Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
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A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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 La folie ne vient jamais seule...

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Chapitre 1 : Ni pratiquant ni croyant, mais pourtant en enfer.
1ere Partie ; Un répit avant le grand saut


"On oublie souvent qui l'on était, mais jamais qui nous sommes devenus." - Cody Pryam

47. 47 c'est le nombre de jours qui sont passés depuis que je moisissais ici. J'étais entouré de tarés, de psychopathes, de ceux qui ont perdus les pédales, ceux qui sont pommés... Bref un tas de gens qui savaient plus quoi faire de leur vie. Certains désertaient, mais ils étaient vite fait rattraper par la bande et tuer sur le champ pour les plus chanceux. Les autres, je savais pas ce qu'ils en faisaient.

On a bougé deux fois depuis que je suis arrivé. On restait squatter deux ou trois semaines et ensuite on se tirait. Histoire de dépouiller l'endroit de fond en comble et parfois trouver des survivants accompagnés d'une ribambelle de zombies. Certains se joignaient à nous, les autres c'était devenu de la chaire humaine en pâturage. A moi, on me demandait de fabriquer des bombes. C'était pas toujours réussi, j'étais encore novice, mais j'avais réussi à faire sauter la moitié d'une maison, habitants compris. J'aimais bien quand ça pète, mais tuer les autres, j'avais du mal. Vraiment. Je dis pas que je les aurais sauvé, mais je les aurais laissé tranquille. Un type m'avait dit y'a deux semaines :

"Tu verras, on s'y habitue très vite. On finit même pas y prendre goût".

Je pensais pas qu'à cette époque, il aurait eu raison. J'ai compris plus tard que le meurtre c'était comme des parties de jambes en l'air ; on nique tout ce qui bouge.

Franchement, au début je me sentais pas à ma place avec eux. Je me considérais comme normal, encore sain d'esprit... 'fin comparé à eux. Le pire c'est qu'il y avait de tout parmi nous. Ouais bon ok y'avait une sacrée brochette de criminels, mais y'avait aussi des gens "normaux" qui avait pris le plis de la violence quotidienne. Une fois, j'avais demandé à un gars qui était assis à côté de moi pour manger, ce qu'il faisait avant qu'il finisse ici. Il m'avait dit "trader" et m'a expliqué en quoi ça consistait. Et il avait terminé ses explications par "ici au moins, je peux me défouler et me vider de tout le stress que ce taf m'a donné. Avant je troquais du fric pour encore plus de fric. Maintenant, je troque des vies contre des pipes". Ce type là fut le premier avec qui je me suis lié d'amitié. Il s'appelait Cid. Enfin en tout cas, on le surnommait comme ça car il voulait pas dire son vrai prénom, et surtout, parce qu'il était vraiment con.

C'était ici aussi que j'ai bu ma première goutte d'alcool. Je dois dire que pure, c'est immonde. Je m'étais même pris une biture le soir même. Ca m'était monté à la tête vitesse grand V. Je m'en souviens, ce soir là je m'étais lâché et j'enchainais les conneries J'avais pris le volant avec un gars encore plus bourré que moi. On a lâché des captifs et on devait les abattre. Je comprenais rien à ce qu'il fallait faire. J'avais jamais conduit une bagnole. Mais bourré, on apprend plus vite on dirait. Et finalement, j'ai roulé comme un dingue à traquer ceux qui couraient. Je crois que j'en avais fauché un et ça m'avait fait explosé de rire. L'autre à côté avait un carquois de lances faites maison et s'accrocher au buggy d'une main en gardant un pied à l'intérieur, le reste à l'extérieur pour tirer ou donner des coups de pied. Au bout d'un moment il est tombé alors que je roulais vite. J'ai pilonné et je suis allé vers lui. Il était mort de rire. D'autres arrivaient tout aussi hilare. J'avoue que j'étais pareil. Celui qui était tombé avait une jambe pétée mais il avait clairement l'air de s'en battre les miches. Les autres ont tué les derniers survivants de la chasse et on revenu au camp. J'ai tiré une nana au hasard qui passait par là, tournant avec plusieurs mecs. Un idiot a proposé d'ouvrir d'autres bouteilles et on a continué à boire. Après je sais plus ce qu'il s'est passé, mais je me souviens avoir vomi.

