Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
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A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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 Un premier tour d'horizon

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8 avril 2017, 10h28, dans un quartier résidentiel à l’est de la Battle Creek Road.

Wei Jian, William et moi avions quitté notre petit refuge il y a de cela une heure et sans mot dire avions progressé furtivement le long des routes et des hautes herbes avoisinantes pour atteindre l’objectif que je m’étais fixé. Objectif et qui m’était venu en tête lorsque nous avions longé le quartier en question une semaine auparavant. Une grande zone résidentielle s’étendait le long de la Battle Creek Road, et dans notre fuite, nous n’avions pas pu faire autrement que de la laisser de côté pour sauver notre peau. Mais les derniers jours avaient permis au Z qui nous pourchassait de se disperser aux quatre vents et la voie était ouverte. Il devait certainement y avoir d’autres endroits plus intéressants à explorer, mais avec le peu de matériel qu’on avait s’enfoncer dans les méandres de Salem sans armes ou accessoires dignes de ce nom relevait du suicide. Avant de réellement se lancer au cœur de la ville, explorer ses lisières était une étape obligée.

William nous quitta rapidement malgré nos protestations puisqu’il jugeait que deux équipes feraient un bien meilleur tour d’horizon. Le Texan semblait par contre d’une volonté inébranlable et notre duo convint tacitement de cesser de gaspiller notre salive et on reprit notre route en notant soigneusement le point de rendez-vous que je me souvenais d’avoir vu durant notre fuite de la Marion. C’est donc ainsi qu’on arriva finalement à la première maison de la zone bordée d’une clôture qui aurait dû être éclatante de sa blancheur, mais qui était largement voilée par les hautes herbes qui s’étaient lentement dressées vers le haut.

Je m’arrêtai finalement et fit volte-face pour regarder Jian

-On va commencer par là. Lui pointais-je de ma matraque que je tenais dans ma bonne main tandis que l’autre supportait le grand paquetage maintenant vide. La clôture est petite, mais assez haute pour que des Z soient retardés s’il faut s’enfuir vite.

Après l’observation d’usage, pour s’assurer qu’aucun hôte décharné ne nous attendait dans la cour, on franchit rapidement la clôture pour ensuite entrer dans la maison dont la porte était entrouverte. Une promesse de ce qui allait suivre et comme de fait, cette maison, ainsi que toute celle du rondpoint où nous étions était totalement vide… Je pris néanmoins une demi-douzaine de petits cahiers « Hillroy » partiellement ou non-utilisés dans une chambre pour enfant à l’intérieur de laquelle gisait le corps dévoré du malheureux qui y vivait avant la pandémie… Des cahiers de toute sorte aux couleurs et aux volumes variés avec davantage encore de crayons à mine et de stylos pour Charlie. Bien que je comprenais totalement que son handicap était des plus contraignants, d’avoir à attendre plusieurs minutes à chaque fois qu’il voulait nous parler pour qu’il dessine ses messages au sol en essayant de préserver son seul cahier devenait d’un chiant indescriptible.

Après ce premier échec total, on atteint l’intersection de la Venice avenue et de celle où se trouvait notre rondpoint avec devant nous une école primaire et à notre gauche la promesse d’autres maisons à piller.

-Je commence à regretter ma décision d’être revenu ici… J’ose espérer qu’on n’aura pas fait tout ce chemin pour rien, quelle perte de temps ce serait… Dans le pire des cas, on pourra toujours essayer la prison. Tu y as vécu des années, est-ce qu’on aurait des chances de trouver beaucoup d’équipements selon toi?

Tout en lui faisant part de mes réflexions à voix haute. Je m’étais mis à longer la Venice avenue pour m’approcher de la prochaine intersection pour qu’on débute notre prochaine ronde de fouille de la zone.

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En ce matin du 8 Avril 2017, c’est avec grand plaisir que Jian avait accepté de se joindre à l’expédition qui devait ramener quelques matériaux afin d’améliorer le Safepoint du groupe et potentiellement leur permettre de trouver des vivres qui leur permettrait de subsister quelques temps encore. La récupération, c’était quelque chose que Jian aimait bien faire : il avait vécu si peu de temps dans le monde d’avant qu’au final, explorer ainsi les différentes maisons à la recherche de quelques vestiges du passé servait pour lui de leçon d’histoire du monde.

Après une courte marche, tout le monde arriva donc dans le quartier qui avait été élu pour la fouille ; c’était celui par lequel ils étaient passés peu de temps avant pendant leur évasion et après tout pourquoi pas ? Peut-être leur réservait-il encore quelques secrets… En tout cas Jian n’avait pas perdu de temps pour s’y mettre et avait commencé par fouiller une voiture garé sur le bas-côté et visiblement remplie de valises. A voir les squelettes sur le bas-côté, le scénario était facile à se figurer : ces gens avaient dut vouloir partir au moment de l’épidémie et s’étaient retrouvés dévorés par les zombies, laissant leurs affaires à la merci du premier pillard venu…

Malheureusement et comme on pouvait s'y attendre, le véhicule avait été vidé de tous ses contenus intéressants mais le jeune Asiatique réussit malgré tout à en extirper une tonfa qu'un des occupants avait dut utiliser pour se défendre des mangeurs de chair... Facile de comprendre pourquoi on l'avait laissée : c'était une arme peut efficace face aux zombies à moins de savoir l'utiliser... Chance que tous les arts martiaux appris par Jian dans sa jeunesse lui aient appris à les utiliser efficacement !

Dans le même temps qu’il examinait le véhicule, Jian écoutait les commentaires faits par Caleb et lui répondit rapidement quand il lui demanda pour la prison.

