Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
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A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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 Scénario solo - Fraternal love

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27 mai 2017
Quelques parts dans Salem sud

C’était une journée bien particulière pour vous Mlle Williams. Vous vous étiez promis de ne pas le tenter, de ne pas quitter les jumeaux Rahl seuls et sans prévenir. La dernière fois que vous l’aviez tenté, vous vous étiez récolté de jolies morsures et une belle frousse. De quoi décourager n’importe qui d’autre de retenter l’expérience.

Cependant, tout le monde n’avait pas nécessairement le même problème que vous. Celui de s’assurer du sort d’un être qui vous était terriblement cher et qu’un messager de mauvaises augures vous avait assuré son trépas. Le jour même n’aviez-vous pas eu envie de quitter votre refuge en quête cette maison pas si lointaine?  

Les jumeaux ne pouvaient pas comprendre. Ils avaient eu le support de l’autre depuis le début de cette crise. Ils pouvaient compter sur les doigts d’une main sans doute le nombre de jours qu’ils avaient passé séparer depuis l’hiver 2011. Pour votre part, vous aviez tout perdu, à trois reprises qui plus est… Votre famille d’abord, votre frère ensuite, puis l’Académie. William était un nouveau deuil pour votre cœur d’ange et s’en était un de trop.  

Aujourd’hui, en ce chaud matin du mois de mai, vous vous êtes finalement décidé.

"Une ultime fois, la toute dernière cette fois-ci. Promis juré!" vous étiez-vous dit…  

Vous voilà maintenant en route, carte en main, vers le 4283 Markham Street…

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27 Mai 2017
Quelque part dans Salem Sud...


▬▬▬

Dans ce monde, nous étions amenés à faire des choix bien souvent difficiles. Parfois il était question d'ôter une vie pour préserver la sienne, d'autres fois ce n'était que quelques stratégies à décider pour se préserver du danger... Aujourd'hui j'avais fait un choix. Celui de braver les interdits, braver même jusqu'à la plus élémentaire des logiques... Cette décision n'avait pas été facile à prendre. Elle m'avait tourmentée durant de longues nuits et, si je n'en avais aucunement parlé à mes amis, j'étais quasiment certaine que Victor avait remarqué le trouble qui m'habitait ces derniers temps... J'avais finalement décidé d'écouter le cœur plutôt que la raison et de partir pour Markham Street, le lieu où serait tombé William selon les dires de Caleb. J'avais besoin de savoir, besoin de voir de mes propres yeux si l'immonde récit du canadien était vrai. Si l'ami qui avait tant compté pour moi était réellement tombé sous les balles de ces foutus Raiders, ou si l'espoir pouvait m'être encore permis... J'étais en proie aux doutes depuis bien trop de temps, et le départ précipité de Caleb de notre planque n'avait fait que me donner plus envie encore d'aller chercher les traces du carnage qu'il m'avait raconté.

J'étais partie comme une voleuse ou plutôt.. comme une criminelle. Coupable de suivre son cœur, ses émotions trop à fleur de peau. Coupable d'avoir le besoin irrépressible de savoir ce qui était arrivé à William Ward, un homme que j'avais connu si fort, si peu de temps et pourtant dont je pensais presque tout savoir... Ma gorge était nouée rien qu'à me rappeler son doux souvenir. Il me manquait atrocement. Dans mon esprit, ses yeux bleus rieurs furent finalement remplacés par le regard profond et envoûtant de Victor. Est-ce qu'il me pardonnerait d'être partie sans un mot, sans laisser ne serait-ce qu'un indice cette fois ci ? Jennsen m'arracherait la tête à mon retour, à coup sûr. Si toutefois je rentrais. Un frisson parcourut mon échine. C'était dangereux ce que j'étais en train de faire et j'en avais parfaitement conscience... Mais je m'en sentais capable. J'en étais capable. C'était un peu comme partir faire de la reconnaissance.. sur un lieu dont je savais qu'il avait déjà été visité par les Raiders. Soupirant, je stoppais ma marche constante depuis mon départ pour jeter un coup d'oeil autour de moi et sortir la carte de Salem que je gardais dans la poche de ma veste.

Depuis mon départ, j'avais fait le choix de longer discrètement la Mill Creek.. Ca paraissait judicieux après tout : les arbres m'offraient une protection naturelle à la vue des regards indiscrets, et la rivière était mon principal point de repère sur la carte de cette ville que je ne connaissais que trop peu à mon goût. De plus, cela m'évitait d'emprunter les routes et d'éviter par la même occasion la majorité des zombies qui y déambulaient. A ma gauche, je pouvais apercevoir une sorte d'ancienne carrière, facilement repérable sur le plan... J'étais visiblement rendue à mi-chemin. Et mon départ de la planque que je partageais avec Victor, Jenn et Riley remontait déjà à plus d'une heure, enfin... Les estimations de temps était difficile pour moi, sachant que je n'avais plus de montre depuis des lustres. Je marchais depuis un moment c'était tout ce dont j'étais sûre, et j'avais besoin de faire une petite pause pour recharger les batteries, faire un peu le vide dans ma tête...

A ma droite se trouvait tout un tas de petits lotissements... Etait-ce prudent de s'y aventurer ? A mon avis, ça l'était toujours plus que de rester dehors pour souffler un peu, au risque de me faire voir par les premiers imbéciles qui passeraient là, qu'ils soient vivants ou non. Décidée, je rangeai la carte dans ma poche et après un rapide regard aux environs pour vérifier qu'aucun danger n'était à proximité, je me dirigeais d'un pas pressé vers la maison la plus proche. La porte déverrouillée ne m'opposa aucune résistance et je pus rapidement poser un premier constat : cet habitat ressemblait bien plus à une ruine qu'à une maison de repos. Le toit était à moitié tombé sur l'une des deux seules pièces, les murs s'affaissaient... Et au milieu de ce bazar que le temps, les saisons, et l'absence d'habitants digne de ce nom avaient provoqué trônait un vieux canapé dont les pieds en bois avaient été détruits par les thermites... Confort rudimentaire, mais y poser quelques instants mon postérieur pour souffler aller me faire du bien. Fermant la porte en douceur et sans bruit derrière moi, je songeais qu'au moins j'étais certaine que rien ne me surprendrait venant de l'intérieur : s'il y avait eu âme qui vive – ou qui se déplace en tout cas – je m'en serais immédiatement rendue compte.

Retirant mon sac de mes épaules, me libérant ainsi d'un sacré poids, je poussais un soupir de soulagement avant de m'asseoir avec précaution sur le vieux et poussiéreux vestige de l'ancien monde. Tirant mon beretta du holster accroché à ma cuisse, je décidais de rester au maximum alerte durant mes instants de récupération. J'étais dans un coin de la pièce, mon regard était positionné sur la seule fenêtre de cet espace clos, ainsi que sur la porte. J'avais tiré quelques enseignements du passé, je n'allais pas bêtement me laisser surprendre par le premier zombie qui passerait.

