Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
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A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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 A lonely heart beat in the forest ...

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10 avril 2017

Voilà deux jours que je me déplace vers l’ouest en direction des ruines du Domaine. J’ai toujours dit à mon ami que le lieu était trop exposé, trop évident pour que des pillards ne le remarquent pas. Mais Soren a fait la sourde oreille et il a toujours dit que les problèmes pourront être gérés. Papi m’a toujours dit que la prudence était mère de sureté, mais Soren était plus du style  d’attendre et de voir. Et comme de raison le Domaine fut attaqué. Je me souviens de la séparation avec mon étoile, car j’ai encore été stupide de suivre ce que l’Humain voulait faire. Je voulais aider mon meilleur ami et pour ce faire j’ai dû abandonner tout ce qui est important pour moi. J’aurai dû écouter le Chasseur et ne m’occuper de Phyllis et de Wolfie. Nous aurons pu nous cacher dans les bois et ne vivre que les trois ensemble.

Merde de hell espèce de connard. Arrête de te virer les tripes avec cette histoire.  Tu as fait un choix de con alors vit avec. Maintenant, concentre-toi pour retrouver ton étoile et après tu pourras retourner voir le groupe pour la placer en sécurité. Mais William m’a demandé de trouver un coin sécuritaire pour nous le temps que le groupe finisse d’agrandir les lieux.


Mon grand frère, le seul être que je surnommais de la sorte, était venu me voir la veille de mon départ pour m’expliquer tout ça et aussi pour me demander de regarder attentivement pour la rouquine. J’avais dit oui comme à mon habitude et baissant la voix, il m’avait révélé un secret. Je devais retourner sur le site du Domaine pour regarder un truc pour lui. Ça ne me dérangeait pas, car je devais passer par le site pour rejoindre le point de ralliement. Il m’avait souhaité bonne chance et nous sommes séparés pour la nuit. Lui prit le chemin de la maison et de la chambre qu’il partageait avec Aya et moi le petit cabanon.  Je ne sais pas pourquoi j’étais curieux au sujet d’Aya, mais je lui avais demandé si elle était rendue sa petite amie. Car elle ressemble tellement à Manami. Mon grand frère avait dit non et qu’il pensait que son cœur s’était éteint depuis peu. Je n’ai pas trop compris, car je suis pas mal moins intelligent que lui.

Ça m’a pris un certain temps pour rejoindre le Domaine, car j’ai dû bifurquer de ma route à deux reprises. La première fois ce fut pour éviter une grosse horde de plusieurs centaines de charognards qui se dirigeaient vers le nord-est. Je ne sais pas pourquoi, mais ils avaient d’avoir senti du grabuge ou bien les relents de la Marion les attire. Je ne suis pas sur leur menu et je m’en fous complètement. Mais ça m’a fait perdre du temps à les regarder à faire leur défilé et j’ai dû dormir dans ma cachette dans une centrale d’urgence pour les ambulanciers près des fermes sur le petit chemin de campagne que j’avais emprunté. En silence, j’avais bien entendu fouillé ma plaque et j’ai eu la chance de trouver une trousse de premiers soins intacte. Elle était encore sur le mur bien en évidence dans le local du concierge. Mais j’ai dû tuer le charognard qui avait occupé ce poste et lui voler ses clefs. Content d’avoir eu la main chanceuse, j’ai gravi les marches pour rejoindre la porte d’accès sur le toit. Je me suis couché alors sur le toit plat avec un vieux matelas de civière et j’ai passé une partie de la nuit à me retourner dans mon sommeil. Je me savais hors de danger, car j’entendais les grognements de la horde s’éloigner et le calme revenir autour de moi. Mais je me demandais si mon étoile était encore vivante. Qu’elle s’ennuyait autant de moi dont je m’ennuyais d’elle. Je ne pouvais pas encore croire ma chance qu’elle ait accepté de m’aimer et même d’unir son destin au mien. Il faillait bien une apocalypse pour une femme, surtout une dame de la gentillesse et de la beauté de Phyllis, m’accepte comme un humain et non un outil bien utile ou encore un monstre qui ne vaut rien.

Quand j’ai pu m’endormir pour quelques heures, j’ai rêvé à elle comme à chaque fois. Des fois c’était des songes que nous étions juste les deux assis dans un lieu que je ne connaissais pas en train de se donner de la chaleur humaine et de se regarder dans les yeux. Depuis le temps, mon étoile savait quelles zones de mon corps torturé de cicatrices étaient en « vivante » et quelles n’avaient plus aucune sensation. J’appréciais ces moments ou nous caressons, ses mains apaisant le Chasseur et laissant l’Humain répondre par autant d’amour, sinon plus. D’autres rêves nous étions dans une pièce et je lui jouais du violon. Je la voir dans cet état de bonheur total me poussait à continuer encore et encore. Mon étoile fermait les yeux pour apprécier chaque note, comme elle le fait comme apprécier mes caresses qui furent autrefois maladroites. Des fois ma famille était avec elle et mes amis du passé aussi. Papi, Maman, papa, William, Mary, Helwa, Yuri, Gabrielle, Manami, Paloma et Isabella discutaient avec mon amour et j’adore ce tableau qui m’était offert de voir. Mais depuis notre séparation, chacun de ces rêves apaisants finissait toujours de la même façon. Phyllis qui me regardait droit dans les yeux, Wolfie le chien – loup que j’avais recueilli près d’elle, et elle me caressa en premier mon coté du visage ravagé par les flammes. Ensuite elle passa sa main de satin sur la partie intacte et elle m’embrassa. Quand ce baiser divin prit fin, elle me regardait les yeux pleins d’eau. Je ne sais jamais ce que j’ai fait pour la rendre dans cet état juste au moment que sa voix, ce son qui est la plus belle des musiques que j’ai entendues et que je suis sur que rien n’est aussi agréable, se lève. Mon amour baisse la tête en parlant et je vois avec horreur un rond de sang se former au niveau de son ventre. Je capote rare, mais je suis cloué sur place.

Pourquoi m’as-tu quittée? On s’était promis de rester pour toujours ensemble et là je suis seule et je me meurs. J’ai peur mon amour revient me rejoindre…

Comme depuis le 1er avril, je me réveille en sursaut et mon visage déformé est inondé de larmes de peur et de honte. Aussitôt je me lève et je prépare mon sa à dos. Je ne suis pas très équiper, mais au moins j’ai un couteau et quelques balles dans mon pistolet en cas de vie ou de mort. Je reviens sur la route de campagne et je continue ma progression vers l’endroit où je pense de trouver mon amour. Mais comme ce n’est jamais aisé de le faire, un autre trouble est venu embêter ma marche.  Il était presque midi et j’avais dû arrêter dans la forêt pour manger quelques racines et des petites trouvailles. Mais au loin j’ai vu une progression d’une dizaine de personnes. La majorité avait encore des habits noir et blanc de prisonniers et tous avaient soit des armes à feu ou bien des armes de fortune.

Merde de hell c’est encore des gus en maraude. Je ne dois pas me faire voir.