Même si je m'étais bien fendu la gueule, la soirée n'en restait pas moins amer dans mes souvenirs. J'avais tué à nouveau. C'était ma cinquième  victime après l'apocalypse. Le premier étant le motard que j'avais laissé pour mort, et les trois autres que j'avais fait exploser pour intégrer cet asile.

Je sentais bien que quelque chose malsain était en train de m'arriver. Mais il était hors de question que je crève, j'avais la vie devant moi. Et finalement, ici ou là-bas, qu'est ce que ça change ?

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Et dire que j'ai loupé le bombardement de New-York... Ça a dû être un sacré feu d'artifice !
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2e Partie ; du sang sur les mains


Jour 58


C'est à peine si j'ose le croire. Frank, le type aux gros bras et notre gourou, nous a appelé car une partie du groupe se révoltait. Moi, perso, j'aurais pas voulu prendre part à la baston, mais j'avais pas eu le choix. Toute la tribu est venu péter les genoux des demeurés qui avaient été assez fou pour lui dire merde. Ca a pas duré longtemps. Dix minutes tout au plus. Y'a eu des échanges de tirs, et la vingtaine d'abrutis se sont fait flinguer pour la plupart. Les deniers se sont rendus, criant qu'ils étaient désolé. Le boss les a fait prisonnier et face à tout le monde il a commencé à crier :

- Vous voyez ça ? C'est ce que j'appelle être vraiment con. Et avoir du courage aussi ! Et tous ceux qui ont du courage...

Il prit un prisonnier par les cheveux et le traina sur quelques mètres pour que tout le monde puisse voir le spectacle. Puis il sortit une machette de son fourreau et reprit :

- Ils sont morts ! Ces cinq crevards qui restent, j'appelle ça de la vermine. Ils ont juste peur de mourir pour une cause. C'est des putes qui se vendent au plus offrant ! Et vous savez ce que j'en fait de cette sous merde humaine ?

Mon clan répondit d'une seule voix :

- On l'élimine !

- C'est ça ! Je l'élimine ! On a pas besoin de ça ici ! Alors regardez bien ce qu'il va leur arriver ! Y'a des nouveaux dans le groupe, et je veux que vous sachiez ce qu'il vous attend si vous foutez la merde ici !

Il coupa net un bras du type accroupi. Ce dernier se mit à hurler de douleur, s'écroulant par terre. Frank le remit droit toujours en le tenant par la chevelure :


- Ca vous voyez, c'est pour mon bras droit, Medy, qui s'est prit une balle dans la tête. Ca...

Il transperça de part en part l'entre jambe du pauvre gars. Il jura de nouveau, suppliant d'arrêter la torture.

- Ca... C'est pour avoir tenter de me baiser la gueule !

Putain j'avais vraiment pas envie d'être à sa place. Le type baignait dans son propre sang, c'était vraiment dégueulasse.

- Et ça... reprit Frank.

Il trancha net la tête du prisonnier, gardant la tête dans ses mains tout en la montrant aux quatre derniers malheureux :

- C'est pour avoir penser à vous insurger !

Tout le monde autour de moi sifflait, criait, applaudissait. J'étais vraiment pas à l'aise. Mais alors pas du tout. Je commençais à partir en retrait, mais Frank m'aperçut du coin de l'oeil. Putain je suis sur que ça allait me tomber.

- Amenez moi les autres survivants ! Cody viens par là !



Et merde fais chier. J'ai pas hésité à obéir. Je voulais pas mourir. Arrivé à côté de lui, il sourit et m'attrapa par l'épaule pour me mettre à côté de lui.


- Cody est l'un des plus jeunes parmi nous ! Mais même quand on est jeune, on peut être vouer à une cause ! Et ce petit gamin qui nous fait des merveilles avec ses feux d'artifices, et il va leur montrer qu'ici, on n'accepte pas des salauds dans leur genre !

Il voulait me tester. Il savait que je ne m'adaptais pas au groupe. Alors au lieu de me laisser faire mes petits bricolages, il allait me forcer la main. Comme s'il voulait me dire "tuer ou mourir, à toi de choisir". Il me tendit la machette et annonça à toute la populace :

- Le petit va faire tomber une tête de ses propres mains pour une fois ! Il va leur montrer notre détermination ! Coupe la tête du prochain fiston !