▬▬▬

Carte:
 
Kelsey S. Williams:
 

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Votre prudence est toute à votre honneur Mlle Williams… À défaut d’avoir eu la présence d’esprit de ne pas vous laisser tenter par le diable, vous avez au moins eu celle de ne pas entrer dans sa demeure sans précautions. Sage décision... Let’s see now…

Votre petite pause vous est bénéfique et il vous faut peu de temps avant de vous sentir d’attaque pour une nouvelle petite randonnée. Depuis que vous vous éloignez du centre-ville, vous sentez bien que la densité de zombi s’est amoindrie et que vous n’avez plus autant besoin de jouer aux chats de gouttière pour échapper à leurs meutes incessantes. Le ruisseau vous a été d’une aide précieuse pour vous cacher de d’autres menaces et vous avancez de nouveau en son sein, alerte comme vous vous l’êtes promis.

La végétation a commencé à pousser en force depuis que le printemps s’est installé en Oregon. Vous avancez, certes, mais beaucoup plus lentement que vous le voudriez. Cependant, vous savez qu’il vous faut rester sur cette trajectoire. "Si vous le suivez en descendant vers le Sud vous atteindrez inévitablement notre refuge..." vous murmure la voix du canadien dans votre esprit et comme un pèlerin sur son chemin de croix, vous ne dérogez pas de ces indications.

C’est presque par hasard que vous relevez votre tête une bonne heure et demie plus tard et que vous apercevez à votre droite des rails de chemin de fer, un petit lac et trônant au haut d’une petit colline, une maison de campagne à l'air ravagée.

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Selon le plan, et les indications de Caleb.. j'y étais. J'avais mis presque trois heures pour y parvenir, avançant lentement à travers les hautes herbes, le cœur plein d'incertitudes et de crainte. Qu'allais-je voir, découvrir, dans ce lieu peut être maudit ? De quels crimes allais-je détecter les traces.. ? Fermant les yeux, j'essayais de calmer les battements affolés de mon cœur. J'avais peur. Peur de franchir les derniers mètres qui me séparaient de mon but, de cette maison. Peur de ce que j'allais y trouver, peur des images qui viendraient me hanter par la suite... Peur de le voir. Son corps étendu, au milieu d'une scène macabre qui me filerait la nausée. Est-ce que j'en avais vraiment envie après tout ? Et si Caleb avait dit la vérité, si son cadavre était là, attendant patiemment que je vienne le retrouver... Etait-ce vraiment la dernière image que j'avais envie d'avoir de William Ward ? Un corps déserté et pourrissant, une âme envolée... Mon cœur se serra dans ma poitrine, et je réprimais un tremblement de nervosité.

Oui. Je voulais savoir. Quitte à rester choquée à vie, quitte à le pleurer de nouveau... Je voulais voir par moi même. Quitte à souffrir. Le voir une dernière fois peut être.. Pour un dernier adieu. Lentement, arme au poing, j'avançais vers la colline. Inexorablement, chacun de mes pas me rapprochaient de mon but, de la fin de mon voyage personnel... mais aussi de celui que j'avais fait avec William. La zone semblait déserte, aucun bruit ne venait troubler le silence lourd qui y pesait. Et à chaque pas, je sentais un peu plus la crainte qui m'enserrait le cœur, qui me comprimait l'estomac et m'asséchait la gorge. Chaque pas me ramenait un peu plus vers la réalité de Caleb, celle que j'avais refusé de croire et qui pourtant me revenait en pleine figure... Après tout, il n'avait pas menti sur le lieu où tout se serait déroulé... Alors pourquoi aurait-il menti sur le destin tragique du Texan au grand cœur ?

J'avais l'impression qu'hier encore nous étions à Safepoint. Que je sortais de l'Académie après avoir passé quelques heures à aider pour l'inventaire.. et qu'il était là, stetson sur la tête et cigarette à la main, m'attendant patiemment. Je voyais encore son regard s'illuminer lorsqu'il me saluait, son sourire s'étirer sur ses lèvres lorsqu'il arrivait à me faire éclater de rire... La porte n'était plus qu'à quelques mètres.. et mes jambes tremblaient. Il me manquait. Je ne voulais pas que ça soit vrai. Je ne voulais pas qu'il soit dans cette maison, je ne voulais pas trouver son cadavre... Je le voulais vivant, je voulais le revoir, voir à nouveau son sourire, son regard doux, son air bienveillant. Et plus je pensais au cowboy, plus mon cœur tambourinait dans ma poitrine, menaçant de sortir si je continuais à me torturer l'esprit avec les souvenirs heureux que j'avais partagé avec le Texan.

Et finalement, j'y étais arrivée. J'étais face à cette porte et je n'avais qu'à tendre la main pour en tourner la poignée... Enfin, si l'on omettait le fait que le panneau de bois était totalement défoncé. Premier signe de la bataille qui avait fait rage dans le coin et que m'avait trop rapidement décrite Caleb. Me mordant la lèvre inférieure, j'hésitais une toute dernière fois. Je craignais de ne pas supporter, de ne pas arriver à encaisser ce que j'allais peut être voir... Un grognement caractéristique résonna dans l'entrée, me faisant frissonner. Devant moi apparut un cadavre ambulant couvert de sang séché... et qui boitait furieusement, ralentissement grandement sa progression vers moi. Durant un instant, la crainte que mon ami ne fut devenu cet immondice me donna la nausée. Mais il n'avait rien avoir avec le cowboy. Il était petit, presque à ma taille, pas du tout costaud... Et puis, sa jambe était seulement cassée, pas amputée comme le fut celle de mon ami.

Une odeur presque nauséabonde vint me chatouiller les narines, et je grimaçais en levant mon beretta. La détonation qui suivit fut totalement étouffée par le silencieux installé au bout de mon pistolet, et le zombie s'écroula au sol sans plus de cérémonie, la mort l'ayant finalement emporté. Serrant le poing de ma main libre, je soufflais. « J'ai pas fait tout ce chemin pour me dégonfler maintenant... Il faut que je sache. » murmurais-je pour m'exalter à prendre mon courage à deux mains. J'allais très certainement le regretter... Mais qu'importe. Doucement, aux aguets, j'entrais dans la demeure afin d'y découvrir ce qui s'était passé.

▬▬▬

-1 balle de 9mm

Kelsey S. Williams:
 

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Si le plus beau présent que l’on reçoit est la vie, on peut aisément affirmer qu’il vient avec une condition affreusement sordide. Pourquoi retirer une si belle création qu’est la vie d’un être? Une chose unique, incomparable et si précieuse… Tous se le demandent, nul n’a la réponse et il n’y a rien de plus futile. La réponse est simple ma chère Mlle Williams, la vie est ainsi faite.

