Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
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A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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 After the Fall - Fight & Flight : Part 2

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Continuez, je ne pouvais pas faire autrement. Si je m’arrêtais, c’était foutu pour moi…

Du moment où j’avais tué ces clébards jusqu’à maintenant, le soleil avait eu le temps de réapparaître dans le ciel de l’Oregon et malgré tout cela, j’étais encore poursuivi. J’avais usé de tous les stratagèmes, tous les passages et tous les obstacles à ma disposition pour fuir ou ralentir mes poursuivants. Ce n’était jamais les mêmes, chaque groupe de Z semé me retrouvait rarement, mais ce n’était souvent que pour tomber sur une nouvelle bande de nécrophages affamés qui reprenaient la chasse là où les autres l’avaient laissé. Chaque pas était une torture et mon corps entier protestait contre toute autre action qui continuerait à le solliciter tant qu’il n’aurait pas eu une pause digne de ce nom. C’était sans compter la perte de sang importante qui, même si la plupart des plaies s’étaient coagulées, m’affaiblissait aussi. J’avais été forcé de m’avancer dans le cœur de Salem, contrait par les zombis à m’enfoncer plus profondément encore dans une zone qu’ils avaient entièrement sous leur contrôle. J’en avais parfaitement conscience, mais le plus terrible c’est que je ne pouvais rien y faire. Je me sentais appâté vers le piège qui finirait bien un jour par se refermer sur moi et lorsqu’il le ferait, je n’aurais même plus l’énergie de combattre…

Je joggai lentement sur une route asphaltée inconnue, hors d’haleine, trempé par la pluie et épuisé avec une douzaine de montres aux trousses. J’arrivais toujours à maintenir une petite avance sur eux, mais je n’avais plus la force de courir. Tout ce que je pouvais espérer c’était de les conserver loin de moi le temps que je trouve enfin un abri permanent, soudain, en arrivant à une intersection, je remarquai une grande clôture noire en fer forgé. Là! C’était là que j’avais besoin d’aller, je n’allais plus pouvoir tenir très longtemps et cette clôture me donnerait l’abri dont j’avais besoin.

Emporté par un soudain regain d’énergie, j’accélérai très légèrement le pas vu mon exténuation et en arrivant près, découvrit avec horreur que c’était une clôture bâtie de façon à empêcher les grimpeurs de la traverser! Je commençai à m’affoler. Je ne pouvais pas me permettre de rester de ce côté-ci de la clôture, le piège était sur le point de se refermer et il prendrait la forme toute simple de mes genoux qui cèdent sous mon propre poids.
Les zombis derrière moi semblèrent pouvoir sentir mon désarroi et ma faiblesse et je crus presque percevoir que leurs râles devinrent enthousiastes. Enfin leur casse-croûte arrêterait de leur échapper!

Over my dead body… me promis-je en reprenant mon jogging maladroit.

Je voyais des arbres tout le long de la clôture, si celle-ci m’empêchait de grimper, les arbres pouvaient parfaitement me servir de marchepieds encore fallait-il que j’arrive à grimper dedans…

Ma recherche s’avéra courte, il y en avait un! Il avait poussé directement à côté et ses branches étaient suffisamment basses pour que je tente ma chance! C’était la seule que j’aurais, si j’échouais à monter du premier coup, le peu d’avance que j’avais sur mes poursuivants se ferait gober trop rapidement pour que je tente de grimper une seconde fois, et je savais que je n’aurais plus la force de courir non plus.

Sans m’arrêter, je retirai mon sac à dos et d’un élan avec tout mon corps, je le lançai avec mon cimeterre par-dessus l’obstacle noir. Puis, avec mes 7 doigts libérés de toutes entraves, je m’approchai du tronc en courant, dernier sprint d’un marathon que je supportais depuis trop longtemps et sautai sur une solide branche basse. Dès que j’eus affermi ma position, je me tournai à gauche en tendant mes mains pour me saisir d’un nouvel embranchement surélevé de ce dernier. C’était maintenant où jamais, si je n’arrivais pas à me hisser, ils m’attraperaient assurément. L’eau de la pluie avait rendu l’écorce glissante et je n’arrivais pas à trouver une prise sûre. La panique s’empara de moi alors que je maudissais tout ce qui était saint de ne pas m’aider à l’instant même. Les bouches affamées et pourries des Z s’approchèrent en n'aidant en rien à me calmer. J’abandonnai alors les forces divines qui ne m'avaient jamais vraiment aidé au fond pour me tourner vers ceux qui comptaient le plus pour moi. Des images de David, Jules et Cloé et mes parents me revinrent à l’esprit, chacune des images du temps avant l’apocalypse. Des images d’une beauté sans pareille qui m’aurait rendu terriblement nostalgique et dépressif en toute autre circonstance, mais en cet instant précis, elles me donnèrent de la force.

Dans un ultime gémissement de douleur et de désespoir, j’usai de tout mon corps pour m’amener sur le second point de l’arbre où les branches se divisaient et dès que j’eus mis mon pied droit je réussis à m’y positionner et dans un même élan à sauter de ma branche en direction du stationnement protégé au moment où le troupeau de Z s’agglutinait autour de l’arbre en saisissant de leurs mains décharnées l’emplacement où s’était trouvé mon pied un instant plus tôt.

J’atterris lourdement sur l’asphalte en m’égratignant les coudes sur le sol rugueux, puis avec la pluie soutenue qui tombait tranquillement sur moi, je sentis mon corps s’évader de lui-même dans les limbes de l’inconscience.
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Cette journée s'annonçait terriblement morne. Le silence du lieu qui avec le temps était devenu notre habitation, notre petit « havre de paix », contrastait beaucoup avec le bruit que provoquait la pluie battante à l'extérieur qui venait s'écraser contre les vitres du bâtiment, et que nous pouvions facilement entendre malgré les barricades. Appuyant doucement mon front contre une des planches de bois qui cachait à la vue de tous notre hall principal, j'observais l'extérieur par une très légère fente laissée là volontairement. Dehors, comme d'habitude, aucune âme qui vive à l'horizon. Derrière moi un léger bruit métallique manqua presque de me faire sursauter. Victor et Riley partis explorer un bâtiment plus en retrait, j'étais seule avec la jumelle de mon compagnon, et cette situation me laissait songeuse. Je savais qu'il fallait que je discute avec elle de ce qui se passait entre son frère et moi.. même si au fond, je pensais qu'elle s'en doutait, elle était loin d'être stupide.

Le regard un peu vague, je regardais les trombes d'eau qui déferlaient sur Salem. Le ciel était particulièrement mécontent aujourd'hui, il nous le faisait savoir. Je n'étais pas superstitieuse pour un sou, mais j'avais gardé de mon enfance la pensée naïve que la pluie n'était autre que les pleurs de la nature. Enfin, je devais pour beaucoup cette pensée à mon frère, et à toutes les histoires qu'il me racontait lorsque nous étions petits. Un sourire nostalgique accroché aux lèvres, il disparut rapidement lorsqu'une vision étrange à l'extérieur m'interpella. De l'autre côté des barrières en fer forgé qui nous protégeaient des dangers de ce nouveau monde, je crus apercevoir quelqu'un en train de courir. Pensant rêver, je clignais des yeux plusieurs fois... Avant que la vision cauchemardesque d'un flot de zombies qui se ruaient dans la même direction ne me fasse totalement réagir.

« Jenn.. » Mon premier appel ne sembla pas faire réagir ma comparse, je repris donc, plus fort. « Jenn ! Il y a quelqu'un dehors ! » Rapidement, le flot d'infectés disparu de ma vision, passant de l'autre côté du bâtiment. D'un geste souple, j'attrapai le beretta qui séjournait dans le holster rattaché à ma cuisse, et je rabattais la capuche noire du sweat masculin que je portais sur ma tête. « Il faut aller voir, il a besoin d'aide ! » Ne laissant aucunement le temps à mon amie d'essayer de me dissuader, je me ruais vers la porte principale et l'ouvrais en grand avant de sortir. Face à moi, le portail n'avait pas bougé, resté intact et fermé. Malgré le bruit omniprésent de la pluie qui battait sur le sol bétonné, des râles infects que je ne connaissais que trop bien parvinrent jusqu'à mon oreille. Voir tous ces morts vivants agglutinés si près de la barrière me fit frissonner, et j'aperçus le corps d'un homme étalé sur l'asphalte... Visiblement, il avait réussi à échapper à ses poursuivants.

Inquiète, je m'approchais un peu plus lentement, jetant quelques coups d'oeil vers la clôture de fer pour vérifier que les infectés ne parvenaient pas d'une manière ou d'une autre à l'escalader, avant de me concentrer de nouveau sur le corps inanimé de l'inconnu. Une fois arrivée à sa hauteur, je m'accroupissais et posais doucement une main sur son cou pour y chercher son pouls, mon propre cœur battant le tambour. Du sang dégoulinait de son épaule et l'une de ses oreilles avait visiblement était sérieusement endommagée, mais il était vivant. Il était vivant. Si l'inconnu ouvrait les yeux, la première chose qu'il verrait serait très certainement mon visage inquiet penché au dessus du sien, de longues mèches rousses d'où dégoulinaient de fines gouttes de pluie s'échappant de ma capuche mal serrée. « Est-ce que vous m'entendez ? » Demandais-je, inquiète. Mais il semblait inconscient. « Jennsen ! JENN ! » Criais-je en espérant que mon amie se dépêcherait.

De l'autre côté de la grille, les infectés semblaient particulièrement excités par l'appétissant spectacle qui se déroulait sous leurs yeux.

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Les deux hommes de la maison étaient partis en exploration. Il s'était ensuite mis à pleuvoir des trombes d'eau et je savais qu'il était extrêmement dangereux de se déplacer dans ce genre d'environnement du fait que la pluie obstrue la vision ainsi que l'ouïe. Il était donc fort probable que Victor et Riley ne rentreraient que dans plusieurs heures lorsque la pluie stopperait. En attendant j'étais entrain de m'occuper de remonter l'un de nos M16 pour m'assurer qu'il soit en bon état et près à l'utilisation en cas de besoin. Kelsey était dans une pièce adjacente.

J'entendis Kelsey faiblement tout d'abord et je posais les pièces du M16 au sol devant moi pour me redresser. J'allais interpeller la belle rousse pour lui demander de répéter lorsque j'entendis clairement « Jenn ! Il y a quelqu'un dehors ! »

Aussi mon cœur se mit à battre la chamade et je dégainai mon Beretta. Avant que j'ai pût l'atteindre Kelsey ajouta un « Il faut aller voir, il a besoin d'aide ! ». Mon esprit bloqua quelques secondes sur ses mots avant qu'un long frisson ne me parcours l'échine. Putain mais quel espèce de conne empotée ! Elle allait se faire tuer comme une idiote avec ses beaux idéaux ! Il suffisait que le premier connard venu s'allonge sur l’asphalte pour qu'elle pense qu'il fallait voler à son secours. Le type n'aurait plus qu'à la laisser approcher et à la flinguer sans aucune résistance...