Et à cet instant, je devins le fantôme. Cet état de furtivité que Papi m’a montré à atteindre. Je me déplace silencieusement et même les écureuils ne peuvent pas me voir. Et je ne parle des lourdauds sur le chemin. Ils ne seront pas en mesure de me voir même si je me place au milieu du chemin les bras en l’air. Mais un bruit métallique me fait cacher dans un trou entre un rocher et une racine. Je vois quelques individus, des raiders selon moi à cause de leurs vêtements, progressé vers la colonne d’anciens prisonniers. Je les vois clairement, mais les autres sur le chemin pourront se faire surprendre. L’Humain veut que j’avertisse les prisonniers, mais le Chasseur qui est aux commandes refuse net. Je ne les connais pas et ils pourraient être aussi méchants que les Raiders. Donc dès que les premiers coups de feu résonnent, je reste cacher. Je compte 10 battements de cœur et je me relève de ma cachette et comme un esprit de la forêt, je m’en vais. J’entends les cris de douleurs de rage et les supplices. Je me concentre sur n'importe quoi et c’est l’image de mon étoile qui revint en force pour me permettre de progresser sans flancher et revenir sur mes pas comme je l’aurai fait d’habitude. Maintenant il n’y a que Phyllis, William et quelques personnes qui méritent mes accès de folies projectives. Mais à cause de la fusillade, je dois me rallonger encore pour atteindre le Domaine. Car les charognards des environs vont s’inviter au buffet et c’est plus que certain. Mais au moins, il va surement avoir moins de zombies dans les environs quand je vais arriver. Mais je dois encore arrêter pour la nuit. J’ai pu me dégotter une ancienne cache de chasseur et je me couche en boule pour rejoindre mon étoile dans mes rêves.  C’est le seul temps que je suis totalement en paix. Durant mes songes ou bien quand nous sommes ensemble.  Mais la fin de mon sommeil reste inchangée et je me réveille d’un coup, le cœur voulant s’arracher de ma frêle poitrine.

Ma route est maintenant plus ou moins dégagée, car je dois faire taire deux charognards qui ont eu le malheur d’être sur ma route. Ils n’ont jamais su ce qui les avait frappés.  Mais quand j’arrive au Domaine, je vois le carnage. La palissade est presque au complet au sol et la majorité des maisons bruler par  les Raiders.  Il ne reste qu’un bâtiment de ferme, l’ancienne maison de William qu’il partageait avec Kelsey et un petit entrepôt. Mais je suis persuadé que les trois ont été vidés complètement.
 
Merde de hell  toutes doit être vidés! Mais je dois aller voir pour le truc à William. Et aussi peut-être que je pourrais trouver des traces de mon étoile et de Wolfie.

Tout mon être veut se relever de mon abri, mais je compte 60 battements de cœur, mes yeux se promènent sur la zone que je dois visiter. Comme cela je vais voir les mouvements des charognards ou bien des vivants. Comme le disait Papi, quand je peux éviter de courir tête baissée, je dois réfléchir et observer. Comme ça je peux trouver le chemin le plus sur et m’éviter des emmerdes.

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    Un frisson parcourut l'échine de Phyllis. Gardant sa main contre l'encolure de Wolfie, elle trottina en direction de l'entrepot. Normalement, la zone était safe, mais on ne savait jamais. La présence du chien-loup la rassurait beaucoup, mais pas au moins de la laisser lâcher son arme… Il lui en faudrait plus pour ça : la présence d'un groupe à ses côtés, ou alors d'individus en qui elle avait pleinement confiance. William, Kelsey, Sören… Charlie bien sûr. Un petit sourire triste traversa son visage : elle se sentait tellement stupide d'avoir paniqué, et d'avoir laissé tomber tous ses amis ! Alors que tous sans exception n'auraient pas hésité à mettre leur vie en jeu pour la sauver, elle avait fuit, tremblante, et s'était réfugiée loin du danger.
    Et maintenant, elle était seule, et devait assumer ses actes. Elle réaffirma sa prise sur la fourrure de Wolfie, et entra dans le bâtiment. Bien qu'il ait été pillé à plusieurs reprises, et qu'elle même avait fait le tour des meubles mis à sac, elle ne désespérait pas de trouver un petit quelque chose tomber au sol… Il suffisait de fouiller un peu. En soupirant, elle referma la porte, consciente que si elle venait encore ici, c'était dans le seul espoir que quelqu'un la cherche, et passe de temps à autres ici. Sinon, pourquoi errerait-elle encore ici ? Elle se mit à genoux, lâchant Wolfie, qui, de joie, fit le tour de la pièce en battant des murs avec sa queue, et observa attentivement le sol, les murs, les étagères arrachées… Qu'est-ce qu'elle espérait donc faire ? Un bruissement la tira de sa songerie, et elle se retourna en sursaut. Avant d'éclater de rire. Wolfie avait trouvé elle ne savait comment une bâche encore relativement entière, et s'était roulé dedans. Elle pouffa, et entreprit de l'aider à se dégager.


      - Pfff, tu ressembles à un jambon !

    Beaucoup des gens qu'elle avait croisé avaient trouvé Wolfie terrifiant, mais elle ne savait trop comment, elle n'arrivait pas à le voir autrement que comme un gros nounours. Et pourtant, il avait déchiqueté plusieurs trucs devant ses yeux (trucs incluant, liste non-exhaustive : zombies, gibier, morceaux de bois…).
    En soupirant, elle plia convenablement la bâche, et décida de la garder. Après tout, ça n'était pas perdu ! C'était toujours ça de pris pour se faire un petit abri de fortune en forêt. Une fois la chose rangée dans son sac, elle s'apprêtait à retourner fouiller l’entrepôt de manière convenable… Mais un grondement sourd de Wolfie la fit sauter sur ses pieds, et sortir son arme rapidement. Elle avait confiance en l'instinct de l'animal, qui ne grondait pas pour rien. Il y avait une menace dehors… Un zombie ? Déglutissant sa salive, elle ôta le cran de sécurité de l'arme, et s'approcha de la porte en quelques pas. Elle l'ouvrit discrètement… Et ne put pas retenir le chien-loup, qui bondit en direction de la menace. Et quelle menace ! Un ours ! Incapable de produire le moindre son, Phyllis réfléchit rapidement. Elle n'arriverait pas à raisonner Wolfie, qui allait de toute manière s'attaquer à la bestiole. Et elle ne pouvait pas le laisser là, c'était inconcevable. Mais une détonation risquait d'attirer les zombies… Elle n'allait quand même pas s'attaquer à ce truc avec un couteau ?!
    Il leur faudrait courir. Visant la tête de l'énorme créature, Phyllis tira. Une balle, puis deux. Les détonations étaient assourdissantes, et elle sentait toutes les créatures des environs converger vers elle. Elle grogna, et haussa la voix :


      - WOLFIE !