Vous entrez dans la maison complètement ravagée. La poignée n’eut même pas à être tournée en fait, vous remarquez qu’elle était déjà entreouverte et une simple poussée la fait ouvrir silencieusement.

La maison est dans un sale état. Vous voyez les trous d’obus ornés la moindre parcelle des murs que vous pouvez voir en entrant et au sol, des débris nombreux passant des copeaux de bois aux éclats de verre son éparpillés. À votre gauche, un escalier monte à l’étage dont vous n’apercevez rien si ce n’est les marches qui vous y mènent. À droite, un large espace entre les deux murs donne accès à un salon en ruine, et où des taches de sang séchées maculent quelques espaces sur les lattes du plancher.

Cependant, ce n’est pas cette scène de désolation qui retient votre attention…

Au bout du couloir sur laquelle la porte s’ouvre, vous voyez une ouverture de la grandeur d’une porte donnant sur ce qui semble être la cuisine. Au bout de celle-ci, jonchant le sol, vous apercevez une botte, sale et usée.

Vous vous en approchez, comme hypnotisé par ce que ce simple morceau de cuir et finalement se dévoile à vous l’objet de vos pires craintes. Le dos accoté contre le comptoir de l’évier, un cadavre repose.

En temps normal, vous auriez pu identifier un mort (n’est-ce pas ce que vous faites si souvent ces dernières années…) mais celui-ci a les chairs de son visage arrachées à coup de griffes si bien que vous voyez plus de parties de crâne qu’autre chose. Les globes oculaires absents vous renvoient un regard vide et épouvantable qui vous glace le sang. Ceci, en plus du nez absent et de la mâchoire en partie arrachée, donne au visage une allure difforme et malaisante à l’extrême.

Lorsque vous avez le malheur de descendre votre regard, vous apercevez les entrailles de l’abdomen de la chose inconnue. Découvertes et éparpillées aux quatre vents dans sur le plancher de la cuisine et les meubles avoisinants, l’hémoglobine a fait prendre à cette dernière un teint carmin glauque. Les asticots, les mouches et les autres bestioles innommables grouillent dans ce festin à ciel ouvert pour consommer avec avidité la moindre parcelle du tas de viande pourrie qui est laissé à la disposition de tous.

L’odeur de putréfaction que vous aviez sentie en vous approchant n’a pris qu’une intensité révoltante lorsque vous avez finalement atteint le lieu du massacre. À elle seule, sans compter l’image insupportable qui assiège vos pupilles avec brutalité, vous sentez un haut-le-cœur violent vous parcourir le corps.

Dans cette hécatombe, épargné par le geyser de sang comme si c’était une blague de très mauvais goût, vous voyez les dog tags métalliques de la victime reposer sur son torse. Gravé sur la plaquette, un nom d'une nette clarté vous confirme l’atroce réalité…

"Ward, William"

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« Ward, William »

Le corps parcourut d'incontrôlable soubresauts, je m'effondrais genoux à terre, face à la dépouille de celui qui fut autrefois un ami plus que proche. Des larmes dévalaient mes joues pâles, alors que mon regard était irrémédiablement fixé à cette petite plaquette de métal. J'avais lâché mon sac et mon arme, préférant couvrir ma bouche d'une main tremblante pour m'empêcher de lâcher un cri d'horreur.. et elle me servait désormais à tenter d'étouffer les violents sanglots qui me parcourraient... Comment ? Comment était-ce possible de finir dans un pareil état ? Le visage à moitié arraché, le corps littéralement éviscéré... Mes propres tripes se tordaient dans mon ventre. Je n'arrivais plus à reconnaître William, celui avec qui j'avais passé tant de temps, un ami proche et précieux que j'aurai pu retrouver parmi milles copies. Non. Cette chose sans forme, ce cadavre terriblement malmené ne pouvait être lui.

Mais cette plaquette... Cette plaquette que je ne connaissais que trop bien ne permettait plus le doute désormais. Et je souffrais. D'une horrible douleur qui me tordait les entrailles, d'un brasier qui m'étouffait dans ma poitrine. Je souffrais la perte de mon ami, de savoir qu'il avait fini ainsi, seul et dépecé par quelques zombies affamés. Je ne pouvais plus me contenir, et posant mes mains au sol en me penchant vers l'avant, je laissais éclater toute ma peine. De longs sanglots s'échappaient de ma gorge, mon corps tout entier était parcouru par de longues et violentes vagues de tremblement. Je ne savais plus où j'étais, ni même qui j'étais. Je ne ressentais plus qu'une intense souffrance... Et derrière mes paupières closes, ce n'était plus le regard bleu tendre de mon ami qui me guettait, mais cette vision horrifique de son corps en lambeaux qui venait me hanter.

« William... Je suis tellement désolée... » Laissais-je échapper entre deux sanglots, serrant mes poings. A la douleur se mêlait cette affreuse sensation de culpabilité. Celle du survivant ? Probablement. Après tout ne l'avais-je pas juste abandonné à son sort le jour où j'avais choisi de suivre Jenn et Victor loin de la Marion County Jail, ne tentant même pas de retrouver celui qui plus d'une fois par le passé m'avait sauvée ? Je sentais mon cœur se compresser dans ma poitrine, et mon souffle s'accélérer rapidement entre mes crises de larmes. Je me sentais incapable de me calmer, de me relever et repartir. Les battements de mon cœur en devenaient dangereusement irrégulier... j'étais seule. Seule avec ma douleur. Seule face au cadavre en lambeaux du doux Texan.

Mon corps s'affaissa de lui même devant le mal qui me rongeait, et je me retrouvais joue contre terre, luttant pour essayer de reprendre mon souffle entre mes sanglots incontrôlables. Les yeux maintenant écarquillés, j'avais l'impression que le cadavre de mon ami bougeait. Qu'il rampait vers moi. J'étais en train de virer folle, et les battements de mon cœur continuaient à s'affoler de manière totalement irrégulière. Mon souffle se faisait de plus en plus court, l'air venait à me manquer. Et puis merde... Je n'avais qu'à me laisser crever, là, à ses côtés. Je voulais mourir, ne plus ressentir toute cette douleur, cette souffrance, cette brûlure... Je voulais le retrouver, lui et son sourire, son regard d'une douceur extrême.

