Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
CharteContexteFonctionnalitésBazarEspace PersonnelScénarios
A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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21 Mai 2017 - 10h30 - Grand soleil.


Les rails de train, c’est complètement has been. Il y a quelques années, quand il y avait encore des trains en circulation, des gens sautaient par ici pour se donner la mort. Aujourd’hui il serait carrément insensé de sauter sous un train pour mourir. Tant qu’à faire, mieux vallait mourir utilement, pour en sauver quelques autres. Parce que déjà faudrait trouve un train à faire marcher, et puis même, à l’époque, à part faire chier plein de gens, sauter sous un train ça n’avait pas beaucoup de sens.
Avant, des gens sautaient par ici pour se donner la mort, mais aujourd’hui, un petit bout de femme était venue donner son étincelle de vie à l’endroit, le rendant complètement innocent et enfantin alors qu’elle sautait de rails en rails et de planches en planches. Le soleil était pas encore tout en haut dans le ciel, mais il réchauffait l’air et le paysage de sa lumière éclatante. Pas un seul nuage n’était venu lui faire de l’ombre aujourd’hui. Niomi attrapa un cailloux et le mis dans sa poche avant de quitter les lieux et de leur rendre leur tristesse initiale. Elle avança le long de la route qui la séparait d’un bâtiment un peu plus loin. Mais sur le chemin, une autre structure attira son attention.
Un terrain de baseball ! Ses petites jambes accélérèrent le pas en direction du terrain. Un zombi lui emboîta le pas l’aillant vue avancer si sure d’elle. Arrivée sur le terrain, Niomi récupéra le caillou dans sa poche.

- Tu veux jouer avec moi ? Tu sais jouer au moins ? Bon. Je te lance le caillou et toi tu dois taper dedans. Après moi je cours. D’accord ?

Le zombi continua d’avancer vers elle, la bouffant déjà de son regard vide. Elle le regarda quelques seconde, cherchant à comprendre comment la vie avait pu a tel point vouloir fuir ces corps, sans pour autant faire d’eux des cadavres. C’est comme si la vie avait des effets secondaires indésirables, et que seul quelques personnes n’en souffraient pas. Moi j’ai pas les effets secondaire. Niomi se mis en place pour lancer son caillou. Elle tendit son bras en visant bien le milieu du front. C’est cool. Le caillou vola sur les trois mètres qui séparaient Niomi de son partenaire de jeu. Il s’enfonça dans son front mou, faisant jaillir un liquide noir d’un côté arraché de sa tête. Celui la avait dû perdre sa boite crânienne quelque part. La petite fit une mauvaise figure de dégoût alors qu’elle se mettait à courir vers le bâtiment qu’elle avait vu tout à l’heure. Le zombi, dans un gémissement de dépit, continua a la suivre de son pas incertain mais déterminé.

Niomi courait tranquillement, moins vite que ce don elle avait l’habitude. Elle avait l’aire d’une joggeuse dans la plaine. Elle ralentit en devinant les courbes d’une piste de course. Décidément, il y avait de quoi fait du sport ici. Sans trop chercher à comprendre ce qu’il pouvait s’y passer, elle alla s'asseoir sur les gradins qui surplombaient la piste de course. Son regard fit le tour de l’endroit. De l’horizon aux sièges à côté d’elle, elle passa quelques minutes à savourer son repos à l’ombre, ramassant la lampe de poche à pile quelle remarqua quelques sièges plus loin. Les battements de coeurs ralentissaient pendant qu’elle reprenait son souffle. Les inspirations se faisaient plus longues, plus profondes, moins saccadées. Le calme revenait. Pas un bruit. Pas un chat. Juste elle et ce zombie qui n’allait pas tarder à la rejoindre dans les gradins. Niomi l’attendait, l’oreille tendue.

Le machin arriva comme prévu, et trébucha sur un cable au sol, qui avait servit à alimenter les éclairages du stade. Il se tendit de tout son long en basculant la tête la première. Son élan le fit dégringoler les gradins en rebondissant ou en s’écrasant lourdement. Des trucs craquèrent pendant la chute. Des os ou des vetements, Niomi ne savait pas dire, mais un bras avait abandonné le corps du mort-vivant pendant sa glissage. Les chairs avaient tellement vieillis qu’elle n’avait pas tenu les chocs. Niomi regarda le bras, puis la créature qui gisait en bas et qui n’avait pas l’air de vouloir se relever tout de suite. Elle fronça les sourcils puis éclata de rire. Sa voix enfantine s’envola en même temps que son dégout. C’était drôle ! Il s’était ramassé comme une merde ! Et puis zut, elle était seule, elle avait bien le droit de rigoler un peu quoi ! Gros debillix !

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J’ouvris avec l’énergie du désespoir une nouvelle floppée d’armoires, sans succès et mon échec me les fit refermer tout aussi rageusement. Ce simple effort me faisant me ramenant à l’esprit l’état de faiblesse extrême dans lequel je me trouvais. Une semaine, une putain de semaine sans même me trouver de quoi casser la croûte. Normalement je serais retourné dans les bois sans plus tarder, mais mon expérience traumatisante de l’attaque que mon groupe avait subie il y a quelques semaines continuaient à me chuchoter discrètement que les alentours de Salem étaient aussi sécuritaires que l’avait été la bande de Gaza du temps où le monde avait encore un tant soit peu de sens. Résultat, je m’étais borné à rester cantonner dans les zones les plus urbaines de la ville en m coltinant les hordes et les déplacements incessants pour rester en sûreté.

Cela m’avait été utile puisque je n’avais pas croisé âme qui vive depuis tout ce temps, mais cela commençait à devenir compliqué, si je ne trouvais pas de quoi me mettre sous la dent, je serais trop faible pour faire une expédition dans les campagnes.

Résigné devant mon nouvel échec, je sortis à l’extérieur pour rejoindre le quartier résidentiel de Hayesville où mes pas m’avaient mené depuis le dernier deux jours. J’avais initialement été à Four Corner et à Salem Nord, mais j’avais bifurqué à l’est il y a peu et j’avais ainsi rejoint le petit quartier normal en banlieue de Salem. Il avait tous les attraits que l’on pouvait s’attendre à y trouver, maisons délabrées, cadavres rendus méconnaissables par la décomposition qui traînait ça et là, les voitures poussiéreuses et pour la plupart cannibalisé pour la moindre pièce pouvant servir à ceux habiles de leurs mains. Le tout étant dévoilé dans toute sa splendeur à l’aide de la lumière éclatante de l’astre du jour. Complètement le portrait, il y avait bien sûr les inévitables groupes de morts-vivants qui se promenaient en groupuscule.

J’avais préféré les éviter lorsque j’avais l’occasion, la moindre agitation dans un quartier si proche du cœur de la ville ne pouvait que m’attirer des ennuis. Jusqu’à présent cela m’avait été très utile et je ne déplorais ni blessures, ni problèmes inattendus. La seule ombre particulièrement sombre au tableau, c’était que mon plan ne se passait pas du tout comme prévu. Les malchances successives m’avaient empêché de rassembler l’équipement nécessaire pour débuter mon périple de retour. Je n’arrivais même pas à me faire une réserve de nourriture alors encore moins de l’équipement de survie.  