Je partis a fond de train en rabattant ma capuche noire sur mon visage. Ma machette battait le tempo de ma course contre ma hanche. Kelsey était déjà accroupi près de l'homme qui n'avait plus qu'à lui enfoncé un couteau dans la gorge s'il faisait semblant d'être inconscient. C'est donc lancé que j'arrivais au niveau de Kelsey et que ma tennis droite finit sa course dans la tête de l'inconnu affalé par terre. J'avais tapé relativement fort et sa tête tressauta sous l'impact mais il n'eut pas d'autre réaction. Ce type était soit mort soit dans une inconscience profonde.
En me retournant furieusement vers Kelsey mon œil accrocha le visage de l'homme et je vis que je lui avais ouvert l'arcade. Kelsey allait surement hurler que je l'avais tué mais je la pris de court en me mettant à lui hurler dessus.

-ESPÈCE DE PAUVRE IMBÉCILE ECERVELEE ! TU VEUX TE FAIRE TUER ? ! T'AS JAMAIS ENTENDU PARLER DU CHEVAL DE TROIE ? ! ET SI CE TYPE ÉTAIT ENTRAIN DE JOUER LA COMÉDIE ? TU SERAIS MORTE ! ! MORTE TU M'ENTENDS ? ! J'AURAIS EXPLIQUE CA COMMENT A MON FRÈRE QUE SA PETITE AMIE C'EST FAIT BUTER SOUS MA SURVEILLANCE ? ESPÈCE D’ÉGOÏSTE PENSE UN PEU A VICTOR QUI SERAIT DÉTRUIT PAR UNE CHOSE PAREILLE !

Je repris mon souffle quelques secondes, Kelsey étant pétrifié pour l'instant face à la violence de mes paroles et aussi au fait que j'avais balancé tel quel sa relation avec Victor alors que ni l'un ni l'autre n'en avait encore parlé... Bha merde je n'étais pas aveugle quand au manège de Kelsey et encore moins celui de mon frère jumeau !

La voix toujours pleine de rage et de peur contenue sur ce qui aurait pût arriver je continuai plusieurs tons en dessous :

-Réfléchis avant d'agir ! Tu dois t'endurcir ! Si quelqu'un réussi à s'infiltrer ici, par exemple en se faisant passer pour mourant ta bonté d'âme nous aura tous tué ! Et avant que tu ne me dise que je suis un assassin le sang qui coule de sa tête viens de son arcade que je lui ai pété, il est soit déjà mort soit profondément inconscient !

Je m'agenouillais pour prendre son pouls que je trouvais très faible. Je sentais le regard de Kelsey posé sur moi et je pouvais presque entendre sa détresse devant une telle situation et l'avoinée que je venais, en ayant en partie raison, de lui envoyer. J'y étais peut être allé un peu fort et je ne voulais pas la voir s'effondrer mentalement.

J'émis un long soupir agacé alors que la pluie ruisselait sur mon visage.

-Bien maintenant qu'on est trempé aide moi à rentrer ton nouveau copain à l'intérieur. S'il se réveille vu son état il aura bien gagné le droit de s'expliquer. Mais nous allons l'attacher pied et mains liés. S'il doit survivre maintenant ça ne tient plus qu'à lui de se réveiller. De toute manière ça n'arrivera probablement pas il est pâle comme un mort, surement anémié par la perte de sang et couvert de blessure. Et avant que tu dise quoi que ce soit je n'ai pas prévu de lui apporter le moindre soins. J'ai besoin de t'expliquer pourquoi !?

Je fixai mon regard dans celui de Kelsey pour bien lui faire comprendre la dangerosité d'un inconnu dans notre Safepoint. S'il avait mémorisé l'endroit où il était il pourrait très bien revenir avec son groupe pour ce que l'on en savait. Bref je n'avais pas prévu qu'il se tire vivant d'ici. Néanmoins dans l'optique de ménager Kelsey j'avais proposé de l'emmener à l'intérieur pour voir s'il allait se réveiller.

A ce moment là j'aurais donné n'importe quoi pour que mon frère soit là. Si j'avais été seule le corps inconscient serait déjà repassé de l'autre côté du mur où il était très convoité.
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Mes yeux s'écarquillèrent, alors que Jennsen en arrivant décrocha un majestueux coup de pied dans la tête de l'inconnu. J'avoue avoir directement pensé qu'elle l'avait tué, tant son shoot me parut violent... Ma bouche s'entrouvrit pour lui demander ce qui lui prenait, mais je n'eus le temps de rien. En effet, un véritable flot de paroles enragées se déversa sur moi et je n'osais aucunement réagir, tant la colère de Jenn était palpable. Mais le pire pour moi, plus encore que toute cette colère qui m'était destinée.. c'était qu'elle avait raison. Je venais clairement de faire n'importe quoi. Je m'étais mise en danger inutilement, en plus de mettre en danger notre planque. J'avais agis sans réfléchir en voulant en venir en aide à un parfait inconnu...

Mais les paroles qui m’interpellèrent le plus fut celles qui mentionnaient Victor. Evidemment qu'elle se doutait de ce qui se passait entre son frère et moi... Et elle avait raison. J'imaginai parfaitement que s'il avait été là lui aussi, il aurait été peut être même plus encore en colère que sa sœur après moi. Je venais d'agir comme une imbécile... Devant le regard noir de Jenn, je baissais les yeux sans demander mon reste, et écoutais la suite de son sermon sans réagir. Elle prit son pouls et je la regardais faire sans faire de remarques. Je pense qu'il valait mieux que je fasse profil bas, et en entendant ses instructions à la suite ainsi que son non désir de soigner cet homme, je compris que mon silence pour l'instant pourrait peut être prolongé un peu son temps de vie.

Sans faire d'objections, j'aidai donc comme je pouvais Jenn à transporter l'étranger dans notre refuge, en prenant bien soin de refermer correctement la porte derrière nous. Elle se chargea elle même de faire ses liens et on le plaça dans une petite pièce faiblement éclairée par la lumière du jour. Elle ne m'adressa plus aucun regard après son épisode de pure colère, ce que je comprenais aisément... Et elle me fit sortir de la pièce, ne souhaitant aucunement me laisser veiller un parfait inconnu. Soufflant doucement, je me dis qu'il valait mieux la laisser se calmer quelques minutes... Et j'allais donc chercher une bouteille d'eau, un tissu que je mouillais, et un verre. S'il avait couru autant que je le craignais, et s'il parvenait à se réveiller, ce pauvre homme aurait très certainement soif.

Lorsque je remis les pieds dans la pièce avec mes affaires, Jennsen me foudroya littéralement du regard, ce qui me fit presque déglutir. Elle était toujours en colère après moi, et me voir prévenante avec une potentielle menace ne l'enchantait sûrement pas plus. Poussant un léger soupir, je venais m'asseoir à côté d'elle et poser les effets que j'avais ramené au sol, juste à côté d'elle. « Je suis désolée je... Je sais que j'ai été stupide. » Ramenant mes genoux contre ma poitrine, j'attrapais une de mes mèches mouillées et l'enroulait autour de mon doigt dans un geste de pur stress. « Tu as raison sur toute la ligne. Tu m'en veux je le sais mais je t'en prie... » Mon regard presque suppliant se tourna vers elle. « Laisse lui une chance de s'expliquer... Une chance de vivre. » Je sentais que sa colère montait de nouveau. Peut être que je n'utilisais pas les bons mots avec elle. Mes yeux se firent tristes.

« On doit se méfier, je comprend... Mais si c'était un homme bon ? On a assez de sang sur les mains à mon goût... » Toujours ces remords qui me taraudaient. Détournant doucement les yeux, mon regard se posa sur le visage de cet inconnu. Il avait dû souffrir en courant avec ses blessures. Il avait dû avoir peur aussi, terriblement peur. « Laissons lui une chance... S'il te plaît... » Mes yeux se plantèrent de nouveau dans ceux de mon amie, et je la suppliais de nouveau de mon regard si expressif. « Tu es la seule qui peut le soigner Jenn. Tu es la seule qui peut décider de lui donner cette chance... » Ma main se posa sur le chiffon trempé, et sans geste brusque, je me relevais pour m'approcher doucement de l'inconnu. J'entrepris de nettoyer légèrement son visage du sang qui avait coulé de son arcade, mais aussi de la sueur qui l'avait trempé suite à sa course.

Il était dans de beaux draps, et j'espérais que mes paroles avaient fonctionné sur Jenn. Mais j'en doutais fortement... Nous étions si différentes elle et moi. Et pourtant, je m'en sentais si proche parfois. Durant quelques secondes, je fixais le visage de ce pauvre inconnu qui avait sûrement énormément souffert, et mon cœur se serra.

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L’inconscience avait ses avantages. Celui non-négligeable entre autres de me couper de la réalité et des douleurs atroces qui me torturaient depuis des heures maintenant, mais quelque chose me tira des limbes lorsque je sentis être toucher par quelque chose sur ma tempe.

Soudain, je revis dans ma tête la horde qui me poursuivait, la chute, et le vide sombre qui avait suivi. Étaient-ils déjà sur moi?! Avaient-ils réussi à m’atteindre?! L’horreur me saisit et j’ouvris mes yeux d’un coup, en inspirant brusquement dans un réflexe de panique, réveillant par le fait même quelques dizaines de milliers d’aiguilles qui reprirent le même mécanisme de torture que j’avais sereinement quitté en perdant connaissance. Mon oreille, mon épaule, les muscles de mon corps entier, ma gorge, mon estomac et une migraine atroce (issue d’une ecchymose que je sentais poindre au-dessus de mon œil) me hurlèrent individuellement leur message de douleur en exigeant mon attention immédiate, mais je n’en avais pas le luxe. Bordel, j'allais me dévorer vivant!

Cela dit, mon réflexe effraya visiblement la jeune dame qui ne faisait que m’appliquer un linge d’eau pour nettoyer la crasse dont j’étais recouvert. À un tel point qu'elle eut un sursaut apeuré qui l’a fis elle-même reculer de quelques pas jusqu’à une chaise apparemment juste à la bonne hauteur pour la faire rasseoir en lui faisant plier les genoux.  

La salle dans laquelle je repris conscience n’avait aucun rapport avec le bitume mouillé où mon visage s’était étampé à la fin de ma chute. C’était une petite pièce fermée mal éclairée et démunie de tout meubles si ce n’est les chaises sur lesquelles moi et mes deux interlocutrices étions assis. En effet, en plus de la jeune femme, une autre dame, à l’allure nettement moins chétive, voulue me transpercer de part en part avec ses iris verts. Mon sens de l’observation aiguisé et la bonne dose de peur qui me mettait sur les nerfs me permis de détailler les deux dames avec une précision que peu de personne serait capable. Même assise, je voyais la force qu'elle dégageait alors qu'elle venait d’arriver dans la trentaine tout au plus. Ses bras et la charpente générale de son corps avaient l’air bien taillés là où ses épais vêtements pouvaient le laisser paraître et à en juger rapidement, elle devait être également d’une taille plus qu’acceptable pour une femme. C’était son visage par contre, plus que son langage corporel qui sur le coup me donna le plus d’information. Ses traits étaient durs et totalement implacables, du genre de ceux que j’adoptais quand je revêtais mon masque d’impassibilité. Cela dit, derrière le mur de glace je sentais bouillir un volcan. Elle n’avait aucun contrôle sur elle-même et cette façade elle ne la gardait que pour avoir l’air menaçante, à moins que ce ne soit l’expression la plus neutre qu’elle était capable de produire, auquel cas je sentais déjà que j’allais passer un sale quart d’heure. Une chose était claire cependant c’était qu’elle devait avoir tout un sale caractère pour s’être récolté la cicatrice grossière qui marquait profondément sa joue droite.

