Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
CharteContexteFonctionnalitésBazarEspace PersonnelScénarios
A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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02 juin 2017, 18h30, Salem est, dortoir de la Chemawa Indian school.

Je trainai un nouveau  cadavre par les pieds pour l’amener près du petit monticule que j’avais lentement mais sûrement réuni à l’extérieur de l’école. Une coulée de sang noirâtre s’étendant lentement sur le sol à la suite de la tête à moitié tranchée qui suivait inexorablement le parcours que je faisais suivre au reste du pauvre bougre.

Après avoir fouillé les premiers morts que nous avions nettoyés dans notre lieu de vie il y a quelques jours à peine, nous avions réussi à trouver un trousseau de clés qui semblait ouvrir la plupart des portes du bâtiment (quand on prenait la peine d’en faire le tri pour trouver la bonne). Je n’en avais pas identifié beaucoup, mais j’avais trouvé celle qui semblait ouvrir les portes d’un autre dortoir adjacent qu’on avait méthodiquement nettoyé. Il y en avait beaucoup comme l’avait dit Niomi, mais la plupart étaient enfermés dans des classes et nous pouvions donc nous en occuper sans trop de craintes.

Ma comparse était partie faire une petite rafle de cueillette et peut-être (du moins, l’espérais-je) de la chasse au petit gibier. Je ne dirais pas non à quelque chose de plus consistant pour célébrer notre arrivé dans un nouveau refuge, mais je savais la complexité que ça impliquait. Souhaiter quelque chose n’impliquait jamais réellement de l’avoir. C’était vrai auparavant et ce l’était d’autant plus par les temps qui courent…

Pour en revenir au corps mort que je traînais, je l’emmenais à distance de notre planque avec la douzaine d’autres que j’avais interceptés au courant de la journée. Malgré notre discrétion, il y avait toujours des groupes de Z épars pour nous menacer et je m’étais mis en quête de conserver les environs aussi sécuritaires que possible. D’une manière ou d’une autre, nous n’avions pratiquement rien trouvé dans les deux dortoirs et les salles de classe situées en dessous de chacune des ailes, aussi bien me rendre utile alors.

Le soleil se couchait graduellement à l’horizon, il était encore haut vu le temps tardif de l’année. L’été approchait à grands pas, déjà… Et dire qu’à la même époque de l’année, il y a un an j’étais encore à Safepoint. Cela me paraissait avoir eu lieu il y a une petite éternité maintenant. Mon regard se posa alors sur ma main gauche mutilée. Trois moignons avaient maintenant laissé place aux doigts que j’avais perdus il y a plusieurs mois maintenant, et je n’arrivais toujours pas à m’y faire totalement. Et cela n’était que d’un point de vue physique…

Avant que je ne me mette à penser davantage à mon jeune frère, je recentrai mon attention sur la tâche de fouiller les quelques cadavres que j’avais trouvés.

Mis à part les classiques comme les porte-feuilles, les clés et téléphones cellulaires, les Z que j’avais éliminés aujourd’hui étaient bien pauvres en équipement. Quelques rations, des bandages d’infirmier (de bonne qualité quand même, c’était déjà ça) et une petite arme de poing, un Colt detective special. Je n’allais pas arracher la tête d’un infecté au passage, mais toute  arme était la bienvenue. Surtout vu la position précaire dans laquelle Niomi et moi étions.

C’est en finissant de fouiller le dernier cadavre que je la vis arriver. La silhouette quadrupède de Foks se lança dans une course effrénée vers moi du moment qu’il m’aperçut.

En voyant la petite bête approcher, je me délaissai de mon ouvrage et l’accueilli comme il se devait en le flattant copieusement. À sa suite, la petite dame approcha en marchant et arriva bientôt à ma hauteur. Sans relever mes yeux du petit animal, je lui demandai d’une voix nonchalante.

-Et alors, tu as eu de quoi rendre la journée productive? Pas de mon côté en tout cas, cela dit j’ai trouvé de quoi manger ce soir si jamais tu n’as pas eu de chance!
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02 juin 2017, 7h36, Salem est, dortoir de la Chemawa Indian school.

Le soleil avait recommencer à se lever tôt et à se coucher tard. Les jours étaient de plus en plus longs, mais aussi de plus en plus beau. Bon, aujourd’hui il pleuvait, mais cela n’arrêterais pas Niomi dans ses projets. Il commençait à faire faim, et Foks ne pouvait pas manger des baies tout le temps, il avait besoin de viande. Levée aux aurores, encore réveillée par un cauchemar, Niomi s’habilla en vitesse, prit ses affaires et parti avec le petit chien. Pour la chasse, il fallait se réveiller tôt.
La petite demoiselle avait déjà repérer le coin mais n’était pas encore aller chercher en détail. Elle avait repérer plusieurs bosquets d’arbre qui pouvait abriter quelques animaux, des champs qui avait servit a faire pousser du mais mais dont il ne restait plus grand chose, et des prairies verdoyantes, souvenir des champs en jachère. Niomi avança son vers les arbres quelle distinguait, en coupant par les champs. La végétation lui montait jusqu’au dessus des haches alors elle ne vit pas l'intérêt de marcher à couvert. Foks marchait devant, faisant bouger les herbes, indiquant le chemin à sa partenaire.
A la limite du champ et de la route, Foks revint sur ses pas pour rester dans les jambes de Niomi. Bas alors petite bête, qu’est-ce que t’as vu pour revenir te cacher la.. Niomi se baissa pour marcher dans la végétation. Elle sortie entièrement du champ et vit plusieurs zombies au sol, et d’autres en train de suivre quelqu'un, visiblement. Niomi les suivit discrètement, voyant qu’un vieil homme tentait d’échapper à ces créatures. Elle attrapa son glock et en descendit deux en trois coups, le troisième arrêta de poursuivre le vieil homme, aillant changer de cible : maintenant il marchait vers Niomi. Elle lui courut dessus, le faisant basculer et plantant un couteau dans son crane, l’arrêtant sur le coup.
Le vieil homme s’était arrêté et la visait avec son fusil.

~ Je viens de t’aider, tu vas pas m’tirer dessus, si ?


L’homme avait l’air hésitant, il baissa doucement l’arme pour regarder la jeune femme. Niomi s’approcha doucement pour ne pas l’effrayer. Il était en pleur, et les larmes lui brouillaient encore les yeux.

~ T’es tout seul ?
- Oui, tu viens de tuer ma femme et mes deux fils.
~ Mais c’était des zombards, ils t’auraient bouffés.
- Je sais, on s’est fait mordre tous les quatres y’a quelques jours, ils se sont transformés dans la nuit. Moi je suis toujours la.. Mais je suis tout seul.. Tu peux m’aider encore une fois ?
~ ça dépend.
- Aide moi a les rejoindre..


Les larmes dégoulinaient de ses joues ridées, et son rictus de douleur en disait long sur son idée. Niomi ne voyait pas de problème à l’aider, mais elle voulait faire ça bien. Elle n’avait jamais vraiment tuer de vrais personne, encore consciente et.. humaine. Mais un de plus ou un de moins..

~ Tu veux pas les enterrer avant ? j’te mettrais avec si tu veux.


