Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
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A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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 Le chat et la souris

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Salem est, 15 mai

Terry avait tourné autour de Silverton une poignée de jours à la recherche d'autres traces d'exactions des Raiders telles qu'ils en avaient aperçu avec Kelsey dans un recoin du terrain de golf. Les images du charnier passaient et repassaient dans sa tête, un mélange de poésie et de questionnement sur la nature humaine. Mais rien. Pas d'autres traces de ce genre.
Il quitta un peu la périphérie de la ville pour revenir dans un environnement plus urbain, plus gris et déprimant - la pollution, les bruits et l'excitation de la ville en moins.

C'était le petit matin. Terry préférait ce moment de la journée plus calme, plus frais. Les derniers êtres vivants comme une majorité de la population humaine autrefois avant d'être exterminée étaient plutôt lêve-tard. Pour pratiquer la chasse, son père l'avait habitué à se lever aux premiers lueurs et cette habitude lui était restée. C'était pas plus mal, on croisait moins de monde. Les vivants donc, mais aussi les zombies. Comme si le froid de la nuit les avait engourdis. Il mettait en effet plus de temps à réapparaître dans les rues, comme attendant l'agitation de la journée pour se réveiller.
Point d'agitation pour Terry qui avançait à petites foulées pour parcourir des distances suffisantes sans faire trop de bruit et tout en maintenant ainsi sa bonne condition physique. C'était pas comme un footing, c'était plutôt un rituel pour bien se réveiller soi-même, ses muscles et son esprit, pour bien démarrer la journée en pleine forme et tous sens parés.

Il ne s'était pas fixé d'objectif particulier pour la journée, déambulant un peu au hasard des rues, de préférence dans des quartiers qu'il n'avait pas visités depuis son arrivée à Salem. Il marqua cependant une pause en pleine rue comme alerté par son sixième sens guère présent chez lui. Tournant sur lui même, il jeta un oeil aux bâtiments alentour, mains sur les hanches. Aucun signe de vie visible. Un mouvement dans l'angle mort, il pivota de côté. Là, derrière une carcasse de voiture, un bras qui s'agite, un râle qui s'élance.
Terry avance de plusieurs mètres dans l'axe de la rue pour avoir une vue dégagée sur la charogne qui tente tant bien que mal à se redresser, son flair alerté par la chaire fraîche que représente Terry.

Petite checklist rapide, Terry tâta la présence de son arme dans son holster sous sa veste, puis posa la main sur le manche de son couteau de chasse à la ceinture. Il soupira. Il n'avait pas envie de faire du corps à corps de si bonne heure. Sa main partit derrière la tête pour attrapper la hache qui dépassait du sac à dos. Il fit 2 grands pas vers le zombie qui était maintenant debout et le frappa en plein crâne. Le bougre s'effondra aussitôt et Terry dût s'aider du pied pour décrocher la lame fichée en pleine tête. Il l'essuya dans les guenilles du cadavre et inspecta minutieusement la lame de son arme pour en vérifier le tranchant. En ces temps, il était impératif pour sa survie d'entretenir et prendre soin de son matériel.
Ce rapide contrôle effectué, il rangea la hache à sa place, réajusta les sangles du sac sur ses épaules et repartit d'un bon pied.

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Comme à chaque fois que je me retrouve seul pour une expédition, j'arrive à peine à dormir plus de quelques heures. Difficile de fermer l'oeil quand on a la peur au ventre et qu'en plus, il y a un zombie qui pousse la chansonnette dans la rue pendant toute la nuit. J'avais beau être bien caché dans les étages d'un immeuble, savoir qu'une de ces créatures était près de moi a suffi à me stresser. Du coup, je me suis remis en marche alors que les premières lueurs du soleil apparaissaient.

Jack, le leader de notre groupe m'avait envoyé ici hier pour voir s'il y avait possibilité de s'installer dans le coin et s'il n'y avait pas d'autres groupes de survivants par ici. Depuis que notre explorateur s'est fait une entorse, je me retrouve toujours tout seul pour ces expéditions, c'est nul... Vivement qu'il se remette.

Heureusement, à part de zombie de tout à l'heure, les rues sont complètement vide. C'est un des seuls avantages à se lever tôt le matin je crois. Tout le monde, humain comme zombie se lève en milieu voire en fin de matinée. J'en profite pour sortir ma planche. D'ordinaire quand je connais pas trop le coin, je préfère éviter le boucan des roulettes qui roulent sur le bitume mais là, le temps que les passants ouvrent les yeux, je serais déjà loin.
La brise me souffle dans le visage tandis que je descend les rues du quartier. Les recherches vont devoir attendre un peu. Pour le moment, je grignoterai bien quelque chose...
Justement, il me reste une pêche que j'ai ramassé hier en venant dans ce quartier. Il faudra que je pense à retourner en prendre dans le jardin où je les ai vues. Je m’assois sur le capot d'une voiture et entame mon petit-déjeuner... Je grimace un peu en mangeant. Le fruit n'est pas complètement mûr mais c'est mieux que d'avoir le ventre vide.
Alors que je finis de manger et que je jette le noyau au loin, j'entend un bruit. On dirait le bruit d'une machette, ou de quelque chose d'un peu plus lourd. Intrigué, je cale mon skateboard entre mon sac et mon dos et m'approche silencieusement du croisement à une vingtaine de mètres devant moi. J'ai juste le temps de m'aplatir contre le mur alors qu'un homme passe au milieu de la rue en courant. Il ne m'a pas vu, heureusement. Cependant, s'il y a quelqu'un ici, ça risquerait de poser problème. Enfin, s'il est seul pas vraiment mais il est bien possible qu'il ait un groupe caché dans le coin. Je ferai mieux de le suivre. Par contre, s'il continue de courir, je vais avoir du mal à rester discret sans le perdre. Je commence donc à courir aussi tout en restant baissé. C'est vraiment pas pratique ! Pourvu qu'il se fatigue vite...

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Now all the birds have fled, the hurt just leaves me scared
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Terry avait mené ses pas vers un immeuble d'une poignée d'étages. Il était attenant à un autre bâtiment et chaque appartement possédait un balcon communiquant avec celui du voisin. Dans ses explorations, il prenait soin avant de pénétrer dans toute infrastructure d'en étudier grossièrement la disposition, la facilité d'accès et surtout de sortie. Il ne tenait vraiment à se faire prendre au piège à l'intérieur sans avoir au moins un plan d'évacuation rapide.
Son inspection faite, il franchit l'entrée principale tout en dégainant son flingue.

Il en ressortit 2 bonnes heures plus tard l'arme rengainée et un vieux stick bretzel au coin de la bouche. Il prit le temps d'observer la rue à droite puis à gauche. Le soleil était monté. Le quartier était encore calme. D'un pas tranquille, il reprit sa marche pour se diriger vers un autre bâtiment, des bureaux cette fois. Pas le genre d'endroit où on pourrait trouver à manger ou des armes, mais on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise cachée au fond d'un tiroir.

Il y avait un grand hall d'entrée, de larges escaliers, des bureaux en open space et de larges pans vitrés. Une visibilité large et dégagée, Terry s'y promènerait cette fois avec la hache. Dans une salle de réunion fermée, il entendait des grognements et des coups sourds contre les murs. Il ne s'en préoccupa pas plus, les laissant ainsi à leur place. Au premier étage, il dégota un fond d'eau dans une fontaine. A ce niveau, il y avait eu de la visite : les papiers avaient été ramassés pour alimenter un feu de camp, froid depuis un moment. Les ordinateurs, claviers, souris trônaient encore sur les bureaux comme figés.
Terry appuya sur un bouton d'allumage d'un pc espérant tout et n'importe quoi. Mais là non plus, aucun signe de vie, aucune diode qui s'allume, aucun crépitement électrique. Il soupira. Quel gâchis.

Il fouilla une bonne vingtaine de tiroirs, mais à part des trombones, des stylos, tout ce genre de matériel de bureau, c'était dénué d'intérêt. Il s'effondra dans un grand fauteuil en cuir d'un bureau individuel qui devait appartenir à un grand chef de cet établissement. Il était bien confortable, dommage qu'il ne pouvait se permettre de le trimbaler avec lui. Un instant il s'imagina dans la peau de celui qui siégeait ici autrefois, le genre de vie, de boulot qu'il menait, sa façon de se comporter avec ses collaborateurs, ... Une vie de bureau, une vie chiante en fait ! Finalement, ce nouveau monde n'était pas si triste que cela après tout !

Il fit tourner le fauteuil sur lui même plusieurs fois et s'arrêta dos au bureau, face à la fenêtre. Bien qu'au premier étage, il y avait une vue assez dégagée sur quelques pâtés de maison. Toutes ces vies là dehors arrêtées du jour au lendemain, décimées, ... transformées en quelque chose de morbide, errantes, attendant une dernière délivrance. Terry n'était pas croyant, mais il lui arrivait de se demander s'il n'y avait pas quelqu'un, quelque chose qui avait décidé de déclencher tout cela pour tester l'humanité voire l'éradiquer pour de bon, comme pour les dinosaures et laisser ainsi place nette à un nouveau monde.
Mouais, trop philosophique et trop prise de tête ce genre de réflexions, il ne poursuivit pas plus loin.