Cependant, lorsque mes yeux se portèrent sur la seconde femme, je sus aussitôt que je devais ma présence dans cette charmante pièce à elle, pas au pitbull à sa gauche…. Elle était petite et excessivement menue. De là à dire minuscule, le terme était trop fort, mais c’était tout de même à se demander comment le vent ne l’avait pas emporté comme une feuille. On voyait immédiatement à son expression et surtout ses yeux qu’elle était un livre ouvert. Une naïveté et une bonté déconcertante semblaient jaillir de ses yeux bleus qui n’étaient pas sans rappeler ceux de Cloé qui affichait une lueur semblable autrefois avant que tout s’effondre. Plus que tout cela, ce sont ces cheveux qui retinrent mon attention, le roux inimitable de la longue tignasse de la jeune fille encadra son visage et me rendit le portrait d’un fantôme… Un fantôme que j’avais vu sur une photo il y a quelques semaines à peine.

Impossible!

Mon expression passa de la peur à la surprise la plus absolue lorsque soudain le Vésuve entra en éruption et je me retrouvai instantanément avec un canon sur la tempe avec une sommation claire et nette de me taire et d’écouter avec attention ce qui allait se passer.

De nouveau pris de panique, je fermai les yeux et m'éloigna autant que possible de l’arme, mais je découvris à mes dépens que j’étais ligoté et je ne pouvais rien faire d’autre que de tourner ma tête dans le sens inverse de l’instrument de mort qui parcourait lentement mais sûrement ma tempe.

Désemparé, je fis la seule chose qui me parut adéquate. C’était ma seule et unique chance…

-Kelsey! Kelsey, par pitié dis-lui d’arrêter! S’il te plaît!
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La crosse du beretta vint heurter l'arcade de notre prisonnier qui s'ouvrit à nouveau faisant couler le sang. J'entendis clairement Kelsey étouffer un petit cris.

-Premièrement tu la ferme. Deuxièmement Kelsey ici présente ne te connait pas. Et plus important encore JE ne te connais pas. On sait tous les deux que tu peux essayer de l'amadouer en citant son nom. Pour ce que l'on en sait tu es l'enfoiré qui a buté tout son ancien groupe et récupéré ce nom d'un mourant.

Ces dernières paroles étaient pour la jeune rousse car je ne voulais pas qu'il puisse la manipuler facilement. En révélant son nom il avait certes instillé le doute dans l'esprit de ma compagne pour ce que je connaissais de son état d'esprit, mais il se pouvait aussi bien que j'ai raison.

Le 9mm quitta ma main et fût remplacé par un imposant couteau de chasse. D'un geste sec je découpais la tunique de notre prisonnier au niveau de son épaule là où le sang semblait s'être coagulé. Il eut un mouvement de recul dû à la panique lorsque son esprit pensa que c'était la fin à cause de mon geste puis se calma aussi vite en comprenant que ce n'était pas le cas.

Cet enfoiré c'était fait boulotter par un infecté, j'avais vu suffisamment de morsure pour en être sur. Ce type pour ce que j'en savais été de toute façon déjà mort.

-T'aurais dû commencer par ça dis-je en faisant un signe de tête vers sa morsure. Tu vois Kelsey ce type est probablement déjà mort. S'il s'était transformé quand tu t'es penché sur lui ta jugulaire serais entrain de répandre ton sang sur le sol.

La jeune femme était pâle comme un mort et je décidai de me concentrer sur notre prisonnier.
Il semblait épuisé, exsangue avec tout ce sang perdu, mais bizarrement il ne semblait pas avoir de fièvre. Son corps était à bout et sans soins de ses blessures les infections le tueraient à coup sur mais avec une tel morsure il devrait déjà être brûlant. La seule explication était qu'il était sans doute immunisé. La blessure n'était pas récente vu son aspect elle datait de plusieurs heures. Je ne jugeait pas nécessaire de prévenir Kelsey de cette aspect la de la situation, qu'elle reste à l'écart était le mieux à faire pour sa sécurité.

Je tournai a nouveau la tête vers Kelsey qui oscillai entre beaucoup trop d'émotions pour conserver longtemps sa santé mentale. Je soupirai mentalement. Je ne connaissais qu'un moyen d'être fixé sur la provenance de ce type. Malheureusement il y avait de forte chance pour qu'il flippe quatre ou cinq fois plus vu les histoires circulant à une certaine époque..

Je désignai les balafres de mon visage à l'inconnu.

-C'est écrit sur ma tronche, je suis la méchante du groupe, mais aussi le médecin, et sans soins ton corps va te lâcher. Tu dois le sentir à défauts d'avoir des connaissances médicale. Alors tu vas répondre à deux questions. Ces cicatrices je les dois au HAVOC et à cette salope de Jerkovic, ça te dis quelque chose? ça te donne une idée de mon identité et de ce que tu risque si tu essaye encore une fois d'atteindre ma partenaire, psychologiquement comme physiquement ? Si ta réponse à une des deux questions n'est pas satisfaisante tu mourras.

Je savais que Kelsey s'opposerait par principe mais également qu'elle était suffisamment consciente des risques pour me laisser faire même si c'était aux antipode de sa nature. J'en avait parlé avec elle. C'était ce genre de situation dont je lui avais parlé. Nous savions toutes les deux que le 'bon' comportement dans une situation normale serait d'aider ce type. Mais cela faisait plusieurs années que plus rien n'était normal.
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Ma supplique n’eut pas l’effet escompté, loin de là…

Alors que je comptais sur Kelsey pour intercéder en ma faveur ne serait-ce que pour détourner de sa localisation actuelle le canon de l’arme qui me chatouillait douloureusement les tempes, c’est le Vésuve qui continua sur sa lancée en étouffant toute possibilité d’intervention. L’aura de violente autorité que dégageait le pitbull fit taire son amie sans aucune résistance et elle m’ordonna aussitôt de me taire en enchaînant sur sa propre version des faits concernant la manière dont je m’étais procuré ce nom. Ce qu’elle disait me révélant aussitôt le tempo sur lequel j’allais devoir jouer mon orchestre et j’avais déjà l’impression que j’allais devoir tout mettre en œuvre pour garder ma tête d’ici la fin de cette rencontre…

Avant même que j’aie pu me justifier, un couteau de chasse sortit de son étui et s’approcha dangereusement de ma gorge, mais ce n’était pas pour l’objectif que j’avais imaginé. Même si j’avais probablement la pâleur d’un cadavre dû au stress, elle ne fit qu’ouvrir mon t-shirt sur mon épaule blessée pour regarder brièvement ce qui s’y cachait.

-T'aurais dû commencer par ça, m’indiqua-t-elle sèchement. Tu vois Kelsey ce type est probablement déjà mort. S'il s'était transformé quand tu t'es penché sur lui ta jugulaire serais entrain de répandre ton sang sur le sol.

Non… Non for christ sake!

Elle avait détourné ses yeux pour s’adresser à Kelsey, mais quand elle retourna son attention sur moi, je lui retournai la faveur en rivant littéralement mes iris d’acier dans les siens. J’étais exténué, torturé par la douleur et apeuré à mort, mais elle ne pouvait pas me laisser pour mort simplement à cause de ma morsure.

Craignant pour ma vie si je disais un seul mot de travers, je comptais sur ma seule détermination pour lui faire comprendre que je n’étais pas une menace. Elle me jaugea avec un mélange de colère et de dédain, observant mon allure d’un regard calculateur sans rien dire, mais quelque chose dans ses yeux me prévint qu’elle avait l’air habitué à ce genre d’examen. Était-elle une professionnelle de la santé? Infirmière ou médecin, je ne saurais dire. Si je ne m’étais pas gouré bien évidemment, mais je pouvais voir dans ses traits qu’elle ne faisait pas que me regarder pour son simple plaisir. En fait, elle semblait tout sauf contente de me voir.

Elle désigna finalement son visage.

-C'est écrit sur ma tronche, je suis la méchante du groupe, mais aussi le médecin, et sans soins ton corps va te lâcher. Tu dois le sentir à défauts d'avoir des connaissances médicale. Commença-t-elle.

Non… Pas pour de vrai. Pensais-je sarcastiquement en entendant sa phrase d’ouverture. Ceci mis à part, j’étais heureux d’avoir pu deviner qu’elle était médecin, ça pouvait m’ouvrir des opportunité pour la suite du fait que j’étais capable de lire ses expressions.

« Alors, poursuivit le Vésuve, tu vas répondre à deux questions. Ces cicatrices je les dois au HAVOC et à cette salope de Jerkovic, ça te dis quelque chose? ça te donne une idée de mon identité et de ce que tu risque si tu essaye encore une fois d'atteindre ma partenaire, psychologiquement comme physiquement ? Si ta réponse à une des deux questions n'est pas satisfaisante tu mourras. »

Elle semblait mortellement sérieuse, et même si je ne sous-estimais pas sa détermination, la « wildcard » de cette salle était la rouquine. Me mettre à mort serait probablement sa limite à ne pas dépasser. Elle était troublée pour l’heure, mais la réalisation que je savais probablement des choses qu’elle voulait connaître l’amènerait à intercéder un jour ou l’autre. Je ne savais pas vraiment si ce raisonnement était issu d’une pensée calculée ou d’un espoir de condamné, mais je comptais là-dessus pour me tirer d’affaire.

-Juste avant de répondre, je te confirmerai une chose, débutais-je d’une voix tremblante sous la douleur et la faiblesse, oui je suis immunisé. Si tu es médecin, tu sais qu’à l’heure qu’il est je serais déjà transformé, alors, de grâce, arrêtez de craindre que je ne commence à vous mordre sans prévenir d’accord? Pour en revenir à tes questions, je sais ce qu’est le Havoc et je ne connais Jerkovic que de nom. Les rares fois où j’ai transigé avec le CSP, c’était avec Edward Johnson alors que j’essayais avec John Drake d’établir un lien entre Safe Haven et Central City. Si tu connaissais un tant soit peu les affaires de Safepoint dans ses derniers mois de vie, vous savez qu’une autre enclave avait été découverte dans les Rocheuses en Colombie-Britannique et que des pourparlers étaient en cours.

