette morsure. Je ne peux plus éviter ce problème... J'ai plus le choix.

Je secoue la tête pour essayer de chasser ces pensées et pour essayer de reprendre mes esprits mais je n'y arrive pas. Ça tourbillonne tellement dans ma tête, j'arrive pas à calmer tout ça !

On arrête d'avancer. La médecin se met en face de moi, à ma hauteur et plante ses yeux dans les miens. Je retiens mon souffle. Qu'est-ce qu'il se passe ? Est-ce qu'elle a vu quelque chose. J'ai du mal à supporter son regard, je baisse machinalement le visage. Elle déclare alors doucement :
-Écoute petit, cette blessure ne te tuera pas d'accord? Mais si tu commence à sentir des sueurs froides, la tête qui tourne, des douleurs dans la nuque, tu me tiens IMMÉDIATEMENT au courant. C'est compris?

En entendant ça, je relève immédiatemment la tête pour la fixer avec une lueur d'espoir dans les yeux. J'aquiesce en silence.  Elle se redresse et regarde autour de nous, on dirait qu'elle cherche ses repères. Intérieurement, je me sens un peu rassuré par ce qu'elle m'a dit. Elle pense vraiment que je vais m'en sortir ! Elle peut m'aider même ! Peut-être que ça ne va pas si mal après tout !
Enfin, ça n'irait pas si mal si ce n'était pas la première fois que je me faisais mordre. Je ne sais pas si je suis immunisé à ce virus. Je suis sur que je ne le suis pas. J'ai toujours attrapé toutes les maladies qui trainaient. Pourquoi j'éviterai celle-là alors que pratiquement tout le monde l'a attrapée ? Si je me transforme, elle ne pourra pas m'aider.  Je devrais peut-être lui dire. La prévenir du danger. Mais je n'ose pas... J'ai un peu peur de sa réaction. Quel idiot !
Je sens le désespoir omnter en moi à nouveau.  Je baisse la tête et j'essaie de retenir mes larmes. L'offspring se décide finalement.

-Allez petit, si on se bouge on devrait atteindre un lieu sécurisé d'ici un peu moins d'une heure. Alors continue d'avancer !

Sur ces mots, elle se remet en marche d'un pas bien décidé et me tire pas le bras. Je manque de tomber mais j'arrive finalement à suivre son rythme, catastrophé à l'idée de devoir marcher comme ça encore une heure. Ça me fait mal à chaque pas que je fais ! Je ne vais quand même pas faire une heure comme ça ?!

Malheureusement, je n'ai pas le choix. La médecin me tient trop fermement pour que je puisse me libérer et j'ai trop peur de me retrouver tout seul. Je fais donc de mon mieux pour suivre. Au moins, on fait quelques pauses de temps en temps. J'ai à peine le temps de prendre mon souffle mais ça fait un peu de bien quand même. La marche me permet aussi mettre un peu d'ordre dans ma tête. Les pensées et émotions tourbillonnent toujours dans mon esprit mais j'arrive un peu plus à me concentrer sur d'autres choses. La seule pensée qui me reste vraiment dans la tête et qui se fait de plus en plus forte me hurle de prévenir Jennsen de ce qui m'arrive pour ne pas la mettre en danger. Je n'ose toujours pas le lui dire pourtant. À Chaque fois que j'essaie de prendre mon courage à deux mains, je me ravise à la dernière seconde. Je me sens tellement lâche...

Heureusement, les rues sont désertes. Nous marchons un bon moment sans croiser personne. On finit quand même par croiser un zombie au coin d'une ruelle. Dès qu'il nous entend, le monstre se lève et commence à pousser des grognements étouffés. Jennsen me laisse en arrière et sort sa machette pour s'occupuer de lui. Cependant, une fois que la créature nous fait face, nous nous figeons une seconde, de surprise. C'est sans doute le mort-vivant le plus bizarre que j'ai jamais vu : Il est à moitié nu. Il porte juste juste des sous-vêtements en cuir et des bottes assorties . Il a une sorte de boule en plastique dans la bouche tenue en place par une bande de cuir qui fait le tour de sa tête. Au moins avec ça, il ne pourra pas mordre au moins. Il n'empêche... J'ai déjà vu des trucs bizarres mais jamais des tenues pareilles. Même Jennsen fait une tête bizarre en lui mettant un coup de machette. Nous reprenons notre route dans un silence un peu gêné. Je me demande si ce type s'est mis ça dans la bouche parce qu'il savait qu'il allait devenir un zombie. Mais même sans ça. À quoi ça pouvait bien servir ? Il y a vraiment des gens qui se baîllonaient avec ces machins avant tout ça ? Les adultes sont vraiment bizarres...