    Son ton n'avait rien d'autoritaire, malheureusement… Et il fallait pourtant qu'ils décampent et vite. Elle s'approcha, leste, pour tenter d'haranguer l'animal. Elle se sentait aussi beaucoup trop proche de l'ours et se mit en position pour tirer une troisième fois...
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Après avoir bien regardé partout pour repérer un danger, je fus satisfait et je progressais donc vers le Domaine ravagé. Il n’avait aucun corps dans les environs et je savais d’expériences que les charognards et les animaux avaient bien nettoyer la place. D’un pas silencieux et léger, je me propulse vers la maison à deux étages que mon mai habitait. Je monte l’escalier en marchant aux extrémités pour atténuer le bruit et finalement je me rends à la porte de la chambre que je sais. Comme de raison tout est sens dessus dessous et tout ce qu’il était utile avait été, mais ce qu’il m’intéresse dans ce bazar est la troisième latte du plancher. Heureusement, que mon grand frère m’a décrit le lieu de sa cachette, car je ne pense j’aurai pu trouver la planque. Je fais un levier avec mon couteau entre les planches et le morceau de bois se soulève pour me dévoiler une vieille boite de biscuits métallique. J’aimerais bien ouvrir cette boîte, mais ce sera, mal j’en suis, sur. C’est comme si je violais son intimité. Donc je range la petite boite dans mon sac à dos et j’ai tout à coup une illumination. La dernière`fois que j’ai joué du violon à l’Académie c’était dans le petit bar de Kelsey. Je suis exciter et je regarde à l’extérieur pour m’assurer que je suis seule. Oui il n’y a aucun mouvement et j’entends les oiseaux chanter. Je descends alors l’escalier et je fouille frénétiquement le bar en question.

Merde de hell. Juste des bouteilles vides et des meubles cassés. Les Raiders doivent avoir cassé aussi le violon.

Je devais me douter que mon précieux instrument était en mille morceaux et quand j’ai découvert l’étui protecteur camoufler sous une pile de papiers, je me disais qu’il n’était pas à l’intérieur. Mais j’ai quand même ouvert le loquet et j’ai vu l’instrument en bon état, j’en suis resté complètement figé. Les mains tremblantes, je saisis alors l’instrument et je le vérifiai sous toutes les coutures.  Tout était là et même l’archet et les cordes de secours. Comme si je l’avais laissé hier. Je le range avec soin et je regarde par la fenêtre cassée. Je vis alors la ferme de l’autre côté et je sus que je devais y aller. Car je devais l’envelopper dans ma couverture et ensuite trouver un bout de corde pour l’attacher à mon paquetage. Si je devais sacrifier mon arc pour emmener mon violon, le choix ne serait pas difficile. Mais je savais que j’aurais des possibilités de trouver une corde dans la grange. Tout aussi silencieusement qu’à mon habitude je me précipitai sans bruit vers le second bâtiment. Si j’ai attendu quelques minutes dans le bar, j’aurai vu mon étoile et Wolfie passer. Mais mes pensées étaient dirigées vers elle.
 
J’ai trouvé mon violon. Il ne reste que trouver mon amour pour lui en jouer et m’excuser d’avoir fait le con en la laissant derrière moi.

J’entre alors dans le bâtiment de ferme et je ressemble à cet instant à un loup qui cherche sa proie. Je farfouille partout et en plus d’un bout de code pour attacher l’étui à mon sac, je trouve la vieille boîte à outils de mon ami. J’enroule ma couverture autour de l’instrument et je le fixe solidement sur le sommet de mon sac à dos. Elle était cachée sous des vieilles poches de jutes et j’en suis heureux. Car les outils peuvent servir à d’autres usages que ceux qu’il était à l’origine.  Mais je vais devoir l’emporter dans une de mes mains, car je devrais vider le contenu dans mon sac à ça va faire trop lourd dans mon dos et surtout trop de bruit.  Je me dirige tout doucement vers l’entrée pour commencer la fouille du dernier endroit intact et ensuite je vais devoir traquer mon étoile. Heureusement que je connais par cœur sa démarche et sa pointure de soulier.  Mais en sortant, je vois des traces au sol. Ne piste plus que fraiche d’un ours noir. Je pourrais m’avancer à dire que vu la profondeur ça doit être une jeune femme. Environ 60 kilos aux bas mots. Je soulève mes maigres épaules et je me dirige de l’autre côté. Car de un je ne veux pas gaspiller de munitions et de deux l’ours ne m’a rien fait et je n’ai pas besoin de sa viande. Mais deux détonations me font figer aussi surement qu’un animal pris dans les phares d’une voiture.  Ça vient de l’entrepôt et de la position de l’ours. J’arrive pour partir de là, car ma priorité c’est de retrouver Phyllis.

Phyllis- WOLFIE !

Dès que les premières syllabes du nom du chien loup s’élèvent, je fonce dans la direction. Je reconnaîtrais le son merveilleux de la voix de mon amour entre tous. Je cours de toute la puissance de mes maigres jambes et je tourne le coin. Et je la vois enfin. Elle a très bien assimilé les leçons de tir de William et à cet instant je la trouve totalement guerrière. Elle est résolue, le visage fermé pour se concentrer au maximum pour son prochain tir. Je ne sais pas si elle m’a vue, mais elle est toujours aussi belle.  Je pourrais perdre mon temps à l’admirer, me dire que je suis chanceux de l’avoir dans ma vie et qu’elle a décidé de partager mon existence des plus simples. Mais le chasseur repousse l’Humain devant le reste du scénario.  L’ours noir menace mon étoile et comme je lui ai enseigné, Wolfie essaie de distraire la montagne de muscle.  Je me décale en vitesse pour éviter d’avoir mon amour dans ma ligne de tir et je laisse tomber bruyamment le coffre à outils au sol. Les trois sursautent et me regardent. Mais je n’ai qu’à cet instant des yeux pour l’animal qui a eu la mauvaise idée d’aller embêter la femme que j’aime et que je pourrais mourir pour elle. Je sors mon pistolet de gros calibre et je me place en position de tir. D’un claquement de doigts sec et d’un signe de l’index, je dis à mon loup de dégager. Ce qu’il fit à l’instant pour se placer au côté de mon étoile. Maintenant l’ours me dévisage, le visage brulé par les tirs de Phyllis. Il est sur ses pattes arrière et je sais qu’il va me charger dessus. Il est rendu fou par le combat et la douleur. Je lui tire une de mes dernières cartouches et le tir lui rase le sommet du crâne. Je vais un rictus de colère et maintenant l’ours redescend sur ses pattes pour me charger. Je reste là et je fais feu de nouveau. La tête creuse de projectile de 357 magnums lui perfore proprement la tête et il fait quelques pas encore sur les nerfs avant de tomber.

Je sais qu’il est mort et aussitôt que le danger est parti, je regarde mon amour. Le Chasseur part pour laisser l’Humain prendre la place aux commandes. Je range mon arme fumante dans ma poche et j’essaie de faire mon meilleur sourire. Je sais qu’il est enlaidi par mon rictus, mais je m’en fous. Je sais que mon étoile m’aime pour ce que je suis et non l’apparence que j’ai. Car elle pourrait être avec n’importe homme que moi si elle regarderait juste le corps.  Wolfie vient me fêter, heureux de me voir et sans quitter mon amour des yeux, je lui tape la tête. Il a encore le sac de transport que mon étoile lui avait confectionné sur le dos. Je m’approche alors de mon amour et je signe ces quelques mots.