Saint-Ciboire… Où est-ce qu’il est passé ton flair sans pareil pour trouver ce dont tu as besoin…

Je quittai donc l’endroit, découragé et je continuai à errer quelque temps. Mes pas me menèrent sur ce que le panneau de rue m’indiqua être la Portland Road que j’empruntai sans trop réfléchir. Quelques pas plus loin, j’atteins les abords d’une forêt plutôt dense que je jaugeai quelques instants en me demandant si y entrer était judicieux. En règle général ce ne l’était pas toujours étant donné que notre champ de vision était réduit et qu’on pouvait se faire surprendre sans crier gare. Mais une horde de quelques dizaines de Z tournant un coin de rue à une cinquantaine de mètres de moi me convainquit rapidement de tenter ma chance dans le boisée.

Il n’était pas aussi dense que sa façade le laissait paraître et quelques dizaines de mètres plus loin je vis la végétation s’ouvrir en grand et faire place à un espace relativement plane entourant un bâtiment de bonne dimension. Je ne savais pas de quoi il s’agissait, mais ces grandes bâtisses étaient rarement d’un grand secours. Une bande de Z au coin d’un couloir  ou jaillissant d’une porte fermée et c’était la fin.

Qui plus est, ça semble pas être un endroit très prometteur pour le pillage.

J’allais faire le tour du propriétaire. Voir si je pouvais déterminer de quel genre d’édifice il s’agissait.

C’est en me dirigeant vers le Nord que j’entendis un son des plus inusités, du genre que je ne pensais jamais encore entendre ici de tous les endroits possibles. Un rire… D’une franchise et d’une innocence sans pareil.

Je m’arrêtai, interloqué. D’où ça pouvait bien sortir?! Est-ce que l’endroit était habité?

Non, ça ne provenait pas du bâtiment… On dirait que ça provenait de plus loin devant moi.

Je m’avançai donc prudemment, arme en main pour m’assurer que je ne ferai pas de mauvaises rencontres en longeant une piste d’athlétisme en passant d’arbre en arbre, quand je tombai par hasard sur un bien étrange spectacle.

Une petite dame, minuscule en fait, était assise sur les estrades qui longeaient la piste. Les yeux au ciel, elle semblait porter aucune attention à ce qui se passait autour d’elle mis à part les restes en très mauvais états d’un Z étalé de tout son long au bas des marches.  

Weird… Pensais-je en la regardant faire.

Elle portait le look très tendance du survivant. Sale, les cheveux en bataille, le corps émacié, elle était si chétive que c’était à se demander comment  le vent ne l’emportait pas au loin. J’étais de biais et à une vingtaine de mètres d’elle et je ne voyais pas tous les détails de son expression. Cependant, il y avait quelque chose de particulier chez la jeune dame. Elle semblait dégager une innocence authentique, du genre de celle que seul un enfant émanait normalement. Mon instinct me souffla qu’elle n’était pas dangereuse, en fait c’était probablement le contraire…

En effet, un zombi qu’elle n’avait pas remarqué (toute concentrée à traiter l’infecté en purée de tous les noms) que trois autres Z sous les estrades se relevaient tranquillement et s’apprêtaient à se saisir de ses chevilles exposées.

Pour n’importe quel autre survivant générique, j’aurais laissé la loi de Darwin suivre son cours, mais je me surpris moi-même à prévenir la jeune femme d’un ton expéditif.

-Dégage de là! Lui dis-je en m’avançant en joggant vers les créatures infâmes pour attirer leur attention.

J’étais affaibli et certainement pas au top de ma forme, mais je n’hésitai aucun instant à prendre mon cimeterre et à tailler méthodiquement en pièce les trois zombis avec le même nombre de coups. Lorsque le dernier s’écroula au sol, je contemplai le petit massacre avec une attention étrange.

Pourquoi j’ai fait ça… Me demandais-je sincèrement. Je n’avais pas réfléchi une seule seconde. Quelque chose en moi m’avait simplement sommé de le faire.

Perplexe, je retournai mon attention à la jeune fille  qui semblait nettement plus jeune que moi en lui disant d’un ton neutre.

-Tu devrais faire attention. Tu sais que s’ils te mordent ou te grafignent le moindrement tu es foutue?
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- Dégage de là !

La voix résonna dans sa tête encore plus que son rire l’avait fait quelques secondes avant. Son visage encore souriant et tourné vers le ciel se décala instantanément pour regarder le nouveau venu qui courait vers elle. Il avait l’air concentré, déterminé, mais surtout épuisé. Il commençait à se rapprocher dangereusement d’elle, mais il ne la regardait plus. Son regard refis alors un tour des gradins, et elle aperçu alors l’objet de la course du bonhomme : des bras pourris se tendaient pour lui attraper les mollets. Le cerveau réptilien fit son travail, comme d’habitude, et en une fraction de seconde, elle était en position foetale, serrant très fort ses genoux contre elle. Tout ce qui avait été autour d’elle s’évanoui, et tout ce qu’elle voyais n’était plus que des tonnes d’images de ce qui aurait pu se passer si elle n’ait pas eu ce reflex.
Elle voyait un bras la saisir et la tirer vers le sol, aidé d’un autre bras qui s’enfoncerait dans sa chair. Des dents et des griffes percerait sa peau, laissant son sang s’en échapper et la quitter. La tuerie vue de haut aurait ressembler à celle qu’on pouvait voir sur les chaînes de télévision avec des reportages sur les animaux. C’est belles lionnes ou ces fauves en tous genres, ramenant de la chair fraîche à leur groupe. Ici c’était plutôt des charognard à la peau fripée et déplumée. Mais le spectacle n’en restait pas moins ragoûtant.

- Tu devrais faire attention. Tu sais que s’ils te mordent ou te grafignent le moindrement tu es foutue ?

Les paupières de Niomi se décollèrent doucement, laissant les quelques larmes qui s’y étaient accumulée s'échapper. Les images s’envolèrent presque instantanément, pendant que la phrase se répétait dans sa tête. Ses muscles encore tétanisés se délièrent lentement, et elle leva les yeux sur celui qui venait de parler. Il était super grand. Mais genre, super grand. Il avait cette expression sur son visage, qui donnait l’impression que tout le poids du monde était sur ses épaules, et qu’il en avait marre de le supporter. Il avait l’air tellement seul. Et il avait aussi l’air dépité d’avoir fait ce massacre.
Le petite bout de femme se déplia pour se mettre debout sur le banc. Même debout, il l’a dépassait de quelques centimètres. Mais genre, vraiment super grand ! Elle le regardait dans les yeux assez craintive de ce qu’il pourrait faire ensuite. Puis la question se répéta de nouveau dans sa tête. Elle lui répondit alors de sa petite voix de gamine :

- Oui je sais.. Merci de..


Elle baissa les yeux et recula un peu. Elle attrapa son sac resté derrière elle et elle le fit glisser sur son dos. Elle remonta les manches de son pull immense et passa ses doigt minuscules dans sa tignasse bouclée. Elle le regarda de nouveau et lui sourit innocemment.

- Merci !

Elle regarda l’arme encore dégoulinante de sang de l’homme qui venait juste de lui sauver la vie. Son regard y resta bloqué, puis elle se pencha pour la regarder mieux. Elle descendit d’une marche et posa ses main du le haut de la lame pour voir le manche qui la tenait. Elle jetait un oeil de temps en temps aux réaction du bonhomme, sans s’arrêter d’analyser l’objet. Elle remonta finalement sur les sièges, fit glisser son sac sur son bras et en sortit ses deux couteaux.

- Toi c’est un truc de pirate que t’as ! Moi j’ai que ça regarde.