D'ailleurs, il se redressa légèrement, les sens aux aguets. Là, en bas, il avait cru apercevoir une ombre. Pas ce genre d'ombre qui avance toute seule, bêtement, en ligne droite. Ce genre d'ombre qui se faufile, se glisse, se cache. Il continua à observer pendant de longues minutes, cherchant à retrouver cette ombre qu'il n'avait fait qu'entre-apercevoir. Il en était quasiment sûr, yavait un être vivant là dehors. Comment savoir ? Il continua à observer pendant une petite heure sans rien voir de plus. L'ombre était peut être partie.

Faisant mine de ne plus s'en soucier, il continua à farfouiller dans l'étage sans trop de conviction, gardant toujours un oeil sur les fenêtres pour observer en bas dans la rue. Finalement, il abandonna son travail du moment et redescendit quatre à quatre l'escalier jusqu'au rez-de-chaussée avant de reprendre une cadence ce marche à peu près normale. Il sortit et observa l'extérieur comme il l'avait fait plus tôt dans la journée, sauf que cette fois il était plus concentré, cherchant à capter un détail important. Il traversa la route pour rejoindre le trottoir opposé et faire son inspection de ce côté-ci.

Terry était déçu de n'avoir pas retrouvé trace de sa souris. Tant pis. Il repartit, sans forcé le pas. S'il était suivi, il le saurait bien assez tôt. Une idée lui vint : il comptait retourner fouiller un bâtiment et de là, il trouverait un poste d'observation ...

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Mince, ce type a un flingue en plus de sa hache ? Je n'aime pas ça du tout. Je n'ai vraiment pas intérêt à me faire voir. Heureusement, il n'a pas l'air d'être de ce quartier. Les bâtiments dans lesquels il est allé semblent avoir déjà été fouillés et il à l'air de les prendre un peu au hasard... Avec un peu de chance, il quittera la zone d'ici un jour ou deux. Mais en attendant, je préfère le suivre encore un peu pour m'assurer qu'il n'ait pas de groupe avec lui.
Je le suis encore dans un bâtiment de bureaux où je dégote un paquet de pistaches dans les escaliers. J'avoue que cet avec un certain plaisir que j'ai rangé cette petite merveille dans mon sac en me promettant d'en profiter une fois que j'aurais fini de suivre cet autre survivant.
Par contre, je crois qu'il commence à se douter de ma présence dans ces bureaux. Quand je suis entré dans l'étage où il était, il n'a pas arrêté de jeter des coup d’œil vers la fenêtre. Peut-être qu'il est parano aussi. C'est plutôt courant et clairement compréhensible vu la situation.
Lorsqu'il a quitté le bâtiment, j'en ai profité pour faire un tour, voir s'il y avait quelque chose d’intéressant qui aurait échappé à la fouille de ce gars, sans succès. Un peu déçu, je suis allé jeter un regard pas la fenêtre. Juste à temps car je vois l'inconnu entrer dans un immeuble un peu plus loin. Doucement, je descend les escaliers et me rentre à dans le bâtiment, à la poursuite de cet homme.
À peine entré, je sens que quelque chose ne va pas. On ne dirait pas vraiment ce silence doux et apaisant qu'on entendrait lorsqu'on est seul. On dirait plutôt ce silence lourd et oppressant qui annonce le danger. Je n'entend pas le bazar que faisait l'autre type lorsqu'il fouillait les autres bâtiments. Bizarre... Je m'engage donc à pas de loup dans les escaliers. Au premier palier, c'est toujours le silence. La porte d'un appartement est entrouverte, je vais voir si je trouve quelqu'un dedans. Par contre, c'est risqué. Si l'autre survivant est dans cet appartement, il ne faudra pas compter sur la distance pour me cacher. Je me baisse autant que possible et rentre dans l'appartement. Des gens ont du s'y cacher : tous les meubles du salon ont été écartés dans un coin de la pièce. Seuls trois matelas se trouvent au milieu. Il y a pas mal de sang par terre. Je déglutis et vais pour sortir quand je crois entendre quelqu'un sortir de derrière un encadrement de porte. Je bondis en retenant un cri. Le talon de mon pied heurte un empilement de bouteilles de bières vides qui étaient par terre. Elles partent dans tous les sens, en faisant pas mal de bruit. Au bout d'une dizaine de secondes, le silence retombe.
Mon cœur bat à fond. J'ai une main sur la poitrine pendant que l'autre est plaquée sur ma bouche pour étouffer le bruit de mon souffle. Au final, cette présence derrière la porte ne devait être que mon imagination. Il faut que je me calme ! Je dois me calmer, vite ! S'il y a des zombies dans ces appartements ou même si le mec que je suis m'entend, je serais dans de beaux draps. Sur mes jambes tremblantes, je quitte vite cet endroit qui me file la chair de poule et retourne sur le palier.
Les autres portes de l'étages sont fermées à clé. J'abandonne donc et monte au deuxième. Un mort est en train de tambouriner derrière la porte d'un appartement. Je sens déjà mon rythme cardiaque remonter et le peu de détermination qu'il me reste faiblir. Je ne m'attarde pas et monte à l'étage suivant. Ici aussi toutes es portes sont fermées à clé. Mais par chance, un trousseau dépasse un peu sous un paillasson. Je l'attrape et ouvre la porte.
Pour tomber nez-à-nez avec un mort-vivant. Il n'est qu'à quelques centimètres de moi. En fait, il attendait à côté de la porte. Je hurle et tombe en arrière. Je me traîne en arrière jusqu'à l'autre bout du couloir sans quitter la porte des yeux. Pourtant, le zombie ne sort pas. Lentement, je me relève donc et vais voir en restant aussi loin que possible. Je soupire de soulagement lorsque que je comprend que la tête du zombie a été fracassée. Par un gros couteau peut-être ? Aucune idée. Je rentre donc dans l'appartement.

L'intérieur est plutôt propre  quand on sait qu'il y a eu un mort-vivant dedans. En plus, avec un peu de chance. Sa présence a repoussé les pillards ! Peut-être qu'il y aura de la nourriture dans la cuisine. Oubliant un instant que je suivais quelqu'un à la base, je file à la cuisine. Mais là, non seulement il n'y a pas l'air d'y avoir de nourriture mais en plus, à travers la fenêtre qui donne sur une petite terrasse, je vois un zombie. Il m'a bien vu aussi et commence à gratter au carreau. Je recule d'un pas, saisit de panique. Pourquoi il y en a encore un là ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
J'entend un bruit venir d'une autre pièce. Je bondis dans l'entrée. Personne. La pièce donne sur un salon. Je ne vois qu'une télé, un canapé et je crois voir un truc bouger en-dessous. Je m'accroupi pour mieux voir. Rien du tout. Je retourne dans l'entrée en longeant le mur en m'efforçant de détourner le regard du cadavre au sol et de regarder devant moi. Il y a ce qui semble être un placard.A travers les petits interstices de la porte, je crois voir un truc qui brille dedans ! Des yeux ?! Un autre mort-vivant ?! Je recule précipitemment et retourne dans la cuisine sans quitter le placard des yeux. La porte de s'ouvre pas, aucun zombie ne sort. Il faut que j'arrête, je deviens complètement parano ! Derrière, il y a toujours l'autre cadavre ambulant qui tape au carreau. Je regarde partout autour de moi. Il n'y a rien qui puisse me servir. Il faut que je file d'ici ! Maintenant ! J'en peux plus de cette filature ! Attends, j'ai entendu un bruit sur le palier là, non? Non, en fait je crois sentir une présence derrière moi. Un souffle dans mon cou, une ombre... Pendant une seconde, la peur me paralyse. Mais cette fois, la sensation persiste. Doucement, je finis par me retourner... Pourquoi ce genre de chose me tombe toujours dessus ?
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- Hello !

Terry était debout à portée de bras d'Alden. Il s'était redressé de derrière un meuble derrière lequel il avait attendu de longues minutes. Il avait délibérément laissé à moitié sous le paillasson les clefs de l'appart trouvées sur son ancien occupant et refermé le loquet de l'intérieur, l'appât avait fonctionné.
Il s'était attendu à rencontrer toute sorte d'individus à ses trousses, mais pas à un enfant ! Il avait eu des doutes en apercevant sa frêle ombre. Doutes estompés quand il avait entendu les pas peu discrets de celui-ci résonner dans les escaliers et le conduire jusqu'ici.

Maintenant Terry se maintenait debout à un mètre de lui, le toisant de toute sa hauteur, le couteau ensanglanté pour avoir tout récemment servi, pendant mollement au bout de sa main. Il la releva pour pointer de la lame le cadavre de zombie à l'entrée.