- Oui, assurément on peut y trouver des choses, à commencer par des graines, mais je ne sais pas si c’est une bonne idée car tout le monde va l’avoir… On a de fortes chances de rencontrer un ou plusieurs autres groupes de survivants là-bas…
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La réponse de Jian me  donna un maigre espoir, mais il avait raison. Ça ne m’avait pas échappé du tout et il y aurait sans doute une foule de groupes de pillards mieux armés que nous pour récolter les trésors de la Marion, à commencer par les Raiders. Depuis le temps, ils avaient probablement appris le triste sort de leurs « partenaires d’affaires » et de ce que j’avais vu d’eux, il n’aurait certainement pas tendu la main vers les gardiens et les prisonniers encore présents là-bas, s’il y en avait bien sûr.

-Les graines seront certainement très utiles lorsqu’on aura préparé la terre pour les recevoir, mais pour l’instant, il faut vraiment se concentrer sur l’accumulation du matériel utile. Charlie et Estelle se chargeront de notre survie alimentaire jusqu’à ce qu’on trouve quelque chose de mieux.

Sur la fin de ma phrase, nous bifurquâmes sur la rue suivante qui semblait aussi prometteuse que la précédente. Deux maisons et une voiture vide plus tard, j’allais me positionner pour faire mes quatre coups habituels contre le portique du prochain domicile que j’allais explorer lorsqu’un Z debout dans la cuisine m’aperçut. Il attendait probablement ainsi depuis des lustres, à tout le moins, son état de décomposition avancé constituait un excellent indice de la durée qu’il avait passé à errer en quête de chair fraîche.

Je le laissai s’approcher de moi de son pas vacillant et saccadé ponctué par des grognements faibles, mais avides de m’arracher la jugulaire. Puis, avant de me reculer hors de la maison, je donnai  quelques solides coups contre le bois de la porte ce qui déclencha une flopée de grognements supplémentaires en provenance de la cour du bâtiment. Soucieux, je me retournai la tête pour faire signe à Wei Jian de venir et je sortis de la maison pour mettre fin au calvaire du pauvre homme d’un puissant coup de matraque dans la tempe. Je savais que ce n’était pas la bonne manière de manipuler celle-ci, mais le tonfa ne faisait pas partie du répertoire d’arme que j’avais appris à manier correctement.

À peine s’était-il effondré que je vis une demi-douzaine de ces congénères ce bousculer dans le couloir principal de la maison et s’approcher de moi avec une trépidation d’affamé devant un buffet ouvert. Dommage pour eux cela dit, je n’étais pas tenté de leur laisser une chance…

Sans en faire tout un plat, je me reculai davantage et m’approcha de la rue pour me mettre côte à côte avec mon jeune allié.

-Servons-nous de ce qu’on peut. Dis-je tranquillement en évaluant la menace en approche et nos environs immédiats.

Il y avait très peu d’obstacle, les plus proches étaient à quelques dizaines de mètres et ça suffirait pour attirer d’autres Z qui n’avait pas idée d’où nous étions encore. C’était trop risqué, il nous faudrait les retenir ici à deux contre 6. Par contre, je venais de trouver quelque chose qui nous serait fort utile…

-Va prendre la poubelle près de l’entrée, lui dis-je rapidement en lui pointant l’objet affalé contre le sol. Je vais les retenir comme je peux et utilise-la pour les faire tomber en leur lançant dans les jambes. Certains ont l’air tellement pourri que ça pourrait peut-être même leur briser les rotules. Une fois qu’ils sont à terre, tu sais quoi faire…

En attendant qu’il s’exécute, je lâchai mon paquetage au sol pour avoir plus de manœuvrabilité et me prépara à recevoir le premier du lot avec toute la hargne et la détermination que j’étais capable de déployer.

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Le jeune asiatique acquiesça à la déclaration de Caleb et le suivit dans la maison très rapidement. Une fois à l’intérieur, les deux compères démarrèrent donc leur exploration en se déplaçant avec le maximum de prudence et de discrétion…
Malheureusement pour eux les zombies présents dans cette maison eurent tôt fait de les repérer et de se diriger vers eux en émettant des râles rauques et sonores. A partir de cet instant, se débarrasser d’eux devint donc une priorité car le bruit qu’ils émettait avait le potentiel de rameuter les zombies du voisinage et même si Jian était confiant dans le fait qu’ils pourraient échapper à quelques zombies, leur journée de collecte serait complètement fichue…
Alors qu’il se préparait au combat, Jian put entendre Caleb lui demander de se servir d’une poubelle comme projectile. Le jeune homme haussa les épaules car il ne voyait pas vraiment pourquoi s’embêter avec une poubelle pour trois zombies mais les ordres étaient les ordres et il serait de mauvais ton de commencer à faire mauvaise impression juste une semaine après son arrivée…
Sur les conseils du Canadien, Jian envoya donc l’imposant objet dans les jambes des zombies qui tombèrent comme des quilles tellement leur équilibre était mal assuré. Jian chargea ensuite en réprimant un kiaii et donna un coup de pied à la tête du premier dont la violence lui brisa la nuque. Le suivant fut interrompu dans son mouvement pour se relever par la tonfa de Jian qui lui asséna un coup de manchette très puissant sur l’arrête nasale. Ici encore, des os craquèrent et la créature pourri s’effondra inerte sur le sol.
Cependant la troisième goule s’était relevée pendant ce temps-là et Jian dut l’affronter debout. Le combat fut rapide et ce n’était pas une difficulté pour le jeune homme, mais il dut pourtant être vigilant pour ne pas se faire mordre. Il fila tout d’abord plusieurs coups de matraque à la tempe pour "attendrir la viande" ; des coups peu puissants mais rapides et rapprochés de manière à déstabiliser la goule et il l’acheva en plantant son couteau papillon dans cette tempe fragilisée. Une fois ces deux bestioles neutralisées, il se dirigea vers celle qu’il avait dénuquée, immobile au sol mais dont la mâchoire cherchait toujours à mordre. Il lui planta le couteau dans l’œil gauche et elle s’arrêta à jamais de gesticuler.
Le combat était maintenant fini pour Jian, mais en était-ce de même pour Caleb ? Il s’en assura en se rapprochant du lieu où il avait engagé le combat contre ses trois cadavres ambulants à lui.