Elle lui montra son grand couteau de cuisine et le couteau de combat. Même avec deux couteaux dans les mains, elle n’avait pas du tout l’air menaçante. Au contraire, elle avait plutôt l’air d’un enfant qui joue avec des couteaux, et c’est plutôt pour elle qu’on pouvait s’inquiéter. Les couteaux étalés sur le siège, elle passa de nouveau sa main dans ses cheveux et comme un petit crapeau, elle sauta sur un siège de la rangée du dessus et se mis debout. Cette fois c’est moi la plus grande ! Un petit sourire illumina son visage.

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Vous savez ce moment où on s’adresse poliment à un inconnu et qu’on le regrette amèrement une fois qu’on découvre que cette personne n’est clairement pas dans un état psychique stable… C’était l’une de ces fois.

Au départ elle ne m’avait pas paru si troublante. Peut-être un peu étrange dû au choc que ce monde faisait vivre, mais qui n’avait pas eu aucune séquelle de ces temps troublés? Aussi, à sa réponse simple et exacte je pensai que nous nous engagerions sur quelque chose de plus conventionnel. Cependant, non sans un haussement de sourcil, elle sembla porter une fixation étrange sur mon arme. Elle descendit même de l’estrade pour s’approcher et la tâter timidement. Totalement concentrée à son observation, elle sembla à peine porter son attention sur moi et malgré un malaise évident de ma part, je ne la stoppai pas. Mon impression n’avait pas changé, elle semblait être tout sauf un danger et je ne voyais pas de réel problème à la laisser faire si elle ne tentait de prendre mes affaires.

Après un court instant très malaisant, elle sembla avoir vu ce qu’elle voulait voir et fit volte-face pour retourner sur les estrades en retirant son sac à dos afin d’y chercher quelque chose.

Toute à sa fouille, elle se permit tout de même un commentaire étrange sur mon arme qui semblait vraiment l’avoir fasciné. Précisant que elle, à défaut de mon outil, elle disposait quand même de deux couteaux dont elle semblait être très fier, même si tout me laissait croire qu’elle avait autant de chance de se blesser que de blesser la personne de l’autre côté de la lame.  

Elle conclut sa remarque en sautant en hauteur sur les estrades et en me toisant de son lieu haut perché d’un air satisfait dont je n’arrivais pas à trouver l’origine.

Ok…

-Tu devrais faire attention en tout temps. Il n’y aura pas toujours quelqu’un pour couvrir tes arrières. Lui répondis-je en me penchant pour prendre un coin de tissus sale du t-shirt de l’un des monstres afin de retirer la couche de sans noirâtre qui recouvrait une partie de mon épée.

Par le fait même, je me fouillai rapidement les corps et tombai sur un revolver de Cow-boy qui ramena instantanément en tête l’image de William qui hantait fréquemment mes pensées dernièrement. J’eus le cœur serré un court instant et je vérifiai rapidement le contenu de l’arme qui se trouvait encore à moitié chargée. Je l’ajoutai à mon sac à dos et remarqua sur le suivant une bouteille d’alcool ainsi qu’une machette usée encore rangée dans son fourreau.

Ce ne fut l’affaire que de quelques secondes, puis je retournai mon attention sur la jeune fille en lançant près d’elle la machette.

-Tiens, voilà quelque chose de plus imposant que tes couteaux si ça peut te faire plaisir. J’ai déjà de quoi pour m’aider au corps à corps.

Je remarquai alors que son apparence était trompeuse. Malgré la petitesse de son corps en général, les traits de son visage étaient indiscutablement beaucoup plus sculptés que celui d’une enfant et qui plus est, elle était quand même plus grande que ce dont je lui donnais crédit. Elle devait m’arriver à l’épaule, peut-être un peu moins. Mais elle devait être dans la vingtaine facilement.

Me voyant lui rendre un regard évaluateur et surpris, je pris la peine de lui poser la question légitime.

-Bordel… Tu as quel âge? Est-ce qu’il y a des personnes qui sont avec toi? Qui te surveillent?
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Niomi se tenait là, les mains sur les hanches, un demi sourire sur les lèvres, juste fière. Mais le coeur du petit bout de femme se resserra rapidement, l’exaltation qui l’avait emplie partit comme c’était venue. Alors qu’elle avait été à la limite de gonfler fièrement sa poitrine, l’homme donnait clairement l’impression de n’en avoir rien à faire. Il la regardait avec un air qu’elle n’aurait pas sû décrire, mais elle sentie à ce moment qu’elle était ridicule. Cela faisait bien longtemps qu’elle avait pas ressentie ça. Ce genre d’émotions avaient été anihibé par son état mental, et jusqu’ici ça ne l’avait pas beaucoup handicapée, mais la, a ce moment précis, elle sentie bien que sa position n’était pas normale, et que ses exaltations d’émotions étaient décalées. Merde.. Qu’est ce que je suis en train de faire ?

- Tu devrais faire attention en tout temps. Il n’y aura pas toujours quelqu’un pour couvrir tes arrières.

C’est ça, je suis en train de faire attention, je suis vigilante.. Non, c’est vrai ça. J’étais pas attentive la, c’est pour ça qu’il est venu me sauver. Ses mains glissèrent presque lourdement de ses hanches en retombant le long de son corp. Ses manches cachaient la totalité de ses bras, mains comprises. Elle baissa un peu les yeux, laissant son visage sans expressions. Elle fronça légèrement les sourcil, comme embêtée par un dialogue intérieur intense. L’homme partit fouiller les cadavres pendant que la petite le regardait faire, un peu dépitée pour le coup. Elle s’assit de nouveau sur le siège, croisant ses jambes en tailleur. Une machette un peu usée glissa près d’elle.

- Tiens, voilà quelque chose de plus imposant que tes couteaux si ça peut te faire plaisir. J’ai déjà de quoi pour m’aider au corps à corps.


Elle le regarda et acquiesça en signe de remerciement. Elle sentait la tristesse monter dans ses tripes. Elle détestait ça. C’était comme un gros nuage noir qu’on voit arriver au loin alors qu’on est en plein pique-nique au soleil. C’était pas sa faute à lui, non non, il y avait autre chose. Il y avait que jusque là elle avait réussit à survivre toute seule, confiante parce qu’elle n’avait pas encore connu un grand danger. Depuis le début des zombies, elle avait été avec son petit frère, et ils n’avaient pas eu l’occasion d’en croiser beaucoup. Jusqu’ici tout ce qui l’avait sauvée c’était son instinct, ses intuitions, et un peu les visions qu’elle avait aussi parfois. Mais tout ça, je suis sure que ça vient de Reese. Lui il est toujours la pour surveiller mes arrières. Finalement, au retour de l’image de Reese dans sa petite tête, la tristesse s’envola doucement, laissant une forte oppression de solitude qui lui serra le coeur. Elle releva les yeux vers l’homme qui était revenu de sa fouille. Il l’a regardait de manière insistante, comme si il essayait de la cerner. Puis il eu l’air gêné de l’avoir regardée ainsi, et il posa sa question :

- Bordel… Tu as quel âge? Est-ce qu’il y a des personnes qui sont avec toi? Qui te surveillent?


Elle se mit debout et se mit à une distance raisonnable de dialogue avec un inconnu. Elle fit de son mieux pour paraître normale, mais en ces temps d’apocalypse, la normalité n’avait plus beaucoup de sens.

- J’ai.. euh.. Je dois avoir 25 ans ? J’ai arrêté de compter, mais ça doit être à peu près ça. Je ne suis pas accompagnée, je suis toute seule. Il y a juste mon frère là haut, qui me surveille. Je l’espère en tout cas. Et toi ?