- Tu sais que c'est pas bien d'entrer comme ça chez les gens sans frapper ? N'est-ce pas, Jeff ?

Il tourna la tête vers le zombie avant de rapporter son attention sur Alden qui semblait blêmir de plus en plus.

- Jeff est d'accord avec moi. Il dit aussi que c'est pas bien non plus de suivre des inconnus dans la rue, ça peut être dangereux, on peut tomber sur des gens vraiment pas bien. Des gens comme lui - il désigna le zombie sur la terrasse - ou comme moi...

L'air menaçant, Terry avançait de plusieurs pas pendant qu'Alden en reculait de tout autant. Le zombie à la fenêtre semblait frapper de plus en plus fort au carreau comme excité par tant de chair fraîche. Terry sortit un vieux chiffon et en nettoya sa lame. Il arrêta d'avancer et se tapota les lèvres du plat de la lame, soutenant son coude de l'autre main, dans une pose méditative.

- T'es pas bien gros bonhomme. J'ai bouffé des rats qui avaient plus de barbaque sur les os que toi. Mais tu comprends ... Faut bien manger ...

Et un large sourire sadique pour parachever le tout ! Ou l'art de faire chialer un môme sans même le toucher. Mais l'autre zombie cassa l'ambiance ou plutôt la fenêtre, dans un fracas de verre. La surprise permit au garçon de prendre la tangente. Terry mit une grosse poignée de secondes à réagir avant de courir après le gamin qui dévalait les marches 4 par 4.
Déboulant dans la rue, Terry le poursuivit dans la rue à toutes jambes. C'était un bon coureur mais le petit aussi, qui plus est boosté par la frayeur qu'il venait d'avoir !

test mouvement:
 

Inexorablement, le môme prenait de la distance. Pas si motivé à poursuivre le jeu et à s’essouffler pour rien, Terry lâcha la course. Dans une tentative sans doute inutile de se rattraper pour sa mauvaise blague, il cria après lui :

- HEY ! Attends ! J'déconnais là haut ! Petit ! J'peux t'aider !

Il était sincère, mais il avait poussé le bouchon trop loin. Il n'était pas près de le revoir de sitôt. Pas la peine de lui crier de fausses excuses ou de promesses hasardeuses qu'il n'écouterait sûrement pas.
Si ça se trouve, le gamin l'avait suivi pour quérir de l'aide. Et tout au contraire, il l'avait renvoyé dans l'enfer de la ville, peut être seul et dépourvu de ressources de première nécessité.
A avoir beuglé ainsi, des zombies s'étaient tout naturellement rapprochés de la source. Se servant d'un gros feutre qu'il traînait sur lui, il traça un rapide "Sorry" sur le mur le plus proche et retourna sur ses pas, jusqu'à l'appartement précédemment quitté. Si le gamin était OK à recommencer les présentations à zéro, il repasserait par ici. En signe de bon accueil, il avait évacué les cadavres de "Jeff" et de son voisin de terrasse fraîchement refroidi (de nouveau) en bout de palier et laissé les clefs en évidence sur la porte en signe de bienvenue.
Avec la nuit tombée, il laissa une bougie éclairer de sa faible lueur la pièce principale où il avait disposé le canapé (son lit pour la nuit) face à la porte. Pour pallier toutefois à la venue d'autres individus, il se garda d'avoir son revolver bien à portée de main sous le coussin lui servant d'oreiller.

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J'en peux plus... Ca doit bien faire dix minutes que je cours comme ça sans m'arrêter....J'ai du mal à reprendre mon souffle. Je trébuche de plus en plus. Il faut que je m'arrête. Juste quelques minutes. Je n'entend plus la voix ou les pas de l'autre fou furieux derrière moi depuis quelques temps. Je m'assied contre un mur. Mes jambes tremblent comme des feuilles. Pourvu que je ne sois pas suivi, je ne serais pas capable de repartir de sitôt. Je tente de me calmer et de reprendre mon souffle mais sans succès. J'ai eu tellement peur la-bàs... Rien que d'y penser, ma vue s'embrouille et des larmes commencent à rouler sur mes joues. Je me recroqueville et laisser aller mes pleurs... Je suis un idiot ! Qu'est-ce qui m'a pris de suivre un type pareil ? Pourquoi il a fallu que je rentre dans ce bâtiment ?! J'aurais du rester à l'extérieur, trouver une cachette et le laisser sortir ! Il était à deux doigts de me poignarder. Si le zombie n'avait pas casser cette fenêtre... S'il avait garder son regard sur moi plutôt que de se laisser déconcentrer par le mort-vivant... Non ! Je ne veux même pas y penser !

Je reste un bon quart d'heure comme ça à sangloter quand j'entend un râle venir du bout de la rue. Il ne manquait plus que ça... Je vais devoir repartir. Mon corps tremble encore un peu mais le choc est passé, en grand partie. Je devrais au moins pouvoir marcher. Je me relève tant bien que mal et me remet en marche. En avançant, je glisse distraitement ma main dans la poche de mon pantacourt à la recherche de ma carte. Ce coin n'est pas sur mais il me reste encore une bonne partie de l'est de la ville à visi... Attends voir... Ma carte ? Elle n'est plus là !? Non ! Ce n'est pas possible ! Je suis sur que je l'avais sur moi quand je suis entré dans l'immeuble ! Ne me dis pas que je l'ai laissée tomber la-bàs ! J'avais noté l'emplacement de notre abri actuel. Je peux pas la laisser par terre dans la nature. Si l'autre type ou d'autres malades tombent dessus, on va avoir de ces ennuis...

Qu'est-ce que je dois faire ? Je n'ai aucune envie de revoir le fou furieux mais je ne peux pas le laisser trouver le reste de mon groupe. Je déglutis et à contrecoeur, je retourne sur mes pas en cherchant du regard le zombie qui braille dans la rue. Il est pris au piège dans une voiture en fait, pas d'inquiétude de ce côté. Je lui tire la langue en passant à sa hauteur. Je n'aurais pas du. Il s'énerve et frappe encore plus fort contre la vitre. Je sursaute et manque de tomber en arrière. Je file en baissant la tête... La honte...
Je remonte le trajet que j'ai fait en courant mais je ne trouve pas de trace de ma carte. Pourvu qu'elle n'ait pas été ramassée. Si c'est le cas, je rentre immédiatement pour prévenir les autres. Si l'autre timbré  a un groupe de timbrés comme lui, on va droit à la catastrophe. Je ne peux pas rentrer dans l'immeuble cependant. Lorsqu'il m'a crié de revenir tout à l'heure, ça a attiré pas mal de zombies. Il y en a au moins trente qui errent dans la rue ! Avec mon minuteur, il serait assez facilement me dégager la voie. Je peux me cacher sous une voiture pas trop loin du bâtiment sans prendre de risques. Mais avant, il vaut mieux que je trouve de quoi grignoter et boire. Si je recroise l'autre type, je dois être en forme pour pouvoir décamper aussi vite que possible. Surtout qu'il y aura probablement une troupe de zombies en bas. Ca ne me plait pas pour autant de laisser ma carte dans l'inconnu mais d'un autre côté, le groupe de cadavres se sera probablement dispersé d'ici quelques heures. La pénombre du soir m'aidera aussi à me faufiler. Elle est plutôt handicapante contre des zombies mais elle est redoutable quand on a affaire à d'autres survivants.

Le reste de l'après-midi est donc passé en fouilles diverses. Au final, j'ai trouvé encore deux pêches dans le jardin de la dernière fois et une petite bouteille d'eau sous une voiture. Le gout n'était pas terrible mais quand on a soif, on est prêt à faire quelques efforts. Lorsque le soleil était bien descendu, je suis retourné vers l'immeuble.
Il y a encore une quinzaine de zombies devant. Ils sont posés contre les murs ici et là. Aucun d'eux ne s'est posée contre la voiture que j'ai repéré tout à l'heure. Tant mieux ! À pas de velours, je me rends à l'angle de la rue et règle le minuteur sur "dix minutes". Le tic-tac commence. Aussi vite que la marche furtive le permet, je me rapproche de la voiture et me glisse en dessous. Il n'y a plus qu'à attendre. Après une attente interminable, mon joujou se déclenche. Le bruit résonne dans toute la rue.
Immédiatemment, les morts-vivants s'animent et se trainent jusqu'à l'angle  d'où le son vient. J'attends encore deux minutes qu'ils soient tous passés et rase le mur jusqu'à l'entrée. Je remarque alors un grand "Sorry" dessiné sur le mur. Il n'était pas là tout à l'heure. Je devine rapidement qui l'a dessiné. À d'autres ! Je sais parfaitement ce qu'il allait me faire ! Il allait me faire croire qu'il était désolé d'avoir voulu me tuer ? Je ne suis pas débile non plus ! Si je rentre dans ce bâtiment, ce n'est certainement pas par plaisir ou pour lui faire un câlin !