Je me suis ennuyé de toi mon étoile. J’aurai dû rester avec toi. Je m’en veux. Pardonne-moi. On va rester toujours ensemble. Tu vas bien ? J’ai eu tellement peur pour toi.

Et je fais les derniers pas vers elle pour l’enlacer de toutes mes maigres forces. J’ai des larmes aux yeux et je tremble sous le coup des retrouvailles. Je l’embrasse dans le cou, grimpe vers son lobe d'oreille pour le mordiller et ensuite je m’approche d’elle pour l’embrasser avec passion sur les lèvres. J’ai besoin de la savoir là et que je ne suis pas en train de rêver. Je lui fais un petit sourire et j’articule tout doucement.

Tu es meilleur à la chasse que moi! Un ours. Je m’en occupe en vitesse et on va bien manger ce soir. Et j’ai des surprises pour toi.

Je la vois regarder tout autour pour essayer de repérer des charognards. J’en profite pour déposer ma main couverte de cicatrice sur sa joue. Je me suis tellement ennuyer de ce contact si doux. Et je dessine notre marque d’affection qu’elle apprécie tant. J’articule de nouveau.

Pas de danger. Zombies sont loin et les oiseaux chantent. J’en ai que pour 10 minutes pour enlever le maximum de poids et garder l’essentiel. Mais je n’ai pas de sac à poubelle pour l’emmener. Tu as une bonne cachette?


J’écoute ces douces paroles qui me charment tant et je m’essuie mes larmes de joies. Je l’étreins de nouveau et je dois me donner un coup de pied pour aller m’occuper du souper. Je recule pour toujours la voir et je trébuche  sur la boite a outils. Je me retrouve les quatre fers en l'air. Je rougis de ma ma maladresse, le côté de mon visage  qui le peut devient rouge tomate. Elle me sourit et j'essaie de lui répondre du mieux que je peux. Pour la voir rire je pourrais faire le pitre  sans arrêt.  Mais la j'ouvre ma boite à outils en lui souriant une autre fois. Les outils vont être très utiles pour la vitesse et  non la précision de ma tâche. Comme de raison Wolfie reste près de mon amour et surveille les environs, le sang échauffé par la lutte.

H.R.P.:
 

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    Retenir sa respiration, fermer l’œil, se stabiliser sur ses jambes… Un automatisme à présent pour Phyllis, qui se sent plutôt à l'aise avec cette arme entre les mains. Mais juste au moment où elle allait appuyer sur la détente et envoyer une troisième balle dans le crâne de l'ours -qui ne semble pas s'émouvoir plus que de raison des deux premières- un bruit sourd la fait sursauter et perdre sa concentration. Se tournant par un réflexe qu'elle jugera par la suite de malheureux, Phyllis eut tout le loisir d'observer Charlie sortir une arme impressionnante, indiquer à Wolfie de partir et finalement tirer en direction de l'ours. Celui-ci fut rendu furieux par la douleur, et chargea en direction du muet ; Phyllis accusa le coup, complètement sous le choc : à vrai dire, elle ne comprenait même pas ce qui se passait. Qu'est-ce que Charlie pouvait bien faire là ? La coïncidence était tellement improbable… Et en même temps que l'incompréhension, c'était la peur qui envahit la demoiselle, peur que son Héros ne soit blessé par l'animal, peur d'être à nouveau seule… Mais la seconde détonation calma ses nerfs alors que du sang giclait abondamment sur toute la scène. Avalant sa salive péniblement, Phyllis descendit les bras, qu'elle avait toujours en position de tir, et fit quelques pas en direction de Charlie, bouche bée. Improbable, mais pas impossible, il semblait bien…
    Elle fut complètement calmée par le sourire de son Héros : non seulement il était là, il était de retour, avec elle… Mais en plus il était en bonne santé ! Wolfie semblait tout aussi ravi que les humains, sautillant tout autour de Charlie en remuant la queue comme si jamais son maître n'était parti. Avec un sourire, Phyllis déchiffra les mots que son amour lui signait, et hocha la tête, quelques larmes de joie perlant au coin de ses yeux, et se mordillant la lèvre.


      - Non… Je… Tout va bien. Je vais bien. Tu n'as pas besoin de t'excuser. C'est moi qui aurait dû venir avec toi. Je me suis senti si lâche d'être restée en arrière ! J'ai eu peur pour toi, je n'avais pas de nouvelles, je ne savais pas où aller…

    « Et si j'étais partie, j'aurais pu ne jamais te retrouver. Et je ne sais pas pister comme toi. Et... » Et elle aurait pu continuer ainsi longtemps encore, mais l'étreinte de Charlie la fit taire, à l'instar du baiser qu'il lui fit. Quand ils se séparèrent, ils eurent tout deux un sourire éclatant, et Charlie fit même rire sa compagne en déclarant qu'elle était meilleure à la chasse que lui. Le monde à l'envers ! Elle répondit en exagérant des traits de fierté, le ton empli de sarcasme.

      - Mais bien sûr ! Prochaine étape, une baleine ! Reprenant avec un peu plus de sérieux : Et toi, comment vas-tu ? Je ne sais pas du tout ce qui a pu se passer ces derniers temps… Et William, et les autres ? Est-ce qu'ils vont tous bien ?

    Et est-ce que elle-même allait bien ? Elle observa les environs, consciente que les détonations successives avaient dû faire un boucan incroyable. Et si l'une des créatures les avait entendu, elle ne tarderait pas à rappliquer… Avec en bonus des petits camarades, s'ils manquaient de chance. Mais Charlie sembla comprendre ce qui l'inquiétait, et la rassura d'un geste tendre, tout en lui expliquant d'un ton doux qu'ils ne risquaient rien. Phyllis hocha la tête doucement, et répondit aux dernières phrases :

      - Un sac poubelle, non, mais j'ai trouvé une bâche dans l'entrepôt. On peut s'en servir pour éviter de salir les affaires. Quant à une cachette, non, pas vraiment. J'ai beaucoup bougé, mais je n'ai pas fixé de point de chute… Et toi ? Tu n'es pas avec les autres ? C'est trop loin pour qu'on rendre encore aujourd'hui ?

    Sitôt les réponses à ses questions obtenues, Phyllis déballa sa trouvaille, pour pouvoir transporter sans problème toute cette viande. Il leur suffirait de nettoyer un peu le plastique pour pouvoir le réutiliser pour autre chose plus tard. Pour leur, un tel apport de nourriture ne devait pas leur passer sous le nez. Ca serait bête de gâcher et de laisser ça aux charognards, tout de même…
    L'opération se déroula bien, et on voyait que Charlie avait l'habitude -ou du moins avait de l'expérience- dans le domaine. Rapidement, ils furent prêts à reprendre la route. S'il n'y avait pas de zombies dans le coin, Phyllis craignait toujours que des bêtes ne soient attirées par l'odeur -pas franchement appétissante d'ailleurs. Et puis, il serait toujours plus plaisant de se trouver un abri avant qu'il ne fasse plus sombre, ne serait-ce qu'un abri temporaire…
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Un sac-poubelle, non, mais j'ai trouvé une bâche dans l'entrepôt. On peut s'en servir pour éviter de salir les affaires. Quant à une cachette, non, pas vraiment. J'ai beaucoup bougé, mais je n'ai pas fixé de point de chute… Et toi? Tu n'es pas avec les autres? C'est trop loin pour qu'on rendre encore aujourd'hui?