Elle le regarda avec le même regard insistant qu’il avait eu quelques instants plus tôt. Il était plus vieux qu’elle. Pas de beaucoup, mais ça se voyait un peu. Ses traits étaient franchement endurcis par les années de survie. Lui aussi il est tout seul, ça se voit. Niomi laissa un coin de sa bouche se plisser, faisant monter un petit sourire en coin discret. Elle n’avait absolument pas peur de lui, si il venait de la sauver, ce n’était certainement pas pour la tuer quelques secondes ensuite. Elle était assez confiante, comme d’habitude. Elle pris la machette encore au sol et la rangea dans son sac, ainsi que ses couteaux et ce qui traînait à côté de son sac.

- Tu t’appelles comment ? Moi c’est Niomi.


Elle lui fit un vrai sourire, franc. Un de ces sourires qu’on voyait plus beaucoup. Un de ces sourires qui réchauffaient un peu le coeur. Ce sourire qu’elle avait vu tant de fois sur Reese. Je veux le sourire de Reese. Elle avait le sourire de Reese.


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Sa posture changea instantanément, comme si elle eut pris conscience de son comportement particulier et qu’elle voulut dégager une image plus conventionnelle. Ces changements brusques et erratiques n’étaient malheureusement pour elle pas très utiles pour l’aider à ce propos et cela renforça simplement mes convictions. L’apocalypse l’avait marqué psychologiquement jusqu’à un point de non-retour. Les particularités de son comportement étaient siennes, mais je ne pouvais m’empêcher de voir des similarités avec moi-même. Après Thunder Bay, je n’avais plus jamais été le même et encore aujourd’hui j’en avais des séquelles…

Cependant, c’est moi qui eus l’air ridicule lorsqu’elle dit son âge... Putain! Elle avait peut-être quatre ans de différence avec moi, au maximum. Et moi qui la prenais pour une enfant au départ. Des vestiges d’une « gentlemanrie » que je ne pensais plus posséder me firent sentir très mal à l’aise. Au moins je doutais fort qu’elle s’en offusque, elle avait l’air trop lunatique pour s’y attarder, ou même s’en rendre compte.

La mention de son défunt frère me ramena bien malgré moi à la mort de Jules que je n’avais toujours pas réussi à digérer. Je réussis à ne pas laisser paraître la vague noire qui déferla dans mon esprit, mais je n’arrivai pas à rester indifférent lorsqu’elle me dit enfin son nom.    

Niomi…

Elle arborait un sourire d’une sincérité désarmante, semblable à celui de Kelsey. Mais ma mine sombre ne fit pas écho à sa bonne humeur.

-Niomi… Comme celle que William Ward a rencontrée il y a deux mois de cela?

La description que m’avait faite le cow-boy cadrait parfaitement avec le petit bout de femme qui se tenait devant moi, et sa réaction enthousiaste confirma ce que mon instinct m’avait soufflé.  Cette nouvelle me fit réfléchir profondément, car je pris soudainement compte de la quantité de choses qui nous reliait la jeune fille et moi-même. Seule au monde, un frère disparu et une connaissance mutuelle en moins, la constatation me saisit de surprise alors que je fis ces trois liens dans mon esprit.

Malheureusement, avant que son exultation soudaine ne prenne trop d’expansion, j’ajoutai rapidement.

-Désolé de t’apprendre cela Niomi, mais il est décédé… Il est mort en me protégeant il y a quelques semaines de cela.

Sans surprise, la nouvelle ne l’aida pas à conserver le sourire, et je baissai moi-même les yeux avec embarras face à la tristesse de la jeune dame. Je n’avais pas voulu instiller cela, mais il était trop tard pour faire marche arrière maintenant.

Alors qu’elle se tenait à distance de moi, je sentis une impulsion étrange. Chétive et sans recours, elle arriva à instiller une volonté de lui venir en aide. Ne serait-ce que pour me racheter de cette mauvaise nouvelle qui semblait l’avoir fortement ébranlée. Non sans hésitation, je fis un pas vers elle et lui tendit la main avec un regard aussi aimable dont que je réussis à produire. Cela m’apparaissait terriblement faussé, mais j’ignorais comment elle allait interpréter ma tentative à l’amabilité.

-Allez viens, on va trouver un autre endroit pour se reposer. Qu’en dis-tu?

Elle acquiesça d’un hochement de tête et attrapa ma main avant de sauter souplement au sol. Une fois de retour sur la terre ferme, je nous guidais tranquillement en laissant une distance volontairement entre nous vu l’intensité de mon malaise. Malgré sa tristesse, elle ne semblait pas m’en vouloir personnellement. Cependant, elle était suffisamment triste pour pleurer d'une manière digne d'un enfant. Marmonnant et reniflant dans un concerto misérable qui faisait pitié à voir.

En approchant de la maison, mes yeux d’affamés croisèrent la couleur chatoyante d’un plant de violettes ayant poussé dans ce qui devait être le jardin de la maison du pasteur de l’église. Des plantes pas spécialement savoureuse, mais 100% comestible! C'est tout ce dont j'avais besoin... Sans réfléchir davantage, j’allais demander à Niomi de m’attendre quand à ma surprise elle s’approcha elle-même des fleurs et les cueillis d’une main d’expertes.

Je la regardai faire un court instant avant de la rejoindre  

-Tu t’y connais avec les plantes? Lui demandais-je nonchalamment pour changer de sujet tout en prenant quelques violettes que je m’empressai de me mettre en bouche après les avoir sommairement apprêtées.

HRP:
 


Dernière édition par Caleb Beauharnois le Jeu 7 Jan - 4:55, édité 1 fois
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La tête de son interlocuteur pris multiples facettes au fur et a mesure des mots de la jeune femme. D’abord l’âge qui eu bien l’air de le faire presque sursauter, puis Reese, qui l’enfonça un peu au fond de lui-même. C’était un peu un ascenseur émotionnel qui s’était dessiné sur son visage marqué par l’apocalypse. Pourquoi Reese le rend triste ? Lui aussi c’était son frère ? Mais non.. C’était mon frère, pas possible que ça soit le sien. Puis elle sentit que le sourire sonnait très faux face à la mine de l’homme qui se tenait en face d’elle. Elle fronça les sourcils et ouvrit la bouche pour poser la question, mais il prit la parôle avant :

-Niomi… Comme celle que William Ward a rencontrée il y a deux mois de cela?


WILLIAM ?! Lui aussi il le connaît ! Super ! C’est un gentil alors ! Mais contrairement à la face illuminée de Niomi, celle du bonhomme avait l’air décomposée et dépitée. Il eut l’air bien pensif quelques secondes, mais cela n’enleva rien à la profonde tristesse que Niomi déchiffrait. Pourquoi William le rend triste ? Lui aussi il l’a laissé ? Peut-être.. Elle s'apprêtait a poser la question mais encore une fois, la réponse de l’homme lui coupa la chick avant qu’elle ai eu le temps d’émettre un son :

-Désolé de t’apprendre cela Niomi, mais il est décédé… Il est mort en me protégeant il y a quelques semaines de cela.

La bouche encore entrouverte, l’expression encore un tantinet illuminé de la jeune femme s’éteint soudainement. Tout s’arrêta. Le silence s’installait. Les choses se brouillaient sous l’affluence des larmes. Encore un. Elle cligna des yeux, faisant s’échapper les larmes qui coulèrent sur ses joues en nettoyant la peau sur leur passage. Quelques gouttelettes salées glissèrent entre ses lèvres encore entrouvertes. Pourquoi lui. Cela faisait quand même un moment qu’elle avait pas été confrontée à la mort. Certes il y en avait partout dans les rue, et des gens mouraient tous les jours, mais la, c’était quelqu’un qu’elle connaissait et à qui elle s’était attachée. Et il lui avait donné rendez-vous. Et peut etre qu’ils auraient habités ensemble avec tout ces copains. Les images défilaient dans sa tête, puis elle releva les yeux vers l’homme qui lui tendait la main. Il avait l’ai tellement désolé.