L'entrée est silencieuse cette fois encore. Le même silence pesant que ce matin. Je déteste ça. En haut, je crois qu'il y a du bruit. L'autre est encore là, j'en suis presque sur. La sonnerie de mon minuteur a du l'alerter. Je vais devoir attendre un peu avant de monter. Je vais me cacher dans un coin pendant un bon moment. Une heure environ. Puis je reprend mes recherches, à tâtons. Le défaut dans ma stratégie d'attendre la nuit est que j'y vois à peine dans les escaliers et que je ne peux pas utiliser ma lampe sinon je risque d'être repérer, autant par les monstres dehors que par le monstre dedans.
Là encore, je fais chou blanc. J'ai fouillé les escaliers, les paliers et même l'appartement dans lequel je suis entré au premier. Mais toujours aucun signe de ma carte. L'avantage cette fois, c'est qu'à fouiller le sol, j'avance tout doucement et avec une discrétion digne de mes jours de grande forme ! Quand j'arrive au troisième étage après deux bonnes heures de recherches, je vois les clés sur la serrure de l'appartement où j'ai fait ma sale rencontre de la journée. C'est bien un piège, même un aveugle le verrait venir... Je partirai bien mais je n'ai pas vraiment le choix. Le temps que je retourne avec les autres pour les prévenir, ce type pourra être n'importe où. Je dois reprendre la carte ce soir. Je tends ma main tremblante, saisit les clés et déverrouille discrètement la porte. Je l'entrouvre et glisse ma tête à l'intérieur. La chance semble me sourire. Le type est allongé sur un canapé en face de l'entrée. Il s'est endormi. Comme quoi, j'ai bien fait de prendre mon temps. Je repère enfin l'objet que je cherchais tant. Ma carte se trouve dans le salon. Elle est posée à côté du canapé. Il l'a donc lue. Je me sens pâlir. Bon, j'avais marqué deux-trois autres endroits où j'avais vu des groupes de survivants et des sources de nourriture. Avec un peu de chance, il n'a pas compris ce que voulaient dire mes différentes façons de marquer les différents endroits. Je ne lui laisserai pas le temps de déchiffrer mon code !  Sur la pointe des pieds, je m'approche de la carte.
Quelque chose ne va pas... À chaque pas que je fais, je me rapproche de cet homme. Plus je me rapproche de lui, plus je le revois me parler de ces quatre têtes de plus que moi... Me menacer.... Pointer sa lame sur moi. Ce qu'il m'a dit résonne encore dans ma tête :
-T'es pas bien gros bonhomme. J'ai bouffé des rats qui avaient plus de barbaque sur les os que toi. Mais tu comprends ... Faut bien manger ...
À la moitié du chemin, je suis en nage. J'ai chaud, ou froid... Les deux en fait. Ma gorge est nouée. Je me suis mis à trembler de manière incontrolable. Je tente de respirer profondément pour me calmer mais c'est impossible. Je suis trop près du danger pour pouvoir me calmer. Mon instinct me hurle de partir.
Au final, alors que je suis à moins de cinq mètres de mon but, l'homme se met à remuer dans son sommeil. Je sursaute, tourne les tâlons et me sauve hors de l'appartement.
Je m'arrête dans les escaliers et tend l'oreille. J'entend l'homme bouger à l'intérieur. Je peux oublier l'approche furtive pour ce soir je crois... Il faudra bien une heure ou deux pour qu'il se rendorme. Vu comme mes yeux me piquent, ce sera peut-être moi qui serait endormi à ce moment. Demain, je guetterai son départ. Je monterai alors voir s'il n'a pas laissé la carte. Avec un peu de chance, il la considérera comme un objet sans valeur qui appartenait à son ami zombie... Dans le cas contraire, je devrais alors recommencer à le suivre... Je descend en maudissant de m'être fourré dans ce guêpier.
Arrivé au premier étage, je rentre dans l'appartement que j'ai fouillé ce matin. Vu le bruit que j'y ai fait, s'il y avait eu des zombies dedans, ils seraient sortis depuis longtemps. Je vais passer la nuit là. Au moins, quand le fou furieux partira demain matin, je l'entendrai. La porte grince tellement que j'abandonne l'idée de la fermer. Je prends alors les bouteilles que j'ai renversé ce matin et les dispose en ligne dans l'entrée. Au moins si quelqu'un entre, je ne serais pas pris au dépourvu.

Je me suis endormi emmitoufflé dans une couverture que j'ai trouvé là, blotti dans un coin du salon avec la porte d'entrée en visuel. Cette nuit-là, j'ai peu et très mal dormi. Outre les bruits des zombies en bas, c'est surtout le souvenir de cet homme qui m'a tourmenté... De son couteau pointé sur moi... Sa phrase tournait encore dans ma tête : "- T'es pas bien gros bonhomme. J'ai bouffé des rats qui avaient plus de barbaque sur les os que toi. Mais tu comprends ... Faut bien manger ...". À ce moment-là, je m'étais senti si petit, si faible si fragile... Comme si j'étais un chaton dans ses bras... Rien que d'y repenser, les larmes me revenaient. Au final, je ne sais pas comment j'ai réussi à m'endormir cette nuit-là...
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Le passage furtif avait bien éveillé Terry dans son sommeil. Il entendait encore les pas de l'intrus dévaler l'escalier. Il se précipita à la fenêtre côté rue. Malgré la nuit noire, il ne devina aucune ombre sortir sur l'extérieur où quelques zombies déambulaient encore.
La carte qu'il avait trouvée sous un buffet était toujours en évidence sur la table basse. Son propriétaire a pris des risques pour venir la récupérer, il ne s'éloignera pas beaucoup. Pour agir, il lui faudra être le premier débout. Terry referma la porte et se réinstalla dans le canapé pour se rendormir.

Les toutes premières lueurs l'éveillèrent. Il se dressa prestement et descendit l'escalier. Yavait pas 36 apparts qui n'étaient pas verrouillés, le choix serait vite fait. D'ailleurs le premier choix fut le bon, au tout premier étage, quant en entrouvrant une porte d'entrée une pile de bouteilles se renversa. Deux grandes enjambées et Terry accéda à l'entrée de la pièce où le jeune garçon tout fraîchement éveillé en sursaut avait choisi comme repli pour la nuit.
Terry sourit, un sourire satisfait d'avoir été prompt à débusquer sa proie au bon moment, au bon endroit. La satisfaction du chasseur ayant réussi sa prise. Il détendit les muscles et balança à Alden, la carte trouvée la veille.

- Tiens, t'as oublié ceci en partant. Crois moi ou pas, j'ai pas trop lu, pas mes affaires.

Terry, lentement, s'asseoit en tailleur dans l'entrebaillement de la porte comme pour en bloquer l'accès, mais en présentant une position non hostile bien que couteau et pistolet étaient bien visibles dans leur étui. Il y avait bien la fenêtre grande ouverte donnant sur l'échelle de secours, mais il resterait quelques zombies à semer au passage si le garçon décidait de s'enfuir de nouveau à toutes jambes.

- T'es pas facile à attraper toi. J'm'appelle Terry et ... désolé pour l'accueil d'hier : j'aime pas être suivi.

Terry n'était d'habitude pas du genre franc, plutôt du genre pas causant. Mais il avait confiance dans le petit : il semblait agir de son propre chef sans suivre de consignes précises d'un chef qui aurait pu l'envoyer faire une filature. D'après la carte vaguement parcourue des yeux, il avait un repère avec sa bande. Il n'était pas seul, mais était le propre décideur de ses actions pour gérer sa survie à sa façon. Sûrement pas de famille pour s'inquiéter de lui ou l'inverse. Un orphelin, comme lui. Peut être retrouvait-il un peu de lui plus jeune. Un peu. Celui là semblait plus frêle, plus fragile. Une enfance douce avait d'être brutalement confronté du jour au lendemain à toute cette horreur extérieure. Comment son morale avait tenu ? L'innocence de sa jeunesse l'aura certainement préservé d'une plongée inexorable dans la noirceur de l'humanité. Sans doute aussi la chance d'avoir croisé quelques vrais humains, très rares en ces temps.
Bref, il l'avait devant lui. Et maintenant ?

Il n'avait pas grand chose à attendre de cet enfant. Terry avait perdu son frère aîné dans leur enfance, avant l'apocalypse, et s'était donc fait tout seul. S'il avait eu un petit frère, qu'aurait-il fait pour lui, pour lui apporter de bons conseils sur la vie, l'endurcir ?
Il voulait s'excuser de son comportement en lui apportant de son expérience. Mais il faudrait avant cela le mettre en confiance. C'était pas gagné d'avance malgré la restitution de son bien ...

- J'ai eu un grand frère ...

Ca commençait plutôt maladroitement, il ne savait plus trop comment poursuivre et marquant un temps d'arrêt embarrassé.

- Je ... heum... OK. Testes moi.

Devant le regard ahuri d'Alden, il précisa sa demande.

