Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
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A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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 De nouveaux visages

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J’étais assis sur le patio de la maison. La brise du mois de mai soufflant un vent rafraîchissant pour adoucir l’écrasante humidité de cette chaleur précoce pour la saison. Le traité d’histoire que j’avais entre les mains m’absorbait complètement alors que je parcourais la typographie courbée et élégante si caractéristique de la langue arabe. J’avais tellement de trucs à faire, d’échéances à respecter… Même l’été je n’étais pas capable d’avoir un moment de libre pour moi seul. Je savais bien en m’embarquant dans cette affaire que ce n’était pas pour être une simple partie de plaisir, mais maintenant que j’avais mes deux pieds dedans depuis deux ans, je n’en pouvais plus d’attendre d’avoir remis ce foutu mémoire, grand bien m’en fasse!

-Laisse faire ça Cal, allez viens te baigner, me suggéra Jules qui profitait de l’eau cristalline de la piscine semi-creusée à quelques pas de moi.  

Je levai mes yeux de mon livre.

-Arrête de me déranger Jules, tu sais bien que j’ai pas le temps.

-Tu ne te donne pas le temps, si tu bouges pas un peu tu vas finir par te momifier sur place…

C’est vrai que j’avais à peine levé mon postérieur de ce divan d’extérieur depuis ce matin… Mais j’étais en retard sur mon planning à cause de mon laxisme qui m’avait fait sortir et voir des amis ces derniers jours.

-C’est pas parce que tu me vois pas le faire que je ne fais que ça de mes journées. J’ai déjà perdu beaucoup de temps ces derniers jours. Il faut que je reprenne mon rythme.

Je replongeai aussitôt mes yeux dans mon bouquin et malgré que je ne le vis pas, j’entendis très nettement son soupir de découragement avant de replonger sous l’eau d’un élan.

Au même moment, la porte du moustiquaire à ma droite se poussa pour laisser passer ma mère qui s’approcha de moi avec un verre de jus de canneberge à la main.
Marie était d’une taille normale pour une dame de son âge. Son corps très légèrement enrobé renforçait l’air doux et affable qu’elle dégageait en tout temps et qui constituait en quelque sorte sa marque de signature. Des cheveux mi-longs châtains et lisses comme de la soie dansaient avec légèreté autour de sa tête à cause du vent et venaient parfois se déposer délicatement contre son cou et ses épaules lorsque les rafales s’estompaient. Les traits de son visage avaient changé sous le poids des années et même en début de la cinquantaine, on pouvait voir les nombreuses rides naissantes qui allaient arborer les coins de ses lèvres et les commissures de ses yeux. Un sourire maternel irradiant de bienveillance était complété à la perfection par son regard bleu pétillant et débordant d’affection.

-Et puis ça avance mon p’tit minou? Me dit-elle tout en déposant le verre à mes côtés.

-Vous n’êtes pas encore partie? Lui demandais-je surpris en prenant le verre apparemment glacé et en avalant une gorgée du liquide sucré que j’aimais tant.

-On y allait, je voulais juste vous dire au revoir. Continua-t-elle en s’approchant du rebord de la piscine ou mon frère c’était approcher.

-Tu diras bonjour à papa, lui demanda Jules qui montait dans l’échelle pour sortir de l’eau.

-Bien sûr, enchaîna-t-elle en lui faisant une bise une fois qu’il eut descendu les escaliers de bois.

Elle se retourna ensuite vers moi, un sourire complice sur les lèvres.

-C’est quoi ce regard m’man…?

-Tu sais, on ne sera encore pas là pour ton anniversaire cette année.

-Oui, comme pour les 6 années précédentes… Je ne m’en suis jamais fait avec ça vous le savez très bien.

-Oui bon peu importe, on a préféré te donner ton cadeau avant de partir cette année. Ça va te donner de l’énergie. Me dit-elle en sortant de sa poche un petit boîtier typique de ceux utilisés pour les bijoux.

Surpris, je regardai la petite boîte d’un air incrédule. Mon père était bien trop enfantin pour me donner mon cadeau avant la date de ma fête. Il s’arrangeait toujours pour qu’un intermédiaire me le donne la journée même afin que cela fasse comme s’ils étaient là pour me le donner en personne. Il n’y avait pas moyen qu’il ait accepté de faire cela et comme de fait, son absence m’en dit long sur le fait qu’il s’agissait plus d’une initiative de ma mère qu’une décision commune…

-Papa en dit quoi de ce move là? Demandais-je un sourcil haussé en prenant la boîte.

-Oh arrête ça… Allez ouvre!

Un sourire en coin, je rabaissai mon regard pour ouvrir la petite boîte noire qui révéla une bague d’argent. Finement travaillée, elle affichait de subtiles gravures stylisées sur les côtés ayant comme thématiques la réussite et une magnifique pierre bleu pâle était incrustée sur le dessus. C’était une bague de finissant symbolisant la fin de mes études, ce long et pénible parcours sur lequel je m’étais engagé depuis tant d’années maintenant. J’avais toujours mentionné que je comptais en avoir une afin de garder un souvenir tangible de ce chemin de croix, et le choix qu’avaient fait mes parents pour la personnaliser était tout simplement sublime.

-Tu y es presque mon grand, plus qu’une session et c’est terminé. Me dit-elle en se penchant pour me prendre dans ses bras. C’est un petit remontant pour te rappeler que tu es tout près du but.

Je souris de toutes mes dents en lâchant un petit rire amusé devant leur idée.

-Mais m’man, je ne n’ai pas encore fini. Vous auriez dû me garder ça comme cadeau de Noël à la place.

-Arrête donc de te plaindre, je sais que ça te fais plaisir. Continua-t-elle en ne me lâchant pas. Je t’ai tricoté, tu ne peux rien me cacher Caleb.

Je ne m’obstinai pas davantage, préférant simplement leur être reconnaissant de leur délicate attention avant qu’elle ne brise son étreinte pour me regarder dans les yeux en me caressant affectueusement la joue.

-Merci beaucoup, dis-je simplement en lui tendant mon front par réflexe alors qu’elle se redressait pour me donner une petite bise sur ce dernier en me frottant les cheveux.

-Ça fait plaisir, c’est notre petit signe pour te dire à quel point nous sommes fiers de toi. Conclut-elle en se redressant complètement. N’oublie pas, ton père et moi serons toujours là pour toi, toujours…

Elle brisa le contact physique qui nous reliait en retirant sa main de mes cheveux mais j’eus soudain l’impression d’être aspiré vers l’arrière. Comme si un trou béant venait de prendre la place du divan sur lequel j’étais assis et m’entraînait dans une chute sans fin. Je hurlai de panique en voyant la silhouette de Marie rétrécir et s’obscurcir alors qu’elle n’avait toujours pas changé d’expression. Comme si elle ne remarquait pas ce qui m’arrivait malgré mes suppliques.

Ma chute se poursuivit, la noirceur m’engloutit et Marie disparut de mon champ de vision. Emportée par les ombres…

*************


24 avril 2016, 16h10, Armed Force Reserve Center.

Je repris soudainement conscience. Arraché à l’inconscience qui m’avait pris dans ses bras depuis je ne sais trop combien de temps maintenant. Les yeux fermés, je sentais néanmoins que j’étais tiré de ma torpeur puisque je ressentais des douleurs que seul le fait d’être vivant pouvait me permettre d’avoir.

Bon déjà là tu es en vie, c’est positif. Pensais-je amèrement en maudissant quand même mon esprit de m’avoir envoyé dans une réalité que je n’aurai plus jamais.

Un bilan de santé rapide me rendit un portrait bien déplorable de mon état. Je sentais les muscles endoloris de mon corps entier sur le point de protester au moindre mouvement. Mon épaule et mon oreille aussi me faisaient mal, mais je sentais également qu’ils étaient couverts par quelque chose dont j’ignorais la nature étant donné que mes paupières refusaient de s’ouvrir aisément. À cela s’ajouta enfin la souffrance si unique de la faim et de la soif qui me donnait l’impression que j’avais l’estomac retourné dix fois sur lui-même et que ma gorge était en feu.

Entraîné par ces besoins immédiats, je rouvris tranquillement mes yeux, incapable de me presser vu mon état de faiblesse actuel et mes pupilles s’accoutumèrent à la pénombre de la salle dans laquelle j’étais plongé. C’était la même que celle où Kelsey et Jennsen m’avaient attaché, la seule différence étant la présence d’un lit d’armée pliable sur lequel je me trouvais étendu. On y voyait à peine, mais la lueur d’un soleil faiblissant éclairait tout juste assez pour rendre visible les traits fins et la longue tignasse rousse de la jeune femme qui était assise à côté de moi, son regard azuré rivé sur mon visage en train de s’extirper du sommeil.

Je tournai lentement ma tête vers elle, une expression lasse et épuisée clairement apparente sur mes traits.

-Qu’est-ce qui s’est passé? Depuis quand je suis dans les vapes?
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24 Avril 2017
10h10
Armed Forces Reserve Center,
Sur le toit.


Un soupir traversa mes lèvres, alors que je fixais l'horizon. J'étais montée sur le toit alors même que le jour n'était encore qu'à ses prémices, et sans même que je me rende totalement compte, cela faisait déjà trois heures que j'étais là, à observer l'étendue qui s'offrait à mes yeux. Loin de l'admirer, j'étais perdue dans mes songes. J'avais passé une nuit plus qu'horrible, teintée de cauchemars et d'apparitions fantomatiques... Et depuis la veille, je n'avais qu'un seul prénom au bout des lèvres. William. Je n'acceptais pas l'idée de sa mort, je la rejetais de tout mon être... Elle me tordait le ventre, me brisait le cœur. Et rien ne semblait pouvoir apaiser mon esprit tourmenté. Je me repassais en boucle les souvenirs que j'avais avec le texan, nos nuits passées à discuter notamment. Il était plein d'espoir pour l'avenir, confiant en ce que nous souhaitions construire... Mais une ombre était venue s'ajouter au tableau de notre futur. Menaçante et imprévisible.