Quelques instants plus tard, je me sens soudain un peu bizarre. J'ai froid. Très froid. Le monde commence à tourner autour de moi. Je vacille.  Je murmure d'une voix tremblante :

-J...Jennsen ! Je me... sens... pas bien...

Elle fait volte-face juste à temps pour me rattraper alors que mes jambes me lâchent. Elle pose sa main sur mon front. Wow, elle a la main froide ! Ça fait du bien, je commencais à avoir mal à la tête... Elle a l'air très contrariée. Je bredouille un timide "désolé". Elle m'encourage à reprendre la route. On est à cinq minutes de notre destination d'après elle. Après une ou deux minutes, nous repartons lentement. La médecin a pris ce que j'avais sur le dos et elle me soutient. J'ai l'impression de dormir à moitié. Je me sens vraiment mal. Je ne marche plus vraiment. Je traîne juste les pieds par terre.

Finalement, nous arrivons devant un grand bâtiment. Il semble bien barricadé. Une planque des offsprings ? Je commence à paniquer. Je ne dois pas entrer là-dedans. Pas si je suis mordu ! Je ne veux blesser personne ! J'essaie de parler mais aucun son ne sort de ma bouche. La médecin continue de me tirer en avant. Elle a l'air de connaitre un peu les lieux et se dirige vers un escalier sur le côté du bâtiment. Nous montons. Arrivés en haut, elle frappe violemment à la porte. Un type entrouvre.  Il semble assez surpris de voir Jennsen. Il lui demande ce qu'elle fait là. Elle commence à lui crier dessus et de lui dire de s'écarter. C'est à ce moment qu'il me remarque. Il a l'air soucieux d'un coup. Il ouvre la porte en grand et s'écarte. La médecin commence à entrer mais je tente de résister. Sentant que je ne viens pas, elle se retourne vers moi. J'ai peur de lui dire. Mais je ne peux plus reculer maintenant. Je déglutis et bredouille maladroitement :

-Il faut pas que je rentre. Je veux pas. Ce.. C'est la première fois que je suis... Je sais pas si je suis immunisé ou si je vais... Je... je veux faire de mal à personne.

Je ne parle déjà pas très fort mais en plus, au fur et à mesure que je parlais, je me suis mis à sangloter.  La fin de ma phrase est à peine compréhensible. Jennsen ne semble pas trop surprise ou choquée par ce que je viens de dire. On dirait même qu'elle s'en fiche. Elle me tire en avant d'un coup sec. Ma faible résistance lâche et je rentre malgré moi à l'intérieur du bâtiment.
Le type de l'entrée me soulève carrèment de terre pour me prendre dans ses bras.  Il guide ensuite la médecin à travers les couloirs. On arrive finalement dans une pièce sombre. Une infirmerie on dirait. Ma camarade se dirige vers une armoire métallique qui se trouve dans un coin de la pièce. En attendant, le type m'assoit sur un lit. Il me fait enlever ma veste et mon T-shirt. En me deshabillant, je vois mes vêtements pleins de sang. Mon sang entre autres. J'ai le vertige en voyant ça. J'ai envie de m'allonger. De m'endormir et de me réveiller indemne. Comme si c'était un mauvais rêve. C'est la pire journée de ma vie....

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Le gosse a été salement mordu. Et il est obligé de faire un effort physique intense pour échapper à la horde et rejoindre le lieu sécurisé. Son rythme cardiaque est accéléré par le stress, la peur, l'effort, tant de facteur qui font que son cœur envoie le sang à une vitesse folle dans son organisme qui tourne à plein régime. Le problème lorsque le sang circule aussi vite c'est qu'il transporte tout ce qu'y s'y trouve avec lui. Or une morsure de zombie est un véritable nid à bactérie. L'infection se répand donc à vitesse grand V dans le petit organisme. J'en suis bien consciente. Aucun étonnement donc quand le gamin se met à vaciller. Je le rattrape à la volée et je sens qu'il est brulant. Je suis déjà étonnée qu'il est tenu jusqu'ici et je le pousse donc à continuer. Je me déplace maintenant fortement encombré par son chargement en plus du miens. Le poids de son sac à dos en moins lui permet de sauvegarder les quelques forces nécessaires à arriver au bâtiment des offsprings.