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Le premier trio arriva plus rapidement que je ne le prévoyais et je n’eus pas le temps de m’ajuster en conséquence. À peine le premier crâne fracassé, le second Z se jetait déjà sur moi griffes et mandibules prêtes à en découdre. Je tentai de le retenir de ma paume de main abîmée en plaçant ma matraque devant sa gorge pour m’aider à plus facilement le garder loin de moi.

Esti!! Pensais-je en essayant de déplacer le cadavre ambulant de sorte qu’il soit devant son congénère.

L’haleine fétide aux effluves de décomposition qui se dégageai de la bouche de mon agresseur était épouvantable, et je dus me démener pour faire sorte que les deux autres ne se mettent pas de la partie. Quelque part à ma droite, le son de la poubelle résonna contre le sol et les trois ennemis qui avaient pris Jian pour cible furent momentanément hors d’état de nuire ce qui lui laissa tout le loisir de les achever aisément. Tâche qui aurait été nettement plus compliquée s’il avait fait face à des adversaires debout. De mon côté, ma situation stagnait toujours et bien que je comptais sur l’aide de mon comparse, le temps qu’il arrive il serait sûrement trop tard. J’improvisai donc en faisant un pas vers la gauche et en essayant de faire un croc-en-jambe au premier de mes adversaires. La force qu’il s’évertuait à déployer pour me foncer dessus le rendait fort peu apte à s’adapter au manque de résistance qu’il rencontra soudainement lorsque je lui cédai du terrain sans crier gare, et il fut emporté par son propre poids et la force de son élan vers le sol. L’autre macchabée, une quinquagénaire complètement décharnée n’avait plus la force d’être une réelle menace étant donné l’état de ses chairs et c’est moi qui la repoussai d’un bon coup d’épaule après m’être campé solidement sur mes deux jambes.

Maintenant étalés de tout leur long, ils ne purent résister à Jian et moi qui les achevâmes en même temps d’un coup de nos armes respectives dans les tempes.

Je me reculai d’un pas en essuyant quelques gouttes de sueur contre mon front et inclinai légèrement la tête vers Jian en guise de remerciement.

-Beau tir, tu as fait un abat! Lui dis-je d’un ton avec une mince touche d’humour en lui pointant les trois Z dont il s’était chargé. Reste à l’extérieur et fais le guet un instant, je vais aller voir ce qui les a attirés là. Si jamais il y a une menace, préviens-moi en tapant contre le portique.

Je repris mon paquetage dans une main et  entrai à l’intérieur de la maison maintenant totalement vide en me dirigeant là par où étaient sortis les nécrophages. Malheureusement pour mes sens, je tombai sur le spectacle morbide d’un survivant complètement mis en pièces. Déchiquetés en une bouillie immonde par les mandibules de la demi-douzaine de zombis qui semblait s’en être donné à cœur joie peu avant notre arrivée.

Retenant un haut-le-cœur, je m’approchai des restes du pauvre être dont les dernières minutes semblaient avoir été horribles et le fouillai rapidement pour voir qu’il avait toujours sur lui un sac à dos imbibé de sang. Certainement pas des plus agréable à regarder, mais ce sac serait vraiment plus utile à avoir sur moi lorsque je repartirais en expédition dans le futur. Après qu’on l’ait nettoyé un peu bien entendu…

Une fois qu’il fut rangé dans le paquetage et que je déplaçai les cahiers que j’avais trouvés à l’intérieur dudit sac à dos, je remarquai tout près de moi les restes à peu près intacts de sa main droite. Un miracle en comparaison du reste du corps… Il y avait de coincé entre ses jointures une sorte de poings américains aux allures nettement plus vicieuses et dangereuses qu’un format classique. De longues pointes acérées jaillissaient de l’endroit où il n’y avait normalement que des protubérances contondantes. Des morceaux de chairs et de sang noirâtres les recouvraient et étaient l’indice que sa fuite n’avait pas été de tout repos et qu’à un certain point, il avait essayé de se défendre. Je n’eus aucun scrupule par contre à lui retirer son arme et à revenir sur mes pas, il n’y avait plus rien de pertinent ici et comme pour confirmer ma pensée, un coup de matraque contre du bois en provenance de l’entrée de la maison me confirma que l’heure n’était plus à la rêvasserie.

Je revins au pas de course et vit à l’entrée de la maison Jian mettre un Z à terre d’une très élégante passe d’armes digne d’un professionnel. Sans avoir le temps de lui en faire part, je l’enjoins à me suivre en remontant en joggant la rue pour retourner sur Venice avenue en quête d’une voie de sortie pour échapper à la vingtaine de morts qui nous avait pris en chasse.

Notre vitesse nous permis de les distancer rapidement, mais leurs beuglements auraient tôt fait d’en alerter d’autres et comme de fait, lorsqu’on tourna sur à gauche sur la rue Venice, il y avait déjà une autre demi-douzaine de mangeurs de chairs en marche vers nous. Il fallait prendre une décision vite, forcé le passage par là en évitant ou tuant les plus proches pour se cacher dans l’arrondissement, rebrousser chemin vers le rondpoint pour faire une longue manœuvre de contournement par la Battle Creek Road, ou tenter notre chance au haut de la butte à notre droite menant à une école primaire sans savoir ce qui s’y cachait encore.