Les Raiders. Ils avaient détruit tout ce que nous avions tenté de reconstruire, de recréer. Une famille, une Académie, des liens soudés... Tout. Ils avaient tout emporté. J'entendais encore les cris, les coups de feu de cette fameuse nuit où nos vies avaient basculées. Je voyais les visages ensanglantés, larmoyants et implorants de mes compagnons d'infortune. Ils avaient brisé nos espoirs, nos rêves et nos avenirs. Et comme si ça ne suffisait pas, ils avaient tué William. La colère grondait dans mon cœur, mes phalanges blanchissaient tant je serrais les poings de frustration. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il toujours qu'il y ait un fou pour mettre fin aux vies et aux rêves de ceux qui tentaient de se relever, de surmonter l'épidémie ? Un fou pour poser une bombe dans l'enclave protégée de Central City, un fou pour traquer les survivants de Salem et les livrer à la Marion County Jail, un fou pour traquer ceux qui étaient parvenus à s'échapper et les tuer...

Une larme coula le long de ma joue, et je l'effaçais d'un geste plein de hargne. Comment pouvait-on prendre des vies humaines sans regret.. alors même que l'humanité peinait à se relever de l'épidémie qui avait fait marcher les morts il y a déjà six ans. Etait-ce une question de folie ? De pouvoir ? De profits ? Je n'y comprenais rien. Je n'arrivais pas à me mettre dans la peau, dans la tête de ces malades qui traquaient leurs semblables pour les décimer... Tout ce que je savais, c'était que je les détestais. Non.. Je les haïssais. Plus que quiconque sur cette Terre. Je voulais les voir brûler, les voir souffrir. Je voulais les attraper un par un, leur poser un flingue sur la tempe, et les voir pleurer et supplier d'épargner leurs vies... Ils avaient détruit tout ce à quoi je tenais. L'Académie et ses membres, notre refuge. William... Un bruit en contrebas me fit me relever pour jeter un coup d'oeil.

Jennsen et Riley sortaient pour une petite virée, sûrement en quête d'objets utiles ou de vivres... Fort heureusement, ces connards de Raiders ne m'avaient pas encore tout pris. J'avais perdu des amis pour gagner une famille... Et celle là, je ne la perdrais pas. Je me le promettais.

▬▬▬

24 Avril 2017
16h10
Armed Forces Reserve Center,
Dans la pièce où séjourne Caleb.


Mon regard était fixé sur Caleb, qui s'éveillait tout doucement. Il était pâle, il avait les traits tirés... Mais il était en vie. Et il le devait uniquement à l'extrême bonté de Jennsen, qui s'était montrée encore plus généreuse que ce que j'avais espéré. Ses yeux fatigués se tournèrent vers moi, et il m'adressa quelques mots. Attrapant une bouteille d'eau et un verre que j'avais soigneusement laissé posés à mes côtés pour l'éventualité où il se serait réveillé, je m'approchais de lui, lui répondant d'une voix douce. « Tu as perdu connaissance après notre petite discussion... » Remplissant le verre, j'enchaînais. « Tu as dormi un peu plus de 24h je crois. Jennsen a dit que c'était à cause de tes blessures, que tu avais besoin de repos. » Doucement, je passais une main derrière la tête de Caleb pour l'aider à se redresser un peu sans faire trop d'efforts, et lui fit boire un verre d'eau plein à ras-bord.

Une fois qu'il eut terminé, je reposais le verre et m'asseyais sur le bord du lit de camp en lui jetant un coup d'oeil inquiet. « Tu te sens comment ? » La question était un peu stupide et je m'en rendis rapidement compte. « Excuse moi. Je suis maladroite. » Un léger sourire en coin s'installa sur mes lèvres. « Jenn m'a dit de te dire d'économiser tes forces si jamais tu te réveillais. Elle a dû te donner de son sang pour te permettre de te remettre de tes blessures.. Elle est pas si méchante, je te l'avais dit. » Je voyais dans son regard que les informations que je lui donnais lui parvenaient, mais je n'étais pas tout à fait sûre qu'il était complètement sorti de son sommeil. Doucement, je me relevais. « Je vais aller te chercher de quoi manger. » Une petite lueur se mit à briller dans ses prunelles.

J'avais touché juste, il devait avoir très faim... Enfin, quoi de plus normal après une sieste de 24h ? Sortant de la pièce, je me rendis dans le hall, pensive. Fouillant dans un placard, j'en sortis une ration militaire... Nous n'avions pas beaucoup de vivres, mais puisque nous avions décidé – ou plutôt que j'avais forcé les autres – à l'accueillir, il fallait bien le nourrir le pauvre Caleb. Alors que je refermais le placard, je sentis deux bras m'enserrer avec tendresse la taille, et mes muscles se détendirent instantanément, alors que mon dos entrait en contact avec un torse que je ne connaissais que trop bien. « Victor.. » soufflais-je doucement, alors que je le sentis poser un baiser sur ma tête. Il était rentré tard la veille de son expédition, et je ne l'avais pas vu dans la matinée... Jennsen lui avait parlé de Caleb, mais je ne savais pas si elle lui avait tout raconté sur notre journée d'hier.

Ma première envie fut de me retourner et de me mettre à pleurer en lui parlant de la mort de William. Mais mon cœur se serra et je m'y refusais totalement. Qu'est-ce que ça allait changer, que je me remette à pleurer comme une enfant ? Rien du tout. Il était mort. Et toutes mes larmes ne pourraient rien y changer. « Caleb est réveillé... J'allais lui apporter à manger. Tu m'accompagnes ? » demandais-je d'une petite voix. Peut être qu'il n'allait pas apprécier que je lui donne un peu de nos vivres, mais je me doutais qu'il avait envie de s'entretenir avec celui que j'avais invité chez nous, en obtenant difficilement l'accord de sa sœur.

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24 Avril 2017
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Armed Forces Reserve Center


Victor aida Jennsen et Riley à se préparer pour leur sortie dans la ville. Sa jumelle lui expliqua vers quelle zone de Salem ils allaient se diriger et combien de temps elle comptait rester dehors. Riley était déjà prêt, comme toujours. Il avait un petit sourire de confiance.
Le jeune homme les regarda partir avant de se diriger vers l'intérieur du bâtiment.

Jenn était tendu depuis que leur invité était arrivé. Il ne connaissait pas les circonstances exactes de l'apparition de Caleb mais quand il était rentré ce jour là, la concentration de zombie dans le secteur était bien plus élevé que d'habitude et il avait dû patienter un peu et éliminer un petit groupe de mort-vivants pour retourner à l'intérieur.
Il y avait trouvé une Kelsey effondré et une Jennsen furieuse et colérique. A ce moment-là, Riley l'avait rejoint. Ils étaient partis ensemble ce jour là, mais avaient dû se séparer pour éviter un groupe de survivants. Depuis quelques temps, les survivants de Salem se faisaient de plus en plus visible. Cela annonçait des problèmes, car si les Raiders voulaient éliminer les autres groupes de survivants, ils reviendraient à coup sûr à Salem devant une activité qui renaissait peu à peu.

Jennsen lui avait expliqué que le nouvel arrivant était un survivant qui avait connu Safepoint à Central City et qu'il connaissait certains des anciens compagnons de Kelsey. Victor n'eut pas besoin de l'explication que sa sœur lui donna pour comprendre pourquoi la jeune rousse était effondré. La perte d'être chers était toujours difficile à encaisser et Kelsey était plus sensible que Jennsen ou même lui.

En ce qui concernait sa sœur, elle avait passer la colère qu'elle avait dû refouler envers Kelsey pour la préserver dans ce moment difficile sur lui, du moins le pensait-il. Elle lui fit un sermon sur le fait qu'elle n'était pas assez prudente et que ce genre d'actions pouvaient mettre en danger tout le groupe en plus d'elle même.
Victor ne dit pas grand chose. Quoiqu'il puisse essayer d'expliquer, sa sœur ne l'écouterait pas dans ces conditions. Elle était trop tendue pour cela. Malgré tout, Victor était préoccupé car il savait que sa jumelle proférait une part de vérité dans les risques pris par sa compagne.
D'un autre côté, aidé un survivant mal en point pouvait se révéler utile si l'on cherchait des alliés. Mais leur petit groupe ne cherchait pas d'allié ou de nouveau membre pour le moment.

Toujours était-il que le fameux Caleb était là et encore en vie grâce aux soins prodigués par Jennsen. Elle n'avait pas perdu la main et fit tout ce qu'elle pouvait pour sauver la vie du survivant.
Ceci fait, elle expliqua que Caleb avait était en cheville avec La Famille de Mark Callahan. Victor fit une grimace en entendant le nom. Il l'avait encore mauvaise sur les coups bas du mercenaire à Safepoint et durant l'Exode de Safepoint.

Quand il rentra dans le bâtiment qui leur servait d'abri, il aperçut Kelsey qui sortait de la pièce où dormait Caleb. Il la regarda en silence. Elle ne l'avait pas encore remarquer. Un sourire apparut sur ses lèvres. Même avec l'air triste qu'elle trainait depuis qu'elle avait appris la mort de ses amis, elle était toujours magnifique et dégageait tout de même une sorte de force ou de détermination.
Il ne lui avait pas encore parler et il savait qu'il faudrait le faire. Le moment semblait propice.