Je connaissais le background de Kelsey puisque William m’en avait parlé, mais pour que cette femme me parle du HAVOC c’est qu’elle venait de là aussi. Qu’avait-elle bien pu faire à Jerkovic pour se récolter une telle balafre…? Et surtout, pourquoi jugeait-elle important de m’en parler?

« Pour ta seconde interrogation, non je ne sais pas qui t’es. J’en déduis à ton timbre de voix et au traitement que tu as subi que le CSP t’aimait autant qu’ils aimaient Hudson… Je me fiche pas mal de ton identité pour être franc, tout comme je me fiche de ce que tu as fait à Safepoint pour te récolter ça. Tout ce que je veux c’est que tu me laisses vivre et qu’on discute. Tu me l’as dit, j’ai besoin de soin, et tu m’as fait comprendre que t’étais la seule personne pouvant m’aider. Est-ce que j’ai réellement besoin de te faire comprendre que tu as le gros bout du bâton et que j’ai aucunement l’intention de te faire marcher. Je sais ce qui m’attend si je te tourne en bourrique et je t’assure que je tiens à vivre. Je suis prêt à n’importe quoi pour que tu me soignes. »

Durant mon court discours, je ne fis absolument rien qui pourrait l’amener à penser qu’elle devait douter de mes paroles. Je n’étais pas stupide, et pour une des rares fois depuis ces dernières années, j’étais également totalement franc. Sans même une arrière-pensée manipulatrice pour diriger les événements à mon avantage. Je n’en voyais pas l’intérêt, mais plus simplement encore, je n’en avais tout simplement pas envie… David aurait été très fier de moi sur ce coup, enfin presque…

Ayant établi une pseudo-trêve, je tentai de la renforcer en  tournant ensuite mon regard vers celle qui n’avait encore rien dit… Paralysée, tétanisée même. Kelsey ne cessait de me dévisager sans dire un mot. Manipulateur penserez-vous? Mais non quelle idée, je ne faisais que me trouver du support. Après tout, même le pitbull la manipulait à la forçant à rester tranquille. Sans doute serait-elle déjà intervenue si ce n’eut été de son tom impérieux. Au départ, j’espérais qu’elle se manifesterait de son propre chef, mais il semblait que j’allais devoir la solliciter par moi-même.

-Peux-tu m’aider s’il te plaît?

Cette simple phrase déclencha un spectaculaire coup de poing du revers de la main de la part du Vésuve qui entra soudainement en éruption. Je crachai une goulée de sang au gout métallique et senti l’énorme couteau du volcan à ma gorge, une lueur de furie pure dansant dans ses iris.
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A l'entente de mon prénom, mes yeux s'écarquillèrent, et je fixais l'inconnu qui m'avait fait sursauter quelques secondes auparavant. J'étais sûre et certaine de n'avoir encore jamais vu son visage.. Alors comment ? Avant que je n'ai eu le temps de poser ne serait-ce qu'une seule petite question, la crosse du beretta de Jennsen vint heurter avec violence l'arcade de celui qui était notre prisonnier... Je portais une main à ma bouche pour étouffer un petit cri de surprise, alors que le sang recommençait à couler de la blessure. Décidément, mon amie avait décidé de ne pas faire dans la dentelle aujourd'hui.. Je l'écoutais attentivement lorsqu'elle lui demanda de se taire.. et qu'elle émit une hypothèse sur son identité qui me fit frémir. Aurait-il réellement pu apprendre mon nom de cette manière.. ? J'avais du mal à le croire. Comment aurait-il pu me retrouver ?

Jenn changea d'arme, passant du beretta au couteau de chasse, sous mes yeux inquiets. Alors que je pensais qu'elle allait en finir directement avec lui sans poser de question, et que je m'apprêtais à protester vivement, je la vis se servir de sa lame pour découper la tunique de l'inconnu. L'horreur me frappa lorsque je remarquais la trace de morsure sur son épaule... Jennsen ne manqua pas l'occasion d'en rajouter une couche sur mon inconscience au passage, alors que je pâlissais à vue d'oeil. Est-ce qu'il allait se transformer ? Est-ce qu'il allait devenir un zombie ? Ces questions tournaient dans ma tête en boucle, alors que je fixais mon regard sur les yeux de notre prisonnier. Il n'avait pas franchement l'air commode... Mais je peinais à imaginer qu'un homme puisse mériter de subir pareille torture, échapper à une horde de zombie, pour se retrouver ligoté à une chaise avec sa vie entre les mains de deux femmes dont il ne savait rien... Ou presque..

Sûrement avait-il peur de mourir. A sa place en tout cas, je pense que c'est ce que je ressentirais... Que ça soit par ses blessures dont son sang continuait à s'écouler, par la morsure qui pourrait à tout moment le faire se transformer, ou bien par un coup de couteau bien placé de Jenn, cet homme avait très peu de chance de s'en sortir. Je sentais d'ici mon amie qui bouillonnait face à cet individu qui avait prononcé mon nom... Et ma bouche restait scellée. Je n'osais pas intervenir. J'avais bien trop peur d'aggraver la situation de ce pauvre homme qui n'avait pas encore eu l'occasion de se défendre... Alors j'attendais, attentive aux moindres actions de Jenn, à la moindre parole que pourrait prononcer l'inconnu. Finalement, la sœur de Victor lui posa deux questions, après s'être rapidement présentée comme méchante médecin de notre petit groupe de survivant.

Lorsqu'elle prononça ses dernières paroles, comme une sentence irrévocable qui tombait sur les épaules de ce pauvre survivant qui à la base, n'avait rien demandé de plus que d'échapper aux infectés qui lui collaient au train, et qui avait juste eu la malchance de tomber dans l'enceinte de notre petit bastion bien à nous... Doucement, je me levais de ma chaise, fixant Jennsen, inquiète. J'avais envie de protester mais... Je savais qu'il ne valait mieux pas. De toute façon, j'avais la nette impression de ne pas avoir assez de poids avec elle pour pouvoir tenter de calmer les choses.. Si Victor avait été là, peut être aurait-il pu essayer quelque chose. Ou bien il aurait été d'accord avec sa façon de faire. Je n'étais pas bien sûre.

Finalement, après quelques secondes de battement, l'homme prit la parole... Pour annoncer tout d'abord, à mon grand soulagement, qu'il était immunisé au virus des zombies. Je sentis immédiatement un poids s'enlever de mes épaules, et je retenais un petit soupir. Il n'allait pas se transformer, un problème de moins en vue ! Il se mit ensuite à parler de choses que je ne comprenais pas vraiment... Mais je tiltais violemment lorsqu'il parla d'une enclave découverte dans les Rocheuses en Colombie-Britannique. Etait-ce réel.. ? Un autre bastion comme celui de Central City avait vu le jour, quelque part.. ? Ca paraissait presque trop beau pour être vrai... Sûrement ne tarderait-il pas à être détruit par quelques fous, comme Safepoint... Je serrais doucement le poing, amère à ce souvenir.

L'inconnu maniait les mots avec aisance, ça se sentait. Je l'écoutais avec attention et personnellement, je croyais à ce qu'il disait. J'avais l'impression que les épaules de Jenn se détendaient légèrement à son discours, comme si elle se calmait petit à petit, mais j'avais peur que ça ne soit qu'une illusion. Sentant le regard de l'homme se poser sur moi, je plantais mes yeux inquiets dans les siens. Il cherchait de l'aide, ça se voyait. Malheureusement, sa prière ne resta pas silencieuse, et il osa retransmettre sa requête à l'oral, s'adressant directement à moi. Il n'en fallut pas plus pour déclencher la furie de Jennsen, qui lui décrocha un énorme coup de poing, lui faisant cracher une gerbe de sang, avant qu'elle ne se mette à dangereusement appuyer son couteau contre la gorge de l'inconnu.

« Jenn, arrête ! » Mon cri résonna dans la pièce, alors que j'avais littéralement bondit pour me mettre entre l'homme et mon amie, l'une de mes mains se posant sur le bras de la sœur de Victor, l'autre juste au dessus de sa poitrine. Ma seconde main exerça une légère pression... Oui j'essayai de la faire reculer. Mon regard triste était planté dans le sien. J'espérai qu'elle n'allait pas se mettre à me découper sous le coup de la colère, alors que je prenais la parole. « A quoi ça sert de l'amocher plus qu'il ne l'est déjà ? Je... » Je me mordis la lèvre inférieure, hésitante. « Je comprends pourquoi tu fais ça. Mais je t'en prie arrête. » Son regard était tout simplement furieux. « Et si on lui posait les bonnes questions hein.. ? Essayons de juste... » Secouant la tête, je soupirais.

Je fixais quelques instants mon amie, j'avais l'impression que si elle avait pu.. elle m'aurait littéralement tuée du regard. Je la sentis reculer, alors qu'elle bouillonnait encore intérieurement. J'allais m'en prendre plein la tête, que ça soit maintenant ou plus tard... Alors autant continuer. L'homme n'ayant plus le couteau menaçant sous sa gorge pour le moment, je me retournais, et lui lançais un regard inquiet. Il perdait beaucoup de sang, il fallait le faire se justifier, et rapidement. « Dis moi qui tu es... Et comment tu me connais. » Mon ton était presque doux. Je pense même qu'il savait que je n'étais clairement pas une menace pour lui, au contraire, j'étais probablement sa seule chance de s'en sortir vivant. Ses prochaines paroles avaient intérêt à satisfaire Jennsen, sinon elle nous couperait sûrement la tête à tous les deux.

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Le coup était si fort que je passai proche de perdre connaissance à nouveau.

Putain, c’est la femme de Hulk…?! Me dis-je, complètement sonné pendant quelques instants par le coup.

Cependant, quelque part dans les tréfonds de mon être, je trouvai la force de rester éveiller malgré le choc qui me promettait une nouvelle ecchymose. Rien que pour m’encourager, je vis que mon pari avait payé lorsque je vis Kelsey intervenir aussitôt que la dénommée Jenn approcha son couteau de ma gorge. S’en était trop pour elle, et évidemment s’en était largement trop pour moi… Je n’arrivais pas à croire que je puisse garder les yeux ouverts après tout ce que j’avais vécu depuis hier soir.

Tout en inspirant profondément et de façon saccadée sous l’éreintement et la douleur, je crachai une nouvelle goulée de sang avant d’arriver à me concentrer de nouveau sur la situation. Je n’avais pas totalement compris l’échange qui venait d’avoir lieu, mais à mon profond soulagement, je vis le Vésuve reculer et laisser place à la jeune femme, mais elle ne cacha aucunement le fait qu’elle n’en avait pas fini avec nous deux… Je n’étais clairement pas sorti d’affaire malgré l’aide que m’avait apportée Kelsey, il ne fallait pas que je l’oubli.