Je réponds alors d'une série de gestes vifs et tranchants, car maintenant mon amour connaît toutes les subtilités de la langue des sourds et muets.

Je sais où se trouve une vieille ferme. Nous y serons tranquilles c'est là que j'allais des fois pendant une longue traque. Je vais te répondre quand on sera à 15 minutes de marches d'ici.

Elle me tend la bâche et je m'affaire comme un fou. Il ne faut pas tenter le diable pendant que les charognards ont l'air occupés dans d'autres lieux. Quand ma besogne sanglante est finie, je me débarrasse des visières, des pattes et de la tête de l'ours. Je ne garde que la fourrure, la viande potable et quelques os. Le poids est maintenant « acceptable » pour ma frêle corpulence. À cet instant je pointe le sud-est et Wolfie me regarde. À la base je le surnommais « ration de secours», car si j'aurai crevé la dalle, il sera le met du jour. Mais il est loyal et surtout il me complète dans la chasse. Je pointe la direction générale de notre route et le chien-loup s'élance vers l'orée du bois en se faufilant dans les hautes herbes. Je souris à mon amour et je lui tends le coude pour la faire rire. Comme si j'ai des chances un jour d'être aussi gentleman que mon grand frère William! Mais comme d'habitude elle se prête au jeu et je ne peux m'empêcher de sourire en grand. En tout cas du côté qui le peut. Mon côté droit ne peut que produire un rictus qui est laid à mourir. J'ai déjà vu des charognards moins défigurer que moi. Et je bénis encore le ciel que mon amour a pu voir au-delà des cicatrices. Car je serais seule encore dans ce monde et c'est normal, car à la base je suis un monstre. Mais en ce moment le groupe de William et de Caleb a l'air de m'accepter comme je suis.

Merde de hell Charlie ils t'apprécient, car tu es utile. Quand tu le seras moins, ils ne voudront plus te parler et ils vont t'ignorer. Sauf peut-être William. Les autres tu ne les connais pas assez, mais la plupart des gens que tu as rencontrés le vont alors pourquoi pas eux? Espèce de connard arrête de penser tu n'es pas bon dans ça! Amène ton amour en sécurité et ensuite pense à ce que tu veux.

Je suis juste heureux que mon étoile aille bien et qu'elle m'ait pardonné de l'avoir laissé pour essayer d'aider les membres de l'Académie. J'aurai dû rester avec elle. Je la regarde et je suis totalement apaiser près d'elle. Comme si une fusion se faisait entre le Chasseur et l'Humain quand j'étais avec Phyllis. Elle peut calmer mes sombres ardeurs d'un simple toucher et me faire sentir humain. Nous progressons dans mon élément. Je suis comme un poisson dans l'eau dès qu'il y a de la végétation autour de moi. Je progresse assez silencieusement, car j'en perds de la discrétion avec tout le barda sur mes épaules. Mon étoile s'est beaucoup améliorer et souvent je la regard et hoche la tête pour lui signifier qu'elle fait bien ça. Les oiseaux chantent et je pointe une petite clairière d'où on voit les restes d'une ancienne cabane de chasseur. Je crois que nous sommes assez loin du Domaine pour nous reposer. Je pointe alors les ruines et mon amour hoche la tête et me fait un sourire. C'est un petit sourire fatigué, mais juste la savoir en pleine forme et qu'elle me sourit fait bondir mon cœur dans mon torse rachitique.

Rendu à l'abri des regards on dépose nos paquetages et on s'assoit sur le sol. Wolfie se couche près de nous et dépose sa tête sur ses pattes avant. Il ne détecte aucun danger. Je sors une bouteille de sport que j'ai découvert en venant ici et que j'ai rempli d'eau de source. Sans hésitation j'offre la première gorgée à mon amour. Ensuite j'en mets dans ma main pour en donner à mon chien-loup. J'en bois une petite gorgée et je regarde Phyllis. Je me sens toujours attirer par sa gentillesse dans ses yeux aussi bleus d'un ciel d'été. Je m’approche d'elle et je lui prends la main pour avoir la certitude que je ne rêve pas. Je ne peux empêcher de lui dessiner un autre cœur sur sa joue. Je la prends alors par l'épaule et je me colle au maximum pour sentir son corps si parfait près du mien. Je pourrais toujours me demander pourquoi elle m'aime, mais à cet instant je m'en fous. Je suis juste bien et apaiser comme je ne l'ai pas été depuis ces deux dernières semaines. Je voudrais tellement l'emmener dans un endroit où il n'y a pas de zombies, ni de violences et qu'on pourra juste être ensemble sans se préoccuper des dangers autour de nous. Je ferme un œil, l'autre est presque clos en permanence, et je sens qu'elle appuie sa tête sur mon épaule maigrichonne. Et nous restons là quelques merveilleuses minutes à être heureux de nos retrouvailles et d'être en harmonie. Sa voix céleste me pose alors quelques questions. Elle me demande comment je vais, ce qui c'est passé, des nouvelles de William et des autres, pourquoi que je suis ici et si j'ai rejoint d'autres gens. Je me place devant elle et je signe mes réponses, en ne cachant aucunement mon visage hideux. Car j'ai pleinement confiance en elle et aux sentiments qui nous habitent.

Je vais très bien. Maintenant encore mieux que tu es là mon amour. Quelques membres de l'Académie ont été emprisonnés dans la Marion. Tu n'es pas lâche mon étoile, tu as un instinct de survie très développé. J'aurai dû rester avec toi. Et je ne sais pas ce que j'aurais fait si tu avais été prisonnière avec moi. Les détenus et les gardiens faisaient des choses aux dames...

J'entends encore des supplications et des cris de souffrances la nuit pendant que des hommes violaient les femmes et les battaient. Je tremble légèrement à cause de la colère qui monte d'un coup. J'étais juste content que mon amour ne fût pas là. J'aurai bien voulu aider les dames, mais c'est à cause que j'ai essayé de dégager un gardien que j'ai été condamnée à la pendaison ce jour-là. Je tremble de rage de n'avoir pas pu empêcher le viol et le meurtre de cette femme qui ressemblait tellement à mon amour. Phyllis m'apaise et je peux continuer à signer les réponses.

Je n'ai revu que William, Aya et Estelle de notre groupe. Les autres aucune nouvelle. Les trois sont bien à l'abri. Il y a aussi le frère d'Estelle et deux autres anciens prisonniers qui sont avec au refuge. On s'est évadé lors d'une émeute. Dès que j'ai pu, je suis venue te chercher. Je voulais te savoir sauve et en santé. Et j'ai averti mon groupe de ne pas m'attendre de me revoir revenir seul, car j'aurai fouiller chaque coin pour te retrouver et qu'on allait revenir à deux.

Je fais un petit sourire et je continue. Je ne sais pas si mon amour comprend bien ma phrase, mais si je ne l'avais pas retrouvé, alors j'aurai surement fait une bêtise que le Chasseur m'aurait murmurée à l'oreille.