Je me rue vers un escalier permettant d'avoir accès à l'entrée de Zenithside avec un Alden faiblard à ma suite. Je tambourine à la porte avec rage. Une petite trappe aménagé dans la porte s'ouvre et une paire d'yeux me regarde avec stupéfaction.

L'avantage d'être une connasse égocentrique à grande gueule et avec des cicatrices comme les miennes c'est que ma réputation me précède au seins des Offsprings. La porte se déverrouille donc et je coupe le sifflet à l'homme qui vient d'ouvrir.

-C'est pas le moment de me poser des questions, alors bouge de là au lieu de me regarder comme un ahuri ! Tu sais bien qui je suis non? Y'a pas deux gueules comme la mienne chez les Offsprings, exécution !

J'ai mis dans ma phrase une autorité que je n'avais jamais réellement remarqué chez moi. L'homme hésite à peine une fraction de seconde et s'écarte docilement, acceptant de facto mon ascendant sur lui. C'est étrange mais je réfléchirais à cela plus tard. Il écarquille les yeux en voyant Alden alors que celui-ci se met à bredouiller qu'il ne doit pas rentrer. Et sans qu'il le dise de façon explicite je comprend, ainsi que le garde, que c'est la première fois qu'il se fait mordre. Le garde me regarde avec un regard hésitant comme s'il attendait ma décision.

-J'me suis fait mordre aussi y'a même pas 1h Alden. Alors fait pas chier. J'suis médecin bordel. Toi là -dis-je en parlant du garde- porte le gosse à l'infirmerie d'ici et ensuite va me chercher de la corde ou n'importe quoi d'autres pour l'entraver. J'suis pas stupide au point de prendre des risques inconsidérés.

Mon verdict semble satisfaire le garde, qui s'était déjà mis dans une position de subordonné de toute manière.

Nous croisons plusieurs personnes avant d'arriver à l'infirmerie. Elles me montrent du doigt, j'entends des brides de phrases au sujet d'Alden -Pauvre gamin-, -Il est foutu-

Quel bande de cons, ils n'ont jamais eu qu'une infirmière pour s'occuper d'eux, et bien que j'ai un immense respect, que je n'avouerai jamais, pour la-dite infirmière, je suis bien plus compétente qu'elle.

Le type nous amène dans une infirmerie de fortune, quelques armoires et des caisses éparpillé et un lit de fortune. Alden est rapidement déshabillé pour mettre sa blessure en évidence puis je le fais s'allonger sur le lit. Il a l'air ailleurs, comme s'il était déconnecté de notre réalité. C'est surement le cas d'ailleurs vu la fièvre qui est actuellement entrain de le dévorer. Je n'ai pas besoin de thermomètre pour déterminer qu'il doit avoir dépassé les 40 degrés.

Mon nouvel acolyte me lance alors 'je vais chercher ce que vous m'avez demandé Madame'. Je hoche machinalement la tête à son encontre. Cet homme est loin d'être un incompétent, et il semble ne pas être gêné pour répondre aux demandes de quelqu'un qu'il considère comme son supérieur. Sans doute un ex-militaire ou quelque chose comme ça. Il n'a pas semblé offusqué par mon ton et mon air revêche. Ce qui me conforte dans mon idée. Il a déjà dû avoir à faire à des supérieurs qu'il aurait traité de gros enfoirés s'il n'y avait pas eu le respect de la hiérarchie entre lui et eux.

Bref un homme sur qui je pensais pouvoir compter à l'heure actuelle et qui me serait d'une aide précieuse dans les heures à venir, notamment par rapport à Alden et à son état. C'était sa première morsure. Je n'avais aucun moyen de savoir s'il était immunisé ou non. Et il était fort probable que beaucoup parmi les gens présents ne seraient pas enthousiaste à l'idée de garder un potentiel futur zombie dans la planque. J'allais donc devoir les tenir à l'écart.

Je me mis à fouiller dans les armoires tout en lançant de temps en temps à Alden un mot rassurant.