Fermant les yeux, je sentais l'immense brouillard qui se formait en moi, m'empêchant de réfléchir correctement. J'allais juste rester là et attendre, me laisser partir tranquillement. Et pourtant, au loin, il me semblait entendre une voix familière. Ou était-ce un son ? Un murmure tout au plus... Non, je connaissais cette intonation, je connaissais cette douceur. Elles accompagnaient toujours le regard tendre de celui à qui j'avais offert bien plus que mon cœur. Kelsey. Il n'était pas là. J'étais partie sans un mot, sans indications. Il n'était pas à mes côtés. Kelsey. Les larmes dévalaient mes joues. J'étais là, allongée sur le sol... A vouloir me laisser crever. Kelsey. Pourquoi n'étais-je pas juste restée auprès de lui ? J'aurai pu m'épargner toute cette douleur, il avait tenté de m'en préserver, tout comme Caleb... Mais j'étais trop stupide pour imaginer, trop idiote pour penser une seule seconde aux conséquences.

J'avais abandonné William... Je ne pouvais pas faire la même erreur deux fois. Comme un second souffle, portée par la voix tendre de mon compagnon qui m'encourageait dans mon esprit, j'ouvrais grand la bouche pour prendre une immense inspiration et me servait de mes bras pour relever ma face du sol. Mes yeux écarquillés fixaient le sang séché par terre sur lequel je m'étais tout bonnement étalée, alors que je prenais de grandes bouffées d'oxygène. Mes sanglots s'étaient taris, seules subsistaient les larmes sur mon visage pâle.

J'aurai voulu mourir pour toi William... Mais même cela je n'en étais pas capable. Je redressais avec difficulté mon corps encore tremblant, et tendais le bras pour retirer la plaquette du cou du cadavre sans plus lui jeter un seul regard. Chaque bouffée d'air semblant peu à peu me rendre une certaine lucidité, malgré le feu intérieur qui me dévorait.

Kelsey S. Williams:
 

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You reap, what you sow… Didn’t you know Miss Williams?

Cette souffrance que vous ressentez, elle est vôtre tout entière. Vous le méritez largement vu la traîtrise dont vous avez fait peur envers celui que vous considérez si cher à votre cœur. Vous dîtes avoir été prête à mourir pour lui, et pourtant, pour une énième fois, c’est vous qui vous retrouvez à sangloter comme un enfant. Toujours vivante… Un bien piètre exemple de votre dévotion si vous me demandez mon avis.

Vos larmes vous emportent dans un autre monde de souffrance et de mort. Enveloppée par le voile de tristesse incommensurable qui attendait de tomber sur vous comme le rideau d’une tragédie, vous coupez vos sens à tout. Isolée et sans recours, vous laissez libre cours à votre peine qui s’écoule lentement au  rythme des larmes qui tombe de votre visage pour humecter le sang séché sur le sol.

Lorsque vous reprenez finalement vos esprits et que vous prenez les dogs tags de votre ami défunt, vous vous relevez avec fébrilité et faîtes machinalement demi-tour. Coupant tout contact visuel avec Williami, vous vous en éloignez avec une démarche absente et hagarde. Votre seul but, votre seule raison d’être dans le moment, quitter ce lieu maudit et ne plus jamais vous en approcher.

Vous approchez finalement du cadre de la porte d’entrée, prête à faire le chemin du retour…

Jaillissant de votre droite une silhouette masculine vous saute dessus, renversant votre frêle silhouette avec la force d’un bélier, et l’impact vous déboussole alors que vous vous étalez de tout votre long sur la véranda. La léthargie du deuil est jetée aux orties alors que vous tournez votre regard vers la silhouette de votre agresseur en luttant pour essayer de sortir votre pistolet de votre holster.

L’homme toujours debout se prépare à vous sauter dessus. Il est grand, crasseux et pas spécialement baraqué, mais comparativement à vous il a tous les airs d’un lutteur, tout comme ses deux comparses qui surgissent de derrière lui en courant pour se jeter sur vous.

Malgré votre résistance, ils vous maîtrisent tous avant que vous n’ayez pu vous armer et d’un solide coup au visage, la pénombre vous engloutit.


*********


Votre esprit sort de sa torpeur un temps incalculable plus tard. Les yeux fermés, vous ressentez la douleur puissante en provenance de l’ecchymose qui a poussé sur vos tempes. Toujours désorienté par le choc physique, il vous faut de longues secondes pour que vous osez enfin ouvrir vos yeux.

Vous n’y voyez pas grand-chose. La noirceur ambiante ne vous donne pas grand indices jusqu’à présent, mais vos pupilles élargies essaient de capter la moindre parcelle de lumière. Vous en venez à la conclusion qu’il s’agit fort probablement d’une sorte de pièce à débarras. Sans porte, ni fenêtres, vous arrivez tout de même à discerner les formes étranges et même menaçantes d’outils agricoles ou d’entretien paysager.

Cependant, ce qui vous fait très vite paniquer, c’est la constatation que vous êtes bâillonné et ligoté. Vous ressentez dans votre bouche le goût d’un linge sans doute malpropre qui vous empêche de crier à l’aide. Sur vos mains et vos chevilles, la texture désagréable et rugueuse de cordes solidement liées vous paralyse dans une position prostrée et vulnérable.

Pour faire court, Mlle Williams, vous regrettez amèrement de vous être levée ce matin…

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J'avais du mal à émerger, et sans doute serais-je resté encore longtemps inconsciente si une douleur puissante à la tempe ne m'avait pas sorti de mon sommeil forcé. Mes yeux encore emplis d'un épais brouillard s'ouvrirent et je jetais machinalement un regard autour de moi... Pour constater que je ne savais absolument pas où j'étais. Mais qu'est-ce qui s'était passé ? La pièce dans laquelle je me trouvais était noire, sans fenêtre.. et dans l'ombre je discernais à peine ce qui ressemblait à quelques outils agricoles posés nonchalamment contre les murs. Il fallait que je me lève et que je parte d'ici. Très vite.

C'est seulement à cet instant que je constatais que j'étais pieds et poings liés, et qu'un linge au goût plus que douteux servait à me bâillonner. Ma respiration s'accéléra d'un coup, et je sentais que mon cœur se mettait à tambouriner contre ma poitrine. Qu'est-ce qui s'était passé bon sang, où est-ce que j'étais ? Tout était flou dans ma tête... Et cette douleur à ma tempe. Comme un éclair, l'image d'un homme me chargeant violemment à la sortie de la maison où reposait le corps de William percuta mon esprit. Ils avaient été trois même, à me neutraliser, et d'un puissant coup ils m'avaient assommé... Merde. On m'avait enlevé. Un tremblement parcouru mon corps, et mon regard paniqué parcourut une nouvelle fois la pièce en long, en large et même en travers..

J'étais plus qu'en mauvaise posture, et mon esprit encore embrumé par la tristesse et le coup que j'avais reçu ne me permettait pas de réfléchir correctement. Je sentais le stress qui me tordait l'estomac, qui me retournait les entrailles... J'avais déjà vécu la séquestration, la violence. Et j'avais toujours craint de le revivre un jour.. Comme une imbécile j'étais partie seule, juste parce que j'étais bornée et que j'avais voulu me confronter à une réalité qui m'avait fait atrocement mal, et voilà que je m'étais jetée dans la gueule du loup, que je m'étais exposée à revivre les pires supplices qu'on avait déjà pu me faire subir par le passé.