On m'amena un autre prisonnier qui me regarda, m'implorant de lui laisser la vie sauve. Bordel, c'était vraiment n'importe quoi. Jamais j'aurais la force de faire ça. Découper et faire exploser, c'étaient deux choses bien différentes. Au moins, quand ça pétait, ça ne laissait aucune trace, ou presque. Là... Là c'était de la boucherie pure. Deux mecs de ma tribu plièrent à genoux le prisonnier et le penchèrent en avant comme pour le guillotiner. Ce dernier se débattait en hurlant, mais rien n'y faisait, il était maitrisé de la tête au pied. Frank me glissa quelques mots dans le creux de l'oreille : "Abaisse la lame de toute ta force et d'un coup sec. Tu verras, c'est comme couper du beurre." J'ai dégluti. J'en revenais pas de ce qu'il me demandait de faire. Mais là encore, c'est votre instinct de survie qui prend le dessus. Lui ou moi. Pas plus clair. Je saisis la poignée de la machette. J'avais les mains moites, voire trempées. Comme si j'avais pissé dessus. Je tremblais.

- Aller Cody ! Montre leur !

- Cody ! Cody ! Cody ! criait la foule.

Putain de merde. Je flippais à m'en chier dans le froc. Et j'avais des frissons. On m'acclamait pour un meurtre. Du grand n'importe quoi. J'ai pris de profondes inspirations. Même avec tout ça, je pouvais pas. Putain je pouvais pas.

- TUE LE ! m'ordonna Frank.

J'ai subitement abaissé la lame. Elle a tranché la peau dans un premier temps et... Et elle s'est heurtée contre quelque chose de dur. Ma "victime" s'est littéralement égosillée de douleur. Ca pissait le sang partout. Le type était devenue une véritable fontaine qui me giclait sur la gueule.


- ACHEVE LE ! ALLER !

J'ai abaissé la lame plusieurs fois, les larmes aux yeux, écœuré de ce que je faisais. Après des secondes interminables de carnage, la tête finit par tomber. Mes genoux ont cédé et moi aussi j'ai fait la même, gerbant tout ce que je pouvais avoir dans l'estomac, y compris mes tripes si c'était possible. Une main me souleva et mon bras partit en l'air, la main haute. Frank me tenait face à la foule qui était folle de joie. Le spectacle leur avait plu.


Moi je venais de comprendre que le cauchemar ne venait que de commencer.

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Dernière partie : Sombrer dans les abysses sans l'iceberg

"Une chose est sûre, on meurt tous un jour. Alors autant mourir avec le sourire." - Cody Pryam


Aujourd'hui 137e jour dans cet asile. Asile auquel, finalement, je commence à m'y habituer. Le quotidien de vivre au jour le jour et au gré des conneries que vous êtes amenés à faire me séduit de plus en plus. Et puis tuer devient moins pénible qu'au début.

Cid et moi sommes inséparable. Il est plus âgé que moi certes, mais tout aussi déglingué de la tête que moi. C'est cool, franchement. Et puis je commençais à me faire une p'tite réputation avec ce qu'il s'était passé avec les insurgés de la dernière fois et mes explosifs.En parlant de ça, j'en suis devenu accro. C'est comme l'alcool, faut que j'ai ma dose sinon je me sens pas bien. Je faisais souvent des cochonneries explosives pour faire sauter des têtes à deux ou trois personnes, mais là, j'avais vraiment envie de créer un truc sur-mesure, genre grosse méga boumasque à la star wars. 'Fin c'truc là pète pas, mais un bon gros explosif bien velu pour réduire en cendre une maison entière, ouais ça putain, qu'est ce que j'en ai envie. On dit toujours que la taille ne compte pas, mais moi ce qui m'obsédait en ce moment, c'était ça, une paire de couilles si grosse que quand elle vous giclait à la gueule, vous étiez pas prêt de vous relever de la faciale qu'elle venait de vous mettre.