Mais un ours a été assez gentil pour me dire où tu étais. Voilà pour moi. Et toi je savais que tu allais tenir le coup. Tu as vu des amis dans le coin?

Je l'écoute me répondre et je me replace près d'elle et automatiquement nos mains se soudent. Nous restons encore quelques minutes et c'est Phyllis qui me surprend en se levant pour qu'on bouge. Elle fait un air de chef comme pour la blague sur la baleine et je ris souris de bon cœur. Nous nous dirigeons de nouveau vers la forêt et la position de la ferme que je connais. Mais Wolfie s'arrête et renifle le sol. Je le rejoins et je regarde la piste fraiche qu'il a découvert. Plusieurs traces de pas qui s’emmêlent. Mon amour me rejoint et j'écris en vitesse les informations sur le sol avec une branche.

Trois personnes qui se font poursuivent par une dizaine de zombies. Selon les espaces entre les pas, les trois survivants sont à bout de force. Ils sont passés il y a environ 10 minutes.

Je suis sur du temps, car des branches cassées laissent encore couler de la sève. Nous progressons de nouveau pendant deux minutes et les oiseaux ont arrêté de chanter. Mon chien-loup a le poil dressé, car il sent un danger. Je me cache et mon amour aussi. Je laisse mes bagages excédentaires pour sortir mon couteau. Je penche la tête de côté et je laisse le Chasseur remonter pour étudier la question. Mais un cri rauque me fait dresser l'oreille. Je reconnais ce timbre de voix.

AU SECOURS!


J'arrive pour m'élancer, mais je me retiens. Wolfie me regarde, comme pour savoir si on y allait ou non. Il ne bougera pas à moins que je lui fasse signe. Maintenant que je suis avec Phyllis, je ne veux pas la perdre de nouveau en courant dans tous les sens. Je signe alors une question.

Ça ressemble à Dereck et peut-être qu'il y a deux autres membres de l'Académie. On y va ou on les laisse? Car je ne veux pas te perdre de nouveau et que tu sois blessée à cause de ma stupidité.


_________________________________________________


When Estelle asks Charlie “What are you doing?” Charlie sign “Watching your back. I don’t like it when you go off without me.”
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    Phyllis hocha la tête rapidement, le message était passé. Pas question de traîner dans le coin : cette décision la rassurait, et elle ne daigna pas protester, laisser simplement Charlie s’occuper de la carcasse de l’ours. Ils repartirent rapidement, en direction de la ferme qu’il avait indiqué un peu plus tôt. Malgré les protestations de Phyllis, qui n’était pas ravie de le voir prendre sur lui toute la viande, c’est Charlie qui porta les restes de l’animal ; elle ne put lui faire changer d’avis, et préféra partir sans plus de chichi. Précédés par Wolfie, qui avait démontré une fois de plus sa vaillance, ils marchèrent quelques temps. Phyllis se prêta volontiers au jeu galant de son Héros, un grand sourire aux lèvres elle aussi. Elle se sentait une princesse, une héroïne… A l’époque de Safepoint, une de ses amies, une prostituée comme elle l’avait été aussi, lui avait dit en riant qu’ils faisaient un couple bien mal assorti : la blonde était une pauvre cruche perdue, maladroite et craintive, qui n’avait pour elle que quelques souvenirs de quatre années dans une fac de médecine ainsi qu’un physique plutôt aguicheur ; le brun était un guerrier meurtri, un chasseur dans l’âme qui détonait particulièrement dans l’atmosphère cotonnée et rose du Kremlin. Phyllis avait ri, mais se rendait bien compte qu’elle risquait d’être un sacré boulet pour quelqu’un d’aussi débrouillard que Charlie… Mais elle se doutait bien tout de même qu’il devait ressentir la même gêne à son égard, quoi que pour des raisons différentes.

    Charlie la rassura à propos de ses actions lors du rapt, une fois qu’ils furent confortablement installés, pouvant boire et se reposer en sécurité. Wolfie lui-même s’était couché, signe que l’endroit était parfait pour cette halte. Les mots du chasseur ne la rassurèrent cependant qu’en partie, mais elle ne dit rien, préférant écouter la suite de son discours. En entendant la fin d’une de ses phrases, elle fronça les sourcils, peu ravie du sous-entendu qu’elle y comprenait… Mais pour l’instant elle était là, donc tout allait bien : elle reprendrait ce point précis plus tard, quand ils en auraient le temps et les moyens, en terme de sécurité. Elle préféra sourire à la mention de l’ours, et répondre d’un bref hochement de tête négatif : elle n’avait croisé presque personne, et les rares êtres vivants encore doués de raison qu’elle avait vu lui étaient inconnus, et elle avait préféré ne pas se montrer. Elle resta quelques secondes calme, mains liées à celles de Charlie, avant de se lever, l’air décidé. Plus vite ils atteindraient la ferme, plus vite ils seraient tranquilles pour la nuit, et pourraient papoter au calme.

    Et heureusement qu’ils partirent rapidement ! Wolfie renifla quelque piste inconnue, et Charlie écrivit quelques mots au sol, peu rassurants. Trois survivants à bout de force ? Une dizaine de zombies ? Beurk, c’était triste et bien dommage, mais… Ils n’étaient pas de taille à lutter. S’il fallait sauver tous les désespérés du coin, ils n’auraient pas fini. En plus, les « désespérés » en question pouvaient bien se retrouver être des pillards, des voleurs, et c’était de la vermine dont il ne valait mieux pas attirer l’attention. Autant avancer et se faire discrets. Charlie avait bien l’air de cet avis, mais il restait sur la défensive, à l’instar de la blonde, qui avait sorti elle aussi son couteau. On n’était jamais à l’abri d’un zombie trainard…
    Le cri la fit sursauter. Phyllis trembla légèrement, et se tourna vers Charlie, comme pour confirmer ce qu’elle redoutait. Dereck. L’une des personnes là-bas, aux prises avec les créatures, était Dereck. Et si c’était l’un des trois… Charlie confirma son pressentiment, mais lui demanda ce qu’ils devaient faire. Raffermissant sa prise sur son couteau, la demoiselle pinça les lèvres. La dernière fois, elle était restée derrière, et elle l’avait amèrement regretté, finissant par cracher sur sa lâcheté et son manque de force. Elle ne pouvait pas éternellement rester passive devant l’ennemi, et attendre que quelqu’un vienne la sauver. D’un air résolu, elle se tourna vers son héros, et lâcha d’une voix frêle, mais sans aucune hésitation :


      - On y va.

    Et elle s’élança, bondissant vers le cri d’un bond. Sa course ne se souciait plus du silence. Il était temps qu’elle serve enfin à quelque chose, qu’elle prouve qu’elle n’était plus la petite cruche du Kremlin. Elle ne voulait plus être passive, et ça passait par des prises de risques… Même si Charlie n’était sûrement pas d’accord avec ce choix. En un sens, elle s’en voulait d’être partie, d’avoir choisi le combat : elle mettait en danger la vie de Wolfie et de son héros en même temps que la sienne, et ça, ça n’était pas très raisonnable. Bah, elle aurait le temps de s’en vouloir plus tard.