- Demandes moi n'importe quoi pour te prouver ma bonne foi. A part me jeter par la fenêtre... J'peux t'apprendre 2-3 trucs, t'indiquer 2-3 endroits intéressants en ville. J'demande rien en échange. C'est pour aider. En mémoire de mon frère... T'aider comme il aurait pu m'aider.

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J'ai toujours eu le sommeil assez léger, surtout depuis que je me suis retrouvé à dormir seul dans ce monde hostile. Dès que j'entend le bruit des bouteilles en verre qui se renversent, je me réveille aussitôt. En revanche, je n'ai pas le temps de me relever. Le fou furieux d'hier arrive à toute vitesse dans la chambre. Je sursaute. Ma respiration et les battements de mon cœur s'accélèrent à mesure que je me rends compte à quel point je suis pris au piège. L'homme bloque la sortie principale. J'ai laissé la fenêtre qui donnait sur l'échelle de secours ouverte au cas où mais vu sa taille et sa vitesse, il m'attrapera avant que j'ai eu le temps de faire deux pas. Vu comme je suis placé, je pourrai peut-être courir jusqu'à la chambre, je suis juste à côté. Non, une fois que je serais dedans, ça reviendra au même. Pour le moment, mieux vaut rester là et attendre une occasion. Attendre que quelque chose le déconcentre. Et fuir...

N'empêche que ma position actuelle ne me plait pas du tout. J'ai toujours cru qu'être dans un angle d'une pièce permettait de l'avoir totalement en vue en ayant le dos protégé. Là cependant, les murs m'écrasent. J'ai la sensation d'être nu sous le regard satisfait de l'autre sadique. Je suis comme une souris, prise au piège. Je suis là, recroquevillé pendant que mon chasseur se demande comment il va me tuer. Je vois bien son pistolet à sa ceinture et le souvenir de son couteau est encore bien ancré dans ma tête.


Alors que je sens les larmes me monter aux yeux, le timbré se détend et sort ma carte de derrière son dos et la lance devant moi. Mince ! Il a compris que c'est la mienne ? Il sait où se trouve le reste du groupe alors ? Ce que je craignais est en train de se passer !

- Tiens, t'as oublié ceci en partant. Crois moi ou pas, j'ai pas trop lu, pas mes affaires.

Quoi ? Qu'est-ce qu'il raconte ? Est-ce qu'il fait semblant de ne pas s'intéresser à la carte pour que je baisse ma garde ? Ou peut-être es-il sincère ? Il l'aurait juste utiliser comme appât pour me faire revenir ? Difficile à dire... Surtout qu'il n'est pas agressif comme la dernière fois. Non ! Je ne dois pas me relâcher. C'est le type qui a essayé de me tuer hier !

Pourtant, il semble vraiment différent cette fois. Il s'assoit et avec un léger sourire, il me lance :

- T'es pas facile à attraper toi. J'm'appelle Terry et ...

Il reprend d'une vois plus sombre, qui semble même sincère :
désolé pour l'accueil d'hier : j'aime pas être suivi.

Je le regarde d'un air suspicieux. Je ne comprend pas vraiment ce qui se passe chez lui. Après m'avoir fichu la peur de ma vie, il me prend au piège une seconde fois pour s'excuser ? Le doute s'insinue en moi. Peut-être les menaces d'hier n'étaient-elles réellement faites que pour me faire fuir.  Son regard semble m'analyser. J'ai l'impression de voir de la peine dans son regard, ou de la pitié peut-être? Il commence :

- J'ai eu un grand frère ...

Avant de s'interrompre. On dirait qu'il cherche ses mots. Pourquoi me parle t'il de sa famille ? Il veut m'amadouer à ce point ? Je pense prendre la parole mais il reprend :

- Je ... heum... OK. Testes moi.

Là, je suis perdu. Je ne comprend vraiment pas son délire à celui-là. Il est complètement à côté de la plaque ! Je le regarde d'un air un peu ahuri. Comment réagir différemment quand on vous dit un truc pareil de cette façon ?

- Demandes moi n'importe quoi pour te prouver ma bonne foi. A part me jeter par la fenêtre... explique t'il en remarquant ma confusion. J'peux t'apprendre 2-3 trucs, t'indiquer 2-3 endroits intéressants en ville. J'demande rien en échange. C'est pour aider. En mémoire de mon frère... T'aider comme il aurait pu m'aider.

Il essaie de se racheter ? Pour le moment, la seule chose dont j'ai envie venant de sa part serait qu'il me laisse et que je ne le revoit jamais mais maintenant qu'il propose, je me demande comment il a fait pour me trouver... Lui poser des questions est stupide mais avec un peu de chance, si je rentre dans son jeu et que j'accepte de faire ce qu'il me demande, il me laissera peut-être filer. Autant tenter ma chance... J'inspire profondément pour me donner du courage mais lorsque je prend finalement la parole, c'est d'une voix tremblante et mal assurée :

-Je euuuh... Je m'appelle A... Alden. En... En fait, je me demandais c...Comment vous m'avez... trouvé ? Comment vous avez su que je vous suivais ? Et que... Que la carte était à moi ?

Il semble content que je rentre dans la conversation. Intérieurement, la question qui me viendrai à l'esprit serait : "Quel est le rapport entre son frère et moi?".  Tandis qu'il commence à répondre à mes questions, je m'aperçois qu'inconsciemment, je me suis un peu détendu. Au fond, ce gars est un peu comme moi. Il est loin de sa famille et vis au jour le jour. Je n'ai pas eu de nouvelles de mes parents depuis 7 ans et j'ai perdu mes grands-parents. Lui, c'est la perte de son frère qui l'a marqué. Même s'il est fou, il n'est peut-être pas si mauvais...

Au final, je lui demande :
-Vous sauriez m'apprendre m'améliorer ? Enfin, je veux dire... Pour ce qui est de la discrétion ?

Je n'aime pas vraiment ça. Mais il dit connaitre des endroits intéressants en ville. Il est trop tôt pour que j'avoue l'existence du groupe. Je ne sais pas encore comment réagir face à lui. S'il accepte de m'apprendre quelques combines, ça me donnera un peu de temps pour mieux le connaitre. Je pourrais alors essayer de récupérer les informations sans lui révéler que c'est pour le groupe...
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- Je euuuh... Je m'appelle A... Alden. En... En fait, je me demandais c...Comment vous m'avez... trouvé ? Comment vous avez su que je vous suivais ? Et que... Que la carte était à moi ?

Alden n'était pas tout à fait rassuré mais osa tout de même se présenter. Il avait du cran ce petit. La confiance n'était pas totalement là, normal, cela viendrait si Terry se montrait suffisamment sincère et franc dans leurs échanges à venir.
La carte était importante pour Alden. Terry en sourit intérieurement : pour chasser dans la forêt, pas de carte, tout le repérage se faisant à l'oeil à observer les éléments autour et à faire appel à la mémoire. Voilà aussi pourquoi il ne s'était pas plus intéressé à cet objet récupéré dans l'escalier quant le jeunot s'était enfui la veille.

- Tombé de ta poche dans ta fuite hier. Tu devrais apprendre à la mémoriser. Repères toi par rapport aux grands bâtiments identifiables de loin : buildings, clochers, tours, stades, ... Tu sais t'orienter par rapport au soleil et aux étoiles ? Je te montrerais ça dehors.

- Vous sauriez m'apprendre m'améliorer ? Enfin, je veux dire... Pour ce qui est de la discrétion ?

Pour ce point, il n'y avait pas grand chose à lui inculquer : il s'était déjà montré fort discret. Seul un coup d'oeil chanceux au bon moment avait permis à Terry de repérer son suiveur.

- T'es déjà super discret, c'est ta force, sers-t'en ! J'ai eu un coup d'bol en regardant au bon moment dans ta direction et t'as l'air assez débrouillard pour ne pas te laisser coincer dehors par plusieurs zombies.

Il dégaina son beretta. Un peu trop rapidement qu'il figea son geste devant l'air surpris de son interlocuteur. Plus doucement, il fit éjecter le chargeur et la balle engagée dans la culasse. Retournant l'arme, il la tendit par le canon à destination d'Alden.

- Tu sais t'en servir ?

Être discret et silencieux c'est bien, mais c'est rester sur la défensive. Un jour ou l'autre, tout un chacun sera confronté de près à l'ennemi et devra savoir se défendre autrement que par la fuite. Tuer ou être tué.
Tout en préservant une distance entre eux deux, il lui indiqua clairement comment manipuler ce type d'arme à feu : le cran de sécurité, armer une balle dans la culasse, viser avec soin et concentration, tirer, sortir le chargeur et le remettre. Il lui fait répéter les exercices plusieurs fois en évoquant très rapidement le nettoyage du matériel, les cas où l'arme peut s'enrayer, ...