Il acquiesça et ils se mirent au travail, poussant les trois corps dans le fossé qui séparait la route du champ et les recouvrant du foin qui traînait.

- Merci pour tout. Tiens, prend mon fusil, j’en aurait pas l’utilité la haut, j’ai quelques cartouches avec. Puis y’a une grange par la bas, au nord, on y vivait avant de se faire mordre. On a tuer tous les zombies qui restaient mais en fuyant j’ai juste tout laisser en place, y’a un peu de nourriture séchée et d’autres trucs..

Il s’assit sur les corps ensevelit, plaça sa tête entre ses mains et releva les yeux vers Niomi. Des larmes recommencèrent à monter. Elle sortit son glock et il lui sourit. Il s’allongea et se recouvrit du reste de foin, ouvrit son zippo, l’alluma et le laissa tomber en dessous de lui, allumant le bûcher qu’il s’était préparer.

- C’est parti.. Et que la fumée nous emporte. Tu peux..

Niomi le fixa, lui fit un sourire puis lui tira dans la tête, a la tempe pour etre sure de son coup. Puis elle regarda le feu se répendre, récupérant le zippo. Au bout de 10 minutes, elle parti, laissant juste le feu faire son travail. Le fusil a l’épaule et les cartouches rangée dans le sac, elle se dirigea vers le nord, comme lui avait indiquer le gars.

Elle trouva la grange une petite heure plus tard. Des lapins gambadaient autour de la bâtisse, ils ne fuyaient pas alors elle ne les tira pas. Elle entra précautionneusement. Il n’y avait pas grand chose, de la paille et quelques sacs de toile. Des cages et des paniers en osiers. Des plumes sur les murs et encore quelques braises dans le feu. Niomi prit une cage bien serrée et la posa dehors, avec du foin dedans. Elle voulait ramener des lapins, puisqu’ils se multiplient vite, cela ferait une bonne source de gibier pour tout le monde. Elle continua a faire le tour sans trouver grand chose a part quelques petits sacs de graines.
Foks revint avec un lapin entre les dents. Niomi le félicita et mit le lapin dans son sac à dos, puis elle retourna vers la cage ou un lapin s’était installé. Ils ont l’habitude on dirait. Elle alla vers un autre lapin, elle en voulait plusieurs. Mais sans trop de succès, les lapins fuyaient rapidement et retournait se cacher dans les buissons. C’est que ça cours vite ces bestioles ! En tout cas je saurais ou venir les chercher.

Niomi traîna sur le chemin du retour, la pluie avait arrêté le bûcher du bonhomme, il n’y avait plus de fumée. Niomi prit la route cette fois sans couper par les champs. Elle était chargée avec le fusil a l’épaule, le lapin dans le sac et la cage au bout du bras. Elle avait chaud dans ses vêtements malgré la pluie qui la rinçait. En s’approchant de la planque, Foks s’élança vers Caleb qui lui tendit les bras, tout sourire.

- Et alors, tu as eu de quoi rendre la journée productive? Pas de mon côté en tout cas, cela dit j’ai trouvé de quoi manger ce soir si jamais tu n’as pas eu de chance!


Elle posa la cage avec le lapin dedans, sorti le deuxième de son sac et le posa a côté. Elle sorti aussi le sac en lin avec les graines dedans. Puis elle montra le fusil.

~ ça va, j’ai trouvé mon bonheur ! Y’avait un gars qui fuyait une bande de zomb’. En fait c’était sa femme et ses gamins qui s’étaient fait mordre. J’l’ai aider mais il était trop mal alors il m’a d’mander d’le descendre. Ce que j’ai fait. Il m’a passer ça et indiquer la position d’sa planque. C’est une petite grange avec plein de lapin, y’a pas grand chose, juste des lapins. Donc on pourra aller en chercher à la source si on veut, c’est a un peu plus d’une heure a pied.

Puis dans un nouveau sourire elle continue :

~ T’as trouver quoi toi ?

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Lorsque le chien daigna finalement me laisser tranquille un peu, je levai ma tête vers Niomi pour écouter sa réponse, remarquant au passage la cage qu’elle tenait à la main avec un petit lapin visiblement terrorisé.

Miam…

De la viande! Quelle chance, nous allions pouvoir avoir le ventre réellement plein ce soir! C’était décidé, pour fêter notre bonne chance, nous allions faire un réel festin!

-Ça va, j’ai trouvé mon bonheur! Y’avait un gars qui fuyait une bande de zomb’. En fait c’était sa femme et ses gamins qui s’étaient fait mordre. J’l’ai aider mais il était trop mal alors il m’a d’mander d’le descendre. Ce que j’ai fait. Il m’a passer ça et indiquer la position d’sa planque. C’est une petite grange avec plein de lapin, y’a pas grand chose, juste des lapins. Donc on pourra aller en chercher à la source si on veut, c’est a un peu plus d’une heure a pied.

En l’entendant me raconter sa mésaventure, je ne pus m’empêcher d’hausser un sourcil légèrement désapprobateur. Je n’aimais pas particulièrement qu’elle entre en contact ainsi avec de purs inconnus en mon absence, qui sait ce que chaque être cachait comme intentions de nos jours. Pire encore, elle pourrait être tombée sur un Raider…

Je ne lui avais pas encore parlé de leur existence, et elle ne semblait pas le savoir non plus. Au départ cela ne m’avait pas paru pertinent, nous nous côtoyons pratiquement chaque minute depuis notre rencontre, si jamais nous en croisions, je m’en serais chargé point barre. Aujourd’hui, c’était la première fois où nous nous étions séparés durant un laps de temps considérable et je n’avais pas pensé à la mettre en garde. J’aurais dû anticiper pourtant son caractère spontané et imprévisible. Il faisait en sorte qu’elle était malheureusement capable de faire n’importe quoi si son cœur lui en disait. Y compris parler à un pur inconnu. N’était-ce pas ce qui était arrivé avec moi d’ailleurs? Au moins en ces deux occasions cela ne lui avait pas attiré de malheur.

En l’entendant me demander ce que j’avais trouvé pour ma part, je lui présentai les quelques conserves, les bandages et le petit revolver.

-Je suis pas fier de l’admettre, mais ça fait pitié… Il faudra se mettre à cibler des endroits plus propices à nous fournir en équipement et en nourriture. Sans compter qu’il nous faudra aussi une voiture fonctionnelle et de l’essence. Ce sera ce qu’on fera dès demain. En attendant, vu la belle trouvaille que tu nous as faite, on va se préparer un bon plat. Va ranger les choses qu’on a trouvé et fais une dernière ronde pour t’assurer que les environs sont sûrs, tu cries au premier signe de problème si tu ne penses pas pouvoir le gérer seul. Quand ce sera fait, tu pourras commencer à apprêter le lapin, en attendant je vais aller préparer un feu.

Elle ne protesta pas et quitta rapidement vers l’étage du dortoir à quelques dizaines de mètres.
Entre-temps, je la laissai prendre mes propres trouvailles avant de laisser la ligne de cadavre de côté pour me mettre à l’œuvre. Heureusement, la Chemawa Indian school était cernée par un boisé dans lequel il y avait largement de quoi faire un petit feu. Le temps que je revienne avec le matériel, je voyais Niomi à quelques centaines de mètres en train de faire le dernier tour d’horizon de la journée.