Comme pour confirmer ma pensée, l’intéressée se retourna vers moi pour me jauger de la tête au pied et je perçus dans son regard une inquiétude sincère. Je comprenais ce que voulait dire Jenn lorsqu’elle parlait de son cœur tendre. Plus encore que lorsque je l’avais reconnu il y a quelques instants, je pouvais voir qu’elle irradiait de bonté, bien plus que ce que la prudence ne le permettait en temps normal pour le contexte dans lequel on vivait. J’aurais été le premier à réprimer cela chez mon frère, ma sœur ou mon meilleur ami si je l’avais vu après Thunder Bay, mais pour une fois, j’étais extrêmement heureux de voir que des leçons de vie du genre ne s’étaient pas encore implantées dans son esprit.

-Dis-moi qui tu es... Et comment tu me connais.

Entre deux inspirations, je ne pus me retenir de déglutir d’angoisse. Je ne prenais même plus la peine de le cacher comme j’aurais tenté de le faire normalement. Je n’en avais plus la force… Alors que je n’avais aucun problème à répondre à la première, la seconde question pouvait déraper sur un terrain dangereux. Ça pouvait même se solder par une exécution sommaire et totalement arbitraire de la part de la paranoïaque qui rôdait toujours à quelques pas de nous avec des airs de prédateurs enragés sur le point de bondir.

Je voulais qu’elles me fassent confiance, qu’elles me croient et surtout qu’elles ne sautent pas aux conclusions… Mais comment je pourrais y arriver…?!

Je relevai mon visage tuméfié et ensanglanté vers celui de Kelsey qui soutint mon expression misérable avec patience, attendant que je daigne répondre pour nous sauver mutuellement la vie de l’avatar de rage. Je l’observai alors avec toute mon attention. Jaugeant ses expressions, sa posture et son regard à la recherche de points d’ancrage que je pourrais emprunter pour m’aider à me sortir de là. Je le sentis très rapidement, elle pouvait être raisonnée, et c’était sans doute la meilleure carte que j’avais pour m’aider à me sortir de ce pétrin. J’allais devoir m’assurer de ne pas la perdre avant de m’être assuré l’aide dont j’avais besoin.

Je déglutis à nouveau.

-Je m’appelle Caleb. Je suis un survivant canadien qui faisait partie du groupe de pourparlers envoyé par l’enclave britanno-colombienne nommée Safe Haven pour essayer d’établir un lien entre Safepoint et nous. C’était il y a longtemps cela dit. Depuis, je suis retourné d’où je venais. Je l'ai quitté il y a peu pour des raisons personnelles et je me suis retourné à Salem afin d’essayer d’y retrouver des alliés que je m’étais fait durant mes séjours à Safepoint et qui pouvaient m’aider à me refaire une vie. Cependant, en arrivant ici, je me suis fait capturer par les Raiders il y a un mois environ. Ils m’ont amené à la Marion County Jail ou j’ai failli être exécuté, mais j’ai été sauvé par la révolte et j’ai pu m’en sortir.

Ça me semblait adéquat comme présentation, je ne pense pas qu’elle voulait les détails intimes comme ma couleur préférée où ce que je faisais avant l’apocalypse. Dans les circonstances actuelles, il fallait des informations qui  étouffent le Vésuve et j’espérais que ça conviendrait. Je n’avais pas été totalement franc puisque je ne mentionnais le nom de l’Académie nulle part et que je gardais les raisons de mon départ volontairement floues par honte de ce qu’elles étaient réellement. Si j’avais été totalement franc, elles auraient pu se méprendre totalement sur les faits.

Maintenant, la seconde portion m’attendait… Et là-dessus, je n’allais pas m’avancer sur ce terrain miné avant d’avoir au moins pu m’équiper des outils pour le traverser sans finir en dommage collatéral.

-Si tu veux savoir le reste par contre, tu dois me promettre une chose Kelsey. Si je me fie à ce que ton amie vient juste de me dire, elle est la médecin de votre « groupe », ça implique donc qu’il y a d’autres personnes que je n’ai pas encore vues. Repris-je d’un ton aussi calme et précis que mon état me le permettait.

L’étonnement se lut aisément sur les traits de Jenn qui n’avait probablement pas voulu me révéler cette information. Ou à tout le moins pas immédiatement. Cela dit, je n’aurais aucun scrupule à user de tous les moyens à ma portée pour m’aider.

-Si tu promets que tes amis te supporteront pour me protéger d’elle, continuais-je en pointant le Vésuve du menton, et si tu m’assures qu’elle me soignera, je te révélerai comment j’ai entendu parler de toi.
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Attentive, j'écoutais le dénommé Caleb se présenter rapidement. Cet homme avait beaucoup voyagé visiblement, tout ça pour finir ici, complètement à notre merci. Il avait survécu aux Raiders, à l'épidémie... A tout ce qui était imaginable en ces temps difficiles en fait. Et voilà que sa vie était désormais entre nos mains. Cette pensée me fit légèrement frissonner. Je détestais cette idée. J'avais du mal à accepter l'idée qu'on puisse avoir droit de vie ou de mort sur une personne. Un soupir traversa mes lèvres, et je sentis que l'homme me dévisageait, alors qu'il cessait de parler. Je me demandais ce qui se passait, pourquoi il avait stoppé son récit... Et doucement, il reprit la parole. D'un ton étrangement calme, il me demanda de lui assurer qu'il serait protégé de Jenn et qu'elle le soignerait. Il me demandait de lui assurer que nos alliés ne seraient pas dans le même état d'esprit qu'elle.

Mes yeux se plissèrent légèrement, et je le regardais quelques secondes sans répondre. Je ne pouvais pas lui promettre ça. Je ne pouvais pas lui assurer qu'il serait soigné, que tout irait bien... Moi même, je doutais de la réaction qu'aurait Victor, ou même Riley en rentrant et en apprenant que j'avais fait rentrer un inconnu dans notre petite base sécurisée. Que j'avais pris des risques pour un homme que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Que ma décision aurait pu nous être fatale, à Jenn et moi, si je n'avais pas eu la chance de tomber sur un immunisé au virus... Non décidément, je ne pouvais pas lui assurer que le reste de notre petit groupe serait aussi gentil que moi. Tout simplement parce que dans le monde actuel, la gentillesse était un luxe capable de nous coûter la vie... C'était ce que Jenn tentait de m'enseigner, et j'avais vraiment du mal à me le rentrer dans la tête.

Soupirant, je me détournais pour retourner chercher le petit verre que j'avais laissé à côté de la chaise de Jenn, et je le remplissais d'eau. Revenant vers Caleb, toujours ligoté à sa chaise, je le vis tenter un espèce de mouvement de recul à l'approche de ma main tenant le verre plein de liquide. D'une voix douce, je le rassurais. « Ne sois pas inquiet, ce n'est rien d'autre que de l'eau. » Il devait être assoiffé, après la course et les événements qu'il avait dû vivre, quoi de plus normal ? Doucement, j'approchais le verre de ses lèvres et le fit boire. Je sentais le regard perçant de Jenn sur moi.. sûrement n'était-ce pas prévu dans ses méthodes d'interrogatoire habituellement. Mais déjà que je ne comprenais pas comment il faisait pour rester éveillé avec la fatigue et tout le sang qu'il avait perdu, nous pouvions éviter de rajouter la déshydratation à sa longue liste de problèmes...

Une fois qu'il eut vidé le verre, je le déposais à côté de ma chaise, et me rasseyais tout en rapprochant cette dernière de Caleb pour rester proche de lui. Mon regard se planta dans le sien. « Tu as l'air d'être quelqu'un d'intelligent. Alors je pense que tu sais déjà qu'il y a des promesses que je ne peux pas faire... Parce qu'elles ne dépendent pas que de moi. » Le regard de l'homme amoché était rivé sur le mien, il était attentif à ce que j'allais dire. « Jennsen a raison... J'ai réagi de manière stupide, je nous ai mises en danger pour venir t'aider, alors que je ne te connaissais même pas... Tu es un inconnu et un danger potentiel pour nous. Voilà comment elle te voit. Moi, je te vois juste comme un pauvre homme qui a besoin d'aide... Une aide que je veux vraiment t'apporter. » Je crois que Jennsen aussi m'écoutait attentivement, elle ne pipait pas mot derrière moi.

« Tu es comme nous un survivant... Tu sais comment est devenu ce monde, tu en connais les dangers... Alors tu sais qu'elle a raison de se comporter comme ça, de se méfier de toi. » Mes yeux se plissèrent, ils étaient doux, je m'adressais à lui avec une gentillesse toute particulière, le genre de gentillesse qu'on ne voyait plus depuis que l'épidémie s'était répandue et que les morts s'étaient mis à marcher. « Je pense que tu n'es pas une menace... J'en suis convaincue. Et si tu nous expliques comment tu sais qui je suis... je pense que ça ne fera que prouver encore plus ta bonne foi. » Un léger sourire prit place sur mes lèvres. « Tu sais, elle n'est pas aussi méchante que tu le crois ! Et puis, si elle avait voulu réellement te tuer, tu serais déjà mort. » Est-ce que cette dernière remarque était vraiment rassurante ? Quelque part oui.

« Alors Caleb, on t'écoute... » Soufflais-je doucement, intriguée. J'espérais qu'il comprendrait et parlerait, parce qu'un refus engendrerait probablement une nouvelle colère de mon amie Jenn, qui commençait à réellement s'impatienter derrière moi, je le sentais d'ici. Il ne tenait qu'à elle de choisir de le soigner ou non, mais j'espérais de tout coeur qu'elle allait faire preuve de bonté elle aussi, si jamais les explications de l'homme étaient suffisantes...

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Elle ne le fera pas. Pensais-je avec désespoir en regardant son visage se plisser sous l’effet de sa réflexion. Elle pouvait avoir l’air de soupeser ma demande, mais dans les faits, je voyais dans ses yeux qu’elle n’accepterait pas. Je n’arrivais pas à en déterminer la cause avec si peu, mais c’est ce que je pressentis.

En guise de réponse, et comme pour confirmer le fait qu’elle comptait dire non, mais qu’elle ne voulait gagner du temps pour le formuler, elle soupira et s’éloigna de moi pour aller chercher un verre vide qu’elle remplit d’eau. Je vis le liquide transparent s’écouler dans le verre et je sentis ma gorge devenir un tison ardent, suppliant ne serait-ce qu’une seule goutte du précieux liquide. Puis, elle revint vers moi et malgré toute mon envie, une pensée me fit reculer la tête à l’approche du verre. Et si c’était empoisonné, histoire d’en finir plus vite? Après tout, la bouteille d’eau était proche de la chaise où se trouvait le Vésuve à mon réveil…

Voyant mon air, elle me rassura tout de suite, non sans montrer ma réaction un brin ridicule.

-Ne sois pas inquiet, ce n'est rien d'autre que de l'eau.

En temps normal je m’en serais méfié. Cela dit…

Au diable la prudence…!

Je m’empressai d’avaler l’eau avec l'avidité d’un possédé. Quel doux nectar! C’était inodore, incolore, et sans goût, mais c’était frais et liquide. Les deux seuls critères que mon corps se souciait vraiment actuellement. Cela dit, il y en avait si peu! Ça m’avait fait un bien fou, mais ça n’allait pas me suffire. J’allais devoir essayer d’en demander d’autre, et vite! Surtout que je savais que la bouteille n’était pas encore vide et mon esprit avait de la difficulté à se concentrer sur autre chose.