- Pour un zombie, le mieux c'est de viser la tête. Vue leur lenteur, prends le temps de bien cibler. Si t'as affaire à un salaud - il se pointa le sternum du doigt - vise le torse. Ca le tuera pas forcément sur le coup, mais tu feras plus facilement mouche et le stoppera net.

Reprenant son arme, il mima un mouvement du haut vers le bas.

- Tu peux aussi te servir de la crosse pour exploser des crânes, ça économise les balles !

Sourire amusé. Il aimait jouer les professeurs, transmettre ses connaissances à la plus jeune génération. Il lui aurait bien inculqué quelques notions de chasse et de survie en forêt, mais ils n'étaient pas au bon endroit pour cela. Rechargeant et rangeant son arme dans son holster, il décrocha cette fois son couteau de chasse.

- Un peu d'anatomie ! Pour un zombie, encore et toujours la tête. Avec un couteau, tu peux utiliser les 2 côtés : le manche pour lui éclater le crâne - essaies plusieurs fois si tu frappes pas assez fort du premier coup. Et la lame. Dans l'oeil, ça s'enfonce comme dans du beurre. Mais s'il te fait face, c'est pas le mouvement le plus facile alors frappe plutôt à la tempe dans un mouvement de côté comme un crochet.

Terry mima le geste pour illustrer. Ne sentant pas son élève rassuré par ses démonstrations pratiques, il remit le couteau dans son fourreau. Il utilisera son doigt pour la suite de la démo.

- Pour un humain, là, au milieu, le cœur. Un coup sec pour traverser les côtes ou planter la lame à plat pour passer entre deux. Efficace aussi, viser ici sous les côtes pour taper dans le foie par là, ou les reins. Lame du bas vers le haut. Ca ne tuera pas l'adversaire qui pourra se défendre, alors faut penser à tourner la lame d'un quart de tour dans le bide. Il vit le visage d'Alden changer de couleur. Crois-moi, un jour t'auras à choisir entre ta vie ou celle de ton adversaire. Prépares toi à cette éventualité dès maintenant ...

Terry se redressa et fit un pas vers la sortie.

- On sort se dégourdir les jambes ?

C'était une invitation toute simple à continuer la discussion à l'extérieur et à mettre Alden dans la confiance. S'il ne l'était toujours pas assez, il pourrait prendre plus facilement ses jambes à son cou une fois dehors si c'était son désir.

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Il m'a donc trouvé par coup de chance ? C'est assez dur à avaler... En tout cas, il à l'air de bien vouloir m'apprendre à m'orienter sans l'aide d'une carte. Juste avec des éléments naturel comme le soleil et les étoiles. Ça a l'air génial ! Je sais déjà plus ou moins m'orienter grâce au bâtiments et autre points de repère faciles dans la rue mais je ne connais ces techniques. Ça pourrait être utile si on se retrouve hors dans la nature un jour...

Je sursaute, les sens en alerte lorsqu'il sort son revolver. Voyant ma réaction, il marque un temps d'arrêt pour reprendre son geste plus doucement. Il la décharge et me la tend, crosse en avant.

- Tu sais t'en servir ?

Je fais timidement "non" de la tête. Voyant qu'il insiste pour que je prenne l'arme, je m'avance lentement et prend l'arme avec prudence, sans grande conviction. Terry ne fait pas de geste louche, il ne profite pas que je me sois approché pour m'agripper par le bras. Je reste  à un mètre et demi de lui environ tandis qu'il commence à m'expliquer le fonctionnement de l'arme. Comment préparer un tir, viser, tirer, recharger et entretenir une arme. À mon propre étonnement, je me laisse prendre au jeu et m'investit vraiment dans l'exercice. L'homme aussi prend les choses à cœur. Lui qui parlait peu au début de la conversation est devenu un vrai professeur. Il m'explique comment utiliser cette arme avec un sacré patience. Surtout que je suis pas doué avec ces machins-là. Je lui rend son arme. Après un dernier conseil, il rengaine et sort son couteau.

Rien que de voir l'arme, je me rappelle la mésaventure d'hier. C'est plus fort que moi mais je le revoie encore avec le couteau pointé sur moi et parlant de me bouffer... Les explications qu'ils donnent deviennent plus sauvages et dégoûtantes aussi... Terry voit ma tête et comprend bien vite d'où vient mon malaise. Il range sa lame et pour la suite des explications, il fait les gestes avec sa main seule. Ça me rassure déjà un peu plus de cette manière. Mais en revanche, ce qu'il raconte devient de plus en plus dégueu. Quand il parle de remuer la lame dans le corps d'un ennemi qu'on poignarde, je contiens un haut-le-cœur et me sens pâlir. Ma réaction le laisse de marbre, il me prévient simplement :

-Crois-moi, un jour t'auras à choisir entre ta vie ou celle de ton adversaire. Prépares toi à cette éventualité dès maintenant ...

Sur ce, il se lève et se dirige vers la sortie.

- On sort se dégourdir les jambes ?

Je ne me sens toujours pas en sécurité avec lui mais j'ai besoin de lui arracher quelques infos. C'est proposition m'arrange vraiment pour ça. Il me propose de le suivre d'un côté et de l'autre, une fois dehors je pourrais fuir bien plus facilement. Je me met debout aussi, attrape mon sac, fourre la carte dans ma poche en faisant attention de la mettre le plus profondément possible. Une fois ces détails réglé je m'approche de lui (en gardant une légère distance d'un mètre tout de même) et répond d'une voix la plus détendue possible :

-Je vous suis.

Nous sortons alors du bâtiment. Dans la rue, il y a toujours quelques zombies. Ils sont restés du côté de la rue où j'ai laissé mon minuteur. Heureusement, ils se sont quand même bien écartés les uns des autres ce qui me permettra de le récupérer assez facilement. Pour ne pas attirer l'attention, je murmure à Terry :

-Je dois juste aller chercher mon... Enfin, j'ai laissé un truc au bout de la rue. J'en ai pour une minute.

Il me regarde l'air un peu incrédule mais il me laisse aller. Il doit se dire que je vais m'enfuir. Honnêtement, je pense un peu à le faire. J'aimerais même. Mais je sais ce que j'ai à faire. Je me faufile donc sur la pointe des pieds jusqu'au minuteur. Je le ramasse et m'éloigne furtivement. Ça n'empêche pas trois zombies de me repérer et dès que je me suis écarter de la zone de rassemblement, j'accélère le pas. Mon "nouvel ami" a l'air surpris de me voir revenir. Je lui montre le minuteur avant de le remettre dans mon sac.

-Désolé, c'est que ce truc est vraiment trop utile pour que je le laisse...

J'ai l'impression de l'amuser avec mon minuteur. C'est sur que quand on massacre des zombie à la pelle, ça à l'air idiot mais quand on est plus faible, ce sont les techniques comme ça qui vous tiennent en vie. Sans prêter attention aux  trois cadavres qui se traînent derrière nous, nous reprenons notre chemin. Mieux vaut profiter des première heures de la journée, ce sont les plus calmes et les zombies sont moins actifs à ce moment je crois. La chaleur des première lueurs du soleil sur mon visage est ce que je préfère sentir le matin. Ça me rend un peu nostalgique d'avant l'apocalypse. Quand je faisais la grasse matinée et que j'étais réveillé par le soleil. Ça me rappelle d'ailleurs ce dont m'avait parlé Terry tout à l'heure.

-Tout à l'heure, vous m'avez dit que vous saviez vous repérer avec le soleil et les étoiles. Vous faites ça comment? Là par, exemple comment est-ce...

Les gargouillements de mon estomac me coupent la parole. Je rougis et baisse la tête. J'ai toujours un peu honte quand ça me fait ça... En même temps, je n'ai presque rien mangé ces deux derniers jours et la croissance n'arrange rien la dedans... Je bredouille un bref "Désolé..." puis relève la tête vers mon professeur l'air intrigué, attendant qu'il m'explique sa technique d'orientation.
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Alden avait suivi Terry dans la rue tout en gardant ses distances, mais restant à l'écoute de tous ses conseils. Il s'éloigna un instant le temps de récupérer un leurre qu'il avait utilisé la veille pour éloigner les zombies qui rôdaient. Une bonne astuce ! Il n'aura pas pensé à l'efficacité d'un simple objet qu'un minuteur. Comme quoi, même un plus petit peut en apprendre aux plus grands !

- Pour t'orienter dans la forêt, la nature nous donne tout un tas d'indices.

Il regarda autour de lui. Bien que l'apocalypse avait éclaté voilà plusieurs années, ici à Salem, la nature était loin d'avoir effacé toute trace d'urbanisme. Il y avait cependant d'autres indications propres à la ville qu'il fallait connaître et déchiffrer. Comme cela allait de soi, le nom des rues portait une indication sur les points cardinaux : SE pour South East, ... et leur numérotation allait croissante à partir du centre de la ville. Tout cela était du bon sens, il ne sentait pas la nécessité de l'indiquer au jeune qui aura certainement eu l'intelligence de le comprendre ne serait-ce qu'en s'appuyant sur sa carte remisée au fond de sa poche et qu'il devait étudier tous les jours. Idem, il comptait zapper le B-A-BA de l'orientation : soleil levant à l'est, couchant à l'ouest ...
Non, il y avait d'autres indices plus subtiles.