Dans l’heure, un petit brasier orangé avait créé suffisamment de braise pour faire rôtir la viande du lapin qu’on laissa cuire le temps de dévorer les conserves. Les effluves succulents de la viande nous faisaient tous les trois salivé, même notre ami canin semblait trépider d’impatience à l’idée de pouvoir y goûter.

Assis près du feu, je regardai la jeune dame jouer avec Foks un petit moment.

Bien content de ne pas avoir suivi ma première idée et de l’avoir mangé tout rond… Pensais-je avec sincérité en voyant le petit animal lécher la joue de la jeune femme qui rit de bon coeur.

Maintenant que la journée s’était finie sur une bonne note, je voulais néanmoins discuter de choses sérieuses avec Niomi (autant que faire se peut) et lui demandai donc nonchalamment :

-Est-ce que tu as rencontré d’autres survivants avant moi et William à Salem pendant que tu errais seule? Si je te parle des Raiders, est-ce que ça te dit quelque chose?
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Caleb avait poussé devant lui quelques boites de conserve, des bandages et une petite arme a feu. Rien d’exceptionnel, mais c’était déjà quelque chose, et quelque chose, c’est toujours mieux que rien.

- Je suis pas fier de l’admettre, mais ça fait pitié… Il faudra se mettre à cibler des endroits plus propices à nous fournir en équipement et en nourriture. Sans compter qu’il nous faudra aussi une voiture fonctionnelle et de l’essence. Ce sera ce qu’on fera dès demain. En attendant, vu la belle trouvaille que tu nous as faite, on va se préparer un bon plat. Va ranger les choses qu’on a trouvé et fais une dernière ronde pour t’assurer que les environs sont sûrs, tu cries au premier signe de problème si tu ne penses pas pouvoir le gérer seul. Quand ce sera fait, tu pourras commencer à apprêter le lapin, en attendant je vais aller préparer un feu.

C’était beaucoup de choses à faire. Elle aurait oublié tout à l’heure. Elle prit les affaires devant elle, les réunissant dans son sac pour que ça soit plus simple à transporter et parti vers le bâtiment. Ranger, Ronder, préparer. Ranger, Ronder, préparer. Elle se posa dans une des chambres vides et entreposa les affaires. La nourriture allant d’un côté, des affaires de soin d’un autre, et les armes dans un coin. Elle en profita pour vider son sac des affaires dont elle ne se servait pas régulièrement, ne gardant que ses couteaux, sa boite d’allumette et sa lampe de poche, ainsi que son glock qui pendait à sa ceinture. Elle posa le lapin en cage sur une étagère et lui ramena quelques poignées d’herbes. Rander, Ronger, préparer.. Quoi ?

Elle parti dehors pour faire le tour du bâtiment, remettant ses idées a l'endroit dans sa tête. Le soleil éclairait encore bien le coin, elle ne craignait pas de voir une bestiole sortir d’un coin sombre. Quelques rôdeurs traînaient au loin, comme d’habitude. Ils étaient trop loin pour aller les chercher à la source, si jamais ils viendraient d'eux-mêmes, mais en attendant, il y avait d’autres choses à faire. Elle revint à son point de départ, apercevant son compagnon de route au loin. Il avait arracher l’herbe à un endroit et posé quelques pierres pour délimiter une sorte de cercle. C’était l’emplacement du feu. Elle tourna la tête scrutant le sol en quête de la troisième chose qu’elle avait a faire.

- LE LAPIN !


Elle se rappelait. Elle prit l’animal gisant au sol, sortit ses couteaux et entreprit de dépecer l’animal, gardant la peau d’un coté et donnant les chutes à Foks, sauf les intestin, qu’elle fit sécher pour en faire des cordons. Elle avait vider la carcasse pour donner les abats au chien. Caleb aillant préparer le feu, le lapin pouvait cuire, planté sur une branche suspendue au dessus du feu. Niomi avait garder la tête du petit animal dans sa main, elle goûta ce qui se trouvait dedans, en donnant encore une fois a Foks. Caleb avait ramener les conserves pour commencer à manger en attendant le lapin. Les oreilles du lapin lui furent retirée et placée à côté des intestins pour sécher. Niomi nettoya le crane, le vidant de tout ce qui restait. Elle s’apprêtait à demander si on pouvait tailler l’os avec un couteau à Caleb, mais il prit les devant :

- Est-ce que tu as rencontré d’autres survivants avant moi et William à Salem pendant que tu errais seule? Si je te parle des Raiders, est-ce que ça te dit quelque chose?

Elle haussa un sourcil. Il avait l’air super sérieux, ça devait pas être tout gentil un Raider. Elle posa le crane du lapin et réfléchit un instant. Déjà, dans leur nom, y’avait raide. A mon avis c’est eux qui rendent raide mort. Puis elle essaya de se rappeler de ce qui s’était passé depuis qu’elle était arrivé à la ville.

- Bah, en arrivant a la ville c’est un groupe de personne qui m’a amener. Mais ils avaient pas l’air dangereux, y’avait des femmes et des enfants avec eux, beaucoup d’ceux-la. Ils ont juste manger c’que j’avait. Pis après, a part des zomb j’ai rien croiser. Avant j'habitais dans la forêt et a part mon frère et son assassin, j’voyais personne. C’est quoi les raideurs ?

Le lapin avait l’air cuit, elle lui découpa les pattes, en donnant une a Caleb et gardant l’autre pour elle. Foks grignotait les chutes, tantôt jouant avec, tantôt les dévorant comme si quelqu’un allait lui piquer sa part. Elle croqua dans son bout de viande, regardant Caleb comme une enfant qui attend qu’on lui raconte une histoire au coin du feu.

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La vie avait dû être longue pour la pauvre Niomi. Seule à ce point, je ne l’avais été que lorsque j’étais redescendu de Hope pour aller à Salem durant le mois de mars, et cela n’avait duré que quelques semaines… Le petit brin de femme continuait à monter dans mon estime. Même si elle n’avait pas réussi à s’en sortir indemne comme le laissait voir son comportement et la compréhension qu’elle avait du monde, elle était d’une résilience qui imposait par lui-même le respect.

Après qu’elle m’eut répondu, son regard se fixa sur moi, visiblement très intrigué par ce que je venais de lui dire comme à chaque fois qu’elle semblait découvrir quelque chose de nouveau pour elle. J’espérais vraiment qu’après ce que j’allais lui raconter, elle ait une réaction plus prévisible.

Je déglutis tout en éloignant la patte que Niomi m'avait offerte de ma bouche, mal à l’aise d’avoir à ramener le sujet, mais c’était nécessaire pour bien lui faire comprendre le danger.

-Ce sont les brutes qui ont tué William, et plusieurs autres personnes avec qui nous vivions lui et moi au sud de Salem. Ce sont des personnes extrêmes dangereuses qu’il va falloir éviter tout le temps que nous allons devoir prendre pour préparer notre départ pour le Nord.