Essayant de calmer ma respiration, je fermais les yeux et serrais les dents. Qu'est-ce qu'ils allaient vouloir de moi ? Un autre violent tremblement parcourut mon corps. Ce n'était pas très difficile à imaginer... Je ne voulais pas. Une horrible et puissante panique s'emparait de moi. Je ne voulais pas revivre ça. Pas encore. Il m'avait fallu des années pour m'en remettre... Pourquoi j'étais partie ? Pourquoi j'étais partie seule ? Jennsen avait raison, je ne savais pas me défendre, je n'avais rien d'une survivante... J'avais juste eu une chance immense jusqu'à présent. Et désormais, elle semblait avoir tourné...

Dans mon esprit, l'image de plusieurs regards que je ne connaissais que trop bien se succédaient : Jake, Soren, Jim... Pour finir par ceux de William & Matt. Des gens à qui j'avais tenu et qui m'avaient permis de survivre jusqu'ici d'une manière ou d'une autre.. Des gens qui me manquaient atrocement. Quelques larmes se mirent à perler au coin de mes yeux. Les visages de Jenn & Victor s'imposèrent finalement à mon esprit, comme une évidence. Est-ce que j'allais mourir ici ? Est-ce qu'ils allaient me chercher et retrouver mon corps pourrissant dans cet espèce de cachot, à la manière dont j'avais retrouvé celui de Will ? Secouant la tête, j'expirai bruyamment à travers le tissu. Il fallait que je me calme. Il fallait que je me sorte de là.

Je voulais revoir Jennsen et m'excuser de ma stupidité, revoir Victor et l'aimer comme jamais. Je voulais continuer à me battre et à garder espoir pour honorer la mémoire de William, parce que je savais que c'était ainsi qu'il aurait voulu me voir.. Un autre tremblement me traversa, et je rouvris les yeux.

J'avais le devoir de m'en sortir et de vivre, pour eux.

Kelsey S. Williams:
 

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Quelle sereine détermination! Vraiment vous me donnez presque envie de vous lever mon chapeau Mlle Williams, presque… Mais ma chère, qui vous parle de vous tuer?

Alors que vous essayez de vous réorienter, vous entendez soudainement des bruits de bas et de discussion au-dessus de vous. De toute évidence, il semble que vous soyez dans une sorte de bâtisse à étage et vos ravisseurs vous ont cantonné dans aux cachots semble-t-il.
Malgré la terreur, votre instinct vous pousse à tendre l’oreille. Chaque bribe d’informations pourrait peut-être vous être salutaire, qui sait?

Le brouhaha de la conversation est étouffé par la distance et le plancher de bois, mais les décibels permettent de surpasser ces obstacles. Suffisamment pour que vous compreniez de quoi il est question.

"J’me souviens pas de la dernière fois où j’ai vu une belle créature de même. "

"Tu trouves, elle est bâtie sur un frame de chat. C’est à peine si elle va supporter deux coups de bassin avant de se casser en deux. "

"Gros bêta, tu sais pas comment t’y prendre! Faut y aller délicatement avec ces petits chatons-là. Ce que je donnerais pour avoir mon tour plus vite…"

"Aucune chance de négocier ça. Il y en a plein qui ont probablement déjà été se branler de précipitation, t’as vu le regard du chef quand on lui a montré le morceau. C’est à peine s’il l’a pas enfourché dans la seconde. "

"Vivement que le chef revienne. "

… Had enough?

As I told you before my dear, you reap what you sow… Vous n’avez peut-être rien à voir avec le joli minois dont la Providence vous a fait cadeau, mais de sortir aussi imprudemment par les temps qui court, quelle inconscience!

Peut-être croyez-vous disposer de temps pour vous sortir d’ici. Après ce que vous venez d’entendre, n’importe qui de sensé essaierait de s’en échapper… Malheureusement, quelques secondes plus tard, vous entendez un concerto de pas fouler le plancher au-dessus de vos têtes, comme si un groupe de personne venait de s’ajouter à celui déjà présent.

Les salutations font rapidement place à des blagues grivoises qui passent très vite à des descriptions évocatrices d’une décadence orgiaque qui a de quoi vous lever le cœur. La longue liste de sévices qu’ils vous réservent s’allonge… Certains vous ramènent plusieurs années en arrière au début de la catastrophe alors que d’autres vous font regretter ce que vous avez subi ces années-là.  

Soudain, après quelques minutes, une voie s’élève au-dessus du chaos.

"Bon, ben je sais pas pour vous, mais j’ai de quoi à faire en bas. Par contre, comme je suis un homme de grand cœur… Je vais aller vous dépuceler ce p’tit brin de femme en bas et après je vous en laisse faire ce que vous voulez. C’est la prise du mois, alors tout le monde y aura droit en primeur dès que j’en aurai fini avec elle. "  

Une série d’acclamations grasse ponctua cette phrase alors que les encouragements se succédèrent pour que leur meneur en finisse au plus vite.

"Eh, toi! Suis-moi. Je veux m’assurer qu’on ne me dérange pas."

Suivant cet ordre, vous entendez des bruits de pas sortir de la maison, puis, quelques instants plus tard à votre droite, le bruit d’une chaîne qu’on détache et de lourds battants qui s’ouvrent se succédèrent. En vous déplaçant à la recherche de la source du bruit, vous remarquez que l’étagère près de laquelle vous étiez vous cachait de votre champ de vision une sorte de passage, un simple trou de la grandeur d’une porte dans le mur d’où vous apercevez les premières marches d’un escalier montant.

"J’vais faire mon possible pour vous les gars, mais je n’arriverai pas à me retenir, je pense. Si ça saigne, vous ferez comme si de rien n’était. Au mieux ça lubrifiera…" Prononça la voix que vous avez identifiée comme étant celle du chef. "J’y pense, l’as-tu vu au moins?"

"Non," répondit son interlocuteur.

"C’est ce que je me disais aussi, tu patrouillais quand on l’a trouvé… Allez, j’te fais une fleur, descends avec moi pour la voir, tu pourras te l’imaginer en attendant. "

Les deux hommes descendirent, visiblement sur le point de jaillir par le passage de l’escalier et finalement votre bourreau passe à l’intérieur de la pièce.

C’est un homme dans la trentaine, en sa défense pas un laideron, bien que vous n’en ayez cure j’imagine… Un homme solidement charpenté de la tête au pied, et d’une taille moyenne qui devait clairement avoir fait tourner des têtes par le passé.

"Hello sweetheart…" Dit-il d’un ton horriblement mielleux avec un sourire carnassier aux lèvres en s’avançant lentement vers vous.