Cependant, le regard bleu qu’elle me lança et qui s’ancra dans mes propres iris gris maintint mon attention sur elle alors qu’elle ouvrait de nouveau la bouche.

-Tu as l'air d'être quelqu'un d'intelligent. Alors je pense que tu sais déjà qu'il y a des promesses que je ne peux pas faire... Parce qu'elles ne dépendent pas que de moi. Jennsen a raison... J'ai réagi de manière stupide, je nous ai mises en danger pour venir t'aider, alors que je ne te connaissais même pas... Tu es un inconnu et un danger potentiel pour nous. Voilà comment elle te voit. Moi, je te vois juste comme un pauvre homme qui a besoin d'aide... Une aide que je veux vraiment t'apporter.

Criss… Tu t’attendais à quoi en même temps Cal… Tu aurais fait la même chose à la place de Jenn.

C’était dur à admettre, mais c’était vrai. Ce que nos standards pouvaient varier selon les circonstances…

Tu es comme nous un survivant... Tu sais comment est devenu ce monde, tu en connais les dangers... Alors tu sais qu'elle a raison de se comporter comme ça, de se méfier de toi. Je pense que tu n'es pas une menace... J'en suis convaincu. Et si tu nous expliques comment tu sais qui je suis... je pense que ça ne fera que prouver encore plus ta bonne foi.

Tout au long de son court monologue, elle adoucit son expression à un point tel que je ne l’avais plus revu depuis des années. Même Cloé, l’une des dernières personnes au monde à avoir pu afficher une telle gentillesse depuis le début de cette histoire en 2011 ne rivalisait pas avec cela. Une partie de moi n’aimait pas particulièrement ça, j’avais l’impression de me faire amadouer. De me faire avoir à mon propre jeu. C’était moi qui avais besoin de me sortir d’une situation dangereuse, qui devait les convaincre de m’aider, à faire ce que j’avais besoin qu’il fasse pour moi. C’était égoïste, mais ce n’était pas dans le but de les exploiter, c’était par pur instinct de préservation. J’avais besoin de leurs secours et j’étais prêt à tout pour l’avoir. Ce n’était pas le moment de lui donner raison et de céder alors que je n’étais même pas sûr de l’état dans lequel je serais dans cinq minutes.

Tu sais, elle n'est pas aussi méchante que tu le crois! Ajouta-t-elle en parlant de sa comparse. Et puis, si elle avait voulu réellement te tuer, tu serais déjà mort.

Question de perspective, je suppose.

-Alors Caleb, on t'écoute… Conclut la rousse. M’invitant à enfin dévoiler les faits.

Même si je venais de me dire de ne pas céder, je savais au fond de moi que je n’avais plus vraiment le choix, je devais leur dire. Bordel ce que ça pouvait faire chier d’être si impuissant!

-Saint-Ciboire… Soupirais-je en secouant la tête. D’accord, je vais parler, mais est-ce trop demander de simplement avoir un autre verre d’eau avant? Je n’ai rien bu depuis des heures si je ne compte pas le verre que tu viens de m’offrir.

Apparemment c’était dans les limites permises. Kelsey se leva aussitôt et me remplit un autre verre que j’avalais avec la même intensité et je ne pus que montrer ma gratitude lorsque le verre quitta mes lèvres.

-Merci. Alors, comme je le disais, je me suis fait prendre prisonnier par les Raiders il y a peu et durant la révolte de la Marion je m’en suis sorti. Cela dit, je ne m’en suis pas sorti seul… J’étais avec Charlie Smith, et plusieurs autres survivants que vous ne connaissez pas, et qui n’ont pas d’incidence sur la question.

À la mention du nom du muet, je vis clairement l’expression de Kelsey se modifier. Je ne savais pas encore vers quelle direction cela irait, mais je ne me sentais pas encore en danger pour l’instant.

« Au départ, je ne savais même qu’ils étaient de l’Académie. Quand je suis revenu, les alliés que je cherchais à Salem étaient les membres de la Famille. Charlie connaissait l’endroit où il vivait et nous avons voulu nous y réfugier, mais les Raiders avaient déjà passé par là. Nous avons ensuite reconstruit un refuge et on a tenté de s’organiser. Charlie te connaissait bien sûr, mais ce n’est pas lui qui m’a parlé de toi. Quelques jours après notre arrivé, il était parti pour je ne sais trop quelle raison et il a ramené deux nouveaux survivants, Aya Mac Cormick et William Ward. C’est lui qui m’a montré une photo de toi et qui m’a révélé qui tu étais dans les grandes lignes. Ce n’est que grâce au cliché qu’il avait que j’ai pu te reconnaître. »
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Je m'étais mise à l'écart, je n'avais aucune raison immédiate de tuer cette homme. La question de son départ de la planque serait traité en tant voulu. Pour l'instant je laissais le relai à Kelsey. Après tout l'homme était au bord de la rupture physique et entravé. J'observais donc attentivement la suite des évènements non sans gratifier notre invité d'un air revêche.

Après une tirade de Kelsey je croisais rapidement le regard de l'homme qui disait s’appeler Caleb. Il était du mauvais côté de la barrière mais je vis dans son regard qu'il aurait sans doute réagi de la même manière. La douceur de la belle rousse le désarçonné visiblement. J'avais prévenu la jeune femme de son effet sur les gens, ils essayeraient soit d'abuser d'elle, soit elle leur donnerait de l'espoir, leur rappelant leur vie passé, un monde et des valeurs aujourd'hui à l'agonie. Et j'étais désormais persuadé que le canadien puisqu'il se présentait comme tel avait désormais une meilleure idée concernant la violence de ma réaction au delà du fait que c'était à peu près la réaction que l'on attendait du survivant moyen. Contrairement à d'autres j'avais beaucoup à perdre dans la disparition de Kelsey et il était hors de question qu'elle court le moindre risque malgré le fait qu'elle semblait vouloir attirer les problèmes à elle comme un aimant.

J'écoutais tout ce que l'homme avait à dire, analysant, recoupant les informations, plusieurs choses me faisant repenser à Safepoint, notre lutte, notre statut de paria pourchassé par une élite corrompu maintenant en place une dictature collégiale sous couvert de démocratie.

Ses dernières paroles évoquèrent notamment de nombreux souvenirs. Tout d'abord l'Académie, j'en avais vaguement entendu parlé, un projet utopiste mené par une bande d'allumés fan d'arme médiéval. Je savais que notre rousse national en avait fait partie. Mais pas grand chose de plus. Le nom de Charlie évoqua le souvenir d'un homme balafré que nous avions croisé pendant le convoi, trainant avec ces bâtards de La Famille. La Famille que l'homme était entrain de décrire comme des alliés. Ces enfoirés avaient essayé de nous tuer une première fois lors de l'éradication du bureau des chasseurs de primes au profit du HAVOC, des meurtres purs et simple dans toute la ville sous couvert de la 'Loi'. Cet enfoiré de Mark Callahan était entrain de lécher le cul de Jerkovic pour ramasser quelques dollars.
Finalement notre deuxième conflit avec ces enfoirés s'était déroulé lors du convoi. Nous étions alors dans le top 10 des ennemis du CSP et c'est sous couvert de déguisement que nous avions intégré le convoi quittant Safepoint. La Famille était présente et une fois de plus Mark avait tenté de m'abattre, son flingue s'enrayant bien heureusement au moment de me tirer dessus à bout portant pour avoir suivi des ordres approuvés par Meldow. Sans notre organisation d'arrière garde le convoi entier aurait été décimé. J'imagine d'ici la tête des personnes impliqués en réalisant que la dissidence et ses infâmes terroristes avaient sauvés ce qui pouvait l'être...

Je posai doucement la main sur l'épaule de Kelsey et d'une pression légère je lui fis comprendre que je désirai prendre la place. J'avais vu à quel point les paroles de l'individu l'avaient choqué mais j'avais bien eu le temps d'observer l'homme, d'analyser sa façon de présenter les choses, de garder des informations que l'on pouvait aisément deviner d'un point de vue extérieur lorsque l'on était pas aussi impliqué émotionnellement que la jeune rousse.

Je m'approchai donc à nouveau de Caleb, couteau à la main, et j'eus l'impression qu'il frissonnait involontairement d'appréhension.

-J'ai eu le temps d'écouter tout ce que tu avais à dire. -J'approchai le couteau de son cou et le vis déglutir avec peine- J'ai pas mal de chose à dire moi aussi. -Mon couteau bifurqua vers sa blessure à l'épaule et se mit à finir de découper le tissu autour de sa blessure pour bien la dégager- Premièrement à ta façon de raconter l'histoire et à ton état général les personnes que tu as nommés sont toute probablement mortes. Ta voix a légèrement flanché en mentionnant le nom de William -Je sortis un briquet de ma poche de jogging et fit passer la flamme sur ma lame sous le regard inquiet de mon 'patient'- Tu as sans doute réussi à t'enfuir inextremis et si qui que ce soit a réussi à te pister tu nous met toutes les deux en danger. -Je ramassai un vêtement roulé en boule non loin de moi et je continuai d'une voix douce qui détonnait sans aucune doute avec mes 'habitudes'- Tu vas mordre la dedans, je vais découper les chairs nécrosés avec la lame chauffée à blanc, tu finiras de m'écouter ensuite. -Je vis le regard reconnaissant de Kelsey malgré le choc émotionnel qu'elle était entrain de vivre et celui bien plus angoissé du Canadien- Je vais essayé de faire vite. Si tu te débats tu risque de te trancher tout seul la carotide.

Je me mis à l'oeuvre avec des gestes rapides et précis, mon patient était soit tétanisé par la peur de se trancher en bougeant, soit son corps n'avait tout simplement plus assez de force pour qu'il proteste. Toujours est-il que le chiffon dans sa bouche étouffa ses grognements de douleurs et que malgré les larmes qui perlèrent à ses yeux il ne bougea pas plus que de besoin.

Nous étions proches des fournitures médicales et j'attrapai une trousse de soins non loin.