Je n’avais pas pris de gants blancs, et je m’en voulais déjà. La peur illumina les pupilles de Niomi, mais elle continua de m’écouter. Elle semblait captiver par ce que je disais un peu à la manière dont on écoute un conteur. Je regrettais de ne pas avoir rien de joyeux à lui raconter pour le moment.

-Je ne sais pas vraiment qui ils sont, ni ce qu’ils veulent… Quand ils m’ont traqué au début du mois d’avril, ils m’ont pris pour une sorte de gibier, sans humanité, ni émotions. Et lorsqu’ils sont de nouveau tombés sur mon précédent groupe, ils ont tué un de mes très bons amis, Daniel, avec une violence inimaginable. Ce que je veux surtout te dire donc vu que tu ne les connais pas, c’est d’être extrêmement méfiante de tout étranger, plus encore qu’à l’habitude. À ma connaissance, ils n’ont pas de signes distinctifs, et on ne peut donc pas savoir si des inconnus sont des Raiders ou s’ils sont de simples innocents comme le monsieur que tu as sauvé tout à l’heure. Quand tu retourneras chasser ou cueillir, essaie de ne pas t’approcher d’autres inconnus, je serai moins inquiet en sachant que tu es plus prudente et discrète quand tu es seule.

Je ne savais pas si elle prendrait ma demande sérieusement. Après tout, n’avait-elle pas eu la preuve aujourd’hui que tous les survivants errants des environs n’étaient pas des monstres ou des Raiders? C’était peut-être exagéré de ma part, mais après avoir vu à deux reprises ce dont ils étaient capables de faire, je ne pouvais supporter l’idée de savoir Niomi s’approcher volontairement d’inconnus sans soupçonner qu'elles pourraient être leurs réelles intentions.
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-Ce sont les brutes qui ont tué William..

C’était comme si le monde s’était retourné tout à coup. Comme si la gravité avait changé en l’espace d’un instant, attirant Niomi vers le sol, plus qu’elle ne l’était d’habitude. Les pupilles dilatées, elle revoyait encore toute la scène qu’elle avait imaginé, celle de la mort de William. L’homme en face d’elle en savait bien plus qu’elle à ce propos, il pourrait lui apprendre des choses dans ce cas. Elle écoutait attentivement, même si sa concentration vacillait, tentant de s’enfuir dans les méandres de son subconscient devenu presque animal.

Ces gens là avaient traqué Caleb. Ils avaient tuer plusieurs de ses amis. Ils étaient sans pitié, et sûrement plus intelligent que les zombies, puisqu’ils avaient encore un cerveau a peu près fonctionnel. Dans la tête de Niomi, un schéma très simple se construisit : Il y avait les gentils et les méchants. Avant, les zombies étaient les seuls méchants. Maintenant, après les zombies, il y avait les raiders, encore plus méchants. Ce fut comme une alerte rouge raisonnant dans sa tête. Sans les avoir jamais vu, elle en avait maintenant très peur. Les images de mort et de sans qui éclabousse se bousculaient dans sa tête, inspirant peu à peu une crise d’angoisse. Ses genoux se seraient contre elle à mesure que les mots se mélangeaient dans la bouche de son interlocuteur. Elle ne comprenait plus rien. Ses yeux papillonnaient et elle voyait le lapin s’agiter sur la broche comme si il était encore en vie. Elle plongea sa tête dans ses genoux, fermant les yeux du mieux qu’elle pouvait, mais les images dans sa tête la rattrapait.

- J’ai peur..


Elle frissonnait, tremblant presque indistinctement. Elle releva la tête pour regarder autre chose que les images de la tuerie de sa famille qui occupait toute sa tête. Si ils sont pires que les bouffeurs, qu’est ce que ça va être.. Elle cherchait du réconfort dans les flammes mais n’y trouvait que de la douleur. L’histoire au coin du feu avait tourné en torture mentale, auto infligée. Les tremblement se firent de plus en plus important. Ses yeux partaient dans plein de directions différente sans que la jeune femme ne contrôle quoi que ce soit. Elle ferma les paupières pour tenter d’arrêter la perte de contrôle, mais en vain. Les paupières se fermaient mais les yeux bougeaient encore dessous. Niomi tenta de poser calmement la patte de lapin qu’elle tenait dans sa main, mais son bras tremblait et le morceau de viande finit seulement devant elle. Il fallait qu’elle se calme, elle le sentait. Elle perdait le contrôle et il fallait qu’elle fasse quelque chose.

- J’ai peur j’ai peur j’ai peur j’ai peur j’ai peur j’ai peur j’ai..

Ses lèvres bougeaient mais seul un souffle retenu accompagnaient la complainte. Elle se serait en boucle contre elle même, tendant tous ses muscles pour se défouler intérieurement. Elle avait besoin d’évacuer l’angoisse. Dans un éclair de lucidité elle se rappela que Caleb était la et qu’il ne l’avait encore jamais vu dans cet état. Elle se laissa glisser au sol, en position foetale et laissa son corps prendre le contrôle pendant qu’elle essayait d’expliquer à Caleb ce qu’il se passait. Les spasmes la secouait et ça lui faisait un bien fou malgré les cailloux qui la griffaient.

- Je.. Je supporte mal l’angoisse et.. Mais..


Elle n’y arrivait pas, la lucidité s’enfonçait dans le brouillard de la folie. Le voile se posait à nouveau sur la chair a vif de sa conscience, anesthésiant le mal. Les spasmes diminuaient à mesure quelle s’endormait presque, shootée par les hormones que son cerveau avait produit en masse suite à la panique. Elle se sentit ramollir et comme s’enfoncer dans le sol, toujours plus attiré par lui. Sa bouche était encore ouverte comme si elle voulait encore parler pour lui expliquer, mais elle avait oublié. Puis le discours de Caleb se rejoua dans sa tête, et comme un baume au coeur, une phrase se répéta, prenant l’intonation qu’avait son frère pour parler :

"je serai moins inquiet en sachant que tu es plus prudente et discrète quand tu es seule."


Il s’inquiétait pour elle. Il se faisait du soucis pour elle. Il voulait la protéger. Il tenait à la protéger des monstres. Zombie comme humain. Il lui parlait comme William lui avait parlé. Et comme Reese avant lui. Tout ces gens l’avaient aidé. Et ils étaient mort ensuite. Niomi se sentit porter la poisse tout à coup. Elle fronça les sourcils doucement et se redressa comme elle pu, des brindilles plein les cheveux. Elle plongea ses yeux dans ceux de Caleb.

- Tout ceux qui m’ont aidé sont mort.


Sa voix n’avait pas vacillé, ses yeux n’avaient pas tourné, son corps n’avait pas bouger. Elle le pensait, le plus sérieusement de monde. Ses pensées étaient embuées, mais stables. Puis elle cligna des yeux, et ne réussit pas à les ouvrir de nouveau. S’endormant instantanément. Elle tomba. La tête frôlant le genoux de Caleb. On aurait pu croire qu’elle mourrait sur l’instant, tellement c’était inattendu, mais elle respirait, et sa cage thoracique se gonflait et se dégonflait sous son pull trop grand.