-Allez viens, on va trouver un autre endroit pour se reposer. Qu’en dis-tu?


Niomi glissa sa main dans la sienne, pris son sac et descendit de son promontoire pour marcher derrière lui. Elle reniflait, comme une enfant en grande tristesse parce qu’il a pas eu sa barbe-à-papa alors qu’il y en avait une bleue, la, et que en plus l’autre enfant a côté il en avait eu une, lui. Puis dans ses sanglots, les marmonages qui avaient d’abord commencés dans sa tête, commencèrent à sortir doucement de sa bouche.

- mmais.. gn.. ‘liam m’avait dit.. et ‘les pas v’nu.. *snif* et.. et.. moi je.. *snif* croyais qu’il m’aimait plus.. puis.. maint’nant il est plus la.. *snif* ‘les avec Reese.. Tout l’monde l’aime Reese ou quoi.. Pourquoi toujours tout l’monde veut l’rejoindre.. ‘n’ai marre moi.. J’veux plus être seule.. Pourquoi eux.. *snif*.. gn


Ils avançaient a travers les rues, et après quelques minutes de grandes flopées de larmes de crocodiles, Niomi lâcha la main à laquelle elle s’était aggripé sérieusement, pour sécher ses larmes. En levant les yeux, elle vit un bosquet plein de violettes. Elle y fila rapidement et fit jouer ses talents de cueilleuse. Elle en mangeait une sur trois qu’elle cueillait quand l’homme arriva derrière elle et lui dit :

-Tu t’y connais avec les plantes?


Elle acquiesça en lui tendant sa main avec quelques baies dedans.

- Voui, j’ai vécu quelques années en forêt, alors j’ai appris.
Répondit-elle en mâchonnant avant de plonger ses yeux dans ceux de l’autre et de continuer. Je sais toujours pas comment tu t’appelles.

En jetant un coup d’oeil derrière lui, elle vit un objet qui reflétait la lumière du soleil, juste à côté d’un buisson. Elle s’en approcha et attrapa la boite de conserve qui pesait bien son poid. Elle était pleine et surtout, elle était pas trop abîmée, donc les superbes raviolis aux herbes seraient très comestibles. Niomi fourra l’objet dans son sac quand elle perçu un petit bruit dans le buisson. Par prudence, elle sorti son couteau de combat. Et si c’était un piège ? Si ça se trouve c’était un appât ? Dans un élan de curiosité, elle donna un petit coup de pied dans le côté de la hais.
Une toute petite choses poilus en sorti en courant. Niomi s’élança à sa poursuite, couteau en main, mais quand sa main libre saisit la petite créature sous les pattes avant, niomi lâcha instantanément le couteau en découvrant le petit animal. Elle s’aida de son deuxième bras pour tenir le chiot qu’elle venait d’attraper. Sa peau fine glissait sur ses os qu’on voyait bien dessinés. Son pelage ras et crème a tendance rousse était tout sale, au moins il avait un bon look de survivant. L’animal tremblait de tout son corps, effrayé, mais il ne repoussait pas les mains de la jeune femme. Il avait plongé ses yeux jaunes dans ceux de Niomi, et semblait implorer sa pitié. Visiblement, ça marchait.

- Eh regarde c’que j’ai attrapé ! Dit-elle en revenant vers le buisson aux violettes. On va pas l’manger, il doit rien y avoir dedans..

Le chiot en question:
 

Le chiot s’agitait un peu dans ses bras, alors Niomi se dirigea vers la carcasse de ce qui avait été une voiture, et y plaça le chiot, de sorte à ce qu’il ne saute pas immédiatement de la voiture. Elle jeta un oeil quand même pour vérifier qu’il n’y ai rien a récupérer, avant de se retourner vers son compagnon de route et de demander :

- T’as encore faim Caleb ? On pourrait ouvrir la ration que j’viens de trouver et on lui en donne un peu ! Comme ça il reste avec nous après.


Le chiot couina doucement, essayant de mordiller les doigts de la jeune femme, qui venait vraisemblablement de tomber amoureuse de lui.

hrp:
 

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Sa réponse me surprit à peine, elle avait réussi à apprendre à se démerder, comme tout le monde en ce bas monde putride… C’était une chance pour elle qu’elle ait su acquérir ce savoir si rapidement. La pauvre n’avait malheureusement rien qui lui permettrait d’aller prendre à d’autres ce qu’elle ne pouvait trouvé par elle-même.

En entendant sa propre question, je ne pus m’empêcher de baisser les yeux d’embarras en souriant. J’avais complètement oublié de donner mon nom après que le sien m’ait ramené en tête.

-Caleb, un plaisir Niomi.

Cependant, mon nom sembla s’enregistrer dans sa tête, mais sans plus. Quelque chose derrière moi sembla attirer son attention et elle me dépassa pour partir en quête de ce qui se révéla être une conserve de nourriture. Cependant, son empressement effraya également un petit chiot qu’elle réussit à attraper.

-Eh regarde c’que j’ai attrapé ! Dit-elle en revenant vers le buisson aux violettes. On va pas l’manger, il doit rien y avoir dedans.

Je jaugeai le petit animal un court instant du regard en l’écoutant faire sa proposition en souriant toujours du coin des lèvres. Elle avait une vision si innocente et naïve du monde qui l’entourait… Il y avait quelque chose de touchant dans son attitude. Ma tête savait que c’était probablement attribuable aux traumatismes dus aux catastrophes de l’apocalypse, mais mon cœur, aussi étrange cela me paraissait, était touché par sa manière d’être. Ainsi, malgré le fait qu’en réalité j’aurais probablement éventré la petite bête pour en tirer la moindre parcelle de calorie, je me retins et hochai simplement de la tête.

-Bien sûr, allez, allons préparer ça.

Je les guidai alors vers la première maison avec une cheminée et après une rapide investigation des lieux, on investit le salon et on se mit à table. Cela n’avait rien de luxueux, mais j’avalai plus en une demi-heure que j’avais réussi à manger en une semaine et ça n’était pas rien.

Notre petit ami à poil parut également ravi de voir qu’on lui laissait un peu de quoi manger et il semblait s’être pris d’affection pour la jeune femme qui le lui rendait bien. De toute évidence, il n’y aurait rien qui séparerait ces deux-là à présent. Je mangeai ma part dans le bol d’un blanc anormalement pur que j’avais réquisitionné des armoires de la cuisine tout en regardant Niomi du coin de l’œil.

Je l’avais entendu marmonner durant notre courte marche qui nous avait séparés du bosquet de violette. Je n’avais pas tout compris vu les sanglots et les reniflements enfantins, mais j’avais tout de même capté une ou deux choses d’importance. La première était qu’elle pensait que William l’avait abandonné. Il n’avait probablement pas réussi à la revoir après que leurs routes se soient séparées, mais il semblait lui avoir promis de la retrouver. La pauvre l’avait peut-être attendu tout ce temps. La seconde, bien que je supposai que Reese était l’homme en question, était qu’elle semblait encore toujours accorder une grande importance dans sa vie à son frère malgré le fait qu’il soit décédé, et cela retint mon attention.