Je trouvais des antibiotiques, de la codéine, et de l'aspirine. Je fouillais encore pour trouver de l'alcool, et de quoi effectuer un pansement propre.

J'avisais une bouteille d'eau trainant dans un carton et prenant un ensemble des trois médicaments je tendis les pilules à Alden. Celui-ci les mis faiblement dans sa bouche et je lui tint la bouteille pour l'aider à boire. Ce petit cocktail lutterait contre : Les bactéries pour les antibiotiques, bien que je lui ai donné des antibios complètement au pif, je n'avais pas les moyens de faire un antibiogramme de toute façon. Contre la douleur pour la codéine et cela le ferait sans doute dormir d'ici peu. Et l'aspirine ferait descendre sa fièvre.
S'il survivait aux prochaines heures cela voudrait dire qu'il est immunisé au virus. Ensuite il devrait survivre à l'infection entrain de se répandre sans son corps, ce qui serait une autre paire de manches. Cette infection étant accentué par le fait qu'il s'agisse de sa première morsure et donc d'une réponse violente de son organisme pour se défendre. Il allait en chier même s'il s'avérait immunisé.

Le garde revint et me tendit des cordes simples. Je lui fis signe de m'aider à attacher Alden au mieux. Celui-ci ne se débattit même pas. L'infection ayant eu raison de ses dernières forces.

Je pris ma machette en main et j'attrapais une chaise pour m'asseoir à côté d'Alden.

-S'il est contaminé il n'ira nul part. Je vais rester ici à le veiller. Quel est ton nom ?

L'homme répondit d'un ton que je jugeais un peu guindé, définitivement un ancien de l'armée.

-Benjamin madame. Que voulais-vous que je fasse d'ici là?

Je soupirai avant de répondre, me rendant compte de mon extrême fatigue, tant moral que physique :

-Merci Benjamin. Pas besoin de me traiter comme ta supérieure, je n'ai jamais eu ce statut au seins des Offsprings. J'aimerai que tu informe les gens présent sur ce site de ce qu'il se passe dans l'infirmerie et que tu empêche quiconque de me déranger pendant les prochains heures fatidiques pour ce gamin.

Il hocha la tête et répondit avec franchise :

-Vous êtes le médecin des Offsprings. La survie de tous repose sur vos épaules. Je suis même étonné de vous trouver ici seule et sans escorte. Si vous n'êtes pas ma supérieure vous êtes l'un des meilleurs atouts de notre organisation. Ce qui vous rend indispensable.

L'homme n'est pas dupe et je décèle une certaine remontrance dans ses propos. Il n'y a pas de doute quand au fait qu'il sait pertinemment que Azad ne m'aurait pas laissé sortir seule et il a très bien souligné les points importants de cette mesure. Dans les prochaines minutes il aura sans doute déjà prévenu le QG de ma présence ici et je serais attendu de pied ferme en rentrant. Mais je m'occuperai de ça en tant voulu. Je me contente de hocher la tête et de répondre simplement par un "Vous avez surement raison. Merci Benjamin. Je ferais part de votre aide précieuse en haut lieu".

L'homme le laisse finalement seule avec Alden. Je ne mentais pas en disant que je le mentionnerai auprès d'Azad. Après tout il fallait savoir reconnaitre la valeur de quelqu'un surtout en ces temps troublés.

J'observais la respiration irrégulière dû à la maladie du jeune garçon. D'ici au maximum 12h je saurais s'il aurait une chance de survivre ou si j'allais devoir lui planter ma machette dans le crâne. Et pour une fois l'idée de pourfendre un infecté me déplaisait profondément.

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J'avale péniblement les médicaments que la médecin me donne. Ma main essaie de tenir faiblement la bouteille d'eau mais elle tremble tellement que sans l'aide de Jennsen, je me serais déjà tout renversé dessus.


Une fois les médicaments avalés, elle me laisse m'allonger. Je n'en peux plus. J'arrive à peine à bouger. Mes yeux commencent à se fermer tout seul. Alors que je suis en train de m'assoupir, la morsure me revient soudain en tête. Je rouvre grand les yeux,  complètement paniqué. Non ! Il ne faut pas que je m'endorme ! Je ne dois pas me laisser aller ! Si jamais je m'endors et que je me transforme... Non ! Je dois rester éveillé !