Soudain, le second homme apparut dans l’espace menant à l’escalier.

Un colosse de chair et de muscle, bien plus grand que le loup en chaleur qui s’approche de vous. Dans la faible lumière du crépuscule qui passe à travers l'entrée qu'ils ont emprunté, vous remarquez qu'il porte des vêtements sales et une veste de cuir brune usée par l’exposition à la forêt. Il vous jauge alors de ses yeux bleus clairs.

Votre cœur ne fait qu’un tour alors que sous vos yeux apparaît quelqu’un que vous croyiez ne jamais revoir un jour, votre frère, Matthew.  

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Dernière édition par Mastermind le Dim 3 Avr - 4:42, édité 1 fois
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Au dessus de moi, en plus de leurs pas et de leurs rires gras, j'entendais des bribes de leur horrible conversation... Un frisson d'effroi parcourut tout mon corps, et je me sentais presque défaillir. Ils ne cachaient aucunement leurs intentions, j'allai devenir leur chose à eux tous... J'avais envie de pleurer. Je ne voulais pas revivre ça, pas revivre la peur, la douleur. Je ne voulais pas qu'ils fassent de moi leur jouet comme on me l'avait déjà fait subir par le passé. Victor, Jennsen... Ils m'avaient promis que ça ne m'arriverait jamais plus. Une larme coula le long de ma joue. J'étais la seule responsable, je m'étais mise inutilement en danger... Et j'allais le payer d'une douleur que longtemps j'avais prié pour ne plus jamais ressentir. J'avais envie de me boucher les oreilles, pour ne plus les entendre eux et leurs affreuses allusions.. mais j'étais poings liés, obligé d'écouter les bribes de ce qu'ils comptaient me faire subir. Et dans mon esprit, inlassablement, revenaient me hanter les horribles images de mon passé.

Fermant les yeux, j'essayai de me calmer. Il fallait que je me calme. Une voix s'éleva, plus forte que les autres, et son discours me fit rapidement comprendre qu'il était le fameux chef que ces hommes avaient mentionné un peu plus tôt. Ses paroles me firent trembler de plus belle, et une autre larme s'échappa de mes yeux clos. Les bruits de pas s'éloignèrent, sortant de la maison, et au bout de quelques instants j'entendais le bruit d'une chaîne détachée et de lourds battants qui s'ouvraient. Je rouvrais les yeux, parcourant la pièce pour finalement m'apercevoir que l'espèce d'étagère qui se trouvait à ma droite cachait en réalité un passage avec des escaliers... La voix du chef résonna jusque dans la pièce, et ses paroles infectes me tordirent les entrailles.

Ma respiration s'accéléra. Ils étaient deux à s'approcher... Et dans quelques secondes ils seraient là. Dans quelques secondes, l'un de ces hommes allait tenter de me violer. Je n'allai pas me laisser faire. Pas cette fois ! Mes sourcils se froncèrent, alors qu'un nouveau tremblement, plus violent, parcourait l'entièreté de mon corps frêle. Je n'allais pas encore une fois vivre avec le regret de ne pas m'être défendue de mes agresseurs. Je m'étais mise toute seule dans cette situation.. et si je devais ne pas m'en sortir, j'allais quand même leur faire regretter d'avoir seulement songé à me toucher. Les visages de Jenn et Victor apparurent à mon esprit comme une évidence, m'offrant un important regain de courage et de détermination. Serrant les poings, le cœur battant à tout rompre, mon regard entra finalement en contact avec celui du chef de mes ravisseurs, qui avait passé la porte.

Un homme dans la trentaine qui me salua d'un ton affreusement mielleux, avec un sourire bien assez évocateur scotché aux lèvres, qui ne fit qu'attiser ma colère... M'apprêtant à lui cracher une petite insulte à la manière Jennsen, je me stoppais net en observant l'entrée du second homme... Et tout mon corps se figea. Mes yeux écarquillés s'accrochèrent aux pupilles bleu ciel que je ne connaissais que trop bien... Matthew.

Le chef de leur bande me jeta un regard presque courroucé par mon manque d'attention, et en même temps particulièrement curieux... Mais je n'y prêtais absolument aucun intérêt. Mon frère. Mon frère se tenait là devant moi... J'aurai pu le reconnaître entre milles. Comment était-ce possible ? Des centaines de questions tournaient dans ma tête, et ma gorge s'était serrée. Il était vivant... Il était vivant. Ou alors c'est moi qui étais morte ? Ou j'étais en train de rêver ? Non... C'était incroyable. Son regard... Quelque chose était changé dans son regard. Ses pupilles si semblables aux miennes semblaient n'exprimer aucune émotion. Est-ce que... Est-ce qu'il ne me reconnaissait pas ? Impossible, j'étais sa petite sœur, j'étais tout pour lui.. D'un geste sec, avant même que je ne m'en sois aperçue, bien trop troublée, le chef s'était approché pour découper le lien qui retenait mes jambes entre elles. Mes yeux s'écarquillèrent alors que je le sentais s'approcher, laissant glisser le long de mes cuisses des mains baladeuses. Je les sentais à travers le tissu de mon pantalon, et un frisson de dégoût me traversa. Libérée de mes entraves, je relevais ma jambe droite pour lui envoyer un violent coup de pied dans la machoire, profitant du fait qu'il s'était baissé pour se rapprocher de moi.

Je le vis vaciller et l'entendis même jurer, et mon regard paniqué se tourna vers Matthew qui était là, immobile. Derrière le tissu qui me couvrait la bouche, je criais son nom, ne laissant que des bruits étouffés s'échapper du bâillon improvisé. Il ne pouvait pas... Il ne pouvait pas regarder sans rien faire ! Il m'avait promis, promis de me protéger.. Promis que ça n'arriverait plus jamais. Est-ce qu'il avait oublié ? Matthew... Un sanglot étouffé traversa la barrière du tissu, alors que mon regard embué de larmes cherchait des réponses dans le regard de mon frère... Mais qu'est-ce qu'il attendait.. ?

Le chef de la bande s'était quant à lui redressé, visiblement bien mécontent de s'être fait interrompre dans son élan... J'allais payer ma rébellion sans aucun doute. Mais en cet instant, rien d'autre ne m'importait que le regard de mon frère. Il était vivant... Ici, face à moi. Et il m'observait en silence, attendant que l'autre fasse son œuvre... Mon envie de me battre, de résister, volait en éclats, à mesure que l'homme s'approchait de moi sans aucune réaction de la part de Matthew. Je ne comprenais pas... Allait-il vraiment laisser faire ça ?

Kelsey S. Williams:
 
Pour Mastermind:
 

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Votre tentative de résistance est louable. Un réflexe tout ce qu’il y a de plus naturel au fond, qui vous en voudrait de vous défendre. Certainement pas moi en tout cas… Malheureusement, nous ne pouvons pas en dire autant de votre agresseur. Dire qu’il est offusqué serait un euphémisme inexact.