Il s'approcha doucement d'elle alors qu'elle avait le dos tourné. Il l'enlaça tendrement et la serra contre lui en déposant un baiser sur sa tête. Elle murmura son nom et se serra contre lui.
Après un instant, elle lui appris que leur invité s'était réveillé et qu'elle lui apportait à manger et à boire. Elle voulut savoir s'il voulait l'accompagner. Il acquiesça mais ajouta :

- Kel... commença-t-il. Il faut qu'on parle de la façon dont tu as agis quand Caleb est arrivé.

Il ne voulait pas donner l'impression qu'il lui faisait la leçon ou qu'il l'engueulait. Il voulait juste lui rappeler à quel point il était facile de perdre la vie dans leur monde. Il voulait qu'elle se montre plus prudente. Aider les gens, d'accord mais pas en les plaçant avant sa propre vie. Il fallait toujours prendre des précautions.

- Tu as été imprudente... Inconsciente et dangereuse si l'on en croit Jennsen...

Il s'autorisa un petit sourire en parlant de sa sœur.

- Je comprends que veuilles sauver les gens dans le besoin et les aider mais... Il ne faut pas oublier que toi aussi tu es une survivante tout autant en danger de mort immédiate que les autres... Cette fois-ci tout s'est bien passé mais la prochaine tu pourrais avoir de la malchance et tout perdre sur une imprudence ou une impulsion pour sauver une autre vie.

Il l'a regarda gentillement car il ne voulait pas dramatiser l'événement. Tout s'était bien passé finalement. Toutefois, les conséquences de ce sauvetage était encore inconnue. Caleb était toujours là et il fallait bien qu'il mange et boive.
D'après Jennsen, il n'était pas un danger pour le groupe mais elle se méfiait de tout le monde, en particulier les survivants qui débarquait gravement blessé pendant une journée pluvieuse. Lui-même était méfiant. On ne savait pas trop qui il était et d'où il venait, ni même ses intentions. La prudence était encore de mise.

Il lui serra la main pour lui signifier qu'il avait terminé. Il l'embrassa et lui dit :

- Allons voir comment va notre invité...
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J'avais espéré durant quelques secondes m'en sortir sans recevoir un sermon de plus sur mon action irréfléchie de la veille... Et en quelque sorte, mon vœu fut exaucé, puisque loin de me gronder pour ma stupidité, Victor préféra juste me rappeler à quel point nos vies étaient fragiles, et qu'il fallait que je sois plus prudente. M'étant retournée pour plonger mon regard dans le sien durant son petit discours, je ne vis aucune trace de colère dans ses prunelles si envoûtantes. Ce qui n'avait pas dû être le cas de Jennsen lorsqu'elle lui avait raconté cette petite histoire, j'en étais certaine. Baissant doucement les yeux, je soupirais. « Je suis désolée. » Il avait raison, tout comme sa sœur, je m'étais comportée de façon totalement idiote.. mais c'était ma nature. Vouloir aider à tout prix, même le premier inconnu blessé venu...

« Je sais que je nous ai mis en danger... » Et si ça n'avait pas été Caleb ? Si j'avais fait entrer un Raider chez nous ? Il nous aurait tous tués. Je nous aurai tous tués. Mon cœur se serra. « Je ne recommencerai plus. » Le monde n'était plus comme avant, et ce depuis bien longtemps maintenant. On ne pouvait plus ouvrir sa porte à un inconnu sans craindre les conséquences de notre geste, on ne pouvait plus se permettre de jouer les héros au grand cœur quand l'homme que l'on tenterait de sauver pouvait se révéler n'être qu'un pillard tenté de nous tuer pour prendre nos vivres et nos munitions.  Je sais que Victor n'était pas en train de m'engueuler, ni qu'il souhaitait me faire culpabiliser.. Mais la vérité était là.

Si je ne voulais pas risquer la vie de mes compagnons, si je ne voulais pas perdre les dernières personnes chères à mes yeux sur cette terre maudite... Il fallait que je cesse de me comporter aussi stupidement. Mes sourcils se froncèrent, alors que je fixais le sol, mal à l'aise. J'étais trop gentille, trop naïve. Un jour ou l'autre, ça allait me perdre ou pire.. les perdre... Levant mes prunelles pour les planter dans le regard tendre de mon compagnon, je sentis ses lèvres venir se poser sur les miennes avec douceur, avant de me confirmer qu'il souhaitait rendre visite à notre invité. Fermant les yeux, je serrais les poings avant de me blottir contre le torse de mon amant, entourant son corps de mes bras fins pour le serrer avec le peu de force dont j'étais capable.

« William est mort... » murmurais-je d'une voix tremblante. L'espace d'une seconde, le tremblement vint secouer l'entièreté de mon corps. J'avais mal au cœur. « Je ne sais pas ce qui est arrivé à mon frère. William est mort. Mes amis sont tous morts. » Je ne pleurais pas. Mes larmes avaient assez coulé. « Je n'ai plus que vous. Vous êtes tout ce qu'il me reste... » Plus que la tristesse, j'avais l'impression que la colère et la détermination avaient pris le dessus. « Je ferais tout... Tout ce qui doit être fait. Je te jure que je ferais tout ce qu'il faudra pour ne jamais vous perdre. » Je ne voulais plus revivre cette douleur. Je ne voulais plus passer mes nuits à pleurer et à ressasser les souvenirs des jours heureux... Des visages de ceux que j'avais dû laisser sur mon chemin.

Relevant les yeux, je crus déceler une pointe de surprise dans le regard de l'homme que j'aimais. Etait-ce le fait de me sentir à la fois si triste, et pourtant si déterminée ? Ou bien peut être l'absence de perles salées inondant mes joues ? Je me sentais si faible.. et je voulais juste essayer de moi aussi, pour une fois, me montrer forte. Comme Jennsen, comme Victor, comme Riley... Ne pas être le boulet, celle qu'il allait falloir consoler des nuits entières. Fermant les yeux, je me hissais sur la pointe des pieds pour déposer un baiser tendre sur les lèvres de mon compagnon. « Allons-y. » M'écartant doucement tout en tenant sa main, je serrais le petit paquet contenant la nourriture militaire entre mes doigts fins, et je marchais jusqu'à la pièce où Caleb séjournait.

En rentrant dans la pièce, je pus constater que ce dernier n'avait pas beaucoup bouger. Je m'avançais vers lui, lâchant doucement la main de Victor, et offrit un sourire léger au convalescent en m'approchant pour me rasseoir au bord du lit. Je lui montrais doucement la ration. « Ça n'a pas très bon goût, mais je suppose que tu dois connaître. Tu sais donc que c'est particulièrement nourrissant malgré l'aspect désagréable pour le palet. » La posant doucement à côté de sa main, je remarquais que son regard s'était posé sur mon compagnon qui se tenait en retrait dans la pièce, observant la scène. « Je te présente Victor, le frère de Jennsen. » Un sourire se dessina sur mes lèvres. « Ne t'inquiète pas, ils n'ont pas tout à fait le même caractère tous les deux ! »

J'observais rapidement l'état général de Caleb. Bien que je n'y connaissais rien en médecine... Il avait déjà l'air moins pâle. C'était bon signe. Enfin, je suppose.

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J’avais encore la tête embrumée. Même quand j’avais posé ma question, j’avais senti ma bouche pâteuse et le son étouffé de ma voix sonné bizarrement à mes oreilles. Cela dit, Kelsey sembla tout de même comprendre ma question puisqu’elle me répondit tout en remplissant un verre d’eau qu’elle m’aida à boire. En effet, j’avais peine à simplement incliner ma tête vers l’avant pour faire couler le liquide.

-Tu as perdu connaissance après notre petite discussion... Tu as dormi un peu plus de 24h je crois. Jennsen a dit que c'était à cause de tes blessures, que tu avais besoin de repos.

Je pouvais voir ce qu’elle voulait dire, je me sentais faible, tellement faible! C’en était décourageant. Ce que je pouvais détester cette sensation où notre corps refusait de suivre, de même simplement faire le strict minimum pour garder un tant soit peu de dignité. Je n’étais pas un vieillard invalide et pourtant je me faisais donner à boire comme un infirme. Je n’avais vécu cette situation que deux fois, en ce moment même, et il y quelques mois de cela, durant quelques semaines au cours d’un mois d’été…

Non… Pas le moment, pas le temps, pas l’envie. Me sommais-je en fermant abruptement mes yeux pour m’aider à me couper de cette pensée qui s’évacua aussitôt.  

Lorsqu’elle eut terminé, elle redéposa le verre près de moi et me demanda l’inévitable question qu’on posait dans ce genre de circonstances.

-Tu te sens comment ?

Comme si un troupeau d’hippopotames venait de s’amuser à me piétiner avec des souliers à crampons après avoir que j’aie épuisé chaque muscle de mon corps à essayer de les distancer sans avoir bu ou manger depuis des heures…

Je ne pris même pas la peine de répondre puisqu’elle comprit elle-même ce que j’aurais probablement dit.

-Excuse moi. Je suis maladroite. Jenn m'a dit de te dire d'économiser tes forces si jamais tu te réveillais. Elle a dû te donner de son sang pour te permettre de te remettre de tes blessures.. Elle est pas si méchante, je te l'avais dit. Je vais aller te chercher de quoi manger.

Elle venait de dire le mot magique. À la promesse de quelque chose de nutritif qui viendrait combler mon estomac, je pense que même mon air inexpressif et mes iris normalement glacés communiquèrent ce besoin irrépressible de me nourrir. Elle ne me fit pas languir davantage et se leva immédiatement pour quitter la salle, me laissant seul avec moi-même.