Après une rapide évaluation, je penchai sur notre troisième option. Nous avions très peu de temps c’était vrai, mais assez pour au moins aller voir ce qui se cachait en haut de la petite colline. Peut-être y avait-il une meilleure option que les deux premières?

Prenant les devants, je grimpai le chemin menant à l’école primaire en faisant signe à Wei Jian de m’accompagner tout en lui tendant d’une main ma trouvaille de tout à l’heure qui lui serait définitivement plus utile qu’à moi.
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Conformément à ce à quoi Jian s’attendait, Caleb avait pu se débarrasser sans soucis de ses zombies même si ça technique paraissait au jeune chinois un peu moins calculée et efficace que la sienne. L’adolescent essuya donc la lame de son couteau sur un des vêtements de son zombie et releva la tête quand Caleb le félicita sur sa manière de combattre. Le jeune garçon lui adressa un sourire gêné et inclina légèrement sa tête tandis que du rouge arrivait sur ses joues.
- Oh… Merci… Mais je n’ai aucun mérite vous savez, mon père m’a formé.
Il est vrai qu’entre les triades au début et son périple de l’apocalypse, Jian avait virtuellement été élevé pour être un combattant. Sans plus d’attente il se dépêcha de retourner les tiroirs à sa portée dans l’espoir de pouvoir trouver quelque chose à récupérer avant que Caleb ne lui dise de bouger.
Au final la recherche avait été rapide mais fructueuse puisque le jeune asiatique avait trouvé une caisse de pêche complète ! Un peu encombrant mais étant donné la position de leur safepoint à côté de la rivière, il saurait le mettre à profit ! Encore quelque chose qui allait faire plaisir à Charlie… Et à lui aussi puisqu’il aimait bien la pêche…
La fuite dans la rue fut plus rapide encore que la fouille mais malgré les mangeurs de chair qui les poursuivaient, Jian garda un calme olympien, conscient que paniquer était la meilleure manière de faire des erreurs et finir en snack pour zombak. Dans ce même état d’esprit, il ne discuta pas une seule seconde la décision de Caleb et le suivit en direction de l’école. Dès qu’ils seraient dans l’entrée, le jeune Asiatique s’emparerait d’un banc afin de barrer provisoirement l’entrée, juste pour leur laisser ne serait-ce qu’une trentaine de secondes d’avance.

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Une fois arrivée en haut de la petite butte, l’étendue du stationnement de l’ancienne école se déploya sur quelques dizaines de mètres devant nous. À notre droite, les rangées de parking vides menaient à la porte d’entrée de l’édifice tandis que directement face à nous se dressait une clôture typique d’un établissement scolaire ceignant les alentours de ce qui était autrefois la cour. Seule interruption dans la longue série de losanges, une petite ouverture permettait d’accéder à l’enceinte ouverte où les hautes herbes avaient clamé leur droit et au-delà de ce grand espace plane, une série de maisons semblaient délimité la limite Est de l’établissement.

Je jetai un regard rapide vers l’arrière et remarqua le nombre croissant des Z s’approcher de nous au même rythme que d’habitude. J’étais momentanément très heureux de ne pas avoir tenté notre chance vers l’intérieur de la banlieue, nous aurions été rapidement encerclés. Seule option encore viable restait la retraite sur Venice avenue et une course vers l’intérieur de la cour et comme j’étais très peu enclin à revenir sur nos pas vers une zone qu’on savait complètement vide, je tentai à la place de découvrir ce que les maisons au-delà de l’école pouvaient abriter.

Je me précipitai sans hésiter vers l’ouverture de la clôture permettant d’accéder à l’espace plane en lançant par-dessus mon épaule un « Par ici! » à mon jeune compagnon qui m’emboîta le pas. Il n’eut aucun mal à tenir le pas étant donné son état physique irréprochable, et notre jogging rapide nous fit rapidement parcourir l’espace nous menant à la rue Landon devant la série de maisons banlieusardes en apparence inoffensives. Malheureusement pour mon plan, aucune clôture ne cernait le parc et nous ne disposerions d’aucune manière de les ralentir.

-On n’a pas le temps de fouiller ici, pas sans clôture pour retenir la horde qu’on s’est récoltée qui nous colle au cul et encore. Fais chier, j’étais sûr qu’il y en aurait une… Dis-je calmement en observant les environs.

Ils étaient encore derrière nous c’était vrai, mais même la trentaine de Z mettrait un certain temps avant d’arrivé, nous avions le temps d’évaluer quoi faire. Malheureusement, aucune maison avoisinante ne nous permettrait vraiment de nous protéger d’eux et la fuite restait la seule solution.

-Essayons par là, ajoutais-je en pointant l’extrémité de notre rue duquel je voyais un petit espace vert clore le bitume.

C’était loin, mais en même temps, je nous voyais mal aller dans l’autre direction au cœur de la banlieue avec un tel groupe à notre poursuite. Une décision qui s’avéra être la bonne lorsqu’on l’atteint puisqu’une route apparut à notre gauche au centre duquel une ligne de large bloc de béton formait une barrière sur toute la longueur de l’autoroute. Avec ça pour les retenir, on était sûr de les semer pour de bon.

Un sourire satisfait aux lèvres, notre duo s’avança vers l’obstacle à quelques pas de nous et le franchîmes rapidement au moment même où les premiers groupes de la meute en putréfaction tournaient de la Landon street pour nous rattraper.

Maintenant du bon côté de la barrière, je les regardai d’un air suffisant avec un sourire en coin.

-Une méchante épine de moins dans nos pieds. On va se reculer dans la végétation pour qu’ils nous perdent de vue.

À l’abri du camouflage offert par le feuillage, on n’eut aucune difficulté à se mettre en marche en longeant la route et tout en reprenant mon souffle, je tentai de meubler un peu le silence lourd qui nous accompagnait depuis ce matin.