En effet, alors que j’avais récusé au tréfonds de mon esprit tout ce qui avait rapport à Jules pour éviter de me faire souffrir, elle l’avait maintenu proche d’elle en le croyant en vie dans l’au-delà, veillant constamment sur elle. Malheur à moi d’être athée pour ne pas connaître cette évasion toute simple, mais il me semblait qu’elle voyait cela comme plus que simplement une apparition religieuse. Malgré le fait que ce n’était qu’une impression, elle me frappa puisqu’elle me mit en plein visage le manque de respect que j’avais à l’égard de mon propre frère. Un frère que j’avais aimé et apprécié sans doute autant que Niomi avait aimé le sien et que pourtant je confinais à l’oubli.

La dernière chose qui retint mon attention, et non la moindre, fut le fait que la solitude semblait lui peser lourd sur la conscience. Abandonné du monde qui lui avait arraché tout ce qui lui tenait à cœur, elle semblait souhaitée ardemment y mettre fin et quelque part dans les racoins obscurs de ma conscience je sentis un élan de ce que je sentis être de la sympathie.

J’arrêtai de manger un instant et continuai à fixer le nouveau duo qui semblait être en profonde discussion. Le genre de celle qu’une enfant tiendrait avec ces poupées.

Depuis que j’avais rencontré cette Niomi moins d’une heure plus tôt, j’avais éprouvé une panoplie d’impressions et de sentiments que j’avais rarement éprouvés au fil des dernières années. Le genre d’émotion et de pensées que j’avais justement cherché à retrouver lorsque j’étais revenu à Salem en quête de l’Académie. Avec tout ce qui s’était passé depuis, j’avais pensé à maintes reprises jeter mon idée aux orties et trouver une manière de retourner vers le nord, en fait, c’est encore ce que je faisais il y a une heure… Juste avant que je rencontre Niomi.

J’avais de la misère à croire au destin ou aux coïncidences, mais j’admets que pour une fois, j’avais bien envie de devenir croyant. Si elle pouvait être la clé du retour de mon ancien moi, je ne la laisserai pas passer.

Qui plus est, me dis-je, si cela peut me permettre de faire tenir la promesse du vieux briscard… Il est hors de question que je laisse passer ça.

Je déposai ma fourchette et posai mes bras sur la table en joignant mes mains l’une à l’autre tout en continuant à l'observer avant de dire calmement.

-William t’avait promis de te retrouver c’est ça? Le connaissant il a voulu te venir en aide. Que t’a-t-il promis Niomi pour qu’il te dise qu’il allait revenir te chercher.
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Caleb a  faim. Il avait l’air plutôt d’accord avec Niomi et son idée et il s’empressa de les emmener vers une maison qui avait été engloutie par les vignes vierges. La jeune femme avait reprit le chiot dans ses bras pour l’ emmener et une fois à l'intérieur elle le laissa se balader. Alors que Caleb faisait un tour de la maison par sécurité, Niomi s’affairait à ouvrir la boite nouvellement découverte et à en répartir le contenu dans trois bols. Un grand pour Caleb, un moyen pour le chiot, et un petit pour elle. Ils mangèrent en silence tous les trois, entre le bruit de la fourchette de Caleb, et des coups de langues du chiots, savourant l‘instant de manger ces raviolis froids. Caleb avait faim. Niomi le regardait manger avec sa fourchette et sentait que ça faisait un moment qu’il n’avait pas eu de repas aussi rempli. Je pourrais lui en passer moi, du manger.

Puis elle regarda le chiot qui se battait avec le dernier raviolis qui restait au fond du bol. Elle dit un grand sourire, très attendrie par la bestiole. Elle poussa son bol vide et presque aussi nickel que lorsqu’elle l’avait sorti du placard puis se tourna vers l’animal. Elle tendit sa main au chien qui s’empressa de lui lécher les doigts joyeusement. Il m’aime bien lui aussi. Elle descendit de sa chaise pour s'asseoir à côté de la table, en tailleur. Elle regardait l’animal qui lui tournait autour, les yeux pétillants.

- Tu ressemble à un petit renard.

Le chien la regarda un moment puis inclina la tête sur le côté en fronçant légèrement ses arcades sourcilières. Il était tellement maigre qu’on avait l’impression que d’un moment à l’autre, ses pattes allaient se dérober sous lui.

- Tu t’appelles comment ?

Le chiot remis sa tête droite et s’approcha d’elle. Il mit ses deux pattes avant sur les tibias de la jeune femme, sortant la langue pour respirer. Niomi pencha sa tête et fit mine de tendre l’oreille. Le chien mis un petit coup de langue sur sa joue et Niomi recula en rigolant :

- Ah ! Fox ! C’est ça ? C’est ce que j’avais dit, un petit renard ! Comment tu l’écris toi ?

Le chien s’installa entre ses jambes et s’alongea gentiment, son museau tourné vers le visage de sa nouvelle amoureuse.

- F-O-K-S ? D’accord, va pour Foks alors !

Elle tourna son visage tout sourire vers le haut pour regarder Caleb. Il la regardait avec un semblant de sourire serein, les yeux légèrement plissé de quelqun qui réfléchit et qui a quelque chose à dire. Niomi sentait un peu la même douceur qui émanait aussi de William à l’époque. L’homme posa sa fourchette et lui demanda :

- William t’avait promis de te retrouver c’est ça? Le connaissant il a voulu te venir en aide. Que t’a-t-il promis Niomi pour qu’il te dise qu’il allait revenir te chercher.


Son sourire s’estompa légèrement mais elle refusait d’être triste. Elle réfléchit pour se souvenir et répondit simplement, comme à son habitude :

- Il m’avait montré un p’tit restaurant à côté d’la rivière. On était allé au chantier ou y’a plein de sable et ensuite on avait suivit le cours d’eau pour fuir les zombies et il m’avait dit de le retrouver sur le toit du restaurant un jour sur deux si j’me rappelle bien. Il est venu une fois et après plus jamais, j’l’ai attendu quelques jours sur le toi quand même, mais jamais il est revenu. Il m’avait dit qu’il allait faire une maison pour ses amis mais que pour le moment il n’aurait pas la place pour moi. Puis vu que je peux me débrouiller seule il m’a dit d’attendre un peu puis que je pourrais les r’joindre. Mais du coup il a pas du la faire la maison, et puis de toute façon je pense pas que j’aurais pu venir parce qu’il aurait fallu une place pour Reese aussi, au cas ou il revient. Tu vois ?
Et toi, il voulait t’inviter dans sa maison aussi ?


Elle le regardait de ses yeux noisette innocents. Le chiot aussi regarda Caleb, les yeux clignotant, prêt à s’endormir après ce bon repas ingéré. La jeune fille était encore ému de la perte de William et faisait de son mieux pour retenir sa tristesse. Ne sachant pas trop comment faire partir les montées d’émotions qui commençaient à l’emêter, elle se leva doucement, le chiot ne la lachant pas d’un poil et elle demanda :

- T'as regardé un peu si y’avait des trucs à piquer ici ? On pourrait faire le tour de la maison non ?

Elle visita donc l’endroit et trouva quelques fringues dans les armoires. Des imperméables pour la pluie et des ponchos pour le froid, elle les sortis et les étala sur le lit pour les plier et les ranger dans son sac. Un couvre lit en plus et elle avait refait son stock de trucs chauds pour la nuit. Elle laissa le reste pour son nouvel accolite et finnit gentiment le tour de la maison.