Je suis parti en reconnaissance avec Cid et une ribambelle de types à écouter Eon de Celldweller, une putain de bonne musique qui vous mettez les crocs. Ca gueulait dans tous les sens, et ça roulait dans le sable qui recouvrait parfois la route. Je savais pas où on était, et j'en avais strictement rien à foutre. De toute façon, à quoi ça servait maintenant ?

Je conduisais un buggy qui rugissait si fort que j'entendais même plus l'autre débile de Cid qui s'agitait dans le vide la bite à l'air. D'ailleurs devant moi dans la remorque du pick-up, un type se faisait tailler une turlutte les pouces levés. Cid me tapa l'épaule et m'dit :

- Va plus vite Cod'! Rattrape le pick up, je connais cette meuf, c'est une vraie bouffeuse de bites ! Je vais aller lui donner la mienne !
- Eh mec ! Je fais ce que je peux ! Oublie pas qu'y a mon bijoux à l'arrière !
- Je m'en bats les couilles Cod' ! C'est l'heure de bouffer pour elle !

J'ai accéléré pour me mettre au niveau de la remorque et Cid se fagota le temps de sauter sur l'autre véhicule. Sans perdre une seconde, l'autre pute lui ouvrit la braguette et commença à le branler. Cid se mit à crier sans pour autant que je l'entende avec tout le bordel de moteurs et de musique qu'y avait autour de moi. J'ai explosé de rire, façon de parler. Qu'est ce qu'il est con ce mec bordel !

On a continué notre route à 6 véhicules qui ont subis une bonne chirurgie esthétique pour ressembler à des tanks. Ou alors comme pour mon buggy, à des carcasses à quatre roues qui étaient en fait des bolides.

Mon convoi passait sur la 617, sur les abords de washington valley, où y'avait marqué "Morristown". Ca me disait quelque chose. Je me demandais même si on était pas tout proche de New-York. Bref, on est arrivé à la périphérie de la ville et on a coupé la musique histoire de faire moins de boucan, même si nos moteurs foutaient le bordel.

Notre but ? Trouver des rations et pour moi, trouver du matériel pour tout faire sauter.

Le convoi a roulé sur plusieurs avenues blindées de carcasses de bagnoles. On s'est arrêté devant un mall éventré de barricades calcinées avec quelques zombies qui étaient encore debout sur le parking. Y'avait même des bandes rouges qui remplaçaient celles qui délimitaient les places. Le pick-up a foncé dans sur les morts pour en faucher un maximum, les autres mitraillant ceux aux alentours.

On est arrivé à l'entrée de notre eldorado puis on est passé par dessus les barricades peintes de sang.

- Arme en main les gars. On sait pas encore si y'a du monde qui squatte ici. Oubliez pas : Pas de quartiers.

A peine que le type avait finit sa phrase qu'on s'est fait canarder dans le long couloir abandonné qui ressemblait à la colonne vertébrale du mall.

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Chapitre 2 : L'autoroute de l'Enfer


Partie 1 : Fièvre et poussière



« Tuer et massacrer sont deux choses différentes. Pourtant, j’y prenais le même plaisir. »


1 heure et demie avant l’assaut : campement à 45min de Morristown, Etats-Unis, 18h.

On avait bougé pour s’installer ici. C’étaient des types qu’on avait chopé lors d’une fouille dans une petite ville du Massachusetts qui nous avait balancé des refuges dans le coin. Et à priori, nos éclaireurs en avaient déniché un ou deux. Ça faisait une semaine que ces bruits tournaient dans le camp. Mais aujourd’hui c’était le grand jour.

Mr muscle nous avait réuni là on se bourrait la gueule tout le temps. Il nous attendait avec un vieux trépied de peintre rafistolé où un tableau noir à craie montrait des trucs dessinés dessus. Des croix reliées par des petits traits espacés, des lettres, des noms de groupe. Ça sentait bon la tuerie à plein nez. J’étais aux premières loges, devant d’autres balourds plus grand que moi et qui avait une carrure digne d’un éléphant. Rien qu’à voir la gueule de leur bras, vous saviez que la vôtre n’allait pas rester longtemps sur votre corps.

On a patienté encore une dizaine de minutes avant que les derniers retardataires n’arrivent. Notre chef les regarda d’un air noir, exprimant toute sa haine contre le manque de ponctualité. Et quand vous n’êtes pas à l’heure avec un militaire, ou plutôt ancien, ça ne le mettait jamais de très bonne humeur.