Dans ma solitude, je pris quelques instants pour réellement tester mon corps davantage. Incroyablement fatigué certes, mais j’étais quand même capable de faire plus que de simplement rester évaché sur mon lit, même si ce n’était peut-être pas tout à fait vrai. Je bougeai donc tranquillement mes bras et mes doigts pour voir l’état de ma douleur, et malgré qu’ils étaient très ankylosés, je pouvais au moins les manipuler. Je tournai ensuite lentement ma tête pour observer mon épaule et mon bras que je vis à mon soulagement soigneusement pansé et propre à deux endroits. La nouvelle blessure étant sans doute due à la transfusion que m’avait faite Jennsen. Je découvris aussi en examinant mon bras que je ne portais pas de chandail. Cela expliquait la sensation de froid qui me parcourait le corps, malgré la couverture qui me recouvrait le dos. Ces petites observations rapides étaient prometteuses, mais comme j’avais rarement été dans un tel état, vint inévitablement le moment où j’outrepassai ma limite lorsque je voulus me redresser.

Aussitôt, je sentis l’afflux de sang m’étourdir et rendre particulièrement douloureux l’énorme ecchymose qui avait poussé au-delà de mon œil droit.

Ouf… Me dis-je en me recouchant aussitôt pour amenuiser la sensation.

Guidé par les pulsations de mon cœur qui projetait du sang dans la zone, j’approchai lentement mes doigts de l’énorme bosse qui s’était tranquillement formée durant mon sommeil. Dans le même mouvement et alors que je tâtais les dégâts, ma main s’approcha sans que je me rende compte de l’endroit où j’aurais normalement dû toucher au pavillon de mon oreille, mais je ne perçus rien de familier mis à part un énorme bandage blanc qui me ceignait l’oreille et une partie de ma tête. Je fus rapidement ramené au coup de feu qui me l’avait arraché et poussai un soupir d’exaspération tout en faisant retombé mon bras contre moi.

Bordel… Comme si j’avais besoin de ça.

La nuit dernière j’avais senti mon ouïe être affaiblie par la proximité du tir, mais je voulais savoir ce qui en était. Ça n’allait pas être aisé de vérifier ça avec le pansement, mais j’étais persuadé que Jennsen n’y manquerait pas cette surdité m’avais presque coûté la vie contre ces foutus clébards.

Je renonçai à faire quoi que ce soit d’autre et me contentai simplement de rester étendu les yeux fermés en tentant de me reposer comme on me l’avait suggéré. Mon esprit se mit à errer et il s’arrêta sur une pensée que j’aurais préférée laisser de côté. Je ne me souvenais pas de la dernière fois où j’avais pensé à ma mère. Deux ans, trois ans, plus encore…? En fait, jusqu’à ce qu’elle me réapparaisse dans mon rêve, je ne pensais même pas pouvoir encore correctement me l’imaginer ou la décrire. Ce que j’avais vu était si près de la réalité, il ne manquait pas le moindre détail et cette vision de mon passé me troubla autant qu’il me fit un baume sur le cœur. Malgré tous mes efforts pour me rouvrir sur ces souvenirs enfouis, je n’avais pas encore eut un retour en arrière aussi puissant, aussi vif. Comment pouvais-je y arriver aussi subitement? Était-ce simplement dû à mon inconscient qui avait eu carte blanche dans mon sommeil? Qu’est-ce que cela pouvait bien signifier? Avais-je passé si proche de la lame de la grande faucheuse que les fantômes de ma famille étaient venus m’accueillir? Après tout, la seule autre fois où j’avais été dans un état aussi déplorable, Jules était décédé… Était-il revenu m’épauler dans mon épreuve?

Mes interrogations ramenèrent une vague d’émotion que je fis taire en un instant en fermant mes yeux et en serrant du poing, comme si ce simple mouvement donnait à ma volonté la force nécessaire pour briser ce torrent sur le récif inébranlable de mon stoïcisme

Au moment où je le faisais, la porte de ma petite chambre s’ouvrit et laissa place à ma garde-malade ainsi qu’à une silhouette beaucoup plus imposante qui la suivait de près en lui tenant la main.

Of all things possible… Pensais-je avec résignation envoyant le sachet que Kelsey tenait à la main.

-Ça n'a pas très bon goût, mais je suppose que tu dois connaître. Tu sais donc que c'est particulièrement nourrissant malgré l'aspect désagréable pour le palet.

J’aurais donné n’importe quoi pour quelque chose d’autre, mais même à cela, mon estomac m’intima par une accentuation de ma douleur de me taire sur-le-champ et de me gaver de ce qui s’y trouvait sans autres formes de procès.

-Je te présente Victor, le frère de Jennsen. Ne t'inquiète pas, ils n'ont pas tout à fait le même caractère tous les deux !

Ah bon…? Alors testons ça tout de suite.

Avec quelques minutes depuis ma dernière tentative, je tentai une seconde fois de me relever, pour au moins m’adosser contre le mur au pied duquel se trouvait la tête de mon lit de fortune. Un mouvement qui provoqua instantanément la réaction des deux autres qui me prirent chacun de leur côté pour m’aider à me hisser dans une position assise. Un réflexe que le Vésuve n’aurait clairement pas eu et qui me donna déjà une idée du caractère de l’homme qui me faisait face.
Dès que je fus plus confortable, je leur hochai de la tête avec une reconnaissance non-feinte.

-Merci beaucoup.

Mon timbre était faible, mais beaucoup moins chancelant qu’il ne l’avait été lors de mon dernier moment d’éveil. Une différence simple en soi, mais qui me réconforta un peu, je n’aimais pas avoir l’air dans un tel état...

Ils patientèrent quelques secondes le temps que je me goinfre. Je tentai de garder un simulacre de politesse par simple envie de ne pas avoir l’air d’un clochard affamé, mais j’ignorais le résultat final, j’avais beaucoup trop faim. Finalement, dans un souci de ne pas les laisser en plan, j’avalai ma dernière bouchée et tendit ma bonne main vers le frère de Jennsen, préférant maintenir l’autre sous les couvertures par pudeur de mon infirmité.

-Salut Victor, j’imagine qu’elles m’ont déjà présenté à ma place… C’est inutile de le dire je pense, mais je voulais vous dire merci pour ce que vous faites. Je n’aurais pas survécu la nuit sans vous et je vous en suis reconnaissant bien évidemment.

Ma voix sonnait étrangement rauque et la jeune rousse remplit d’instinct un autre verre d’eau que j’engloutis avec un regard reconnaissant avant de poursuivre.

-Je ne veux pas avoir l’air de pousser ma chance, mais est-ce que tu aurais un pull ou un simple t-shirt à me prêter. Nous avons à peu près le même gabarit je crois, et il fait quand même froid. J’aimerais m’éviter un rhume autant que possible si j’en ai la chance.[/color]
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Quand ils entrèrent dans la pièce où Caleb s'était reposé pendant presque une journée complète, Victor resta un peu en retrait pour l'observer. Ils avaient à peu près le même gabarit. Mais pour le reste, l'homme allongé sur la couchette était dans un sale état et avait clairement besoin de repos pour laisser à son corps le temps de se remettre en état. Heureusement que Jennsen avait été là et qu'elle avait accepté de pratiquer sa médecine sur cet homme. Il serait sans doute mort sinon.

Kelsey s'approcha et lui tendit la ration militaire. Au regard que Caleb jeta à la nourriture, il devait lui être reconnaissant et très affamé, ce qui était normal après presque 24 heures à dormir. La jeune femme lui donna la ration et, après un court instant, elle lui présenta Victor. Elle insista sur le fait qu'il avait un meilleur caractère que sa sœur jumelle, afin de le rassurer.
D'ailleurs, il eut l'occasion de le prouver juste après car leur invité essaya de se lever mais il eut besoin de l'aide de Kelsey et de Victor pour y arriver. Il était encore très faible et aurait besoin de plus de temps pour être de nouveau fonctionnel. L'homme les remercia pour leur aide et reprit ses esprits. Le timbre de sa voix restait faible mais cela ne l'empêcha pas de dévorer la ration militaire que Kelsey lui avait donné.

Après avoir tout dévoré, il tendit une main à Victor et se présenta. Il fit part de ses remerciements pour son sauvetage et pour tout ce qu'ils faisaient pour lui. Victor hocha la tête pour accepter les remerciements.

- Et bien, même si les conditions de ton arrivée sont un peu floues, je suppose que Jennsen a pris toutes les précautions nécessaires pour s'assurer que tu n'étais pas un danger. Il est donc normal de t'aider maintenant que tu es là et dans un tel état.

Il ne précisa pas que sa présence pouvait être problématique d'un point de vue logistique et stock de vivres car il pensait que Caleb était assez intelligent pour le savoir. Et puis, il ne voulait pas livrer des informations sur leurs ressources comme ça.
Il profita de ce que Victor répondait pour avaler un verre d'eau bien rempli. Une fois le verre reposé, il demanda s'il n'y avait pas un pull qui trainait pour lui. Il voulait éviter un rhume par cette température.

- On doit sûrement avoir ça. Il faudrait chercher dans les vêtements qu'on a récupéré. Je crois qu'il y a un pull ou une veste militaire.

Ils avaient récupérés pas mal de vêtements quand leur petit groupe s'était emparé de l'endroit. Cela leur avait été fort utile car à ce moment là, il ne portait que la tenue des prisonniers de la Marion County Jail et ce n'était pas ce qu'il y avait de plus indiqué pour des nuits et des journées aussi fraiche.
Il s'éloigna pour aller directement prendre un vêtement. Il pouvait laisser Kelsey seule avec Caleb. Dans son état, il ne pouvait pas être une menace.

Il trouva rapidement ce qu'il cherchait. C'était un pull kaki qui en avait eut de meilleurs jours mais il conviendrait. Victor revint rapidement dans la pièce de Caleb et lui tendit le vêtement.