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Je regrettai très vite de ne pas avoir pris de gants blancs finalement. L’idée que j’avais derrière la tête était de la confronter aux faits sans artifices pour qu’elle en saisisse réellement l’ampleur, mais j’avais sous-estimé les dommages psychologiques qu’elle avait subis.

À un certain point de mon monologue, je la vis se rétracter sur elle-même. Serrant ses genoux contre elle et fermant les yeux comme pour se couper du monde. Un réflexe de protection classique qui confirma vite mes impressions lorsque je la vis murmurer à voix basse un « J’ai peur… » qui laissait transparaître dans son timbre l’immense terreur qui la faisait vaciller.

J’avais terminé ma tirade depuis un moment et je m’étais empressé d’essayer de l’aider.
-Niomi… Écoute-moi. Niomi! Dis-je un peu plus fermement pour essayer de ramener son attention vers moi.

Sa tête bougeait frénétiquement dans une tentative désespérée d’essayer de secouer de son esprit des images qui la troublait énormément. Elle se fermait à toute interaction extérieure afin de reprendre contenance, mais par la même occasion, elle se retrouvait à me repousser également. Cependant, ma voix sembla faire réagir quelque chose en elle et alors qu’elle se penchait au sol et elle marmonna imperceptiblement. « Je.. Je supporte mal l’angoisse et.. Mais.. »

Profitant de la perche tendue, je m’empressai d’ajouter m’accroupissant près d’elle pour me mettre à sa hauteur.

-Niomi, c’est bon tout va bien. Nous sommes seuls, il n’y a personne pour te faire du mal ici.

Mes interventions ne menaient nulle part, chaque seconde qui passait semblait l’enfoncer de plus en plus vers la spirale dépressive qui l’engloutissait.

Je me sentais d’une inutilité indéfinissable. Je ne me souvenais pas de la dernière fois où j’avais été si désemparé. Je souhaitais absolument l’aider, mais j’avais l’impression de ne servir strictement à rien. J’avais pensé à lui mettre la main sur son épaule ou la forcer à me regarder dans les yeux pour qu’elle se concentre sur autre chose, mais je craignais qu’un contact physique la fasse paniquer encore plus. Ainsi, je restai donc accroupi près d’elle, indécis et avec une expression de confusion totale sur mon visage.

Puis, après quelques secondes de cet inquiétant manège, elle releva lentement sa tête du sol pour essayer de me regarder dans les yeux. Elle dût aisément y voir ma crainte puisque je sentais que je n’arborais plus du tout l’air stoïque qui semblait y être gravé en permanence, mais au lieu de me répondre ou de reprendre contenance, elle murmura simplement à mon adresse.

-Tout ceux qui m’ont aidé sont morts.

Son ton était neutre, son regard ferme, et sa lucidité évidente. Le mal qui la rongeait semblait avoir pris un temps d’arrêt momentanément, mais ce fut un répit très bref. Alors que je restai un instant interdit de cette remarque finale, je stoppai instinctivement sa tête avec une de mes mains après qu’elle m’ait frôlé le genou avec sa tignasse ébouriffée.  

Inquiet, je portai aussitôt ma main à son cou et sentit un pouls légèrement irrégulier, mais qui n’était sans doute que le reflet de l’état psychologique dans lequel elle se trouvait. En effet, mis à part ce petit détail, elle dormait tout simplement, et son métabolisme semblait se régulariser par lui-même avec ce nouvel état de repos.

Surpris, je restai un court instant un genou à terre à côté de la jeune femme, essayant de comprendre ce qui venait de se passer. Je me doutais bien que la jeune dame était fragile, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle l’était à ce point.

Je soupirai avec découragement en secouant la tête.

Tu vas vraiment devoir faire attention avec elle. Il faudra t'y prendre avec des pincettes en tout temps.

Par le passé j’aurais perçu son comportement comme une faiblesse. Un boulet que je n’aurais jamais accepté de transporter. Cependant, je me sentais très interpellé par cette jeune femme sur qui tout semblait tomber sans arrêt. Je me surprenais encore à me visualiser comme son protecteur. Jamais auparavant je n’aurais formulé des pensées semblables pour quelqu’un d’autre que mon frère, ma sœur et David, et pourtant…

Le soleil était encore visible à l’horizon et il faudrait quelques heures avant que la pénombre n’ait envahies de nouveau le ciel. Cela dit, avec Niomi en pleine sieste, rester à découvert ne mènerait sans doute à rien.

Je la laissai allongée sur le sol quelques minutes le temps que j’éteigne le feu, puis une fois que je fus assuré qu’il était sécuritaire, je retournai vers ma comparse et la soulevai délicatement pour la ramener au dortoir. Foks à nos côtés me suivaient avec la même cadence enjouée qui l’animait en tout temps. Il avait poussé quelques gémissements anxieux en voyant son amie dans un tel état, mais il semblait comprendre maintenant qu’elle ne faisait que dormir.

Légère comme une plume, je n’eus aucune difficulté à monter à l’étage supérieur et à ouvrir la porte pour entrer à l’intérieur.

Je me rendis ensuite dans la salle que nous avions aménagée comme chambre improvisée pour elle et Foks et je la couchai dans son sac de couchage. Instinctivement, le petit chien tourna un peu autour d’elle, puis se blottit près de sa tête en la reniflant un peu avant de lui-même fermer les yeux.

De telles images de sérénité étaient rares, et je regardai les deux amis dormir quelques secondes avec un mince sourire aux lèvres avant de me lever et de quitter la salle en fermant la porte derrière moi pour qu’ils restent tranquilles pour la nuit à venir.

Je fis un nouveau tour d’horizon pour m’assurer qu’aucun Z ne pourrait entrer dans notre petite demeure, et dès que ce fut fini, je vins m’asseoir dans un fauteuil de l’aire de repos centrale de l’étage avec un roman que j’avais trouvé durant une de mes escapades. Je le feuilletai d’un œil discret. Mes yeux parcouraient les pages, mais ma tête était déjà concentrée sur le lendemain. Nos trouvailles de la journée nous donnaient un petit sursis d’un point de vue alimentaire, mais cela ne nous suffirait pas. J’allais laisser Niomi se reposer et je partirais tôt le lendemain matin pour faire une ronde de fouille au moins nous avions suffisamment de nourriture pour nous débrouiller quelque temps. Déjà je venais de cerner mes priorités pour demain, un véhicule et de l’essence.

Mon esprit réfléchissait inlassablement aux modalités de mon expédition, si bien que je m’enfonçai sans me rendre compte dans un sommeil profond. Mes paupières se fermant devant la vitrine à laquelle je faisais face et qui ne montrait plus que le ciel étoilé donnant sur la cour assombrie de la Chemawa Indian School.
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Niomi s'était endormie tellement vite, que son sommeil était tout de suite devenu très lourd. C'était presque comme si elle s'était évanouie. Son voyage jusqu'au sac de couchage ne l'avait donc pas perturbée puisqu'elle ne l'avait presque pas senti. Mais depuis quelques années, le sommeil n'était pas toujours le meilleur des refuges, et encore moins le plus réconfortant. Les images de sa sœur mangée par un être humain détraqué, puis réveillée par une force qu'on ne pouvait pas expliquer. Puis la voir rentrer a la maison et vouloir dévorer tout le monde. Puis la course pour s'échapper avec sa mère agonisante, voulant finalement lui manger la jambe avant d'être décapitée par Reese d'un coup de pistolet. L'accident de voiture lui enlevant son père, la laissant seule avec son frère pendant plusieurs années. Toutes ces images étaient devenues le papier peint de sa boite crânienne. Niomi ne voyait plus que ça lorsqu'elle fermait les yeux. C'était ça, les éclaboussures de sang, ou les créatures démembrée ou pourrissante qui chassait les humains pour s'en nourrir et qu'elle surnommait les bouffeurs.