- En ville, le soleil sera un bon indicateur. Observes les ombres des poteaux pour déterminer le nord. Mais quand le soleil est couvert, tu peux regarder autour de toi.

Il pointa vaguement du doigt les derniers étages des immeubles d'habitation alentour. Alden regardait sans trop comprendre.

- Tu ne vois rien de particulier ? Regardes bien, compares de part et d'autre de la rue. Il lui laissa du temps pour scruter par lui même avant de lâcher l'indice essentiel. Les balcons. Les architectes ont bien pensé à construire des balcons et terrasses plutôt ouverts sur le sud, plus ensoleillé. Au cas où ils en auraient tout de même mis côté nord, regardes s'ils sont peu ou bien garnis de jardinières et pots. Dans la façon dont ils ont été construits, les bâtiments nous donnent des indices sur leurs flans pensés pour être exposés au mieux au soleil. Tout simplement. Observer.

Il lui montra pour finir comment l'ombre d'un réverbère s'était déplacée le temps de cet exercice et comment cela indiquait plus finement la ligne est-ouest.
Un nouveau gargouillis résonna. Le garçon avait les crocs.

- OK, allons chercher à bouffer.

Il lui expliqua chemin faisant certaines de ses méthodes pour effectuer des fouilles : cibler les batîments les plus anecdoctiques. Qui s'attendrait à trouver à manger ou à s'armer dans une bibliothèque, des bureaux, une église ? Qui s'imaginerait qu'une petite bicoque portes grandes ouvertes n'ait pas jamais été fouillée ?
Bon, à vrai dire, pour ce qui est des fouilles, Terry était assez malchanceux. Mais ce sont les méthodes qu'il avait choisies et il s'y tenait.
Allant dans le sens de ses convictions, il dirigea ses pas vers un petit pavillon coincé entre 2 buildings. La porte d'entrée était défoncée, les vitres brisées, les murs taggués, le mobilier de jardin renversé. Si ça se trouve, elle était déjà dans cet état avant le début de l'épidémie et gardait sans doute de précieuses denrées à l'intérieur n'attendant qu'un judicieux explorateur pour les dénicher.
Pénétrant dans le jardin par le portillon manquant, il se saisit d'une grosse pierre qu'il jeta par l'ouverture d'une fenêtre et générer ainsi suffisamment de bruit à l'intérieur pour débusquer un possible zombie en léthargie.

- Ca a l'air safe, on jette un oeil ?

Il posait la question plus par politesse ou pour détecter un éventuel refus plus marquant de la part d'Alden. Non, il était toujours sur la réserve, mais semblait vouloir suivre Terry encore un temps même en intérieur de bâtiment. L'accès à la maison se faisait après avoir gravi une poignée de marches. Génial, une cave à fouiller !

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Waouh ! Ce gars en connait un rayon sur l'orientation ! Rien que sur le coup des ombres de lampadaires... Et les balcons, je n'aurais jamais pensé à les utiliser pour trouver le nord et le sud. Je me sens un peu ridicule à coté quand je pense que je regarde ma carte à quasi-chaque changement de rue pour ne pas me perdre.

En revanche, mon ventre recommence à gargouiller. C'est vrai que j'ai faim mais je déteste vraiment quand ça me fait ça...

- OK, allons chercher à bouffer.

Terry déclare ça d'un air détendu. Je lui lance un sourire un peu gêné et lui emboîte le pas. Il commence alors à changer de sujet pour me donner des conseils sur la fouille des bâtiments. Sa méthode de fouiller des bâtiments anodins m'échappe un peu. Après tout, si peu de gens fouillent ces bâtiments, c'est qu'il y a une raison. Les bâtiments plus alléchants en revanche, cachent toujours des petits trésors si on les fouillent bien.
Pour donner un exemple à son cours, Terry choisis une petite maison en piteux état, coincée entre deux immeubles. Les portes et les fenêtre sont explosées et le jardins ravagé. Mouais, ça sent la maison fouillée, et re-fouillée. On ne trouvera probablement rien ici mais curieusement, je suis curieux de voir si le raisonnement de mon compagnon de voyage est juste ou non...

- Ca a l'air safe, on jette un oeil ?

-Euh, d'accord...

Nous montons quelques marches avant d'entrer dans la maison en ruine. Le bois est pourri... Je ne sais pas si cet endroit est comme ça depuis l'apocalypse ou depuis 20 ans. En tout cas, les premières pièces de la maison ne cachent rien d'utile, comme je m'y attendais. Pourtant, Terry ne semble pas perdre espoir et finalement, c'est avec une certaine excitation qu'il ouvre une porte donnant sur une cave. Il savait qu'il y en aurait une ? Je l'avais pas vu venir ça. Peut-être qu'il a raison en fait. J'étais pourtant sur qu'on trouverait rien. J'aime pas me tromper comme ça alors que je pars aussi sur d'une chose !

L'escalier semble mal à en point. Il y a certaines marches qui sont trouées. Je ne sais pas si c'est une bonne idée de descendre... Peut-être que je pourrais y aller. Je ne suis pas très lourd donc ça devrait le faire.
Je me ravise de proposer cette solution quand j'entend un zombie en bas. Finalement, je ne suis pas trop partant pour aller faire un face-à-face avec un mort-vivant. Mon professeur me voyant reculer d'un pas mal assuré décide d'y aller pour sécuriser le sous-sol. Il descend doucement, tâte du pied les marches avant de faire un pas, garde ses pieds sur les extrémités des marches. Mais ça ne suffit pas. Le bois cède sous son poids. Il tombe lourdement un peu plus d'un mètre plus bas. Avec ma lampe, je tente de l'éclairer du mieux que je peux. Je vois alors un zombie arriver droit sur lui. Il n'aura jamais le temps de se relever avant que le zombie ne soit sur lui.  Il à l'air de reprendre péniblement ses esprits. Il est plutôt coriace.Après une chute comme ça, je me serais évanoui probablement.

Le mort-vivant ne m'a pas encore vu. Je pose donc la lampe sur une marche de l'escalier de façon à éclairer la pièce du mieux que je peux. Je préfère ne pas l'avoir en main car si l'obscurité ne gêne pas les zombies, en revanche, les approcher avec une source de lumière peut bien attirer leur attention. Je descend assez discrètement tout en faisant attention au trou béant fraîchement ouvert dans l'escalier. Le zombie n'est qu'à deux mètres à peine de son repas. Je me glisse derrière lui, attrape une barre de métal qui traîne par terre et lui balance un coup dans la tête. Je n'ai pas assez de force pour lui briser le crâne mais au moins, la créature oublie Terry et se retourne vers moi. Je lâche mon arme et recule. Elle me suit. Je serre les dents. J'espérais que ça suffise pour arrêter ce cadavre ambulant... Je recule toujours pour garder une petite distance entre nous mais mon pied glisse sur une flaque de sang par terre. Je chute en arrière. Le mort-vivant me suit au sol.

Quand je sens la main pourrie m'attraper la cheville, je panique complètement. Je tente de dégager ma jambe de l'étreinte du monstre. Il bat l'air avec son deuxième bras vers mon autre jambe. J'arrive à la garder hors de portée .Il abandonne alors ma jambe libre pour saisir mon genou et assurer sa prise sur celle qu'il a déjà attrapé. Il tire sur mon corps pour me rapprocher. Je n'ai pas assez de force pour résister et je vois la distance entre nous se réduite peu à peu. Sa mâchoire n'est qu'à quelques centimètres de mon mollet. Terrifié, je lui martèle la tête de coup de pied en glapissant et essaye d'éloigner ma jambe de ses crocs.

Au final, à lui marteler la tempe, ma chaussure finit par passer au travers et lui explose le cerveau. Je sors vite mon pied plein de sang et de chair pourrie de là... C'est dégoûtant ! Mais au moins, il lâche ma jambe. Je la ramène contre mon corps, à la fois pour me rassurer et pour vérifier que je n'ai pas été mordu. Il y a du sang qui a giclé dessus quand j'ai éclater la tête du vorace mais je ne vois pas de blessure. Je soupire de soulagement. L'émotion du moment commence à passer...

Lentement, je me lève et vais voir Terry. Ma chaussure ensanglantée fait des "splotch!" assez écœurants à chaque fois que je pose  le pied par terre.  Je me demande ce qui m'a pris... Cet homme est un inconnu, dangereux, fou. J'ai agi sur l'impulsion du moment. Et je ne sais pas pourquoi mais je crois qu'il est plus que ça... C'est peut-être la manière dont il m'apprenait ses astuces de survies ou son attitude en général d'aujourd'hui...