- Alors comme ça, tu as connu Safepoint à Central City ? demanda Victor sans attendre.

Il voulait bien être généreux avec lui, mais il allait devoir répondre à leurs questions. Jennsen lui avait vaguement expliqué qu'il était un agent d'une autre enclave de survivants bien plus au nord qui avait voulu nouer des liens avec Safepoint. Victor était perplexe. Qui était ces gens s'il existait vraiment ? Et puis, Safepoint n'avait jamais été du genre à être très diplomate avec les autres enclaves. La Guerres des Colonies du Commandant Hudson et leur oppression par le Conseil le prouvait aisément. Toutefois, si une puissante plus importante ou équivalente leur proposait un accord, Safepoint n'aurait pas dit non.

- Et tu étais ami avec Mark Callahan et ses potes ? enchaina-t-il sans laisser le temps de répondre à Caleb.

Il parlait d'un ton plutôt neutre pour éviter de brusquer son vis-à-vis qui avait déjà dû être traumatiser par sa sœur. De toute façon, il ne cherchait pas à accuser qui que ce soit mais à discuter pour obtenir des informations.
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Je fus heureux de voir qu’il m’accordait au moins un pull kaki pour me réchauffer. C’était peu demander en temps normal, mais dans l’optique où j’avais débarqué chez eux comme un réfugié qui pourrait leur attirer des ennuis, j’aurais aisément compris leurs réserves s’ils avaient voulu me poser leurs questions d’abord.

En effet, je ne me faisais aucune illusion, mon interrogatoire était bien entendu inévitable et probablement imminent. Jennsen m’avait bien prévenu, je n’échapperais en aucun cas à une séance de question. Pourquoi? J’avais de la difficulté à m’imaginer les détails. Je voyais bien qu’ils voulaient éclaircir qui j’étais et les risques que je représentais, mais je n’avais pas d’inquiétude là-dessus. Une fois que j’aurais rapidement établi les faits, je savais que je n’aurais aucune difficulté à leur faire comprendre que j’étais la personne la moins à risque de leur apporter des ennuis. Sans amis, sans alliés et sans ennemis (au-delà des Raiders qui s’en prenaient à tout le monde anyway) je n’étais qu’un simple survivant lambda solitaire et isolé, pas de quoi en faire tout un plat.

J’eus besoin d’aide pour enfiler le pull vu la douleur et les pansements, surtout avec ma foutue main gauche dont l’absence de trois doigts rendait toute opération ardue. Une fois que ce fut fait pas contre, Victor ne s’empêtra aucunement de cérémonies et mit directement les faits sur la table.

-Alors comme ça, tu as connu Safepoint à Central City ? Et tu étais ami avec Mark Callahan et ses potes ?

La première question était assez innocente en soi, je ne devais pas être le premier qu’il rencontrait à avoir vu Safepoint, trois convois entiers c’étaient échoués ici. Cela dit, la seconde question avait un poids beaucoup plus important. Je ne savais pas qu’est-ce que Jennsen avait dit à ce propos et plus important encore comment elle lui avait dit. Cependant, je devais impérativement mettre les pendules à l’heure.

-Pour faire court, j’ai effectivement connu Safepoint, débutais-je d’une voix calme et légèrement éraillée, mais je n’y ai pas vécu vraiment. Jennsen a dû te dire que je viens d’une autre enclave et c’était toujours le cas quand je suis parti il y a 3 ans et demi maintenant. On voulait vérifier les rumeurs de Central City et c’est ainsi qu’on est tombé sur Safepoint. Cela dit, nous avions comme ordre de ne pas nous mêler à l’enclave sans autorisation alors le chef de l’expédition est resté en attente pratiquement 6 mois avant que des péquenots parmi nous ne crache le morceau qu’il existait une autre enclave en Colombie-Britannique. Ça a mené notre enclave et Safepoint a débuté des relations diplomatiques ténues, mais ça n’a mené nulle part. Si vous étiez dans la dissidence, vous en avez peut-être entendu parler. Je sais que Safepoint a tenté de garder ça le plus discret possible alors j’ignore à quel point ça c’est répandu dans la population de l’enclave. Ensuite il y a eu l’attentat et vous imaginez ce qui est arrivé. Donc oui j’ai connu Safepoint, mais mon lien y était très faible et je ne connais pas vraiment ce qui s’y faisait ou ce qui s’y est passé puisque nous restions toujours à Elko, à environ 2h de route là.

Il n’y avait pas vraiment autres choses à dire. Après, je verrais quelles questions il me sortirait. L’heure était venue de m’attaquer au sujet un peu plus délicat de la Famille.

-Je vais être franc Victor, repris-je avec une voix semblable, mais dont on pouvait percevoir une teinte de détermination. Oui j’ai connu la Famille, peut-être même que je les considérais comme des amis. Honnêtement, je n’arrive pas encore à me définir clairement ce qu’ils étaient à mes yeux. Je ne les ai vraiment pas côtoyés souvent, mais les fois où je les ai vus furent toujours très intenses et nos liens se sont renforcés plus vite qu’ils ne l’auraient été dans une relation d’amitié normale. La première fois fut lors de la Guerre des Cinq où ils m’ont sauvé de l’attaque chimique qui a dévasté la population de Central City, la seconde fut lorsqu’ils furent en charge d’aller trouver mon enclave à la demande du CSP, et la dernière fut l’été dernier après que les convois de Safepoint se soient échoués ici. Nous nous sommes tous mutuellement sauvé la vie au cours de ces affaires alors je te mentirais si je te disais qu’ils m’étaient complètement indifférents, mais ce dont je suis sûr c’est que cela n’a plus d’importance. Non seulement je me fous des accrocs qu’il y ait pu y avoir entre vous, mais en plus ils sont tous morts, et ce faisant leurs conflits se sont éteints avec eux.

Je laissai ma dernière phrase faire place à un silence qui lui donna l’intensité que je souhaitais. Il n’y avait pas à s’imaginer de liens avec « Mark et ses potes ». C’était du passé, et j’étais loin d’être assez proche d’eux pour vouloir alimenter l’animosité qu’ils avaient à l’égard de mes hôtes. Animosité qui, rappelons-le, m’était inconnue jusqu’à ce que Jennsen m'en parle il y a quelques jours.

-Je ne parlerai pas en mal des morts. Repris dans l’espoir de changer de sujet. J’espère qu’il vous suffit de savoir ces quelques faits pour que vous soyez assuré que Mark et son groupe ne sont que des fantômes qui ne viendront pas vous hanter, encore moins par ma faute.

Estimant m’être fait suffisamment clair, je me tus et les regardai alternativement dans l’attente de la suite. Je savais évidemment que je ne pouvais pas m’en sortir à si bon compte, que ce soit Victor ou Kelsey, chacun avait ses propres points d’interrogation en recherche de réponses.
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Victor garda l'expression la plus neutre qu'il pouvait avoir en écoutant les réponses de Caleb. Il voulait éviter que ce dernier puisse lire sur son visage ses pensées ou ses réactions.
La surprise ne fut pas totale quand il lui parla d'une autre enclave d'importance en Colombie-Britannique mais elle fut là tout de même. Durant leur rébellion contre le Conseil de Safepoint, ils avaient pu obtenir des informations que l'autorité centrale de Safepoint ne divulguait pas mais beaucoup d'autres informations n'avaient pas filtrés. Sur beaucoup de chose, l'ancienne Brigade dissidente avait été coupé du monde et isolé.

Bien sûr, des rumeurs avaient voyagé sur l'existence d'autres enclaves au delà des colonies conquises par l'Armée d'Hudson, voire même l'existence d'entités de survivants par delà le monde, mais le stade de la rumeur n'avait jamais été dépassé. La Colombie Britannique n'était pas très éloigné de Salem.
Lorsqu'ils étaient dans le Nevada, cette information n'aurait pas été de grande importance à l'échelle d'un survivant, mais désormais, elle pouvait changer toute la donne. Il devrait en parler avec Kelsey, Jennsen et Riley.

Caleb reprit avec un voix affichant plus de volonté et d'assurance. Il aborda le sujet de la Famille. Victor le crut honnête et franc. De toute façon, ça n'avait plus une très grande importance si les mercenaires étaient morts. Il semblait qu'une relation de confiance basé sur des épreuves communes avait été forgé et le Rahl comprenait ce genre de lien. Il apprécia la franchise et le respect pour les morts qu'afficha Caleb. Cela montrait qu'il avait quelques principes...

Un silence s'installa entre les trois survivants. Kelsey ne savait sans doute pas trop quoi dire ou demander après une conversation comme celle-ci. Et comme, il avait pris la direction de l'interrogatoire, Victor se résolut à relancer la discussion.

- Le groupe avec qui tu étais à Salem... Ils sont tous morts ? Si oui, je suis désolé...

Il marqua une pause, réfléchissant à sa prochaine question, puis se relança.

- Cette enclave... en Colombie Britannique... Elle existe encore ? Je veux dire, elle n'a pas fini comme Safepoint ? Combien de survivants y vivent et qui la dirigent ? Et surtout, où est elle exactement ?

Ce n'était pas des questions très cordiales ou amicales, mais pour l'instant c'était cette enclave qui intéressait Victor. Un endroit sécurisé où l'on pourrait vivre avec un minimum de confort était forcément alléchant. Salem était un trou à emmerdes pour Victor. Entre les Raiders qui trainaient non loin, les survivants lâchés dans la nature après la chute de la Marion County Jail, les restes des convois de Safepoint et la concentration de zombies, il n'avait aucune raison de rester s'il pouvait trouver un meilleur en droit ailleurs.

- Bon... et les Raiders ? Tu sais des choses de plus que les autres ?