Alors qu'elle avait eu plutôt de la chance niveau rencontre d'humains dans Salem, ses rêves, ou plutôt cauchemars, lui faisaient voir des horreurs. Une voix fit écho dans sa tête. Une voix d'Homme qui lui fit crisser les dents. Elle la reconnaitrait entre mille. Celle de l'assassin de son frère. Cet homme qui avait pourtant partagé leur vie pendant si longtemps, mais qui, comme eux, était devenu fou. Il avait tué Reese à la place de Niomi, et elle l'avait fait payer pour ça. La jeune femme endormie balbutia à voix haute ce qu'elle répétait à l'autre, de l'autre côté du conscient :

"T'as abîmer mon frère, mais moi j't'ai fais péter partout. T'es encore plus destroy que toute ma famille réunie. T'es content ?"

Elle avait déjà dit cette phrase quelques mois plus tôt, alors qu'elle venait d'exploser le gars avec tout ce qu'elle avait pu trouver pour fabriquer des Boom-boom. Elle rit, convulsant dans son sac de couchage, et réveillant Foks qui parti se recoucher un tout petit peu plus loin.
Dans la tête de Niomi, les choses semblaient s'agiter. Son rire résonnait sans s'arrêter dans son cerveau, et des silhouette se dessinaient dans un brouillard lumineux..

Un, deux, trois, quatre, un, deux, trois, un, deux, un, stop. Des silhouettes. Il y a des silhouettes. C'est qui ? A quoi ça sert ? Approchons nous pour voir. Un, c'est William, d'accord. Bonjour, ça va ? Enfin, ça va mieux ? Je l'espère. Parce que ça aurait été dommage sinon.
Deux, Reese, comme tu m'avais manqué. Comme tu me manques encore. Pars pas je reviens, je vais voir qui sont les autres, j'ai plein de choses à te dire si tu savais.
Trois, Briana. Euh. Je vais voir la quatrième. D'accord ? Tu me suis pas hein ? Bon..
Quatre.. Je t'ai dis de pas me suivre Briana ! Ah ! Maman ! Non non non non, c'est un malentendu, vous pouvez pas m'suivre ! Et puis je suis pas commestible en plus, ça se saurais ! J'aurais déjà goûté sinon ! Allez quoi, laissez moi.. Reese ! Reese ? T'es pas parti hein ? J'ai besoin de toi la, maintenant. Y'a maman et Briana qui.. Enfin voilà quoi. Reese ?
… Pourquoi tu cries William ?
Aaaaaah non ! Maman, Briana, arrêtez de manger William ! Arrêtez ! Noooon, stop !
Mais, qui me tiens la, lachez moi ! Oh, Terry ! Quoi ? Courir ? Mais, et William ? Et Reese ? Ok, j'ai compris, on cours. REEEEEESE, viens avec nous ! Elles vont te bouffer sinon ! Attend moi Terry.. Tu.. Tu cours trop vite. Puis y'a d'la boue alors je m'enfonce.. Ah, j'arrive plus a avancer.. Mais.. Non.. Mais.. Non nonononon !! Maman non ! Briana dégage ! REEEEESE, elles vont me bouffer !
.. Pourquoi tu marches comme ça Reese ? Pourquoi tu fais comme ça ? Pourquoi elle te bouffent pas ? Reese ? T'es bizarre t'as l'air de.. NON REESE ! Me bouffe pas ! Fait pas ça ! J't'ai venger ! Tu peux pas ! Arrête ! Stop ! REEEEEEEEEeee...


… EEEEEEEESE !

Elle se lève en sursaut et cours dans la chambre de Caleb. Elle n'y a pas pensé une seule seconde. Elle se précipite contre lui et se blottit. Elle pleure, pleure et pleure. Avant, elle se blotissait contre son frère. Avant il la réconfortait dans toutes les situations. Mais maintenant, il était un zombie. Maintenant il était aussi menaçant que les autres. Terry l'avait aidée. Et Caleb était la. Au moins elle l'avait lui, elle était pas toute seule.

~ J'ai fait un cauchemar. Reese est méchant maintenant.


Elle pleurait, blottie contre Caleb, Foks l'aillant suivie et la reniflant pour vérifier que tout allait bien.

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Je rêvais paisiblement, l’une des rares fois où cela m’était arrivé ces dernières années. Je marchais dans une forêt au crépuscule, le soleil illuminait d’une lueur orangée les environs, mais la lourde couverture verte constituée par le feuillage assombrissait le chemin que j’empruntais. J’étais seul, un signe indiscutable que j’étais dans un rêve puisque j’avais très rarement voyagé sans compagnon. Il y avait toujours eu David, Jules ou Cloé pour surveiller mes arrières puisque notre expérience nous avait rendus excessivement méfiants de toutes excursions en solitaire.

Chaque pas me rapprochait du sommet que je voyais pointe poindre à l’extrémité du chemin. Cela semblait être une sorte de belvédère ou de point de vue que le Caleb de mon subconscient semblait bien déterminé à atteindre. Je profitai de l’ambiance calme que dégageait la forêt sur le point de se coucher avec un sourire de sérénité que je n’avais plus eu depuis excessivement longtemps et j’atteins finalement mon point d’arrivée en quelques propulsions bien calculées.

Je vis soudainement en contrebas la façade de la maison que j’avais fuie il y a quelques jours de cela. Des coups de feu déchirant l’air firent voler en éclat le calme ambiant.  Même à cette distance, on pouvait voir autour d’elle une dizaine de silhouettes ouvrir le feu vers les occupants de la maison tandis qu’au loin deux personnes prenaient leurs jambes à leurs cous à l’extrémité du terrain plat qui cernait la bâtisse.  Figé d’horreur, je revis impuissant la scène de la mort de notre groupe et ma lâcheté alors que j’apparus quelques secondes plus tard, fuyant à travers l’espace plane qui menait hors de la propriété comme si j’avais les feux de l’enfer aux trousses.

C’est en revoyant cette trahison, cette terrible preuve d’abandon que j’entendis un bruit tout près de moi, et je me retournai d’un coup pour voir les mandibules putrides d’un William Ward en décomposition s’approcher de ma jugulaire.

***********



03 juin 2017, 00h49, Salem est, dortoir de la Chemawa Indian school.