-À quoi ressemblait la vie à la Marion? Tu disais que ce n’était pas si mal et pourtant tu as fait partie du groupe qui l’a démantelé ultimement. Tu m’apparais plus du genre à éviter qu’à chercher des noises pourtant.
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Courant à en perdre haleine afin de rattraper le retard qu’il avait pris sur Caleb, le jeune asiatique avait manqué à plusieurs reprises de trébucher avec le barda qu’il transportait maintenant mais il tînt le rythme coûte que coûte, sachant qu’une petite horde de zombies le suivaient encore avec une envie dévorante de planter leurs crocs dans sa chair.
La traversée de l’école ne se fit pas sans heurts mais intérieurement le jeune asiatique salua (ou décria, difficile à dire) l’astucieuse prise de risques de Caleb qui pourrait aussi bien être leur salut que leur mort…

Finalement une issu de secours s’offrit à eux et déboucha sur un nouveau quartier résidentiel où ils pourraient se dissimuler de la vue de ces zombies. Jian ne se fit pas prier à la suite de Caleb et s’empressa de se dissimuler avec l’espoir qu’ils passent tout droit…
Finalement cet espoir fut récompensé et après une attente d’une petite minute, le duo eu la joie de voir ces zombies décérébrés passer devant leur cachette sans même leur accorder un regard. Caleb proposa ensuite la suite des actions à Jian que ce dernier approuva.

- Ca me va… Allons-y…

C’est alors qu’ils se déplaçaient avec précautions que le Canadien demanda au Hong-Kongais des informations sur la vie à la Marion, Jian haussa les épaules en lui répondant.
- Tant que Safepoint n’était pas encore là, la vie à la Marion était difficile mais lin d’être insupportable en fait… Mis à part les chaînes, les uniformes et l’absence de liberté, il y a rien qu’on faisait qu’on n’aurait pas fait dans une autre communauté je pense. En fait j’ai tenu le coup comme ça, en me disant que ça pouvait être pire… Çà et qu’un jour l’opportunité s’offrirait à moi de reprendre ma liberté, tôt ou tard… Le jour où les Offrspings of Liberty sont venus me voir, j’ai vu cette opportunité se profiler et je l’ai saisi.
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8 avril 2017, 13h46, longeant l’I-5 prêt de Baber Crescent

Sa réponse me laissa perplexe. Il semblait avoir pris très à la légère son incarcération et quelque part au fond de moi je ne pouvais faire autrement que de me sentir me frustrer de sa compréhension et sa miséricorde face à des êtres qui l’avaient dépouillée d’un état de fait aussi important que sa liberté. Certes, les bourreaux n’avaient, apparemment du moins, rien des monstres que Thunder Bay. Cela dit, peu importe l’être, si un humain s’abaissait à de telles extrémités, il ne méritait plus le respect de personne. Surtout que, dans sa naïveté d’adolescent peut-être, il n’avait pas vu certaines choses qui avaient dû rendre la vie à d’autres prisonniers bien plus horribles. En tout cas, il n’était pas près de me faire avaler qu’une vie entre les murs de cette prison était la même que dans une vraie communauté de survivants.

-Je ne peux pas concevoir que tu sembles si bien supporter ce qu’ils t’ont fait subir, et ce qu’ils ont sans doute fait subir à d’autres que toi… Ils ne t’ont pas volé un bout de pain ou un briquet, ils t’ont volé ta liberté! Sais-tu combien de personnes sont mortes en essayant de l’obtenir dans l’ancien monde? Aujourd’hui, la liberté d’un être est déjà restreinte par ces foutus charognards avec lesquels ont doit vivre au jour le jour, ceux qui veulent exploiter les rares d’entre nous encore en vie ne sont guère mieux. Surtout que la liberté est un état de fait si facilement perdu. Elle n’existe que parce que les autres nous l’accordent et lorsque quelqu’un en ayant les moyens décide de nous la retirer, on peut tout perdre. Son bonheur, sa dignité et même souvent sa personne… Tu ne dois jamais laisser ça se reproduire, jamais… Je ne sais pas si tu connais ce proverbe, mais il reflétera bien mon point. « Vaut mieux mourir debout que vivre à genoux ». Une vie en chaînes ne vaut pas la peine d’être vécue.

J’avais un rapport particulièrement difficile avec ce sujet étant donné ce que j’avais vécu et je n’avais pas pu m’empêcher d’essayer de secouer un peu le jeune homme pour le faire sortir de sa nonchalance. J’espérais au moins l’avoir fait réfléchir sur le sujet, mais je ne m’attardai pas davantage sur cela.

Notre petite randonnée le long de l’autoroute nous mena vers une nouvelle zone d’agglomération à en juger par la clôture de bois qui apparut à notre droite une fois qu’on fut sorti de la petite zone boisée. On la franchit sans problème pour tomber sur la cour d’une maison vide dans laquelle les restes de deux pauvres âmes erraient sans buts jusqu’à ce qu’ils nous voient. Maintenant encouragés à la vue de leur possible dîner, ils avancèrent d’un pas traînant qui se solda très rapidement lorsqu’on arriva à leur hauteur.

-Ce sera notre dernière zone explorée. Avec toutes ses recherches inutiles, il commence à se faire tard.

De nouveau le quartier se révéla être plutôt vide. Les maisons de la Baber Crescent et de la Serenity Driveway avaient déjà été passées au peigne fin. Nouvelle preuve que les années commençaient vraiment à avoir leur lot d’effet sur l’environnement. Pour éviter les surprises cette fois-ci, notre duo resta uni dans chaque maison qu’on explora.

Je fouillai dans le barda indescriptible de ce qui avait été un atelier de bricoleur à l’intérieur d’un cabanon lorsque mes yeux captèrent la forme singulière et familière à mes yeux d’un arc. C’était un arc aux formes souples et recourbées qui l’identifiait aussitôt comme un arc de compétition du genre de ceux que j’avais moi-même utilisé lorsque j’avais suivi des cours. En prime 3 flèches reposaient juste à côté de lui.