Passage explicite:
 


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Loin d'avoir découragé mon agresseur, ma tentative de résistance semblait au contraire avoir attisé plus grandement encore son désir pervers. S'approchant encore de moi, il attrapa mes jambes qui s'apprêtaient à l'envoyer valdinguer de nouveau, et prit places entre mes cuisses. Totalement à sa merci, il retira mon pantalon malgré tout ce que je tentais pour me défaire de sa prise. Mon corps tremblait, mes yeux avaient quitté ceux de Matthew qui ne bougeait toujours pas  pour se fixer sur mon agresseur. Et dans mon esprit, c'était la panique totale.. Je sentais sa main gauche, glissée sous mon haut, qui se baladait dans des zones interdites, et je le voyais y prendre du plaisir. Un profond dégoût me submergea, j'avais l'impression de revenir six ans en arrière, lorsqu'on nous avait séquestré au début de l'épidémie. Je revoyais les visages pervers de ces hommes qui s'étaient amusés avec moi sans une once d'humanité. J'entendais de nouveau leurs rires gras et sentais leurs souffles sur ma peau dénudée.

Fermant les yeux quelques instants, il les rouvrit en grand pour me fixer avec une lueur lubrique terriblement dérangeante.. et sa main se dirigea vers sa propre braguette qu'il ouvrit pour dévoiler son membre fièrement dressé. Un sanglot s'étouffa dans le tissu contre ma bouche, alors que d'un mouvement de hanche il se plaçait au plus près de moi, prêt à en finir. Quelques larmes s'échappèrent de mes yeux, et le regard plein d'incompréhension je le vis détacher mon bâillon pour m'autoriser à crier si le cœur m'en disait. Sa main se posa sur ma gorge pour m'éviter de pouvoir faire tout mouvement de tête. Mes jambes ne m'étaient plus d'aucune utilité, il était déjà au plus près de moi, prêt à faire son entrée...

Mon cœur battant la chamade, mon regard se tourna de nouveau vers celui de Matthew. Une lueur d'incompréhension avait pris place dans ses yeux bleus ciel... Il était troublé. Dans les secondes qui allaient suivre, l'homme qui se tenait contre moi allait me bousiller, faire de moi sa chose. Et il était là, à ne pas comprendre, à me regarder presque comme s'il ne me connaissait pas. Mes poings liés se serrèrent, alors que d'autres larmes coulèrent le long de mes joues.

« Tu m'avais promis Matthew ! Tu m'avais promis que tu ne laisserais jamais personne recommencer ! »

Hurlais-je à toute vitesse. Il fallait que je me défende, je ne pouvais pas laisser cet homme me briser, je ne pouvais pas laisser quelqu'un me refaire ça... Je n'y survivrai pas.

Passage explicite:
 

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La vie de Matthew C. Williams était si simple depuis les derniers mois, si morne en fait. Suivre Travis et sa bande avait été son seul but du moment où il s’était réveillé parmi eux quelque part dans le désert du Nevada. Il ne se souvenait d’absolument rien, le vide absolu… Ce simple vide était un manque qu’il avait de la difficulté à accepter, même après tout ce temps. Travis lui avait donné un nom, un titre même, le « Trancheur de tête »… Pas de quoi se faire des amis, mais au moins de quoi savoir quel était sa place dans le monde. Tout ce temps, le chef du groupe lui assura que c’était tout ce qu’il y avait à savoir sur lui, qu’il faisait partie de leur groupe depuis les tout débuts de l’Apocalypse et qu’ils avaient survécu à cela ensemble. Il y avait cru, en fait pour être exact, il faudrait dire qu’il voulait y croire plus qu’il en était convaincu.

L’incertitude planait toujours puisque sa mémoire ne lui était jamais revenue et la volonté naturelle d’un humain d’avoir des points de repère solides l’avait amené à se rallier à la seule explication qu’on lui avait fournie. Pourtant, quelque part en lui, il ne pouvait s’empêcher de remettre cette histoire en question. Il n’arrivait pas encore à y croire totalement, et ça le dérangeait toujours, plus d’un an après les faits.

Néanmoins, durant ces nombreux mois où il avait accompagné Travis, il s’était quand même bien intégré au groupe. Malgré la fin du monde, les denrées ne manquaient pas trop, il y avait un esprit de camaraderie qui lui avait plu, et il y a avait presque toujours des filles à baiser. En somme, à défaut d’être le paradis ce n’était clairement pas l’enfer comparativement à d’autres pauvres bougres qui avaient croisé leur route.

Ce matin de mai pourtant, il n’avait pas soupçonné ce qui se passerait…

Dès l’aurore ils avaient été détroussés et mettre à mort une petite famille ayant miraculeusement survécu jusqu’à aujourd’hui à quelques kilomètres de leur dernière planque.  Le colosse les avait tous décapités, comme de coutume. Ça plaisait toujours à son auditoire qui admirait la façon qu’il avait de couper la tête de ses cibles avec une telle force qu’elles semblaient sauter légèrement plus loin. Un peu comme un bouchon de champagne, mis à part la couleur écarlate du liquide qui en sortait…

À son retour il avait entendu parler de la prise du jour, une nouvelle gonzesse pour satisfaire le groupe. La dernière était morte il y a deux semaines lors d’une attaque de zombi et la gronde avait couvé depuis vu que les pulsions sexuelles de la vingtaine d’hommes étaient inassouvies. Heureusement pour Travis, cette prise était exactement ce dont il avait besoin pour calmer les esprits de chacun.

N’ayant aucun lieu fixe, ils avaient décidé d’héberger dans la maison où Joey, Frank et Oliver avaient trouvé leur trophée, et dès son retour à la nouvelle planque, il avait dû repartir en patrouille autour de la zone afin de s’assurer qu’il n’y avait rien de dangereux à proximité.

C’était à son retour que la nouvelle vie de la jeune femme allait commencer. Lui-même avait hâte d’avoir son tour, il ne pouvait le nier, mais les règles sont les règles. Le patron aurait son tour en premier, et pour s’assurer d’une totale intimité il demanda à son plus gigantesque gaillard de lui assurer.

"J’vais faire mon possible pour vous les gars, mais je n’arriverai pas à me retenir je pense. Si ça saigne, vous ferez comme si de rien n’était. Au mieux ça lubrifiera…"Avait-il dit au bûcheron alors qu’ils s’approchaient des battants de bois menant au sous-sol de la maison de campagne. "J’y pense, l’as-tu vu au moins?"

[color:0c9e=# #993333] "Non. " Répondit-il simplement.