J'ai beau me dire ça, mes yeux recommencent déjà à se fermer. Je les rouvre autant que je peux et tente de les garder bien ouverts. Sans succès. Ils retombent au bout d'une poignée de secondes. J'arrive tout juste à les garder mi-clos. Je me sens de plus en plus fatigué, presque assommé même. Ma vue commence à se brouiller doucement. Mon corps s'engourdit. La dernière chose que je vois est Jennsen avec le type de l'entrée au-dessus de moi. Ils ont quelque chose dans les mains qu'ils sont en train de poser sur moi. Mes yeux se ferment avant que je ne puisse bien voir ce que c'est. Je tente de les rouvrir mais je n'y arrive plus. Je me sens emporté par le sommeil malgré tous mes efforts pour rester éveillé. La motivation que me donne la peur faiblit. Je me résigne finalement. Je peux peut-être me laisser aller et dormir un peu après tout.
Juste une minute...
Un bruit sourd me tire de mon sommeil. J'ouvre brusquement les yeux. Mince ! J'ai dormi combien de temps ? Et où est la médecin ? Je ne la vois nulle part. Je suis toujours dans l'infirmerie mais elle est plus sombre que tout à l'heure. Il fait nuit ? Une femme est occupé à coté de moi. J'ai du mal à la voir. Elle me tourne le dos et est un peu penchée. Faiblement, je l'appelle :
-Euuh, ex... excusez-moi ?

En entendant ma voix, la femme se redresse lentement. Elle fait volte-face. Mon visage se fige. C'est elle ! C'est le mort-vivant qui m'a mordu ! Qu'est-ce qu'elle fait là ? Pourquoi ? Où sont passés les autres ?
Elle avance lentement vers moi en râlant. Je tente de me relever mais je n'arrive pas à bouger. Comme si mon corps était retenu par quelques chose. Je me débats mais mes membres ne peuvent bouger que de quelques millimètres. Impossible de se libérer ! La créature est de plus en plus proche.  J'essaie de crier. D'appeler à l'aide mais ma voix n'est à peine qu'un murmure. Mon coeur bat à toute vitesse. Je ne pousse plus que des gémissements térrorisés lorsque le zombie arrive à ma hauteur. Ses yeux fixent mon ventre. Je supplie la créature de partir mais elle ne réagit pas. Elle plaque ses mains sur mon torse et baisse lentement sa tête vers mon ventre, là où elle m'a mordu tout à l'heure. Impuissant, je la regarde approcher ses crocs de moi. Je tremble comme une feuille. À la dernière seconde, je ferme les yeux aussi fort que possible. Pendant un instant, je sens la douleur exploser dans mon ventre. Puis, plus rien. Je sombre de nouveau dans le noir. J'ai l'impression de flotter un peu. Une voix me vient aux oreilles. Elle est assez lointaine mais elle m'est familière.

-Alden... Aller, debout ! Tu n'abandonnes pas déjà quand même ?

Mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Je lutte de toutes mes forces pour ouvrir les yeux. Je n'arrive pas à y croire ! Je n'avais pas entendu cette voix depuis si longtemps !
La lumière m'éblouit. Je n'ouvre pas les yeux en grands mais c'est suffisant pour que je distingue une silhouette assise à côté de moi.  J'ouvre la bouche mais aucun son n'en sort. La femme se redresse. C'est elle ! Je reconnais sa silhouette grande et fine. Ma gorge est nouée. Je force et réussit finalement à appeler d'une voix faiblarde.

-M... Maman ?!

C'est drôle, j'avais presque oublié ce que ça faisait de dire ce mot. J'ai même eu du mal à le dire. Pourtant, maintenant que je l'ai dit, quelque chose se libère en moi. Je me sens si heureux. Je ramène ma main au-dessus de mes yeux pour mieux la voir. Du moins, j'essaie. Quelque chose la bloque. Je ne peux pas bouger à nouveau. Je tourne lentement la tête pour regarder mon corps. Je suis ligoté ! Qu'est-ce qui m'arrive ?!  Je jette un regard effrayé à ma mère, cherchant de l'aide. Ma vue commence à s'habituer à la lumière. La silhouette floue de ma mère devient plus nette et je vois alors un visage balafré se dessiner devant moi. Je me décompose. Le brouillard tout autour se dissipe pour faire place à une pièce sombre. Mon ventre se met soudain à me faire mal. Très mal. En fait, tout mon corps est douloureux.  Je me sens vraiment mal. J'ai très froid. La douleur vive m'arrache un petit gémissement.