Un sourire satisfait étira mes traits alors que je prenais ma trouvaille et que j’en examinai rapidement l’état. Le plus important, la corde, était toujours accrochée à la poupée du haut et s’enroulait graduellement sur la branche supérieure de l’arc pour arriver à la hauteur de la poignée. Les trois flèches étaient encore droites et les plumes parfaitement à leur place. Soit l’arc avait peu servi, soit son propriétaire l’avait beaucoup mieux entretenu avant de le laisser moisir dans ce foutoir. Ensuite, mis à part les inévitables égratignures dues à l’entreposage dans un lieu aussi bordélique, tout semblait parfaitement prêt à être utilisé.

Je finissais de ranger le tout dans mon sac à dos lorsque Wei revint cogner à la porte du cabanon pour me prévenir qu’on avait de la visite. Sans hésiter, je le suivis à l’extérieur et on se mit à courir sur la Tanglewood Way en direction de l’Est. Fuyant une petite horde d’une dizaine d’individus en provenance des maisons avoisinantes.

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Le jeune asiatique écarquilla légèrement les yeux au vu du discours de Caleb et baissa les yeux, à la fois de gêne et d’incompréhension. Caleb n’était pas le premier occidental à lui faire une telle remarque et fort était de constater qu’ils avaient raison sur certains points… Néanmoins plus mesuré qu’eux dans ses actions et sa façon de penser, Jian saurait leur concéder une certaine dose de raison tout en sachant argumenter son propre point de vue.
- Croyez bien que je suis navré d’entendre que nos points de vue divergent, mais laissez-moi expliquer mon point de vue… Ce que vous dites est vrai, conserver sa liberté et quelque chose d’important, même dans le monde dans lequel on vit, mais je ne pense pas que ce soit à tout prix… Un jour un prisonnier Safepointien m’a demandé comment je faisais pour supporter ça, je lui ai répondu que c’était parce que je savais que je ne mourrai pas ici, que ce n’était qu’une étape dans ma vie, pas sa destination finale. Je n’ai jamais perdu de vue l’idée d’être libre un jour, mais je n’en ai pas fait un objectif absolu, je savais qu’en temps voulu les choses changeraient et qu’une occasion se présenterai à moi. Sun Tzu a dit un jour, il faut connaître son ennemi et planifier ses coups, feinter l’ignorance et la stupidité pour le prendre par surprise au dépourvu. C’est la tactique que j’ai employé parce que malgré ma docilité, je restais à l’affût de la moindre occasion qui se présenterai à moi.
En se levant et en commençant à marcher, Jian soupira et réfléchit à ce qu’il devait dire ensuite.
- Et pour l’avoir expérimenté, je confirme que je préfère vivre en chaînes que mourir… Je pensais que je pourrai m’échapper un jour, ou mourir sans perdre ma dignité, les grandes idées comme celles que vous venez de m’énoncer… Et puis ils m’ont passé la corde au cou… Je vous jure que quand on sait que tout va s’arrêter et qu’il n’y a rien que l’on puisse faire pour se sauver, que la vie va s’arrêter là, dans la souffrance et les minutes à venir, eh bien je vous garantis que tout samouraï que mon père aurai voulu que je sois, je me suis fait pipi dessus et j’aurai été prêt à donner n’importe quoi pour que ma vie dure ne serait-ce que quelques secondes de plus…
A voir son air prostré, parler de cela le peinait et ce n’était pas sans honte qu’il évoquait ce moment de sa vie qui aurait bien put être le dernier.
- Se laisser emporter par ses émotions, ou des élans de gloire, est la meilleure manière de commettre des erreurs, il vaut mieux rester rationnel en tout instant. J’ai des valeurs, et à vous entendre, elles ne sont pas si différentes des vôtres, mais ces valeurs guident mes réflexions, pas mes actions. Je comprends votre avis et je suis navré que nous n’ayons pas le même…
Une fois cette parenthèse close, le jeune asiatique suivit Caleb sans faire plus de bruit. Et tous deux purent fouiller quelques maisons qui avaient été vidées, bien entendu… Cependant le jeune réussit tout de même à trouver une machette flambant neuve dans un tiroir et dans une petite armoire à pharmacie une boîte d’antibiotiques pas encore entamé. La date était un peu passée mais ça ferait bien l’affaire…
Jian rangea sa matraque et les antibiotiques dans le sac à dos et essaya sa dernière trouvaille sur le crâne de zombies aventureux pendant que Caleb fouillait le cabanon de jardin d’une maison. Après quelques brain-eaters réduits à l’état de charpie, Jian vit une horde d’une dizaine d’individus approcher et il toqua donc à la porte de la cabane, signalant à Caleb qu’ils allaient devoir bouger vite.

- Horde, un peu plus de dix… Vous avez trouvé de quoi faire ?

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Ses réponses furent fidèles au jeune homme calme et mesuré qu’il était, mais elles ne me convainquirent pas. Je pouvais totalement comprendre la peur et l’appréhension qu’une telle situation de mort imminente pouvait créer. Néanmoins, la simple idée de redevenir la « chose » d’un autre être humain, de n’être rien de plus qu’un objet dont il pouvait disposer à sa guise me donnait des frissons probablement pires que ce que Wei avait vécu en ayant la corde autour du cou. Ce fameux jour, j’étais sur le point de me débattre et de tenter d’agresser un garde pour les forcer à m’abattre avant que l’émeute commence. J’étais totalement prêt à mourir, tout comme je le serais maintenant si l’offre m’était de nouveau présentée sur la table.