HRP:
 

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C’est ce que j’avais cru. William n’aurait jamais laissé une âme-en-peine errer ainsi dans un univers aussi dangereux sans essayer au moins de lui proposer son secours. Nous avions peine à survivre avec notre groupe alors, et rajoutez une autre bouche à table n’avait pas semblé judicieux pour le cow-boy, mais cela ne l'avait pas empêché de penser à une solution pour garder contact avec la jeune femme le temps qu’on puisse l’accueillir.

Un sourire nostalgique s’imprima sur mes lèvres. Cette confirmation ne fit que renforcer mon idée, j’allais réellement pouvoir tenir la promesse qu’il lui avait faite et cela, à lui seul avait le potentiel de me motiver pour accomplir ce que j’avais en tête.

Je ne pus m’empêcher de remarquer que Reese était effectivement plus qu’un esprit ou quelque chose d'abstrait comme je l’avais pensé. Elle semblait avoir de la difficulté à comprendre les faits concernant la disparition de son frère. Même si elle semblait savoir parfaitement qu’il était décédé, elle croyait qu’il pouvait encore revenir. À l’âge qu’elle avait lorsque la pandémie avait éclaté, elle ne pouvait pas croire que la mort était un voyage temporaire… Qu’elle se voile la face ainsi, sans en avoir conscience, dans un espoir vain ne m’aida en rien à apaiser la sympathie que je continuais à éprouver à son égard.

-Non j’y vivais déjà. J’étais avec le groupe d’ami que William aidait. Nous avions une petite maison au sud de la ville, probablement pas très loin de l’endroit où il te donnait rendez-vous afin qu’il puisse te retrouver facilement.  

Incapable de rester en place et visiblement malaisé par les émotions sombres que ma précédente question avait de nouveau ramené à sa mémoire. Elle préféra éviter de s’y attarder en passant du coq à l’âne.

-T'as regardé un peu si y’avait des trucs à piquer ici ? On pourrait faire le tour de la maison non ?

Ce n’était pas bête. Après tout la question de ma pénurie d’équipement continuait à peser…

-Pourquoi pas, je n’ai pas été très chanceux ces derniers jours, mais on peut bien essayer. Allez, montons à l’étage.

Le bungalow était tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Deux étages, quelques salles, une peinture délavée, des kilomètres de poussières sur toutes les surfaces, mais celle-ci avait au moins eu la chance ne pas avoir été gracié d’un massacre à domicile. L’absence d’hémoglobine ne signifiait pas pour autant absence de visite, et elle avait été clairement passé au peigne fin. Il ne restait vraiment pas grand-chose de valeur mis à part quelque bouteilles d’alcool fort. Mais je réussi néanmoins à trouver deux briquets sur une table de chevet dans ce qui devait être la chambre des maîtres.

Un couple de fumeur… Nice!

Je les testai et eu la mauvaise surprise de voir que seul un des deux fonctionnait. C’était tout de même mieux que rien, pour quelqu’un capable de s’en servir, cela pouvait faire toute la différence entre la vie ou la mort dans certaines situations de survie.

Je profitai ensuite du fait que les tiroirs étaient à ma merci pour regarder s’il y avait de quoi à me mettre sur le dos qui serait un peu moins crasseux. Il y avait quelques polos de couleurs diverses et des pantalons cargo gris que je revêtis. J’accueillis le chandail noir propre à bras ouverts malgré son odeur de renfermé. Les journées se réchauffaient de plus en plus alors que le printemps se renforçait dans la région et la sueur allait rapidement rendre les vêtements très peu agréables à porter trop longtemps…

Niomi et notre nouveau compagnon, était dans une autre salle à l’étage et après avoir mis le tout dans mon sac, je revins vers eux. Cependant, les sons que j’entendais ne provenait plus de la chambre dans laquelle je l’avais vu entrer, mais bien du premier étage. Je jetai néanmoins un rapide coup d’œil et remarquai qu’elle m’avait laissé bien en évidence un manteau gris d’apparence imperméable. Il devait probablement appartenir à l’homme duquel j’avais « réquisitionné » les vêtements.

Good thinking… La félicitais-je mentalement en m’avançant pour prendre le manteau.

La dernière fois qu’il avait plu, j’avais eu l’air fin. Prisonnier d’une maison pour ne pas attraper quelque chose qui n’aurait en rien aidé mon état déplorable. Un simple manteau n’était pas une solution miracle, mais ça serait définitivement mieux que de me balader en t-shirt sous la pluie à nouveau.

Redescendant en bas, Niomi me regarda faire d’un air empreint de curiosité jusqu’à ce qu’une nouvelle question franchisse ses lèvres.

-Tu allais ou avant que tu me sauve la vie ?

Je la regardai d’un œil indulgent. La perche était lancée, c’était à moi de la saisir maintenant.

-J’essayai de rentrer chez moi. Je ne viens pas d’ici vois-tu et j’aimerais justement te proposer quelque chose.  

Avant qu’elle ne puisse placer un mot, ce qui aurait très probablement été dans son caractère, j’ajoutai.

-Niomi… Commençais-je non sans me sentir un peu mal à l’aise (malgré le fait que je me sentais plus moi-même que je ne l’avais plus été depuis des années, j’avais beaucoup de chemin à faire). Si William est mort c’est ma faute. S’il ne m’avait pas protégé, il aurait peut-être pu s’en sortir, et tenir la promesse qu’il t’avait faite. Je ne peux pas le ramener, mais je peux au moins régler ce tort par moi-même.

Je m’assis sur les accoudoirs du fauteuil au côté duquel elle se tenait debout pour me mettre à sa hauteur.

-Je vais tenir sa promesse à sa place. Je vais te de donner une maison en te ramenant avec moi à Hope, en Colombie-Britannique.
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- Tu allais ou avant que tu me sauve la vie ?

Ces mots étaient sortis sincèrement, c’était une vrai question, sans préjugé ni crainte ni rien. Juste de la curiosité, et de l’intérêt pour la réponse. Ce genre de chose qu’on avait plus vu depuis longtemps. Le nouvel acolyte de Niomi avait l’air d’apprécier son attitude. Il répondit franchement :

- J’essayai de rentrer chez moi. Je ne viens pas d’ici vois-tu et j’aimerais justement te proposer quelque chose. Si William est mort c’est ma faute. S’il ne m’avait pas protégé, il aurait peut-être pu s’en sortir, et tenir la promesse qu’il t’avait faite. Je ne peux pas le ramener, mais je peux au moins régler ce tort par moi-même.

Il fit une pause avant de reprendre :

- Je vais tenir sa promesse à sa place. Je vais te donner une maison en te ramenant avec moi à Hope, en Colombie-Britannique.

Les choses se bousculèrent dans la tête de la jeune femme. Elle continuait de le regarder dans les yeux, comme si elle continuait de l’écouter alors qu’il avait visiblement finit de parler et qu’il attendait une réponse. Elle ouvrit la bouche mais aucun son n’en sorti. Elle la referma. Elle fronça les sourcils et souffla un peu, comme si elle était embêtée. Il y avait trois choses : Le fait qu’il pensait que c’était sa faute si William était mort, le fait qu’il voulait tenir la promesse de William et du coup le fait qu’il voulait l’emmener avec lui. Pour les deux dernière choses, c’était clair, elle ne voulait pas dire non, elle en avait marre de traîner toute seule et de faire des cauchemars. Mais pour la première, elle était gênée.

Elle revoyait la scène ou Reese se jetait sur le pistolet du vieux connard pour se prendre la balle à la place de Niomi. C’était bien son choix de vouloir la protégée, c’était sa faute à lui et Niomi n’en avait pas été responsable. Elle imaginait que à sa place il y ait Caleb, et à celle de Reese, William.