Il écouta attentivement Caleb en essayant d'analyser si ce dernier mentait ou pas et si on pouvait lui faire confiance. Selon lui, cet homme était assez fiable et on pouvait se fier à lui, peut être plus qu'à Riley.
Victor se tourna vers Kelsey pour lui signifier que si elle voulait poser des questions, elle pouvait. Sans doute voudrait-elle en savoir plus sur ce qui est arrivé à William depuis la capture par les Raiders...

Victor la laissa parler tout en réfléchissant à ce que lui avait dit Caleb. Il faudrait avoir une discussion de groupe et surtout avec Jennsen pour savoir ce qu'ils allaient faire avec Caleb et les informations qu'il avait donné.
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Victor m’avait écouté avec un air qui rivalisait presque avec le masque stoïque qui avait dominé la majeure partie de mon passé récent suivant ma captivité à Thunder Bay. Je m’imaginais facilement la raison derrière une telle retenue. Contrairement à Kelsey lorsqu’elle avait voulu me sauver, il était capable d’une méfiance toute naturelle par les temps qui court. Un réflexe salvateur et définitivement utile, cela dit, mon instinct soufflait discrètement à mon esprit qu’il y avait quelque chose d’autre. Il ne voulait pas que j’interprète ses réactions. La très éphémère trace de surprise qu’il s’empressa de voiler derrière son expression neutre m’en donna la très nette impression bien que je ne réussis pas à la confirmer.

Il ne se laissa pas aller très longtemps, dès que j’eus fini mon petit monologue, il fit part de ses condoléances à propos de mes défunts comparses de survie. Une petite remarque fort appréciée et pour laquelle je hochai de la tête en guise de remerciement. Je ne connaissais que très peu la majorité des personnes sur place, mais la mort de Daniel et de William me m’affectais plus que ce que je l’aurais cru. La culpabilité revint cogner à la porte du coffre-fort où je pensais l’avoir soigneusement rangée, mais je la renvoyai d’où elle venait aussitôt avec une efficacité qui me surpris moi-même. J’avais vraiment pris l’habitude depuis le temps… Je lui donnerai sa place plus tard

Tu dis ça depuis 3 jours… Faudrait que ça vienne. Me reprochais-je silencieusement. Ils méritent mieux que ton mutisme.

Il enchaîna vite sur un nouveau sujet heureusement, ce qui m’évita d’avoir à m’y attarder encore. Par contre, je sentis mon sang se glacer lorsque j’entendis la nature de ces nouvelles interrogations.

Il ne se glaça pas de prime à bord. Quoi de plus naturel en effet, je ne pouvais pas leur vendre l’idée d’un beau regroupement d’humains comme Safepoint sans qu’ils ne rêvent à tout ce qu’ils avaient perdu… De ce que j’avais compris, ils avaient vécu en paria pendant une partie de leur présence à Safepoint, mais ils avaient néanmoins connu son faste. De l’eau courante, du chauffage, de la nourriture fraîche, de la sécurité, autant d’attributs que Salem ne pourrait jamais leur donner. Encore moins avec les Raiders dans les environs pour éradiquer le moindre groupe trop puissant qui serait capable de reconstruire un semblant de civilisation.

Cependant, une réticence sourde naquit en moi lorsqu’il ajouta le mot Raiders à la suite de sa question.

Son intérêt pour l’endroit était pour des raisons évidentes et la question des Raiders n’était même pas proche de ce qui me vint à l’esprit. Malheureusement pour eux un autre lien se forma dans ma tête sans que je puisse l’arrêter. Une image terrifiante où je voyais les Raiders retracer la localisation de Hope où Cloé et David vivaient toujours. En ce moment, de tous les êtres encore en vie et à proximité de Salem, j’étais le seul à connaître la réponse à la question qu’il me posait. Les risques qui existaient si cette information venait à être divulguée me donnaient froid dans le dos, mais le pire, c’est que je ne pouvais pas tout simplement  me taire. Ils voudraient tous une réponse et ne pas en donner pouvait également mener vers des avenues inconnues, mais que je pourrais regretter beaucoup, surtout avec la présence du Vésuve dans les parages. De nouveau, je n’aurais le choix de me tourner vers la demi-vérité et de rester aussi convainquant que possible.

-Oui Safe Haven existe toujours. Elle doit compter facilement compter 1500 personnes. Elle est au cœur d’un Parc provincial de la Colombie-Britannique perdu au cœur des Rocheuses, le Top of the World Provincial Park. Y vivre n’est pas du très grand luxe cela dit, ça n’a rien à voir avec Safepoint. La vie est frugale vu l’isolement, mais le colonel Kinney qui est en charge de l’enclave a organisé les survivants très efficacement pour rendre le tout fonctionnel. Si vous voulez y entrer, il y a des groupes précis, chacun avec leurs tâches et leurs obligations et il faut s’y plier, mais ça n’a rien à voir à de l’esclavage vraiment. Il faut pas s’imaginer Kinney comme un Hudson ou un CSP, il est honnêtement différent de ce genre de tyran, aussi bizarre ça puisse sonner.

En effet, il fut un temps où j’aurais réellement voulu le voir mort après qu’il m’ait banni de Safe Haven. Cependant, après avoir vécu avec lui à Hope, j’avais pu constater par mes propres yeux ce que Cloé m’avait raconté et j’étais arrivé à la conclusion qu’il était vraiment d’une trempe unique.

-Sur une autre note, vous ne tomberez jamais dessus par hasard cela dit. Quand je dis perdu, je signifie vraiment cela.  Et puis honnêtement, à cette distance, je ne vois pas ce qui peut vous intéresser. Avec l’aide d’un véhicule pour faire le trois quart du chemin, ça m’a pris un mois pratiquement me rendre jusqu’ici et je suis très calé en survie forestière. Tenter le voyage sans un tel bagage de connaissance est carrément suicidaire.

Je ne disais pas ça afin de les décourager de tenter leur chance, la promesse d’un avenir meilleur était quelque chose à laquelle tous pouvait aspirer, mais j’aurais été stupide de ne pas leur dire. S’ils avaient vraiment en tête d’y aller, ils auraient à penser attentivement à cette option. Particulièrement étant donné que les risques étaient bien réels comparativement à la localisation  que je venais de leur donner. Quelque part au fond de moi, je me sentais mal de les envoyer sur une chimère et si je pouvais le leur éviter, pourquoi pas…

-Pour les Raiders, honnêtement, vous en savez autant que moi je crois. Ce sont des enfants de chienne qui veulent apparemment faire prisonnier et tuer toute trace d’humains encore sensiblement capable de penser. Au-delà de ça, j’en sais foutrement rien. Désolé de vous décevoir.
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J'écoutais d'une oreille plus que distraite ce que se disaient Victor et Caleb. Pas que ça ne m'intéressait pas mais... Cette conversation sonnait un peu comme un doublon à mes oreilles. Mon compagnon avait besoin de jauger cet homme, juger de sa sincérité et entendre ce qu'il avait à dire, comme Jennsen l'avait fait avant lui. Mes pensées durant cet échange divaguèrent vers un visage familier qui me hantait depuis la veille. Les yeux rieurs d'un adorable texan et sa voix réconfortante accaparaient mes songes. J'avais vraiment du mal à me dire que je ne le verrai plus jamais. Ca me paraissait tellement irréel... Comme un foutu cauchemar dont je n'arrivais pas à sortir. En fait, la seule chose qui me tira de ma rêverie fut lorsque Victor demanda des précisions à Caleb sur l'enclave nommée Safe Haven.

Ca aussi ça semblait surréaliste... Une autre enclave existait bel et bien. Une zone sécuritaire où un peu plus d'un millier de survivants s'étaient réfugiés. J'aurai donné beaucoup pour pouvoir me faire pousser des ailes et voler jusqu'à destination, mais Caleb nous ramena rapidement sur terre. Safe Haven, en plus d'être particulièrement loin, était perdue. Nous avions peu de chance de parvenir jusqu'à elle... Un soupir traversa mes lèvres, et je pense que Victor l'entendit assez distinctement. La paix... Quand est-ce que j'aurai la chance de réellement y goûter hein ? Je n'avais pu passer qu'un seul petit mois à Safepoint, avant que Central City ne soit réduite en cendres radioactives.

Et si c'était moi qui portait la poisse hein ? J'avais demandé à mon frère de rejoindre Safepoint, il a disparu peu avant qu'on y parvienne. Je met les pieds à Safepoint, la ville est détruite par une bombe. Je rejoins l'Académie à Salem, on s'installe et la vie reprend son cours.. les Raiders nous tombe dessus et nous capturent. J'aperçois le tag à la peinture de William sur le mur du Costco, quelques jours plus tard les Raiders détruisent son nouveau lieu de vie et le tuent... J'étais un véritable porte malheur sur patte en fait. Un frisson me parcourut l'échine... C'était stupide comme raisonnement, mais je ne savais plus trop quoi penser ces derniers temps. J'avais l'impression d'attirer la mort autour de moi, comme un horrible aimant. Mon frère, Safepoint, l'Académie, William... J'espérais de tout cœur ne pas porter malheur à Victor et Jenn. Je tenais beaucoup trop à eux.