    Quand elle tomba sur la scène de combat, un rapide coup d’œil lui permis de comprendre la situation : il y avait une personne allongée sur le sol, visiblement dans un sale état, qui laissait présager le pire. Celui-ci était mort, ou en passe de l’être, et Phyllis ne s’attarda pas sur lui. Dereck était à moitié allongé non loin, bataillant contre trois zombies ; il était lui aussi salement amoché, mais récupérable à condition qu’on lui prodigue des soins rapides. Les zombies n’avaient l’air d’être des Taus, donc peu de risques de contamination par les morsures, c’était déjà ça de pris. Mais avant toute possibilité de soin, il y avait le problème des créatures en elles-mêmes, dont il fallait s’occuper rapidement.
    Phyllis se rua sur le plus proche avec un hurlement, essayant de détourner l’attention des autres. A ce compte, elle aurait pu utiliser un flingue, mais à vrai dire, elle n’y pensa même pas. Et puis, le combat en lui-même était déjà bien bruyant, cela ne changerait pas grand-chose. Avec la force du choc, la créature s’écrasa contre le sol dans un bruit mat, Phyllis juste au-dessus d’elle, à califourchon. Les deux combattants grognèrent de concert, l’un par reflexe, l’autre de rage. De sa main gauche, la blonde envoya une droite au zombie, pendant que ce dernier avait ses mains contre le visage de l’humaine. Elle tenta de se dégager, rudement, et envoya un coup de couteau dans le bras de la créature, qui ne réagit pas –normal, vu son état. Dans un élan de précision et de chance, et avec l’aide d’une ouverture désordonnée de la part du zombie, Phyllis réussit à planter sa lame dans le crâne de celui-ci, qui retomba mollement au sol. Le visage de l’ex-étudiante était maculé d’un mélange de boue et de sang, et sans doute de matières encore moins ragoutantes. Crachant par terre, elle se releva, et observa la situation : Wolfie et Charlie avaient pris chacun un zombie, et s’en étaient débarrassé.
    Puis, elle se tourna vers Dereck, qui roulait de grands yeux affolés dans ses orbites. Phyllis ses figea un millième de seconde, puis bondit jusqu’à son sac, qu’elle avait abandonné un peu plus tôt pour être plus mobile. Elle retourna au pas de course vers son compagnon, et sortit sa trousse de secours. Elle avait peu d’espoir, mais c’était toujours mieux que rien, non ? Les larmes aux yeux –encore, lâche qu’elle était !- elle tenta de sauver le membre de l’Académie, sans même un instant penser à l’autre cadavre juste à côté…

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J’aimerais mieux continuer et laisser Dereck et les deux autres se faire bouffer par les charognards que de mettre en danger mon étoile par une de mes actions stupides dont j’ai le secret. Je regarde le visage d’ange de mon amour, ses petits tremblements, mais surtout ses yeux bleus comme l’est le ciel après un orage reluisent un peu comme les miens lorsque je pars à la chasse. Elle serre son couteau à s’en faire blanchir les jointures et elle me dit alors d’une voix nerveuse, mais déterminée.

On y va.


Je hoche la tête pour lui signifier que je la suis et je dépose le coffre à outils et l’énorme baluchon sur un tas de roches pour éviter que des amateurs de viandes autres que nous mangent le fruit de notre chasse. Dès que je me relève, je vois mon amour se transformer en étoile filante et courir vers le lieu du cri. Je lui emboite le pas et je me lance dans son sillage. Wolfie court près d’elle et le Chasseur qui revient brusquement aux commandes du dominion ne peut s’empêcher de hurler sa joie et d’adorer la vision qu’il a devant lui. Je savais que l’Humain était très fort chez mon amour, mais comme nous tous, nous avons une partie de violence qui ne demande qu’à s’exprimer de la sorte. Et mon côté sombre est heureux de voir celui de Phyllis se manifester de la sorte. On fait beaucoup de bruit en courant, mais je m’en fous. J’augmente ma foulée et je me tiens au niveau de mon ange et nous ressemblons tellement à deux guerriers vikings qui chargent au milieu d’un combat sans crainte ni peur de mourir. L’Humain qui est rejeté au tréfonds de mon subconscient essaie de me faire entendre raison en me disant que les zombies vont nous tomber dessus comme les charognards qu’ils sont à cause du bruit. Mais le Chasseur sourit et le repousse derrière les barreaux de sa prison.
Nous ne sommes qu’à quelque dix mètres de la scène de boucherie qui nous attend. Un trio de charognards se laisse tomber sur Dereck qui est avachi dos au tronc d’un arbre. Celui-ci se débat faiblement. Un autre corps gît près du combat et je peux voir d’ici qu’il est mort. Il est complètement déchiqueté et sa cage thoracique est ouverte. Ses côtes furent écartées et surement les organes internes sont maintenant dans les estomacs des assaillants de l’homme blessé qui lutte pour sa survie. Avec un hurlement digne d’une amazone qui charge, mon étoile se précipite vers le trio de charognard. Wolfie lance son défi sonore et se précipite telle une fusée dans la mêlée. Je fais de même, mais à cause de mon mutisme à la con, mon assaut est des plus silencieux. Je sais que la situation ne s’y prête guère, mais j’envie les gens qui peuvent communiquer normalement.

Merde de hell des fois j’aimerais bien ne pouvoir parler que durant une journée et dire de si belles phrases à mon étoile et mes amis. J’ai déjà vu des situations que les gens ne parlaient pas par choix et je ne les comprends pas. Je parlerais sans arrêt. Mais qui suis-je pour juger à part un con d’ermite qui ne sait même pas ce que sont tout à fait les relations humaines… Charlie réveille mon gars et tue ces enfoirés!

Je vois la fusée qu’est Wolfie sauter littéralement dans le dos d’un zombie qui se relevait pour regarder ce qui se passe. Le corps du charognard tombe lourdement sur le sol face dans la terre meuble et les crocs de mon chien-loup s’affairent à déchiqueter la base du crâne au niveau du cou et de la colonne. Wolfie met son poids sur le dos de la créature et secoue la tête pour arracher des morceaux de chairs. Phyllis percute un charognard de plein fouet et mon amour tombe au sol avec lui. Elle se met en califourchon et la lutte commence. J’arrive au contact avec ce qui a dû être une femme autrefois. Le genre qui devait tourner toutes les têtes et qu’elle aurait surement rit de ma gueule de porte-bonheur. Elle est dos à moi et je vois un geyser de sang se former à la base du cou de Dereck. Dans la bouche qui a dû faire fantasmer tellement d’hommes, la reine de beauté qui rassemblement maintenant à une momie dessécher mastique un morceau de muscle de la gorge de l’homme au sol. Je continue ma course et j’utilise les vieilles astuces de papi. Il me disait toujours d’utiliser le terrain à mon avantage et c’est ce que je vais faire.