- Bon, je vois qu’on est enfin tous réunis. J’aimerais que les derniers se bougent plus le cul la prochaine fois. Sinon, je leur botterais le cul.

Généralement avant, quand on disait ça, c’était pour déconner. Avec lui, on savait que c’était du sérieux. Quand il vous disait qu’il allait vous botter l’arrière-train, ça signifiait que vous alliez morfler sévère.

- Vous avez de la chance qu’on ait besoin de vous… Bref, vous le savez tous plus ou moins, nos éclaireurs ont repéré deux potentiels sites de réfugiés. Et qui dit réfugiés, dit nourriture… Et femmes.


Notre grosse bande de mecs macho se mit à siffler et à hurler de joie. Y’avait aussi quelques femmes dans le lot.

- Mais comme à l’habitude, on cherche pas que ça. Il est possible que là, on puisse trouver autre chose : du carburant, des véhicules, des armes, du matériel… De quoi se mettre quelque chose sous la dent. Vous vous doutez bien aussi que, si je vous ai tous réuni ici, c’est qu’il y a une raison bien particulière. Nos premières lignes ont découvert deux sites potentiellement riche mais habitable. L’un deux est le mall de Morristown, situé au cœur de la ville. A priori, il y a des cadavres de ces bestioles qui jonchent le sol autour de l’endroit. Mais pas grand-chose dans un périmètre plus proche. Idem pour le 2e site qui est un entrepôt clôturé de grillage, situé à 5 minutes du mall. On va se séparer en deux groupes. Le premier, Oregon, se dirigera vers le mall avec une turtle, deux calibres et quatre traqueurs. L’autre, le mien, Bash, se rendra à l’entrepôt avec une turtle, deux traqueurs et un démolisseur embarqué. Je vous le cache pas les filles, je sais pas ce qui nous attend là-bas, donc vous restez safe et vous m’obéissez tous au doigt et à l’œil. Si vous avez de la résistance, vous nous avertissez. Si vous avez besoin de renfort, celui qui n’est pas occupé rejoindra l’autre équipe.


- Et si on est attaqué en même temps ? demandais-je.
- Tu baisses pas ton froc et tu maintiens la position avec ton groupe. Si y’a trop de résistance, permission de se retirer, inutile de perdre des hommes et de l’équipement. Pigé ?
- Ca marche chef.
- Bien, on a environ 30 à 40 minutes de route avec le démolisseur. Vous avez dix minutes pour vous préparer, ensuite on part à l’assaut.

La foule s’éparpilla en riant et en criant de nouveau. On avait tous soif. Soif de tuer, soif de sang. Soif de nouveauté. Ca faisait un petit moment qu’on avait plus eu d’action ni de nouvelles chattes. Cid et moi sommes allés à notre piaule pour récupérer notre équipement. J’avais ramené plusieurs créations à l’intérieur pour emmerder Cid. Il se chiait dessus à chaque fois qu’il en voyait une nouvelle.

J’ai pris mon vieux sac scolaire troué, un eastpack. Il était déchiré à certains endroits à cause des bombes cloutées que je gardais souvent dedans. D’ailleurs, j’avais réussi à devenir un maitre d’art en la matière : j’utilisais de la pâte thermique afin d’éviter les pertes de gaz. Et pour mon plus grand plaisir, c’était super efficace. Ca pétait 10 fois plus fort. Rien de tel pour le plaisir de mes tympans. J’ai vérifié d’avoir tout mon matos : flingue, bombes, des bandages au cas où et un casse-croute. On sait jamais.


10 minutes plus tard.



On s’est tous retrouvé à notre convoi blindé. C’était bien la première fois qu’on avait rassemblé autant de véhicules pour une expédition. Là, ça se voyait qu’on allait à la pêche au gros.

Nos bagnoles avaient vraiment de la gueule. Elles avaient l’air tout droit sorti des enfers.