"C’est ce que je me disais aussi, tu patrouillais quand on l’a trouvé… Allez, j’te fais une fleur, descends avec moi pour la voir, tu pourras te l’imaginer en attendant. "

Il était commode aujourd’hui… Sans doute avait-il senti sa popularité chuter depuis qu’il n’y avait plus de femme pour ses troupes. Enfin, Matthew n’allait pas passer à côté de cette chance.

D’un hochement de tête, il acquiesça et le suivit à l’intérieur du sous-sol dont il défie les chaînes. Une fois au bas de l’escalier, il franchit l’entrée, et devant ses yeux, la frêle jeune femme apparut.

Une magnifique rousse, frêle et délicate exactement comme Joey l’avait dit. Cependant, lorsqu’il croisa ses yeux, quelque chose retint son attention, une supplique…

Ce n’était pas la première fois qu’il avait vu une telle lueur d’espoir, mais cette fois-ci, c’était totalement différent. Les iris bleus de la jeune femme étaient identiques aux siens. La ressemblance en était même troublante…

Incapable de détacher son regard d’elle, il remarqua à peine la lutte qui se déroula sous ses yeux alors que Travis préparait sa besogne malgré une résistance acharnée de l’inconnue qui ne pouvait pas faire grand-chose contre un homme aussi solide. Personnellement, Matthew n’avait rien à lui envier en terme de gabarit, mais il restait tout de même un adversaire nettement plus fort que la jeune femme.

Loin dans son esprit, le bleu angélique de ces yeux lui tournait en tête. Quelque chose en lui semblait vouloir ressurgir, comme une personne prisonnière d’un lac gelé dont la glace est trop épaisse.  

Pétrifié et incapable de bouger, il entendit à peine la jeune femme murmurer à son adresse alors que la victoire de Travis était presque assurée.

"Tu m'avais promis Matthew ! Tu m'avais promis que tu ne laisserais jamais personne recommencer!"

Soudain, un spectre, une forme trouble dont la silhouette n’était pas définie apparue sous la glace, mais ses yeux en revanche étaient d’une clarté limpide.

Le cri de douleur de Travis le ramena à la réalité et sans même réfléchir à ce qu’il faisait, sans même une arrière-pensée, il prit la hache qui était fixé à sa taille et l’envoya de toutes ses forces se ficher dans le crâne de son « chef ».

Au diable son histoire, elle était la clé du mystère.

Pour sa part, le colosse se moqua éperdument du sang qui éclaboussa son bras et en partie la jeune femme prostrée. Alors que le violeur, un homme qu’il considérait comme un ami, tombait comme une masse à côté de sa victime, il ne porta aucune importance à ce qu’il venait de faire. Toujours concentré sur son objectif, il s’agenouilla devant la jeune femme, empoigna sa tête à deux et la força à le regarder.

"Me connais-tu!? " Demanda-t-il impérieusement. "Réponds-moi! Sais-tu qui je suis!? PARLE! "

La scène s’était déroulée en à peine 5 secondes, et au-dessus de vous, le brouhaha des conversations n’avait pas été interrompu, pour l’instant…

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Mes yeux s'écarquillèrent devant le sordide spectacle qui se déroula face à moi. La hache de mon frère s'était planté avec force dans le crâne de mon agresseur, m'éclaboussant au passage de sang encore chaud, et son corps sans vie s'écroula sur le côté. Un violent tremblement parcourut mes membres, et je m'apprêtais à éclater en sanglots.. mais Matthew ne m'en laissa aucunement le temps. Attrapant avec ses deux mains puissantes ma tête, il me força à croiser son regard presque dur. D'un ton impérieux, il me demanda si je le connaissais, qui il était. Ses questions et sa réaction dure, presque insensible, à mon égard me tordirent le cœur. Il ne se souvenait réellement pas de moi, de nous, de tout ce que nous avions vécu... Comme s'il était devenu un autre.

« Matthew... »

Soufflais-je, le cœur battant. Son attention était toute captée sur moi, et je me demandais comment j'allais pouvoir l'aider à recouvrir sa mémoire.. Il fallait faire vite, et il fallait que j'arrive à le convaincre de mes propos. Car au dessus de nous, j'entendais encore le brouhaha de ses compagnons... qui ne tarderaient pas à réclamer leur tour avec moi, sans savoir encore que leur chef était mort. Nous n'avions probablement que quelques minutes devant nous. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine, et mon regard cherchait dans celui de mon frère la petite étincelle qui nous caractérisait, celle que nous avions toujours eu en commun. Celle que je n'avais jamais eu de mal à trouver auparavant. Celle dont j'avais besoin pour retrouver tout mon courage en cet instant...

« Tu t'appelles Matthew Connor Williams,  tu es né le dix juillet mille neuf cent quatre vint six, à Los Angeles. Et moi je suis Kelsey Shannon Williams, ta petite sœur. » Le trouble dans ses yeux se fit plus grand. Est-ce qu'il avait du mal à me croire ? Dans mon regard brillait l'étincelle de la sincérité. Et en même temps que je lui parlais, je détaillais chaque parcelle de son visage, chaque expression de ses magnifiques yeux bleu. Il m'avait tellement manqué... Je l'avais cru mort, tout ce temps, et il était là. Juste là. A Salem, non loin de moi. « Quand l'épidémie a commencé, nous avons réussi à quitter la ville et nous sommes allés nous réfugier en forêt. On a survécu pendant cinq ans, avant de nous décider à tenter de rallier Central City et son enclave sécurisée, dans le Nevada. A cinq kilomètres de notre arrivée, alors qu'on était dans un camion blindé en compagnie d'autres survivants, des pillards nous ont foncé dessus. Notre véhicule a quitté la route et fait des tonneaux... Et j'ai perdu connaissance à ce moment là. Quand je me suis réveillée, j'étais à Safepoint, et toi tu avais disparu. »

Quelques larmes s'échappèrent de mes yeux. « Ça fait deux ans... Deux ans que je te croyais mort. » Avançant mes mains encore liées, tout en douceur, j'en laissais glisser une le long de sa joue, dans une légère et douce caresse, comme j'avais l'habitude de le faire autrefois. « Tu ne peux pas avoir oublié... Matt. Dis moi que tu ne m'as pas oublié... » D'autres larmes. Les yeux presque suppliants. Je souffrais de l'idée même qu'il puisse avoir perdu pour toujours tous nos souvenirs en commun. Nous qui avions toujours été extrêmement liés, aujourd'hui je me trouvais face à un autre homme... Un homme pour qui j'étais une presque parfaite inconnue. D'autres bruits de conversations au dessus de nous accompagnés de pas me firent presque l'effet d'une décharge. Le temps nous manquait.

« Ne les laisse pas me faire du mal, je t'en prie... Tu me l'as promis. »

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« It's the end of the world as we know it...
And I'm not afraid, 'cuz you're with me. »

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Scénario solo - Fraternal love
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