Mon regard croisa celui de mon compagnon. Je compris rapidement qu'il avait décidé de me laisser la parole... et tant mieux, parce que j'avais moi aussi quelques questions qui me brûlaient les lèvres. « Caleb je voulais te demander... Comment as-tu connu William ? Où est-ce que vous viviez ? » Avant même qu'il n'ait le temps de répondre, j'enchaînais. « J'ai besoin d'être sûre... Sûre qu'il est mort, et pas agonisant quelque part, en attente d'une quelconque aide. Ou même prisonnier de ces... » J'étouffais l'insulte qui me brûlait les lèvres, tout en plantant mon regard déterminé dans les yeux de Caleb. « Si tu connaissais William, tu sais qu'il était plein de ressources. Et très réfléchi. Est-ce que tu l'as vu mourir ? Est-ce que tu as vu son cadavre ? »

S'il n'était pas sûr de lui, j'étais prête à aller moi même vérifier que mon ami n'était pas captif de ces pourritures. Je n'étais pas sûre que mes questions rassurent Victor, il devait se douter de ce que mes paroles sous entendaient... Mais j'avais BESOIN de savoir. Besoin de faire correctement mon deuil, si j'avais à le faire. Devoir retourner sur les lieux où il était tombé pour vérifier que son corps y reposait, peut être bouffé par des zombies qui passaient par là, était un risque que j'étais prête à prendre, malgré tous les dangers que ça représentait. J'avais du mal à réfléchir correctement, en vérité j'étais désormais plus en colère que triste. J'en voulais à la vie, à la mort, aux Raiders et au Zombies. A toutes ces choses qui gâchaient l'existence de gens biens... De gens comme William.

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Je m’attendais à une réponse de la part de Victor, mais ce fut la jeune dame qui prit la parole. En même temps, nous n’avions pas eu le temps de vraiment discuter la dernière fois, surtout après la bombe de malheur que je lui avais envoyé en pleine poire. Elle était visiblement en meilleure forme que la dernière fois du moins. Un euphémisme stupide considérant le fait qu’elle n’avait probablement pas eu de nouvelle révélation de décès depuis. Son visage avait été distrait durant la majorité de mon échange avec le nouvel arrivé, mais même cette courte constatation ne voulait pas dire grand-chose. En fait, il était fort probable qu’elle restait totalement dévaster de la mort de William... Je devais répondre de mes actes, ne serait-ce que pour éclaircir ce que je lui avais dit.

-Caleb je voulais te demander... Comment as-tu connu William ? Où est-ce que vous viviez ? J'ai besoin d'être sûre... Sûre qu'il est mort, et pas agonisant quelque part, en attente d'une quelconque aide. Ou même prisonnier de ces...

Elle ne put prononcer leur nom, mais la haine pure fut aisément visible dans son visage. Les Raiders nous avaient tous marqués… Que ce soit en instillant la peur, la crainte, le dégoût, ou les trois à fois! Mais lorsqu’elle riva de nouveau mes yeux sur moi, j’y vis la détermination et une sourde colère qui menaçait de dominer ses réflexions.

-Si tu connaissais William, tu sais qu'il était plein de ressources. Et très réfléchi. Est-ce que tu l'as vu mourir ? Est-ce que tu as vu son cadavre ? Conclut-elle simplement.

C’était une question tout ce qu’il y a de plus légitime. Lorsque je lui en avais parlé, je n’avais pas voulu lui donner de faux espoirs, mais je n’avais pas pu m’empêcher de l’induire sur une piste qui pouvait laisser planer cette possibilité. Un réflexe stupide d’une part d’empathie que je croyais profondément enfouie et qui avait brusquement ressurgi. Ce n’était pas la première fois que ça me faisait ça ces derniers jours. Lorsque j’avais discuté avec William, j’avais eu le même genre d’affaiblissement de ma forteresse de stoïcisme. Alors que ça m’avait donné un aperçu de la progression que j’avais fait et du travail qu’il me restait encore à faire, j’avais l’impression que ça n’avait pas servie à Kelsey qui semblait encore dénier la possibilité.

Je baissai les yeux pour ne pas affronter les iris bleus de la jeune rousse, admirant soudainement les restes de mon repas avec un intérêt renouvelé. En effet, si je décidais de m’attarder là-dessus, j’allais peut-être ramener à mon esprit la culpabilité que j’avais essayé de cacher. Ce que j’avais raconté n’était qu’en partie vrai puisque j’omettais le fait pourtant fondamental que je les avais laissés à leur sort contre les Raiders en fuyant pour ma vie. Qu’est-ce qu’ils me feraient si jamais ils le comprenaient…? Honnêtement, je préférais ne pas y penser.

Cette courte coupure de contact entre mon interlocutrice me donna la concentration et la force de lui répondre avec un timbre qui ne fléchit pas.

-William a été retrouvé par Charlie peu de temps après la chute de la prison. Cela dit, je le connaissais déjà puisque je l’avais vu une fois auparavant. Je t’avais dit que j’étais retourné, à mon enclave tu te souviens? Et bien j’y suis retourné à partir d’ici, j’étais au sein de Pacific Playland, la caravane qui a longé l’I5 après la destruction de Safepoint. Lorsqu’on s’est échoué ici, j’ai retrouvé les membres de la Famille qui était avec Mountains Alley et ils m’ont aidé à retourner chez moi. Cependant, William y était et on a discuté brièvement dans la nuit avant mon départ.

Je me souvenais encore bien de cette nuit. Du cow-boy meurtri par une blessure extrêmement dangereuse qui avait failli lui ôter la vie. Il m’avait tout de suite apparu comme un honnête homme. À peine quelques heures après qu’on se soit présenté il nous avait donné sa caravane de camping de bonté de cœur afin de nous permettre de retourner à Safe Haven.

J’eus un rire sec tout en baissant mon regard à nouveau.

-Le plus drôle, c’est que je l’ai peut-être déjà rencontré quand j’étais jeune, lors d’une crise naturelle qui avait ravagé la région d’où je viens dans les années 90. Il m’a révélé qu’il était dans une équipe de militaire américaine qui avait aidé la population. C’est pas impossible qu’on se soit vu en personne durant cette période, même si aucun de nous ne s’en souvenait. C’était un homme très bon, unique sans doute…

En terminant  ma phrase, je relevai ensuite lentement mes yeux vers Kelsey.

-Et c’est exactement pour cela que je peux t’assurer qu’il est mort. Non je ne l’ai pas vu mourir, ni n’aies vu son cadavre. Mais j’ai entendu l’arrêt subit de toute résistance dans notre maison après qu’un coup de feu se fit  entendre. Il ne se serait jamais fait prendre vivant, je l’ai suffisamment connu pour le savoir.

Ma phrase avait une intonation grave et sérieuse. Je ne voulais pas lui laisser la moindre trace de doute, la moindre hésitation. Je voyais bien où elle voulait en venir, pourquoi elle me demandait la localisation de la maison, mais je ne pouvais pas avoir sa mort sur ma conscience. Je devais bien au moins ça à William.
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J'observais Caleb tandis qu'il me sortait un discours que j'avais encore une fois l'impression d'avoir déjà entendu. Mes muscles étaient tendus, mes phalanges blanchissaient à vue d'oeil tant je serrais les poings... Mes questions attendaient une réponse que je n'arrivais pas à entendre dans les paroles de notre nouvelle connaissance, et je me sentais complètement incapable de me satisfaire du flot de paroles qui me coulait littéralement au dessus de la tête. Essayait-il de m'endormir avec ses histoires de souvenir ou j'étais en train de rêver ? Un soupir traversa mes lèvres... et mon regard se durcit, comme encore jamais je n'avais été capable de le faire.

« Caleb. » Mon intonation avait subitement changée du tout au tout. Alors que ma voix était d'habitude si chaleureuse et avenante, à cet instant précis elle était semblable à un vent glacial et mordant, qui menaçait de s'abattre sur lui à tout moment. « Je ne te demande pas si tu le connaissais assez pour prédire ses actions face à l'attaque des Raiders. » Mes yeux se plissèrent. « Tu ne réponds pas à mes questions. Et c'est volontaire de ta part. » J'étais peut être l'une des personnes les plus gentilles restantes sur cette planète... je n'en étais pas pour autant aussi stupide que mon air naïf le laissait croire.

« Pourquoi ? » Je plantais mon regard dans le sien, essayant de comprendre. Est-ce que j'y voyais de la gêne ? De la tristesse ? En tout cas, il y brillait un petit quelque chose. Un petit je ne sais quoi qui me donna envie de persévérer à avoir mes réponses. « Pourquoi tu ne me dis pas simplement où vous vous cachiez, sans chercher à m'endormir avec tes souvenirs communs avec Will ? » Me levant doucement du bord du lit, je m'approchais de Caleb. L'une de mes mains traînait nonchalemment – du moins en apparence – près du beretta, accroché à ma cuisse grâce à un holster. « Qu'est-ce que tu essayes tant bien que mal de cacher Caleb ? Quelque chose en rapport avec William ? Avec ton implication dans l'attaque des Raiders peut être ? » Mon ton était devenu menaçant. Oui, réellement.

Son silence et sa façon d'éluder mes questions ne me laissait pas d'autre choix que de porter sur lui tout un tas de suspicions inquiétantes. Se pourrait-il qu'en vérité, Jennsen avait eu raison sur le compte de cet inconnu ? J'avais peut être fait rentrer chez nous un homme responsable de la mort de William, de près ou de loin. Et s'il ne s'expliquait pas rapidement, j'allais le lui faire payer. J'attrapai le menton de Caleb entre mes doigts, et je forçais un peu pour l'obliger à me regarder bien dans les yeux, l'empêchant de fuir cet échange froid et inquisiteur. « Maintenant, je veux que tu me dises la vérité. Je veux la localisation de votre planque, et toute l'histoire. Ne me mens pas, n'y pense même pas. »

S'il regardait au fond de mes iris, plus loin que la colère qui y brillait, j'étais sûre et certaine qu'il la verrait, cette tristesse qui me rongeait. J'avais besoin d'être sûre qu'il ne me racontait pas des conneries. J'avais besoin de comprendre... Et je crois que j'avais besoin d'aller voir ça par moi même. Je n'avais aucune idée de ce à quoi pouvait bien penser derrière moi Victor. Peut être que mon changement d'humeur l'inquiétait, ou peut être même qu'il se préparait à me dire de ne même pas songer à aller chercher le possible cadavre de celui qui avait toujours été là pour moi... Mais il ne savait pas. Il ne savait pas que j'en avais besoin. Voir son visage, être là pour lui, juste une dernière fois.