Cela dit, d’avoir un peu de contexte sur ce qui s’était passé rendait le tout plus compréhensible. Ce n’était pas tant de la résignation qu’un coup planifié sur le long terme qui l’avait amené à supporter son sort pendant si longtemps. J’y revoyais un peu la même méthode que j’avais utilisée pour me libérer des pirates de Thunder Bay. J’avais sauté sur l’occasion qui s’était offerte sans savoir si cela allait marcher ou pas, mais j’avais quand même attendu ma chance une année complète pour m’assurer que lorsqu’elle se présenterait je ne la manquerais pas et arrivé au point où nous en étions ma famille et moi, je ne pouvais tout simplement pas me permettre de la manquer…

Cependant, c’était du passé maintenant, tant pour lui que pour moi, et un débat philosophique n’était pas très propice à notre situation actuelle. L’important, du moins l’espérais-je, c’était de lui avoir fait reconsidérer la vraie nature de ses bourreaux qui n’avait aucunement le droit à sa compréhension ou sa miséricorde.

Le reste de notre petite fouille il resta silencieux par souci de ne pas attirer de Z, mais j’avais l’impression que c’était peut-être en partie du fait qu’il était mal à l’aise de mon désaccord envers ses opinions. Certes, nous avions divergence, mais je n’allais pas le malmener pour autant… Je n’avais pas l’impression d’avoir été au-delà du raisonnable, mais les sensibilités asiatiques et occidentales sur ce genre de circonstances étaient différentes et peut-être avais-je franchi une limite dont j’ignorais l’existence. J’aurai peut-être pu essayer de rétablir les choses, à tout le moins les mettre au clair, mais je ne ramenai pas le sujet par souci de ne pas empirer son malaise. À sa question, je lui montrai l’arc dans le paquetage avec le même sourire satisfait que j’arborais lorsque je l’avais trouvé et on prit rapidement un rythme de jogging léger pour distancer les Z en approche.

On s’arrêta brièvement à l’intersection de  la Tanglewood Way et la 36th avenue et je pris en court instant pour me demander s’il ne valait pas mieux au moins continuer à explorer l’endroit. Sans perdre son temps à fouiller les zones, de simplement pouvoir situer quoi était où nous faciliterait grandement la tâche dans les semaines à venir...

Malheureusement, l’après-midi était trop avancé à mon goût. Nous aurions certainement le temps de faire le tour des environs, mais sans une idée précise de notre position géographique nous avions de bonnes chances de nous perdre et de nous retarder aussi. Ça ne valait pas la peine. Ceci dit, se mettre en quête d’une carte des environs venait de devenir une priorité pour moi puisqu’en plus de nous aider à nous situer, nous pourrions graduellement éliminer les zones comme celle que nous avions traversée aujourd’hui sans succès.

Pour la prochaine fois, me promis-je en tournant à droite en direction du sud.

Je savais que la 36th avenue nous ramenait sur la route que nous avions empruntée pour nous rendre à la ferme de la Famille. Nous en avions peut-être pour une petite demi-heure de marche et alors que nous revenions, avec la menace de la horde en moins, la tension baissa d’un cran et je sentis que l’atmosphère était redevenu plus propice à revenir sur ce qui semblait avoir troublé l’adolescent.

-Je dois admettre que j’admire d’une certaine manière ta vision des choses, lâchais-je soudainement d’un ton neutre en brisant le silence. Tu ne te laisse pas emporter par tes émotions non plus. J’en ai toujours fait de même, même avant que cette catastrophe nous tombe dessus, mais il est rare de croiser quelqu’un capable de dire et respecter cette idée. La force du raisonnement de plusieurs n’est pas à l’épreuve des élans de l’émotion comme tu sembles le savoir. Mon point cependant n’est  pas que tu dois suivre une sorte « d’envie » d’être libre guidée par tes émotions. C’est bien qu’il est mieux, de façon rationnelle, d’admettre qu’il vaut mieux mettre fin à ses jours plutôt que de perdre ce qui nous constitue aux mains de personnes, non seulement incapables de reconnaître que nous sommes des êtres humains, mais aussi vouées à en détruire les preuves. Conserver sa dignité et ce qui nous est cher en empêchant d’autres de nous les voler est une décision qui se totalement défendable.
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Estimant que la discussion était maintenant close, le jeune asiatique s’était remis au travail et avait consciencieusement retourné toutes les choses qu’il pouvait fouiller aux alentours. Au final la chasse avait été assez bonne et Jian était heureux d’avoir un nouveau jouet tranchant… Comme l’aurait dit Estelle, ce n’était pas un katana mais c’était très bien pour autant ! La machette lui donnait une bonne allonge et elle paraissait en fait mieux équilibrée que le kukri, qui lui semblait déséquilibré exprès pour autoriser de puissantes frappes.

Le petit couple d’explorateurs de l’apocalypse se mit donc en mouvement pour s’en retourner au bercail et au fond de lui, le jeune asiatique avait tout de même le sentiment d’avoir fait une bonne petite journée ! C’était alors qu’ils se rapprochaient de leur planque que Caleb décida de remettre sur le tapis la discussion qu’ils venaient juste d’avoir et il fit perdre un peu de son sourire au jeune asiatique qui, malgré un agacement qu’il s’efforçait de dissimuler, l’écouta patiemment jusqu’au bout avant de prendre la parole.