C’est exactement à ce moment-là que Niomi sauta dans mon lit en panique.  Sanglotant et pleurant à chaude larme comme jamais je ne l’avais vu auparavant. Je la sentis se blottir contre moi comme une pauvre enfant terrorisée.  Moi-même je m’étais réveillé en sursaut, heureusement sans crier (puisque cela n’aurait définitivement pas aidé la pauvre jeune dame). Même si elle semblait en avoir grandement besoin, sur le coup, je me sentais très peu capable de la réconforter. J’avais perdu depuis longtemps la touche unique qui m’avait permis de réconforter et de calmer mes proches par le passé.

Ainsi étendu sur mon lit trop petit avec les bras levés pour laisser place à la jeune dame complètement désemparée, je restai figé quelques instants sans savoir quoi faire en l’écoutant pleurer bruyamment contre mon torse. Il faisait nuit noire, et c’était à peine si je pouvais voir la pièce dans laquelle je me trouvais, mais n’ayant pas besoin de me déplacer vraiment, je me contentai de me redresser en position assise en serrant le corps frêle de Niomi qui ne cessait de laisser libre cours à ses larmes.

-J'ai fait un cauchemar. Reese est méchant maintenant. Marmonna-t-elle finalement entre ses convulsions.

Elle l’avait dit avec toutes les misères du monde, mais je conservai tout de même soigneusement cette information dans un recoin de mon esprit alerte à cause de mon propre cauchemar. Cependant je ne tentai pas de lui poser plus de questions, elle aurait bien de la difficulté à me répondre d’une manière ou d’une autre.

-Non non, Reese ne peut pas être méchant. Lui dis-je tout de même en l’enserrant dans une étreinte que je voulais sécurisante malgré ma maladresse.  

Je ne savais pas si mon geste de support était bien reçu par la jeune dame puisque même moi, je me sentais terriblement mal à l’aise. Du plus profond de mon être, je voulais l’aider, et la sortir de sa détresse, mais tout ce que j’entreprenais m’apparaissait faussé et presque contre-productif.

Comme de fait, ma tentative ne mena nulle part. Les larmes coulaient à flot et les sanglots ne faiblirent pas d’un décibel. J’allais abandonner et me contenter de simplement l’étreindre avec froideur en attendant qu’elle s’épuise lorsque je sentis ma conscience me donner un coup de fouet qui avait une force proportionnelle à l’authenticité de la peine qu’avait Niomi.

Oh, come on Caleb… Tu vas pas la laisser comme ça! Me somma-t-elle intérieurement.

Comme un réflexe, mon esprit se mit aussitôt à tenter quelque chose d’autre. Je me surpris à  instinctivement la soulever de sa position actuelle pour l’amener à la hauteur de mon visage. Son menton secoué par la peine reposait sur mon épaule et grâce à ce simple changement de posture, j’étais capable de lui parler doucement dans l’oreille, comme on le faisait avec un enfant en peine.

-C’est ton frère, il l’a toujours été et le sera toujours. Murmurais-je doucement en la serrant contre moi pour la rassurer. Il a tout fait pour te protéger et il veille sans doute encore sur toi. Ne t’en fais pas, il n’y a absolument rien au monde qui pourrait l’amener à te faire du mal. Ce n’était qu’un cauchemar Niomi.
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Il faisait noir. Il était tard. Et Caleb la serrait dans ses bras comme l’aurait fait son frère pour les autres cauchemars à l’époque. Il avait sursauté à son approche mais elle n’en avait rien eu a faire. Elle voulait juste un câlin, et même si elle avait risqué une réaction agressive de son nouveau protecteur, elle n’avait pas beaucoup réfléchi et avait écouté son coeur avant tout.. Un peu comme d’habitude.

- Non non, Reese ne peut pas être méchant.

Il avait dit exactement ce qu’elle essayait de se répéter depuis tout à l’heure. Sa voix sonnait réconfortante mais fausse, les larmes continuaient de couler. Il ne savait pas. Il ne pouvait pas savoir. Tout ce qu’il représentait pour elle, et tout ce que ce rêve impliquait. Depuis plusieurs années, ses rêves avaient été des guides, des échappatoirs, et ses cauchemars des signes, des directions. Depuis la mort de Reese, il n’y avait presque plus que des cauchemars. Et c’est toujours Reese qui me sortait des cauchemars. Mais là, Reese était devenu le cauchemar. Et c’était la pire chose que son subconscient pouvait lui faire.

C’est vrai que ça faisait longtemps que Niomi attendait le retour de son frère dans ses rêves. C’est vrai qu’il ne venait que quand ça l’arrangeait. Mais de là à le faire passer de l’autre côté.. Là, il a abusé le fabriquant de rêve. Autant, si il l’avait juste laissée, bon.. C’est pas gentil mais ça arrive, on peut pas toujours être la pile au bon moment ! Mais quand même, devenir zombie ? C’était le seul de la famille a mourir “proprement” et sans risque de finir zombifié. Y’en avait déjà bien assez des autres, bien assez de.. Juste de Briana en fait.

Caleb la souleva et la redressa, posant son menton sur son épaule. Elle tira ses cheveux de l’autre côté pour qu’il n’en ai pas plein le visage et en profita pour s'essuyer un peu les yeux dans le même temps. Les sanglots continuaient de tordre l’abdomen de la jeune femme, les larmes de creuser des sillons sur ses joues, et les gémissements de résonner contre les murs de leur refuge. Caleb lui murmura qu’il restait son frère et qu’il ne pourrait jamais lui vouloir de mal, mais Niomi secoua la tête.

~ Briana aussi elle était ma soeur, et elle a bien essayé de nous bouffer. Et maman aussi, elle aussi elle voulait me manger dans la voiture..

Ses bras jusqu’à présent balant, vinrent se poser sur les épaules de l’homme qui tentait tant bien que mal de la calmer. Elle se redressa pour lui faire face et le regarder. Ses yeux pétillaient encore des larmes qui commençaient seulement à cesser de couler. Elle était encore triste mais les rideaux du sommeil qui l’empêchaient de penser très clair, perdaient peu à peu leur opacité. Son avant-bras vint épongé une nouvelle fois ses joues, puis sa main retourna à l’épaule de Caleb.

~ Je crois que tout le monde est dans le même cas mais, j’ai perdu beaucoup de monde dans la bataille. Pour la plupart atrocement et devant mes yeux. Briana a la télé en direct, ma maman sur le siège à côté de moi dans la voiture, mon père dans l’accident qui a suivit, la tête dans le guidon, puis mon frère assassiné à ma place. Reese à été mon bouclier. Ma raison de vivre puisqu’il a prit la balle à ma place. Mais s’il me veut du mal, ou je vais moi ? Si Reese est un bouffeur, alors il n’est plus Reese. C’est pas juste un rêve Caleb. C’est pas seulement un cauchemar. C’est les éclairs de lucidités de ma tête qui tentent de me protégée puisque je déraille et que j’ai du mal à me protégée seule. Sans Reese j’aurais pas pu survivre jusque là. Sans Reese je serais pas là pour te dire tout ça. William, Terry, Cody, ils m’ont aidé un peu, mais j’avais encore Reese. Maintenant je l’ai plus. C’est mon cerveau qui l’a décidé, et je peux pas aller à l’encontre de ça ou il me le fera payer.