Je m'accroupis à côté de lui. Il a l'air d'avoir assez bien récupérer de sa chute ! Ma voix tremble encore à cause de l'émotion.

-Ça... Ça va?
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-Ça... Ça va?

La voix d'Alden résonnait encore dans sa tête. La chute avait été rude lorsque Terry était passé à travers les marches pourries de l'escalier menant à la cave. La fouille du rez de jardin n'avait rien donné, la porte d'entrée grande ouverte étant une invitation à tout un chacun pour venir y trouver un refuge temporaire contre les hostilités extérieures. Mais il avait misé sur la cave qu'il avait deviné en apercevant une grille d'aération à l'extérieur et par le fait que le niveau principal était surélevé d'un bon mètre par rapport à la rue.
Mais que les marches en bois soient pourries et qu'il y passe au travers, ça, il ne l'avait pas anticipé. Bien qu'il ait pu se réceptionner un bon mètre plus bas, sa tête avait heurté une marche plus solide en amont, avant de s'effondrer à terre à la merci d'un zombie habitant ce niveau inférieur.

Mais Alden était descendu pour le tirer de ce mauvais pas, malgré le danger, malgré la pénombre, malgré son inexpérience et la crainte que Terry avait pu lui inspirer. Un réflexe de porter secours à son prochain sans doute, tout comme Terry avait pu l'avoir à une époque, ou sauf si un intérêt important se révélait. Etait-ce par intérêt qu'Alden était venu à son aide ?

Toujours est-il que tant bien que mal -de ce qu'il a pu deviner à travers le brouillard devant ses yeux- le jeune garçon s'était défait du zombie à coups de barre de fer et de coups de pied. Avec difficulté et en s'adossant contre le mur, Terry arrive avec difficulté à se redresser. Rester allongé n'est pas la meilleure position pour réagir en cas d'événement soudain. D'ailleurs avec le boucan de sa chute et du combat d'Alden, le râle d'autres zombies se fait entendre. Pas de l'extérieur, de l'intérieur, à leur niveau ! Ca arrive depuis la pièce d'à côté !

La tête en vrac, il tâtonne ses poches pour retrouver l'emplacement de sa boîte d'allumettes. Il la trouve, s'en saisit et s'y reprend à deux fois pour en craquer une, éclairant ainsi toute la pièce. Elle couvre la moitié de la surface de la maison. Un chauffe-eau, un lave-linge, une pile de vêtements. Cette pièce faisait office de buanderie. Le cadavre git à terre entre eux et la porte entrouverte du fond menant à une seconde pièce, sans doute une réserver. C'est de là qu'arrivent les râles. La porte s'ouvre, une main putréfiée apparaît. Plus de lumière !
Nouvelle allumette. Deux zombies déambulent lentement vers eux. Allumette dans une main, Terry dégaine de l'autre. Sa main tremble. Il n'arrive pas à tenir son bras tendu. Il baisse son bras dans un soupir de résignation.

- Je ne vais pas y arriver ... Va falloir que tu t'en occupes.

Il lui tend son arme avant de recraquer une nouvelle allumette pour éclairer les cibles qui se rapprochent inexorablement. Mais Alden ne fait toujours pas feu. Qu'attend-il ?

- Alden, la sécurité bon sang ! La sécurité !

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Deux zombies sortent de la pièce d'à côté. Mince ! Il faut qu'on file d'ici. Mieux vaut laisser tomber le fond de la cave,  même si on arrive à les contourner et qu'on atteint la porte derrière eux, on sera pris au piège. Terry ne se laisse pas décourager. D'une main, il brandit son allumette pour nous éclairer et de l'autre, il sort son pistolet. Il commence à viser les zombies.

Il ne semble pas sur de lui. Il vise mais ne tire pas. Pendant ce temps, les zombies s'approchent ! Mon regard passe d'eux à Terry. Qu'est-ce qui lui prend? Il attend quoi?

Je commence à regarder les escaliers en me demandant s'il ne vaut pas mieux fuir quand l'homme soupire et me tend le pistolet. Je lui fais mes yeux ronds. Il s'attend vraiment à ce que je tire, là, maintenant? Même s'il veut m'entrainer, il ne vaudrait pas mieux que je m’entraîne sur des objets?!

- Je ne vais pas y arriver ... Va falloir que tu t'en occupes.


D'une main hésitante, je prend le pistolet et commence à viser la tête d'un des zombies. Je tremble trop. Il est à dix mètres à peine pourtant j'ai du mal à le viser. Attends, Terry m'avait expliqué le truc ce matin. Expiré un bon coup, une fois que je n'ai presque plus d'air dans les poumons, je retiens le peu que j'ai et je tire. J'inspire, expire longuement. Le canon tremble déjà beaucoup moins. J'arrive à viser la tête du zombie. Ça marche ! J'appuie sur la détente...

Et rien. L'arme ne tire pas. J'appuie encore. Toujours rien. Qu'est-ce qui se passe? Non, je recommence a trembler. Mais pourquoi ce pistolet ne veut pas tirer ?! Mon professeur à côté de moi s'écrie :

- Alden, la sécurité bon sang ! La sécurité !

Mince! J'ai oublié la sécurité. Je bouge le cran pour libérer l'arme et recommence à viser la tête du zombie. Ils sont si près maintenant. J'inspire, expire et m'apprête à tirer quand l'allumette s'éteint, nous plongeant dans le noir. Le tir rate. La balle finit dans le mur derrière.

La lumière revient. Je vois que j'ai raté mon tir. Je commence un peu à paniquer. Les zombies sont à un peu plus de cinq mètres de nous. Je tire. La balle touche le cou du zombie. Il recule brièvement et reprend son avancée. Un autre coup de feu. La balle lui touche les cheveux et part dans le mur.

Le zombie est à environ quatre mètre de moi. La voix de Terry qui me crie dessus est lointaine d'un coup. Je ne vois que ce zombie qui avance en tendant les mains vers moi. Je tire encore. La balle le touche à l'épaule. La suivante le rate. Celle d'après subit le même sort. Je m'efforce à souffler pour viser à nouveau mais je n'arrive plus à retenir ma respiration. Je respire trop vite à cause du stress. La balle lui ouvre la joue et part dans le mur avec les autres. Ce tir n'était pas si mal. Le prochain sera le bon ! Il faut que ce soit le bon. Le zombie est à moins de trois mètres de moi. Je vise.

Le pistolet ne tire pas quand j'appuie dessus. Je ne comprend pas ! La sécurité est enlevée pourtant ! Je martèle la gâchette mais il ne se passe rien. Terrifié, je tourne la tête vers Terry. Il a l'air furieux. À son regard, je comprend ce qui se passe. J'ai tiré toutes les balles. Je baisse l'arme et commence à reculer. Mon dos touche le mur.

L'allumette s'éteint. Heureusement, la lumière qui vient de la porte en haut éclaire maintenant les zombies. Ils sont presque sur nous. Ma vue se brouille à cause des larmes. Je commence à sangloter. Pourquoi je suis descendu ? Pourquoi j'ai laissé tomber ma carte ? J'aurais du fuir quand je le pouvais...

L'autre survivant laisse tomber ses allumettes et sort son couteau. Il plante l'un des zombies. L'autre le saisit. Ils tombent ensemble mais au final, l'homme se débarrasse de l'autre mort-vivant. Il se relève alors et se retourne vers moi. Je me plaque le plus possible contre le mur. Je gémis à mesure qu'il approche :

-Je suis désolé... Je suis vraiment désolé ! Pardon...

Il m'arrache le pistolet des mains. Je bredouille :

-J... Je vais chercher m... ma lampe p.. pour aller voir l'autre pièce. D... D'accord ?

Il acquiesce. D'un pas tremblant, je monte les escaliers, prend la lampe et redescend. Je voudrais fuir mais il a déjà l'air énervé contre moi. Si je fais encore quelque chose qui ne lui plait pas, je ne sais pas ce qu'il pourrait me faire. Et je suis sincèrement désolé d'avoir perdu ses balles. Il me faisait confiance mais j'ai raté.

Il m’entraîne dans l'autre pièce. C'est une réserve ! Il y a quelques boites de conserves sur des étagères, des produits pour le ménage et des meubles entassés dans des coins. Il y a même un rangement avec des bouteilles d'eau et de vin. J'écarquille les yeux. Je ne pensais pas qu'on allait trouver autant de choses ici ! Je m'étais trompé sur cette maison. Au sol, il y a un cadavre à moitié mangé. Une petite boite attire mon attention. J'ai appris à reconnaître les paquets de munitions depuis le temps.Terry ne les a pas encore vu apparemment. Je me jette dessus. Il se retourne, se demandant probablement pourquoi j'ai arrêté de l'éclairer pendant qu'il fouillait une étagère. Je lui tend la boite de balles. Il l'ouvre et un sourire se dessine légèrement sur ses lèvres lorsqu'il la voit à moitié pleine. Timidement, je demande :

-Tu... Tu es toujours énervé contre moi?
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