Les turtles étaient en fait des vieux 4x4, genre hummer, cadillac et ceux de l’armée. A l’intérieur, le confort était rudimentaire et tout ce qui était inutile avait été retiré. Il ne restait que les deux sièges avant. A l’arrière, les banquettes avaient été arrachées pour laisser place à des rangements pour l’arsenal et des plaques de métal latérales pour renforcer le blindage du véhicule. Pour les véhicules civils, une ouverture au toit offrait place à une mitrailleuse à gros calibre comme les jeeps militaires. C’était pas fait dans la finition, mais ça manquait pas d’efficacité. Au niveau de l’ouverture du coffre, y’avait une plaque soudée verticalement au plancher du véhicule pour nous protéger des tirs lorsqu’on tirait derrière avec le coffre ouvert. Les vitres avait aussi reçu une chirurgie car sur l’extérieur des lamelles épaisses de métal filtrait la lumière du soleil. Ca faisait office de protection, même si on voyait plus grand-chose. Les pneus se cachaient là aussi derrière des plaques de métal, et pour finir, le moteur avait été trafiqué pour les rendre encore plus puissant. Autant vous dire que nos 4x4, c’étaient devenus des vrais bêtes de guerre.

Les calibres eux, c’était des dodges où dans la remorque avait été fixée une mitrailleuse lourde. Bien plus lourde que celle des turtles. Leur puissance de feu permettait de passer quasiment n’importe quel blindage. Sinon ils avaient subi les mêmes opérations chirurgies que les turtles au niveau des roues, des vitres et du moteur.

Les traqueurs s’étaient des buggys purement et simplement. Rien n’avait changé, si ce n’est la magouille sur les moteurs qui les avaient rendus encore plus rapide. Parfait pour la traque justement.

Le démolisseur, est le seul énorme véhicule qu’on avait. C’était un ancien bus scolaire remanié pour tout défoncer. L’avant supporté deux énormes plaques de métal soudées qui formaient une espèce de tête pointue, dont la pointe justement, s’approchait dangereusement du sol. Très clairement, pour ce véhicule, un humain se ferait littéralement broyé, comme n’importe quel mur. Les vitres étaient aussi surplombées de protection avec quelques meurtrières afin de pouvoir tirer vers l’extérieur. La plupart des sièges avaient disparus, ne laissant que des stocks d’armes et d’explosifs à portée de main. Le démolisseur emportait facilement une quarantaine de personnes, mais vous étiez à l’étroit.

Bref, toujours est-il qu’on s’est ameuté à nos engins respectifs en nous donnant des mitrailleuses au passage. Je suis monté dans un traqueur avec Cid qui vérifiait l’état de nos armes. Il me regarda et me fit :

- On va enfin pouvoir s’amuser.

J’ai souris, en allumant le contact.

- A celui qui verse le premier sang, petite bite.

- Va te faire enculer Cod’.

Notre chef escalada le démolisseur et nous fit le signe d’aller nous faire foutre avec le bras. C’était le signal. On a tous démarré comme des demeurés. La chasse allait pouvoir commencer.

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Chapitre 2 : L'autoroute de l'Enfer
Partie 2 : L'ascension de la nation du vice



" Tuer ! Tuer ! Tuer !"

Attaque du Mall de Morristown, 19h

- A douze heures, 1er étage derrière le pot de l'arbre mort ! hurla Cid.
- Y'en trois autres en face de nous ! Derrière le stand de journaux ! criais-je sous les rafales.
- On a un homme à terre ! annonça un autre qui s'était planqué en s'allongeant derrière le rebord d'une fontaine asséchée.
- Cid ! On tiendra pas longtemps comme ça ! On se fait canarder dans tous les sens !
- JE SAIS CODY PUTAIN ! FINN SORS TON LANCE ROQUETTE !
- C'EST FINN QUI EST MORT ! répondit à nouveau celui qui nous avait interpelé.
- PRENDS TON BAZOOKA ET TIRE ! COD' JE TE COUVRE VA CHERCHER LE TURTLE ! JE TE SUIS DE PRES !
- T'ES MALADE OU...
- COUVREZ NOUS ALLER !

Au même moment toute mon équipe s'est mise à faire des tirs de barrage. Une roquette fusa dans le stand en face de nous qui explosa, projetant dans un même élan, des feuilles dans tous les sens avec des débris accompagnés de nos assaillants qui eux, voltigèrent en arrière. J'ai couru aussi vite que j'ai pus dehors, les balles sifflant au dessus de moi. Le turtle n'était qu'à une dizaine de mètres de moi, mais je ressentis soudainement une douleur aigu au niveau du bras droit. J'ai perdu l'équilibre en hurlant à la mort mais une main me soutenu pour me relever et me tira violemment vers le véhicule.