Le charognard n’est pas encore tout à fait tourné vers moi, la tête tournée pour lui permettre de me regarder d’un œil. Je me demande si elle croit que je suis un zombie moi aussi. Mais le Chasseur propulse ma main droite vers l’avant pour lui agripper sa chevelure. Là je commence à cogner de mes maigres forces sur le tronc de l’imposant arbre qui va servir de pierre tombale à Dereck si on retarde. Le Chasseur laisse libérer toute ma rage contenue, ma peur de perdre mon amour et ma férocité enfouis. Après quelques coups assez brutaux, je poignarde la zombie quelques fois au niveau de l’oreille. Aussitôt je regarde autour de moi. Mon étoile se relève et crache au sol. Son merveilleux visage est couvert de boue, de sang et de bout de cervelle. Wolfie s’acharne encore quelques instants sur le corps du charognard au sol et comme sa tête ne tient que par des filaments de chair, mon chien loup recrache un peu et revient se poster près de moi. Phyllis se relève et à la course elle récupère une trousse de soins d’urgence et se met à genoux près de l’homme mourant. Je m’accroupis près de mon amour et d’un geste de la main, j’indique à Wolfie d’être vigilant. Je regarde le visage rempli de larmes de mon étoile et je voudrais tellement la consoler. La prendre dans mes bras et lui caresser le dos. Grâce à cet instant, l’Humain chasse mon côté sombre et je regarde mon amour. Elle essaie de sauver la vie de l’homme et j’articule alors.

Je dois faire quoi pour t’aider?


Elle me désigne des points de pression et aussitôt j’appuie de toutes mes forces pour essayer d’endiguer les pertes de sang. Dereck agrippe l’épaule de mon amour et la force à se pencher vers lui pour lui murmurer quelques choses à l’oreille. Je vois les pupilles de l’homme devenir des têtes d’aiguilles et le sang s’écoule avec moins de force, indiquant la fin pour lui. Dereck laisse échapper un dernier râle et il se fige. Phyllis essaie de le réanimer et je ne peux que déposer une main sanglante sur son épaule pour la réconforter. J’aimerais tellement faire plus, lui dire qu’elle a tout fait, mais je suis un putain de muet. Elle se relève en tremblant et aussitôt je l’enserre de mes bras rachitiques. Je lui laisse le temps de se reprendre un peu et je lui flatte le dos pour lui apporter tout le soutien que je peux. Je sens Wolfie qui tourne autour de nous comme une sentinelle poilue. Je ne peux m’empêcher de remercier Papi d’avoir mis ce loup sur mon chemin et d’avoir permis la rencontre de mon étoile. Car je suis sûre que c’est mon mentor qui a tout planifier ça. Il devait être tanné que je sois seule au monde et il m’a envoyé un ange pour me sentir bien. Quand le regard bleuté rencontre le mien, je lui fais un petit sourire et nous nous séparons. Nous restons la main enserrer l’une dans l’autre, ne voulant pas se séparer du réconfort que nous procurer ce contact. Je sors de ma poche un des trois mouchoirs en tissus que j’ai trouvé dans l’ancienne chambre de William et je lui tends. Elle sourit, surement à cause de l’absurdité de la situation, et prends le mouchoir. Je vais chercher son sac à dos et je me place derrière elle pour l’aider à le mettre. Je regarde alors le second corps et je ne peux pas lui mettre de nom sur son visage, car il n’en a plus. Mais je vois un long couteau, une baïonnette dans son étui, à la ceinture du mort. Je le prends et je regarde la lame. Trente centimètres d’acier qui a vu sa part des combats. Je crois bien que c’est une arme de la Seconde Guerre mondiale et l’acier est tranchant comme ce n’est pas possible. C’est une lame solide comme il ne s’en fait plus de nos jours. Je l’attache à ma ceinture et je me retourne vers mon amour. Je ne sais pas si elle a fouillé Dereck, mais je ne lui impose pas.
Je lui demande alors par signe.

Nous devrons partir, les autres charognards ne font pas tarder de venir voir ce qui se passe.

Elle me dit quelques choses et je ne peux qu’apprécier chaque parole. Je suis un musicien et Phyllis me dit que je suis très bon, mais elle produit des notes avec sa voix qui me chavire le cœur à chaque fois. Nous retournons alors au tas de roches et je lui demande son aide pour m’aider à transporter soit le coffre à outils. Comme cela j’aurai une main de libre pour sortir une arme en cas de problèmes. Elle accepte avec un sourire et je crois qu’elle est heureuse de partager mon fardeau. Je vais signe à Wolfie de se placer près de moi et nous progressons de nouveau sous le couvert de la forêt. Après une courte distance, je n’entends plus les oiseaux et Wolfie regarde dans une direction, le poil de son dos relevé. Je montre ces signes à mon amour et nous redoublons de prudence. Alors, nous passons près d’une crevasse et je vois un petit groupe de zombies qui séparent frénétiquement les restes d’un corps. Les charognards ne pourront pas sortir, mais on ne peut pas rien faire pour leur victime. Je ralentis, mais mon amour glisse sa main dans la mienne et continue d’avancer. Je me laisse tracter et bientôt nous entendons un courant d’eau. Je sais que la ferme est visible de ce ruisseau et que nous allons avoir de bonnes cachettes pour espionner la ferme isolée. Je désigne un endroit à mon étoile pour nous permettre de rester cachés et de profiter de l’eau claire. Aussitôt rendu près de l’Eau, Wolfie boit avec entrain et nous nous lavons les traces de ce dernier combat. Je passe les mains à l’eau et ensuite je tends une petite serviette que j’ai trouvée à Phyllis. Elle me sert à m’essuyer les mains et le visage durant la chasse. Ensuite nous nous installons pour regarder notre futur refuge pour la nuit. C’est une belle fermette qui fut autrefois blanche à deux étages. Une vieille voiture rouillée est stationnée devant et il y a une petite grange derrière. J’avais enlevé les six dernières marches pour atteindre le palier supérieur et je les remettais quand je partais. Nous surveillons la ferme et alors je signe à Phyllis.

Tu as vu il y a des champignons. Ce soir ça te dit de l’ours aux champignons?

Je cueille alors les champignons et je sens alors sa main se poser sur son mon sac à dos. Elle a découvert le pot aux roses. Je lui fais un sourire-rictus et je signe de nouveau.

Je voulais te faire un petit concert-surprise. Je viens de trouver le violon au Domaine et je savais que j’allais en jouer dans les jours qui viennent juste pour toi. Si c’est bien isolé à l’intérieur, je pourrais t’en jouer un peu?

J’hésite un peu et je lui signe de nouveau.

Je t’aime mon étoile et je suis heureux de te revoir. Tu t’es bien débrouillée pour vivre toute seule avec Wolfie. Tu me disais que tu ne saurais pas quoi faire seule en dehors de l’Académie et je t’ai toujours dit que tu en seras capable.

Je la serre dans les bras et je me replace dans ma position pour surveiller les environs de la ferme. Je sais maintenant que si il m'arrive quelques choses, mon étoile pourra se débrouiller. Je vois deux formes chancelantes sur le terrain et une ombre immobile à la fenêtre du salon. Je suis comme une gargouille de pierre, immobile et laide. Mais je sens que mon amour veut me parler et je me retourne vers elle. Ce que je l’aime mon étoile!

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