- On est des rescapés, Caleb. Mais c’est pas notre faute à nous.

Les mots sortaient tout seule. Niomi avait une expression particulière, un peu comme si elle était perdue. Le regard vide et dans le vide, elle laissait les choses sortir de sa tête.

- Tu sais, si Reese il a prit la balle a ma place, c’était son choix. Et j’aurais fait pareil à sa place. Alors j’peux pas lui en vouloir d’être mort pour moi, parce que c’est lui qui l’avait décidé et que si j’avais pu j’aurais fait pareil. Pour William c’est pareil. Il avait l’air de tout vouloir donner pour aider les autres. Si c’était son choix d’donner sa vie, c’pas ta faute, ni la mienne, ni celle de personne d’autre. C’est comme ça. On les fera pas revenir, mais faut pas les faire disparaître non plus. Ils veillent sur nous.


Puis elle se ressaisie, comme si elle venait de sortir de son rêve. Le somnambule avait émergé. Ses yeux reprirent l’étincelle qu’ils avaient perdu. Elle mit sa main sur l’épaule de Caleb, l’air de dire “ça va aller” et elle lui fit un petit sourire.

- William t’avait dis qu’il avait promis de me protéger ?


Elle était émue de savoir cela. Il avait parlé d’elle à quelqu'un d’autre. Cela voulait dire qu’elle comptait vraiment pour lui ! Elle en était ravie. Elle n’avait pas besoin de réponse à cette question, alors elle poursuivit :

- C’est ou la colombie britannique ? C’est loin ? Mais.. Et les autres qui sont ici ? Ils vont resté la ? Tu sais, Terry, Cody, et les autres amis de William ?


Elle s’assit sur le fauteuil d'en face et laissa Foks monter sur ses genoux pour s’y mettre en boule. Sa main caressa machinalement le pelage ras du petit animal alors que toutes les questions techniques du voyage se bousculaient dans sa tête.

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La jeune femme resta interdite un long moment après que mes derniers mots eurent franchi mes lèvres. Quelque chose en elle la fit profondément considérer mes propos. Ne voulant pas la brusquer et commençant à comprendre un peu la manière dont elle se comportait, je supposai qu’elle avait de la difficulté à faire totalement du sens de ce que j’avais dit. J’attendis donc patiemment en restant assis sur l’accoudoir du vieux sofa, maintenant une hauteur plus adéquate entre elle et moi.

Cela prit un petit moment, mais elle finit par prononcer avec un regard étrangement vide venant d’elle.

-On est des rescapés, Caleb. Mais c’est pas notre faute à nous. Tu sais, si Reese il a prit la balle a ma place, c’était son choix. Et j’aurais fait pareil à sa place. Alors j’peux pas lui en vouloir d’être mort pour moi, parce que c’est lui qui l’avait décidé et que si j’avais pu j’aurais fait pareil. Pour William c’est pareil. Il avait l’air de tout vouloir donner pour aider les autres. Si c’était son choix d’donner sa vie, c’pas ta faute, ni la mienne, ni celle de personne d’autre. C’est comme ça. On les fera pas revenir, mais faut pas les faire disparaître non plus. Ils veillent sur nous.

Des paroles étonnamment sages. Malgré le fait qu’elle semblait avoir un comportement enfantin, j’écoutai son raisonnement avec un regard neutre que je ne pus m’empêcher de durcir. Elle parlait de la mort de son frère avec un contrôle et une ouverture que je serais incapable d’avoir moi-même. De nouveau, alors que par réflexe je refermai mon expression pour me protéger de la douleur, je sentis un sentiment de honte s’insinuer dans la muraille d’impassibilité normalement à toute épreuve. Je devais cesser de reléguer mon frère aux oubliettes, mais je ne savais pas comment m’y prendre, pas plus que je souhaitais laisser le chagrin m’envahir à nouveau.

Cependant, je remarquai que son âme d’enfant ne put lui faire totalement défaut. Il était facile de comprendre qu’elle avait analysé mon histoire en croyant que j’avais vécu une situation identique à elle. Que William était Reese et que j’étais le spectateur impuissant d’un acte de bravoure et d’abnégation qui m’avait sauvé. Mais la réalité était bien plus triste et pitoyable. William ne m’avait donné que le temps de fuir, sans jamais penser que je le prendrais…

Elle dut voir que j’avais endurci considérablement mon expression, puisque je la vis s’approcher de deux pas pour mettre sa main sur mon épaule.

- William t’avait dis qu’il avait promis de me protéger ?

Son visage avait repris l’étincelle d’innocence naïve qui la caractérisait tant et dans son empressement, elle n’attendit même pas la réponse qu’elle déduisit aisément avant de lancer d’un air interrogatif.

-C’est ou la colombie britannique ? C’est loin ? Mais.. Et les autres qui sont ici ? Ils vont resté la ? Tu sais, Terry, Cody, et les autres amis de William ?

Eh merde…

N’avais-je pas suffisamment attristé le petit bout de femme pour aujourd’hui?

-Il n’y a plus personne de notre groupe qui a survécu, et même s’ils ont réussi à s’en sortir, je ne sais aucunement par où chercher. Ça ne sert à rien d’essayer de les retrouver. Avouais-je d’un ton résigné.

La vérité était que je n’avais même pas tenté de retrouver Charlie, Phyllis, Estelle ou Wei Jian, mais y dépenser mon énergie ne me mènerait nulle part. Ils étaient soient morts, soient partis depuis longtemps maintenant, je ne me voilais pas la face un seul instant.

-Je ne vais pas te mentir Niomi, Hope est très loin d’ici, extrêmement loin même. Repris-je en déposant ma main sur son épaule d’une manière presque fraternelle. Nous ne pourrons pas emmener d’autres personnes que nous deux. Si nous le faisions, survivre deviendrait trop difficile, et il y a de bonnes chances qu’on n’arrive pas à atteindre notre but si d’autres personnes nous accompagnent.

La réalité était dure à attendre, mais elle n’en restait pas moins réelle. Il m’avait fallu toute mon expertise pour revenir à Salem il y a trois mois et très peu de personnes auraient survécu à ce que j’avais traversé. Sans les réserves de Hope, la distance que nous pourrions parcourir avec des véhicules serait incroyablement réduite puisqu’il faudrait piller l’essence au fur et à mesure que nous avancions. Si nous en trouvions bien entendu…

Je restai immobile un court instant, ma main sur l’épaule de Niomi dans un geste de support qui m’était venu sans que j’y pense. Un geste que j’avais accompli de mon propre chef avec sincérité et qui vint lézarder la forteresse stoïque qui figeait mon visage. Sans le vouloir, la jeune femme avait de nouveau contribué à briser le carcan dans lequel j’étais prisonnier…

En prenant conscience de cela, un sourire amusé naquit sur mes lèvres alors que je me remettais sur pieds.

-Il va nous falloir du temps avant qu’on puisse se mettre en route. Il faudra rassembler de la nourriture, de l’équipement de survie, une voiture et beaucoup d’essence. Ça fait des jours que j’essaie de commencer à préparer mon départ et ça n’avance pas du tout, peut-être qu’à deux on arrivera finalement à faire quelque chose. Dis-je d’un ton calme et confiant. En attendant, on va essayer de trouver un endroit où nous pourrons rester et préparer notre départ.

Cela sembla ravir à Niomi qui n’en demanda pas plus pour m’accompagner dehors et nous marchâmes côté à côte le long de la Portland Road, ignorant totalement l’importance que cette rencontre anodine allait avoir dans nos vies respectives.

Fin du RP pour Caleb



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