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Lorsque j’avais rivé mes yeux dans ceux de la rouquine, je m’étais attendu à y voir beaucoup d’émotion. De la tristesse, du désespoir, de la détermination… Une telle liste m’apparaissait beaucoup plus plausible que l’impatience prononcée qui se dégageait de ses iris.

-Caleb… Débuta-t-elle avec un ton qui avait toute la chaleur d’une bourrasque d’hiver.

Oh oh… Pensais-je en déglutissant.

-Je ne te demande pas si tu le connaissais assez pour prédire ses actions face à l'attaque des Raiders. Tu ne réponds pas à mes questions. Et c'est volontaire de ta part.

Dans un geste à peine dissimulé, elle s’approcha de mon lit et posa sa main près du Beretta qu’elle avait à la ceinture. Avertissement manifeste qui s’allia à merveille avec les quelques mots qu’elle prononça.

-Qu'est-ce que tu essayes tant bien que mal de cacher Caleb ? Quelque chose en rapport avec William ? Avec ton implication dans l'attaque des Raiders peut-être ?

Impatiente et perspicace… Me dis-je en sentant me sang se glacer dans mes veines. Bordel c’est pas le moment! Pourquoi tu joues pas la jeune crédule comme avant!?

Une lueur de réelle menace flottait dans ses yeux. Et pour éviter que je fuie de nouveau ses traits incroyablement durs, elle saisit mon menton et me força à garder mon regard rivé dans le sien.

-Maintenant, je veux que tu me dises la vérité. Je veux la localisation de votre planque, et toute l'histoire. Ne me mens pas, n'y pense même pas.

L’avertissement était limpide… Elle le voyait, j’en étais, sûr. La peur de ce qui pouvait suivre si je faisais la moindre erreur devait marquer mon visage aussi sûrement que la colère sourde qu’elle réussissait encore à maintenir sagement derrière le rempart de son regard. Cela dit, une flammèche, un mot de travers, et le brasier pourrait se déclencher comme si un ouragan soufflait sur les flammes. Malgré tout ce qu’elle pouvait me dire par contre, ça ne changeait pas le fait que lui dire la vérité me mènerait au même résultat que de lui mentir. Elle allait devoir se contenter de l’histoire que je lui avais sortie concernant le sort de William.

Cependant, je pouvais au moins lui donner satisfaction sur un point crucial. Au diable ma dette envers William, je n’étais pas pour lui rendre service si la pimbêche qu’il voulait tant protéger n’était pas foutue de se protéger elle-même.

N’ayant d’autres choix que de lui répondre droit dans les yeux, je lui dit aussi calmement que possible.

-4283 Markham Street, au sud d’ici. Débutais-je en évitant de cligner des yeux de peur qu’elle ne le prenne de travers. Je ne sais pas où on est, mais je sais que si vous suivez l’I5 vous passerez au-dessus d’une petite rivière… Un ruisseau même. Si vous le suivez en descendant vers le Sud vous atteindrez inévitablement notre refuge. Nous vivions juste à côté de ce cours d’eau et c’est en le suivant dans ma fuite que je me suis retrouvé ici. Enfin… Pas ici exactement, mais pas loin. J’ai dû le quitter pour fuir les Z qui me pourchassaient. Si ça vous dis rien, tout ce que je sais c’est que nous étions proches de rues comme la Battle Creek Road, la Wiltsey Road, la Eastland avenue ou le Kuebler boulevard. Oh, et il y avait aussi un petit lac et des rails de chemin de fer qu’on pouvait tous voir à partir de la demeure.

J’espérais sincèrement que ça suffirait. Cependant, aussi déterminée elle était, j’avais aussi peur d’elle que du Vésuve qui prendrait très mal le fait que je lui aie révélé ça sans doute. Surtout avec les plans qu’elle avait derrière la tête… Je tirai donc avantage du fait que j’avais Victor comme témoin pour ajouter très sérieusement.

-La raison pour laquelle je te le cachais, c’est pour que tu t’évites le même sort. La Famille a été décimée par les Raiders à ce même endroit, et nous avons tous cru qu’ils ne penseraient jamais à revenir en sachant qu’ils avaient déjà nettoyé la zone. Et pourtant… Pour ce que j’en sais, ils s’attendent peut-être à ce que d’autres personnes tombent dans le même panneau stupide. William m’a sauvé la vie et je ne veux pas avoir sur la conscience de t’avoir envoyé dans la gueule du loup. Surtout en sachant qu’il tenait beaucoup à toi et qu’il ne me pardonnerait de t’y envoyer avec une carte et une boussole.

Cette affirmation avait le luxe d’être vraie en pratiquement tout point. Pratiquement… Et j’eus l’impression qu’elle s’arrima avec une certaine fermeté à la tristesse toujours présente que je ressentais en elle à travers notre échange visuel qu’elle continuait de maintenir fermement avec sa main.

Je sentis sa poigne se relâcher un tantinet.

-Tu veux y aller, fine, vas-y. Je ne peux pas t’en empêcher. Mais tu m’excuseras d’avoir voulu rendre un ultime service à celui qui est mort en héros pour moi.
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Caleb expliqua que Safe Haven était dirigé par une hiérarchie militaire. Un certain Colonel Kinney. Et que la vie dans l'enclave canadienne était strictement ordonné pour permettre un fonctionnement de l'infrastructure efficace. Victor ne savait que trop penser en y réfléchissant. A Central City, Hudson avait eu ses bons côtés et ses mauvais, comme des techniques de développement trop belliqueuse. Mais c'est bien lui et l'armée qui avait permis l'émergence de l'enclave du Nevada. S'il y avait eu moins de survivants ayant trouver refuse là-bas, Hudson et son Etat-Major auraient sans doute réussi à contrôler la ville en évitant les débordements des gangs et des pillards.
Mais d'un autre côté, l'autoritarisme militaire pouvait être très contraignant et parfois stupide en fonction de celui qui occupait le haut de la hiérarchie...

Victor encaissa un peu le coup quand Caleb raconta le difficile chemin qu'il avait fait en partant de Safe Haven. La route était longue et dangereuse même pour un survivant aguerri. Si jamais le groupe de Victor et Kelsey décidait de se lancer dans un tel voyage, il faudrait en discuter sérieusement avant. C'était une décision très lourde à prendre, mais pour une chance d'avoir un abri sûr, certains pourraient se laisser tenter.

Toutefois, l'existence d'une force armée organisée et structurée pouvait offrir d'autres possibilités. Les Raiders étaient toujours présents et commençaient à réapparaitre de plus en plus souvent. Les survivants de Salem et des environs n'étaient pas en sécurité et aucune organisation n'avait émergé pour organiser une défense de la ville ou une enclave. Si Safe Haven avait des troupes, elles pourraient aider à lutter contre les Raiders. D'ailleurs, si ces derniers apprenaient l'existence du bastion canadien, il y avait fort à parier qu'ils finiraient pas l'attaquer.
Une aide logistique, voire humaine, de leur part pourrait permettre la création d'une organisation de survivant dans Salem. Beaucoup de possibilités s'entrechoquaient dans l'esprit de Victor.

Pendant qu'il réfléchissait aux réponses de Caleb, Kelsey avait commencé à l'interroger sur son ami William et sur sa fin tragique. Leur invité répondit avec une certaine tristesse dans la voix, en assurant qu'il connaissait William et que ce dernier était mort. Toutefois, il resta assez évasif sur les événements et la localisation de la mort de ce dernier.
Kelsey perdit ses nerfs et s'énerva fortement contre Caleb en lui criant dessus pour qu'il soit plus précis et en attrapant son visage pour le forcer à le regarder dans les yeux.

Pendant quelques secondes, cette réaction de sa compagne le surprit un peu mais il se reprit vite. Après tout, il vivait depuis longtemps avec sa jumelle et son caractère encore plus explosif. Il la laissa obtenir la réponse qu'elle voulait puis repris la parole pour essayer de retourner à l'atmosphère plus détendue du début de conversation.

- Kelsey, ça va aller, calme toi... fit Victor avec un ton doux.

Il la tira doucement quelques pas en arrière pour l'éloigner de Caleb et la prit dans ses bras pour la calmer. Cela ne dura qu'un instant car Victor voulait continuer à discuter avec Caleb.

- Bon, tu sais quand même un peu sur les Raiders finalement, reprit le Rahl. Tu les as vus récemment. Tu pourrais dire si le groupe qui vous a attaqué était grand ou réduit. Si leur armement était lourd ou pas. Tu pourrais sans doute dire les stratégies qu'ils ont utilisés pour attaquer.

Victor lança un regard appuyé à Caleb.

- Toutes les informations sont utiles contre de tels adversaires. Le danger numéro un de la région, ce sont eux. Salem restera un trou à rats tant que les Raiders traqueront et tueront tous les survivants.

Victor se rapprocha du survivant canadien pour continuer la conversation.

- Tu faisais quoi avant l'épidémie ? demande-t-il. Et maintenant, tu es doué pour te battre, pour survivre face aux zombies ou aux survivants ?

Il voulait savoir à quel genre d'homme il avait affaire. Étant donné la situation, il était fort probable que ce Caleb soit amené à passer un peu de temps avec eux. Autant essayer d'évaluer ses compétences et de lui donner des tâches à faire quand il serait remis. Il faudrait qu'il en parle avec Jennsen, Riley et Kelsey.
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