Les quelques secondes qui suivirent pour atteindre notre objectif furent les plus longues de ma vie. J'ai l'impression que notre course était interminable jusqu'au moment où j'ai pus ouvrir la porte et monter. J'étais essoufflé. Je grimaçais de douleur. J'ai regardé mon bras. Une balle l'avait traversé.

- PUTAIN ! HAAAA ! FAIS CHIER !

Cid me planta quelque chose au niveau de l'épaule. En l'espace de quelque seconde, mon corps s'imprégna d'adrénaline effaçant toute trace de souffrance.

- METS LA GOMME CODY ! JE VAIS BUTER CES ENCULES ! ALLER GO GO GO !

Les clefs étaient sur le contact. J'ai tourné la clef et le moteur s'alluma. J'ai passé illico la première fonçant contre les obstacles qui se brisèrent contre le turtle. J'ai enfoncé la palissade d'entrée toujours plus vite et me mis à rouler dans l'allée centrale du Mall. J'entendais les balles ricochaient sur le blindage et Cid qui tirait à la mitrailleuse lourde. Les balles vides tombaient à l'intérieur du véhicule qui se dispatchaient partout, même sous mes pieds. Dans un même temps j'ai pris la radio et ai appelé l'autre groupe :

- Chef on a de la résistance ici ! Ils sont vachement nombreux ! On vient de perdre un de nos gars !

- ....Shhhh... On est en prise aussi avec des survivants ! ...Shhhh... On pourra pas venir vous aider tout de suite ! Quittez l'endroit !
- On va se faire descendre si on fait ça ! On va tenter de tenir mais il va falloir que vous vous magnez le cul !
- Démerdez-vous comme vous voulez mais leur laisser pas les véhicules !
- Ok chef ! CID ! CID ON EST TOUT SEUL ! L'AUTRE GROUPE EST GRIPPE AVEC DES SURVIVANTS !
- MERDE ILS FONT CHIER ! FAIS DEMI TOUR, FAUT COUVRIR UN AUTRE GROUPE POUR QU'IL PRENNE UN CALIBRE ON VA JAMAIS S'EN SORTIR SINON !
- OK FAIS GAFFE A TOI !

J'ai soudainement braqué pour faire demi tour. Au même moment une roquette passa à un cheveux de nous.

- ILS ONT DES BAZOOKA !
- JE SAIS PUTAIN ! AVANCE ET EVITE LES ROQUETTES !

Je suis reparti en sens inverse vers l'entrée. Cid avait désormais des cibles à découvert et il semblait s'y donner à coeur joie. Le blindage était criblé de balle qui tonnait contre la ferraille. Fallait pas que ça passe. J'ai commencé à slalomer entre des gros pots de fleur et des débris en tout genre pour éviter de nouvelles roquettes. Et en parlant, une vint exploser juste devant nous, malmenant le 4x4. Je fus secouer dans tous les sens. J'ai rapidement perdu le contrôle du véhicule qui se planta latéralement dans une vieille vitrine de magasin. Le moteur avait calé. J'ai tenté de le redémarrer sans veine.

- Cid ! Le moteur redémarre pas !

- Va falloir si on veut sortir d'ici vivant ! Passe moi une recharge de 30mm !

Je me suis détaché et ai plongé à l'arrière de la bagnole. Aux pieds de Cid se trouvait une large caisse avec des bandoulières de munitions. J'en ai attrapé un bout pour le refiler à mon collègue.

- Va voir ce qu'a le moteur maintenant ! Je m'occupe de te couvrir !

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Et dire que j'ai loupé le bombardement de New-York... Ça a dû être un sacré feu d'artifice !
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Chapitre 2 : L'autoroute de l'Enfer
Partie 2 : L'ascension de la nation du vice



" Fix it !"


J'ai pris la boite à outils qui trainait aux pieds de Cid dont sa mitraillette me giclait ses cartouches à la gueule. J'ai ouvert la portière passager, plié en deux ou cas une balle me ferait faux bond.