Elle fit une pause, secoua la tête. Elle s’assit en tailleur, bien en face de son interlocuteur. Elle était consciente. Bien clair dans ses idées cette fois. Elle n’aurait pas oublié demain. C’était le cauchemar qui avait beaucoup déplacé de chose sur son passage, et cela aurait un impact sur la suite de son existence.

~ Tu sais.. Je sais qu’il me manque une case, et je sais que je survie au bon vouloir de la chance. Mais jusque la j’avais.. un guide dans ma tête, pour me dire ou aller et quand fuir. Et la.. J’ai juste toi. Je pourrais pas survivre sans toi, pas longtemps. Tu..

Elle baissait les yeux, gênée d’en demander autant après la soirée étrange qui s’était déroulé un peu plus tôt. Ses mains avaient glissées pour se poser dans celles de Caleb.

~ Tu veux bien veiller sur moi ? J’ai beau ne plus avoir Reese comme raison de vivre, je crois que j’ai pas envie de mourir quand même..

Elle était prête à se rendormir sur sa réponse, bercée une nouvelle fois par sa voix rassurante. Elle alla s’installer dans la couchette d’à côté, elle ne voulait pas retourner dans l’autre chambre. Pas maintenant. Elle laissa Foks s’enrouler contre elle, et ferma ses yeux sur Caleb, à qui elle en avait dit beaucoup ce soir. Elle tenait a lui. Heureusement qu’il était là, ce soir, alors que Reese ne serait plus qu’un souvenir.

Hrp:
 

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Mes paroles n’eurent guère d’effet sur le coup. Elle n’avait pas cessé de pleurer et lorsque j’eus fini ma phrase, elle rétorqua aussitôt en sanglotant qu’une certaine Briana et sa propre mère avaient elles-mêmes tenté de le faire, donc certainement Reese en aurait été capable. Eh merde… Je lui avais menti sans le vouloir, mais après tout comment aurais-je pu le savoir. Malgré les jours que nous avions passés ensemble, nos vies respectives avaient rarement atterri sur les sujets de discussion. C’était rarement le cas après tout vu les risques qu’il y avait à rendre son interlocuteur dépressif…

Cependant, quelque chose sembla soudain se détendre à l’intérieur de la frêle jeune dame, et l’intensité de son chagrin s’amoindrit. Elle se redressa alors pour me regarder d’un air larmoyant.

-Je crois que tout le monde est dans le même cas mais, j’ai perdu beaucoup de monde dans la bataille. Pour la plupart atrocement et devant mes yeux. Briana a la télé en direct, ma maman sur le siège à côté de moi dans la voiture, mon père dans l’accident qui a suivit, la tête dans le guidon, puis mon frère assassiné à ma place. Reese à été mon bouclier. Ma raison de vivre puisqu’il a prit la balle à ma place. Mais s’il me veut du mal, ou je vais moi ? Si Reese est un bouffeur, alors il n’est plus Reese. C’est pas juste un rêve Caleb. C’est pas seulement un cauchemar. C’est les éclairs de lucidités de ma tête qui tentent de me protégée puisque je déraille et que j’ai du mal à me protégée seule. Sans Reese j’aurais pas pu survivre jusque là. Sans Reese je serais pas là pour te dire tout ça. William, Terry, Cody, ils m’ont aidé un peu, mais j’avais encore Reese. Maintenant je l’ai plus. C’est mon cerveau qui l’a décidé, et je peux pas aller à l’encontre de ça ou il me le fera payer.

C’était la suite d’idée la plus logique et cohérente que Niomi avait énoncée depuis notre rencontre. Bien entendu il y avait une part un peu saugrenue qui était sans doute attribuable à son état de santé mentale, mais ce qu’elle expliquait avait du sens. Si son subconscient lui avait retiré le seul être en qui elle avait eu confiance depuis le début de l’apocalypse, il y avait un point de non-retour qui venait d’être franchi. Ou du moins c’est ce qu’elle semblait croire.

Elle avait repris contenance maintenant. S’asseyant en tailleur sur mon lit à côté de moi, elle baissa la tête et sembla se plonger dans de profondes réflexions que je n’interrompis pas. Je contentai de rester près d’elle, accoté contre mes bras pour lui faire face maintenant qu’elle s’était reculée un peu.

-Tu sais.. Je sais qu’il me manque une case, et je sais que je survie au bon vouloir de la chance, dit-elle enfin. Mais jusque la j’avais.. un guide dans ma tête, pour me dire ou aller et quand fuir. Et la.. J’ai juste toi. Je pourrais pas survivre sans toi, pas longtemps. Tu.. Tu veux bien veiller sur moi ? J’ai beau ne plus avoir Reese comme raison de vivre, je crois que j’ai pas envie de mourir quand même..

Elle avait eu une courte hésitation avant de prononcer la fin de sa phrase. Prenant ma main gauche dans la sienne comme pour chercher le support qu’elle espérait tant.

Je restai sans répondre durant quelques secondes avant qu’un sourire n’étire mes lèvres. Le genre de sourire que seul Niomi avait réellement été en mesure de me donner depuis que je l’avais croisé. Du jour où nos chemins nous avaient réunis, je m’étais déjà fait la promesse de faire honneur à William qui s’était sacrifié pour moi en lui offrant le foyer qu’il lui avait promis, mais ce simple engagement était naturellement devenu une obligation. Un devoir parmi lequel veiller sur Niomi faisait partie des clauses les plus importantes.

Pour la première fois depuis l’arrivée de l’apocalypse, je venais de créer un lien semblable avec celui qui avait lié le trio avec qui j’avais voyagé à travers le continent.

-Je veille déjà sur toi Niomi. Au départ je souhaitais surtout accomplir la promesse que t’avait faite William de te donner un abri sûr, mais j’ai dépassé cela depuis longtemps. Je vais te protéger aussi sûrement que j’ai protégé ma sœur, mon meilleur et… mon frère. Et crois-moi c’est la plus importante preuve de confiance dont je suis capable.

Ma voix avait tressailli lorsque j’avais mentionné Jules, mais j’étais fier de l’avoir fait. Je devais cesser de le renvoyer aux oubliettes et faire face à mes démons. Si Niomi pouvait remplir l’espace qu’avait laissé mon jeune frère pour me donner une seconde chance, je savais qu’il aurait approuvé.

Ma confirmation sembla retirer un lourd poids des épaules de ma comparse qui m’étreignit gentiment, et je le lui rendis. Elle n’avait pas conscience de tout ce que sa simple présence avait changé sur ce que j’avais crû immuable en moi. Elle l’avait peut-être demandé pour s’en assurer, mais elle n’avait que confirmé à elle-même ce que je faisais déjà.

-Allez, il faut se reposer maintenant. Va chercher tes choses et tu dormiras dans ce dortoir avec moi ça te va?

Elle n’eut pas à se faire convaincre…  Elle repartit aussitôt prendre ses effets dans la pièce que je lui avais aménagée par souci de gentlemanrie, puis revint sans mon dortoir pour dormir dans le lit adjacent au mien. J’attendis patiemment qu’elle se prépare avec Foks à ses pieds, puis une fois que je fus assuré qu’elle s’était allongée sur son matelas, je fermis les yeux pour me laisser emporter par Morphée qui n’attendit pas longtemps pour m’accueillir.

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