-Tu es toujours conscient je vais t'enlever ton bâillon et Kelsey va te ramener un verre d'eau. -La jeune femme avait réagit à mon ordre comme un zombie, agissant machinalement, le verre fût rapidement englouti- Pour tout te dire j'espère pour toi que la Famille est décédé sinon il est clair que ni moi ni mon frère ne te laisseront quitter cet endroit. Pour plusieurs raisons. S'ils ont prévus de venir te chercher ils nous reconnaitront et tenteront de nous abattre. Ils l'ont déjà fait à deux reprises. Cela étant dis beaucoup de monde a cherché à nous descendre à Safepoint. Ton allié a essayé de nous éliminer lorsque nous avons refusé de rejoindre le HAVOC alors que les chasseurs de primes se faisaient abattre sans sommation dans leur QG et que l'on mettait un pistolet sous la tempe des autres. -Alors que je faisais mon exposé, ne sachant pas si l'homme avait eu ou non connaissance de ces évènements ma voie s'était endurcie à nouveau mais j'étais maintenant entrain d'appliquer une compresse imbibée d'alcool sur sa blessure avec une douceur insoupçonnée propre à mon activité de médecin que je pratiquais toujours avec autant de respect pour mon patient qu'avant l'apocalypse, c'était le seul moment où je faisais montre d'humanité pour ce que j'en savais, et je me rendais bien compte que personne ne m'avait vu comme ça depuis un bon moment- C'est à cette occasion que j'ai découvert l'existence de La Famille, à la solde du CSP pour quelques billets verts il nous a collé un flingue de calibre 50 sous le nez et c'est un miracle que l'on s'en soit sorti. -J'observai l'aspect de la blessure qui était bien plus engageant en la palpant avec délicatesse, je parlais d'un air distrait car j'étais concentré sur mes soins- Nous sommes devenus des parias. Nous avons monté un groupe, une brigade, le Phoenix. Une bonne partie de la majorité de la population de Safepoint s'est félicité lorsque le HAVOC a attrapé la terrible Jennsen Rahl, dissidente et paria. C'est à cette occasion que j'ai fait un peu de chirurgie esthétique. -Je rangeai alcool et compresse pour attraper de quoi recoudre la plaie et je commençais doucement mon travail piquant rapidement pour que la douleur soit minime guère plus qu'une piqure chez le médecin- Cette jeune femme formidable fait confiance aux anciens terroristes dont elle pût entendre parler de bouche à oreilles pour veiller sur elle. Elle n'est pas comme moi, c'est évident, et pourtant je sais qu'elle me fait confiance. Tu sais tout comme moi que si nos positions étaient inversés tu veillerais sur cette perle rare comme sur la prunelle de tes yeux. Je n'ai rien de personnel envers toi. J'ai besoin d'être certaine que personne ne va venir te chercher, que ce soit tes amis ou tes ennemis. -Je fis le dernier point et tâtais la blessure pour être certaine qu'aucun liquide biologique ne sortait de la plaie- Tu dois savoir que je serais ta seule juge ici. Les hommes de notre groupe ne rentreront pas avant de longues heures, peut être même un ou deux jours. D'ici là ton cas sera déjà réglé. -J'appliquai un pansement stérile par dessus la plaie pour éviter une infection, les points étaient une sécurité car l'intérieur des chairs n'étaient plus à l'air libre mais pas une assurance de non-infection- Comprend bien que Kelsey a bon cœur, elle ne cautionne pas mes méthodes mais en son for intérieur elle comprend leur nécessité, tout comme tu les comprends. Elle ne m'empêchera pas de prendre des décisions extrêmes. Elle l'a dit elle même, tu nous met en danger. -Je désignai du menton la plaie maintenant saine et bandée tout en rangeant mon couteau- J'ai fais ça pour elle comprend le bien. Si tu dois mourir autant que ce soit avec un minimum de dignité. Elle ne me pardonnerai pas de t'abattre comme un chien errant. Néanmoins ce n'est pas à l'ordre du jour, tu es loin de pouvoir gambader. Et même si je soigne ton oreille, dont tu as dû perdre pas mal d’ouïe car tu tourne légèrement la tête pour entendre avec ton autre oreille, tu as encore tellement de problèmes que tu lâchai à l'extérieur équivaudrait à une sentence de mort.
-Je désignai la belle rousse toute pâle- Alors maintenant tu vas raconter l'histoire entière à Kelsey, même si elle est douloureuse, pour toi comme pour elle. Tu vas lui dire que ses compagnons sont mort, mes déductions n'ont pas la même valeur. Elle a besoin de l'entendre, de faire son deuil, de s'endurcir et de continuer à avancer. Tu as voulu te sauver en mentionnant son nom, mais tu risque de la détruire. Si ça arrive soit sur que tu ne repartira pas d'ici. Alors tu vas l'aider. Tu vas lui donner tout ce que tu as sur ses anciens compagnons.

Alors que mes paroles se tarissaient je fixai mon regard dans celui de Caleb. La jeune femme avait besoin d'entendre ce que je supposais être non loin de la vérité. Elle devrait faire son deuil évidemment, mais il pouvait également lui rapporter des souvenirs plus heureux. Peut être après tout ces anciens compagnons avaient-ils vécu de bons moments avant la fin.
Je crus sentir à travers notre échange de regard que sa vision de moi avait changé. Bien qu'il ne le sache pas j'avais fait ici un discours extrêmement long. Je n'avais jamais parlé autant depuis le début de l'apocalypse. Même la jeune rousse avait surement appris des choses sur moi. Elle m'avait vu soigner avec douceur, délicatesse et respect. Elle en avait surement aussi appris un peu plus sur notre histoire.
Je ne pensais pas en avoir trop dit. Bien qu'extérieurement je pouvais en donner l'impression je ne prenais pas une vie humaine à la légère. Je n'aurais aucun remords à le faire évidemment. Mais j'avais face à moi un homme incapable de se défendre, déjà à moitié mourrant. Nous n'étions pas dans le feu de l'action entrain d'échanger des coups de feu avec des hommes que je n'aurais pas hésité à abattre. Il ne pouvait réellement rien nous faire à l'heure actuelle.
De plus il était clair qu'il avait encore besoin de nombreux soins, peut être même une transfusion sanguine. En effet il était aussi pâle qu'un mort et il avait visiblement perdu beaucoup de sang. J'étais du groupe O-, rare et donneur universel. Mais pour l'instant ce n'était pas une information que j'avais l'intention de partager. A vrai dire plus j'observais l'état général de mon patient plus il était clair et net que j'avais réellement ma vie entre ses mains. Si je n'intervenais pas il serait sans doute mort d'anémie dans moins de 24h.
Il avait maintenant toutes les cartes en mains. J'espérais qu'il avait bien compris son devoir envers Kelsey et qu'il s'y tiendrait. Pour l'instant je ne faisais pas mine de m'occuper de son autre blessure apparente et j'attendais la suite.
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J’espérais que ce serait Kelsey qui réagirait la première. Je n’avais pas compris l’importance du lien unissant William et elle lorsqu’il m’en avait parlé il y a quelques jours, mais il m’apparaissait maintenant clair comme de l’eau de roche. Si j’avais su, je n’aurais peut-être pas révélé cela, la question inévitable du sort du malheureux cow-boy surgirait inévitablement et si je disais la vérité, je mourrais sans doute sur-le-champ, si je mentais, et qu’ils l’apprenait de quelque façon que ce soit, je n’étais alors qu’un mort en sursis…

À mon malheur par contre, ce fut le pitbull qui prit sa place, couteau en main et je ne pus retenir un frisson qui en dit long sur ce que ma tête ne voulait pas dire à voix haute.

-J'ai eu le temps d'écouter tout ce que tu avais à dire. J'ai pas mal de chose à dire moi aussi. Commença-t-elle en approchant son arme proche de mon cou.

À mon soulagement, elle dévia vers ma blessure et commença à réellement nettoyer la plaie des morceaux de tissus qui s’y accrochaient.

-Premièrement à ta façon de raconter l'histoire et à ton état général les personnes que tu as nommés sont toute probablement mortes. Ta voix a légèrement flanché en mentionnant le nom de William. Poursuivi Jenn en prenant un briquet pour chauffer la lame de son arme. Rien qu’à ça je sus instinctivement vers quoi cela se dirigeait et je déglutis péniblement Tu as sans doute réussi à t'enfuir in extremis et si qui que ce soit a réussi à te pister tu nous mets toutes les deux en danger.

Shit!

Qu’avais-je dit!? Qu’avais-je fait!? J’avais tout mis en œuvre pour ne pas laisser sortir cette information. Foutu corps épuisé, je n’arrivais pas à garder totalement le contrôle! Je ne pouvais pas laisser mes traits me trahir ainsi davantage, ma survie était en jeu!

Mes méninges marchèrent à plein régime alors qu’elle me tendait un chiffon roulé pour accomplir le reste de l’opération. À contrecoeur, je dus stopper mes réflexions le temps qu’elle cautérise la plaie. Je failli perdre connaissance à nouveau lorsque la lame toucha mon épaule, mais heureusement, je tins le coup et lorsqu’elle retira son arme, je laissai tomber le tissu de ma bouche en laissant s’échapper de nombreuses et profondes respirations saccadées. Je l’entendis à peine me parler avant de sentir le verre d’eau être placé sous mes lèvres. Je pris avec gratitude cette nouvelle dose de nectar de la vie et retournai mes iris gris sur ceux du Vésuve qui semblait finalement s’être calmé.

Elle passa ensuite un court instant à me raconter ses déboires à Safepoint et les rapports tendus qu’il y avait eu entre elle, son frère et la Famille. Je n’avais jamais entendu parler de ça. Je ne les avais pas vus souvent en même temps, mais à ce moment-là j’étais tellement souvent à Elko que c’était à se demander si j’avais bien fait de laisser entendre que je venais de Safepoint. Révélé mon lien avec eux m’avait paru une option sécuritaire, mais de toute évidence ce ne l’était pas. J’allais devoir rapidement rectifier le tir à ce sujet.

Elle enchaîna ensuite d’un discours justificatif visant à expliquer la situation. Développant en partie sur son rapport entre elle et Kelsey ainsi que sur le fait qu’elle ferait office d’unique juge, jury et bourreau pour mon cas. Rien pour m’enchanter, mais je venais de mettre la rouquine hors d’état de raisonner moi-même… Foutu destin de merde.

Tout le long de son exposé, elle me soigna avec une expertise digne du rang qu’elle s’était proclamé et une fois terminé, elle me désigna le pansement du menton.

-J'ai fais ça pour elle comprend le bien. Si tu dois mourir autant que ce soit avec un minimum de dignité. Elle ne me pardonnerai pas de t'abattre comme un chien errant. Néanmoins ce n'est pas à l'ordre du jour, tu es loin de pouvoir gambader. Et même si je soigne ton oreille, dont tu as dû perdre pas mal d’ouïe car tu tourne légèrement la tête pour entendre avec ton autre oreille, tu as encore tellement de problèmes que tu lâchai à l'extérieur équivaudrait à une sentence de mort.

C’est vrai tiens, j’avais pas remarqué ça!? Pensais-je subitement en remarquant que mon oreille gauche avait de la difficulté à entendre. Dans la panique, mon corps avait dû compenser en amplifiant mon sens de l'ouïe dans la bonne, mais bon, ultimement ça ne faisait qu'un autre mal à ajouter à la très longue liste de chose qui m’accablait.

Avec ces quelques mots, je me sentis un tantinet rassuré. Aussi enragé avait-elle semblé être il y a quelques minutes, maintenant elle parlait avec un calme et une précision qui ne laissait pas de doute sur sa sincérité. Elle me tuerait sans sourciller, ça, ce n’était même pas une question, mais elle n’en avait pas envie de le faire en voyant le peu de danger que je représentais, même si j’en étais toujours un de son point de vue. C’était à moi de lui faire comprendre que ce n’était pas le cas.