C'était encore plus le bordel à l'extérieur; les balles sifflaient, faisaient leur "bouing" typique des films sauf que là c'était du vrai pur et dure. Une balle bien placée et c'était finit poto. J'ai enfilé la lampe frontale et l'ait allumé avant de me glisser sous le blindé avec la caisse. Je me suis hissé jusqu'au niveau du moteur qui dégageait autant de chaleur que dans un sauna. Je dirigeais la lumière à droite à gauche pour essayer de voir ce qui déconnait mais je voyais que dal.

Des balles s'enfoncèrent à quelques dizaines de centimètres de moi dans les dalles du mall qui explosèrent en petits morceaux, me fouettant le visage par la même occasion.

- Enculé de merde ! VOUS FAITES CHIER ! hurlais-je.

Je me suis touché le visage là où j'avais mal. Ca m'avait pas loupé, j'étais ouvert au niveau de l'arcade et de la joue. Putain mais sans déconner ! Tant pis, fallait que ça attende. J'ai craché du sang sur le côté avant de me reconcentrer sur le moteur. Je plissais les yeux, comme si les fermer m'aurait aidé tiens. J'ai bougé quelques tuyaux avec mes mains, mais je les enlevèrent aussi. Ces saloperies m'avaient brûlé les doigts.

Au même une roquette explosa pas très loin, soulevant un pan du 4x4 dans sa déflagration. Ma vie défila devant mes yeux lorsque le vis le véhicule se soulevait puis ré-atterrir sur ses 2 roues qui avaient partiellement quitté la terre ferme. Les amortisseurs firent leur taff, le blindé ne m'écrasa pas, mais c'était pas loin. Le moteur était encore plus proche de mon visage qu'avant. A ce moment là, je savais ce que voulait dire le mot fournaise. J'en avais la description parfaite devant mes yeux : Un moteur brûlant qui foirait juste au dessus de ma gueule. Je pouvais pas avoir meilleure perspective.

Par contre je voyais un câble d'allumage ballotait dans tous les sens. Et je voyais la prise où il devait se brancher. Ok, le problème était identifié. Mais y'en avait un autre : pour m'y faufiler, fallait que je me brûle pas d'autre moyen. J'ai grimacé, pour ça et pour mon épaule qui commençait à sérieusement me faire mal. J'ai fouillé la caisse à outils. On avait toujours de l'adrénaline à portée, pour les occasions difficiles comme celle-ci. Je me fis une injection illico presto qui me donna une seconde vie. Enfin troisième si on compte celle que cid m'a planté.

Le câble me tomba dessus. Du moins, une partie, celle qui se branchait : ce truc à la con était sanctionné, fais chier, j'allais devoir le rafistoler. J'ai pris un petit coupe coupe pour désosser le caoutchouc qui entouré les fils. Puis j'ai pris une bobine de cuivre et en ait découpé un morceaux. J'ai entouré le fil de la bobine sur quelques centimètres du câble avant de scotcher le tout avec de l'adhésif noir. J'ai passé les mains entre les tuyaux, en évitant au maximum de les toucher. Mais c'était clairement impossible. La douleur était là, l'instinct de survie aussi. Et ça, ça faisait une sacrée différence. J'ai rebranché ma partie avant de joindre les deux bouts et les scotcher ensemble. C'était pas de la réparation de dingue, mais ça pourrait au moins nous sauver la mise.

Je me suis extirpé de sous le véhicule, Cid tirant toujours comme un demeuré pour éviter de se reprendre une roquette. Je me suis rué à l'intérieur, balançant la caisse à outils derrière. Tant pis si elle était encore ouverte, c'était pas le moment pour faire du chichi. J'ai démarré. Le moteur rugit.

- YEEEEE HAAAAAAAA ! ALLER ON Y RETOURNE BABY !

- BIEN JOUE COD' ! GO GO GO FAUT TOUS LES BUTER !


J'ai rangé ma marche arrière en trombe qui nous secoua tous les deux, puis j'ai enclenché la première, écrasant l’accélérateur qui emmena le 4x4 dans une puissante embardée. On était de nouveau dans la course. Et ça allait chier dur.

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