Alors que je suis ramené à la réalité, mon regard croise celui de Jennsen. Pendant un instant, j'ai cru que... Qu'elle était...

-Je suis désolé...

À bout de force, je repose ma tête sur l'oreiller.
Une larme roule sur ma joue...
Je me sens vide d'un coup...

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La longue attente avait donc commencé. La première heure fût la plus difficile. Une chape de fatigue s'était abattue sur moi. J'avais le corps lourd et quasiment insensible. Mes yeux avaient du mal à rester ouverts. En fouillant un peu dans la pharmacie j'avais trouvé divers médicaments et j'avais concocté un tonifiant maison, que je déconseille fortement d'essayer chez soit. Mes connaissances en pharmacologie étaient suffisamment avancées pour que je sache que ma vie n'était pas en danger, mais je savais aussi que d'ici une douzaine d'heure le contrecoup m'enverrait dormir pendant un bon moment.

Néanmoins j'avais pût reprendre une surveillance attentive du jeune garçon. La maladie et la fièvre l'avaient plongé dans un sommeil fiévreux où il devait côtoyer des visions pas toujours agréable car je voyais son corps se raidir en de nombreuses occasions. Je prenais ses constantes vitales régulièrement, tensions et températures.
La fièvre ne diminuant pas j'avais à nouveau fouillé dans l'armoire à pharmacie. Il y avait là les produits essentiels et pour les temps actuels c'était une pharmacie tout à faire correcte. Je mis finalement la main sur ce que je cherchais, du Metazimole. Pour faire simple : l'anti-fièvre utilisé par les vétérinaire équin et les fermiers pour les porcs et les bovins. Mais totalement utilisable sur un être humain car dérivé d'une molécule utilisé en hôpital. Je remerciai mes longues années d'études et l'offspring intelligent qui avait sût aller se fournir chez un vétérinaire qui devait être bien mieux fourni que l’hôpital beaucoup plus plébiscité par les pillards.

Je prélevais une faible dose et l'injectai en intramusculaire au jeune garçon.
De longues minutes passèrent et la fièvre se mis à descendre sous l'effet du médicaments.

Le temps se mis à défilé sans qu'il ne se passe grand chose, l'était du garçon me semblait se stabiliser et c'était un signe d'espoir.

Finalement Alden commence à se réveiller. Alors que je m'approche de lui je l'entend balbutier "M...Maman?"

Il devait être entrain d'en rêver. Car après un petit temps d'adaptation je me rend compte qu'il réalise où il se trouve et avec qui.

Il murmure alors "Je suis désolé..." avant de s'allonger à nouveau, vaincu par la fatigue mais toujours éveillé.

Je me penche au dessus de lui et alors que je commence à le détacher je me décide à lui annoncer la nouvelle.

-Tu es sorti d'affaire. Tu es immunisé au virus. Ne t'excuse pas. Je te ramène à la maison maintenant.

Je ne suis pas sa mère mais s'il est dans cet état aujourd'hui je suis bien consciente que c'est en partie ma faute. Je n'arrive finalement même pas à m'en vouloir. Au fond je reste persuadé que le gamin a besoin de ça pour s'endurcir et survivre au monde extérieur. Malgré tout la prochaine fois qu'il partira avec moi je n'oublierai pas de mieux le préparer.

Azad va m'attendre de pied ferme en rentrant au QG j'en suis consciente. Néanmoins je compte bien ne pas rester enfermer comme un chien en cage. J'ai besoin d'action et de bouger. Je resterai enfermé en guise de bonne volonté le temps que le gosse se rétablisse. Puis j'aurais une mission à lui confier, s'il l'accepte. Mais chaque chose en son temps.

Je me dirige vers la porte et Benjamin se redresse lorsque j'ouvre celle-ci. Visiblement il a veillé de l'autre côté. Je le salue d'un signe de tête puis je le rassure sur l'état de mon patient.
Le départ est alors prévu dans les heures suivantes le temps qu'Alden récupère quelques forces.

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Suite à la demande d'Alden ce RP se clôture enfin !

Vous avez validé le RP du fait d'avoir complété 20 posts (sur les 14 requis)

Bravo à vous deux et bonne continuation

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