-Alors maintenant tu vas raconter l'histoire entière à Kelsey, même si elle est douloureuse, pour toi comme pour elle. Tu vas lui dire que ses compagnons sont mort, mes déductions n'ont pas la même valeur. Elle a besoin de l'entendre, de faire son deuil, de s'endurcir et de continuer à avancer. Tu as voulu te sauver en mentionnant son nom, mais tu risque de la détruire. Si ça arrive soit sur que tu ne repartiras pas d'ici. Alors tu vas l'aider. Tu vas lui donner tout ce que tu as sur ses anciens compagnons.

De nouveau, j’étais au pied du mur. Avec l’échec de la négociation, le bluff serait une option viable si ce n’était pas du fait que j’étais dans un état de fatigue extrême et que Jenn semblait mortellement sérieuse. Un faux pas était très risqué, mais dire la vérité toute crue me mènerait où en même temps? « Oui alors, pendant qu’on se faisait attaquer par des Raiders, j’ai préféré fuir en voyant la situation devenir désespéré plutôt que d’aider William qui s’est probablement fait tuer ». Ça aussi ne ferait que me récolter une balle dans les tempes.

Une demi-vérité, c’est tout ce que tu peux employer. Me dis-je avec détermination. Et va falloir que tu sois crédible…

-D’abord, je te confirme une certitude, la Famille entière est morte. Quand je suis arrivé à leur ancienne demeure avec Charlie et le reste de notre groupe en espérant retrouver sur nos alliés, on est en fait tombé sur un charnier. Il n’y a pas un membre de la Famille qui ait survécu. Si ça peut te rassurer, non seulement ils ne m’ont rien dit à propos de toi, ou de ce qu’ils t’ont fait, mais je n’ai en fait vu leur groupe qu’un gros total de quelques jours entre le moment où je suis arrivé à Safepoint et l’année et demie où je suis resté là-bas. Je ne te cacherai pas qu’on s’est quand même mutuellement sauvé la peau à plusieurs reprises, et il y en a plusieurs que j’appréciais. Vu qu’ils sont décédés cela dit, ça n’a plus aucune importance. Tu veux que je sois honnête pas vrai, alors je le serai jusqu’au bout.

Petite phrase superflue, mais qui, l’espérais-je faciliterait peut-être à faire passer ma demi-vérité.

-Ensuite, je te confirme également que, non, je ne me suis pas fait suivre. Tu l’as deviné, je ne me suis pas simplement dit qu’une petite balade dans le bois était de mise hier et j’ai effectivement été poursuivi par des Raiders après qu’ils aient attaqué notre refuge. Mais ceux que j’avais à mes trousses se sont eux-mêmes fait oblitérer en morceau par des pillards du coin. Il faisait déjà sombre à ce moment-là et j’ai profité de la pénombre pour m’enfuir, aucune chance qu’ils m’aient suivi, ou même pisté. S’ils l’avaient fait, au nombre qu’ils étaient et à l’état dans lequel je me trouve il m’aurait attrapé depuis très longtemps.

Avant de poursuivre, un serrement à la gorge m’obligea à la racler pour éclaircir mon timbre et je baissai mes yeux dans le processus. Je sentais de nouveau la culpabilité poindre dans mon esprit, mais je ne pouvais pas m’y laisser aller, pas encore. Néanmoins, lorsque je relevai mon regard pour observer la jeune femme, je savais que mon expression n’était pas aussi solide que je l’aurais voulu, comment aurais-je pu totalement y arriver en fait? Surtout en sachant que je l’avais laissé à son sort.

-Je vais être franc, je ne sais pas ce qui est arrivé à William et Charlie, dis-je d’un ton triste et vulnérable. Nous avions deux refuges au fond, un principal où nous vivions la plupart du temps et où on organisait notre établissement permanent et un second plus loin dans les bois où Charlie chassait avec une amie, Estelle Dubois, pour nous fournir notre nourriture. Le plan de base c’était qu’en cas de pépin on fuit à l’autre refuge, et Charlie n’était pas là lors de l’attaque alors il a probablement réussir à s’en sortir. Estelle et un autre survivant aussi s’en sont sorti, ou à tout le moins je les ai vus se diriger dans la bonne direction lorsque William nous ordonna de fuir. Cela dit, tu le connaissais mieux que moi, il nous en donnait l’ordre, mais il ne comptait pas suivre. J’ai sorti avec notre infirmière Aya en pensant qu’il serait sur nos talons, mais il est resté derrière pour les retenir sans nous prévenir. En peu de temps on a vu qu’il n’était pas avec nous et que la maison se faisait encercler. Je ne l’ai pas vu mourir et peut-être l’ont-ils pris en otage, mais d’après moi il est décédé… Je suis désolé Kelsey…

Je terminai sur une note triste qui refléta l’état de détresse et de peine extrême que ressentit la jeune femme qui était au bord de la rupture psychologique. Incapable de la laisser dans un tel état, et en ayant moi-même des larmes aux yeux je me penchai vers elle dans l’espoir de croiser son regard.

-Je suis si désolé… marmonnais-je d’une voix tremblante à la jeune femme qui semblait refuser d’accepter les faits. Durant les derniers jours, il a souvent essayé et planifié de te rechercher. Il souhaitait te retrouver et savoir que tu étais en vie et en sûreté. Il voulait te protéger et te ramener auprès de lui pour être certain que tu serais à l’abri. C’est peu, mais sache qu’il a vécu ses derniers jours et qu’il est mort en restant fidèle à lui-même. Il est dur de rester d’un tel altruisme et je n’oublierai jamais William à cause de cela.

J’aurais pu continuer, mais elle n’en pouvait plus. Elle se leva et quitta la salle avec de puissants sanglots naissants dans sa gorge avant de claquer la porte derrière elle.

Résigné, je l’avais regardé faire sans rien ajouter. Elle n’avait pas besoin de mes paroles, elle avait besoin de Jenn, ou de quelqu’un à qui elle tenait assez pour la supporter dans cette épreuve. Impassible, cette dernière soupira et secoua la tête.

-Va la voir, ce n’est pas comme si je pouvais sortir de ma chaise de toute façon… Lui dis-je simplement en secouant ma tête avec une expression de souffrance sincère. Elle a plus besoin de toi que moi en ce moment.

Elle ne pouvait pas savoir que mon agonie était pour des causes différentes, mais une chose était sûr, c'est qu'elle ne pouvait pas dire qu'elle n'était pas sincère...
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J'écoutais attentivement les paroles de Caleb qui ne m'étaient pour la plus grande part pas adressés. Ces révélations ne me firent ni chaud ni froid étant donné que je n'étais pas directement concerné et que les personnes décédés ou disparues ne m'étaient absolument pas proche. Néanmoins je savais que ce n'était pas le cas pour ma compagne. Je la vis ce décomposer à vu d’œil pour finalement fuir ces révélations en quittant la pièce et claquant la porte donnant sur le hall extérieur.

-Va la voir, ce n’est pas comme si je pouvais sortir de ma chaise de toute façon… me dits- alors simplement le Canadien en secouant sa tête avec une expression de souffrance sincère. Elle a plus besoin de toi que moi en ce moment.

Je fixai mon regard vert foncé dans celui de Caleb et je m'approchai doucement le couteau à la main. J'attrapai délicatement ses mains alors qu'il esquissait un mouvement de recul. D'un coup sec je tranchai les liens de ses poignets et je pourrais une bouteille d'eau et quelques vivres à portée de main. Je le fixai encore quelques secondes sans rien dire et poussai un long soupir.

-Tu vas avoir besoin d'une transfusion sanguine à mon avis si tu veux espérer survivre. Sans compter tes autres blessures dont je vais devoir m'occuper. Je fis une pause pour jauger la réaction de mon vis à vis. Il était attentif à chacune de mes paroles et faisait bouger ses poignets endoloris. Tu es un homme bien étrange. Tu as surement envie de m'égorger en ce moment même je n'en doute pas une seconde. Mais je pense que tu as compris que certaines personnes méritent que des personnes comme moi soient là pour les maintenir en vie. Bois autant que tu veux mais pas trop vite et nourrie toi avec parcimonie car tu es très affaiblie. Je te déconseille d'essayer de te lever pour l'instant tu risquerai de tomber dans les vappes.

Je lui tournai alors le dos et je me dirigeai vers la porte. Je l'ouvris et sans me retourner je concluais par quelques mots.

-Même si tes mots ont causés beaucoup de souffrance ils étaient nécessaire. Bienvenue parmi nous. Nous aurons une discussion tous les deux à mon retour.

Je sortis dehors sous le hall et je ne vis pas immédiatement Kelsey. Caleb était si faible qu'il était peut probable qu'il tente quoi que ce soit. J'avais décidé de lui détacher les mains pour qu'il puisse boire et se nourrir seul. C'était, de ma part, une preuve de confiance extrême envers un étranger. Son état globale avait joué dans la balance mais mon instinct me disait qu'il n'était pas là pour nous piéger, il était réellement aux portes de la mort. Je haussai les épaules et repoussai ces questions à plus tard. Je vis la silhouette de Kelsey se découper sous la pluie. Je rabattis ma capuche sur mon visage je m'approchai dans son dos. Je l'attrapai doucement par les épaules. Son visage ravagé par les larmes et complètement trempé à cause de la pluie semblait m'implorer de ramener ses amis à la vie. J'écartai une mèche de cheveux roux de son visage et j'essayai de ma manche une partie de ses larmes. C'était plus un geste machinale qu'utile étant donné qu'il pleuvait. Je plongeai mon regard dans le siens et je l'attirai vers moi. Son visage vint s'enfouir dans le creux de mon cou et elle s'agrippa à moi tel un naufragé entrain de se noyer.

-Je suis là ma belle. Pleure, pleure autant que tu en ressens le besoin. Pleure tes amis, pleure ta douleur, pleure ce monde de merde. Pleure pour l'avenir, pleure pour les espoirs perdues, pleure pour ton amour et tes amitiés. Pleure ta haine et ta joie. Vide toi complètement. Tes amis auraient voulue que tu continue de te battre. Rappelle toi d'eux, rappelle toi les bons et les mauvais moments. Construit ton nouveau départ sur ton passé révolu. Nous ne remplacerons jamais les personnes que tu as perdu Kelsey mais tu fais partie de la famille petite sœur.

Mes paroles me semblaient bien dérisoire et je ne savais pas quoi ajouter de plus. Les mots étaient sortis comme ils venaient. Ce n'était peut être pas les plus appropriés où ce qu'elle voulait entendre, je n'en avait aucune idée. Mais c'était ce que j'avais à lui donner alors que nous étions enlacé sous une pluie battante en parfaite adéquation avec le contexte actuel.

Je laissai Kelsey pleurer toute les larmes de son corps contre le miens en lui caressant doucement ses cheveux trempés comme je l'aurais fait si j'avais tenté de rassurer une enfant.
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After the Fall - Fight & Flight : Part 2
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