- Si je peux me permettre une remarque à votre sujet… Loin de moi l’idée de vouloir vous reprocher quoi que ce soit et encore moins la volonté de vous offensez en quelque façon que ce soit, je m’excuse par avance si c’est le cas… Mais je ne comprends pas pourquoi nous continuons cette conversation…

Haussant les épaules et avec une gêne mêlée d’agacement sur son visage, Jian s’expliqua.
- Non pas que je sois contre l’argumentaire bien entendu, les mots sont bien souvent une arme plus puissante que la meilleure des épées, mais j’ai au fond de moi la conviction que ce débat est stérile… Laissez-moi m’expliquer : je vous ai déjà expliqué ma position, que je partage votre conviction que la liberté est une chose précieuse qui mérite de prendre des risques, fussent-ils létaux… C’est d’ailleurs pour cela que j’ai été pendu. Cependant j’ai aussi exprimé ma position que, selon moi et pour l’avoir expérimenté, sa conservation ne devait pas se faire à tout prix et pas au prix de la vie… La vie est précieuse et la conserver est un luxe dans ce monde, et que ce soit parce qu’on est résigné ou aux aguets de la moindre opportunité, la gâcher inutilement ne me semble pas raisonnable. C’est mon opinion, vous avez la vôtre et je comprends votre choix, de la même manière que je le respecte, mais il ne semble pas en être de même pour vous… Pardonnez mon audace, mais j’ai l’impression qu’alors même que je vous ai exprimé clairement mon point de vue et alors même que nos opinions sont convergents sur certains points, vous vous efforcez de déformer mes propos pour vous convaincre d’avoir entendu ce que vous vouliez entendre… Excusez mon audace, mais je ne comprends pas cette manière de penser : nous pouvons parfaitement vivre dans un monde où nous n’avons pas les mêmes opinions, et même être alliés et membres de la même communauté, tant que nos buts sont alignés. Je comprends votre point de vue, en particulier parce que je crois que j’aurais dit pareil avant d’être confronté à la mort, mais il me semble quelque peu naïf et trop idéaliste. Ne voyez bien entendu aucune offense dans mes propos et je m’excuse si j’ai pu vous blesser de quelque manière que ce soit, mais cette manière de penser me semble inaccessible ; je ne veux pas faire de généralité mais cela semble être la mentalité occidentale, et quelque chose que, j’avoue, j’ai beaucoup de mal à comprendre alors même que votre peuple a été l’inventeur de la démocratie. Je vous rejoins sur le fait que la dignité et l’honneur sont des valeurs importantes, peut-être même les plus importantes, et j’ai été élevé dans le respect le plus profond de ces valeurs… Mais quand ils ont essayé de me tuer, je me suis rendu compte que leur défense ne devait pas, ne pouvait pas se faire à tout prix… La vie elle-même est plus précieuse que ces valeurs et je préfère être honnête avec moi-même en me disant que j’ai failli à défendre ces valeurs ce jour-là… Cependant de cette expérience je tire l’enseignement qu’on ne peut jamais vraiment prédire son propre comportement dans les situations les plus extrêmes, et que malgré tous les efforts qu’on déploie, on ne se connaît jamais vraiment complètement soit même. C’est la leçon que j’ai tiré de cette expérience, le fait aussi que suivre un code d’honneur à la lettre dans les situations critiques peut vous amener à prendre des décisions déraisonnables qui peuvent compromettre votre survie voire celle de plus de gens encore, cette survie dont la préservation doit rester notre but ultime. Mes ancêtres hurleraient de m’entendre parler ainsi mais je ne suis plus convaincu que l’honneur et la dignité vaillent qu’on leur sacrifie nos vies, ce sont des valeurs peut-être importantes, mais obsolètes dans le monde actuel et bien que les renier est hors de question car ce serait renier notre héritage, il ne faut pas perdre de vue le monde dans lequel on vit aujourd’hui, et se souvenir que notre survie ne pourra pas toujours s’encombrer de ces valeurs. A nous de faire notre possible pour les respecter en toutes circonstances, mais la survie est plus importante. Après tout si nous ne survivons pas, qui pourra transmettre ces valeurs aux générations futures ?
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La réponse qui sortit de sa bouche eut deux effets très nets dans mon expression. D’abord, une sincère incompréhension devant l’agacement soudain du jeune homme qui, malgré ses efforts, fut aisément perceptible autant par ses mots que par la manière de les exprimer. Ensuite, une bonne dose d’amusement devant le ridicule de sa réaction. J’ignorais d’où il allait s’imaginer le fait que je lui avais manqué de respect, surtout à l’instant même alors que je venais de louer une qualité que j’admirais chez lui, mais il ne prenait à mes yeux pour l’instant l’allure de jeune garçon frustré sans raison valable. Tout ce que j’avais voulu faire, c’était détailler mon opinion, puisqu’il semblait l’avoir mal saisi. Je n’avais jamais remis en question la sienne (du moins, pas à voix haute) alors son monologue me prit de court et j’haussai un sourcil curieux tandis que le flot de paroles se déversait des lèvres de l’adolescent.

Lorsque le tsunami se fut échoué sur les plages de mon visage, sculpté, à l’heure actuelle, par un mélange de surprise, d’humour et d’incompréhension. Je lâchai un rire bref.

Les hormones sans doute… Pensais-je sarcastiquement tant la situation me paraissait ridicule.

-De un le jeune, la seule raison pour laquelle cette conversation se poursuivait c’était pour meubler le temps qui nous séparait de notre refuge et que j’ai voulu éclaircir un point que tu avais mal saisi. J’appelle ça « converser » justement, pas débattre. Commençais-je d’un ton calme, tranchant, mais qui laissait poindre une petite touche de sarcasme.De deux, je ne t’ai pas manqué de respect, tant envers toi qu’envers ton opinion, alors je ne prends aucune responsabilité sur les déformations que tu as faites avec mes propres paroles. De trois, ne te laisse pas t’imaginer que je ne sais pas ce que c’est que d’avoir la mort en plein visage… Tu es loin d’avoir le monopole à ce propos et ma position s’est justement forgée après que je fus confronté à une situation qui ferait passer ta Marion County Jail pour une station balnéaire. Crois-la idéaliste, je suis prêt à le reconnaître, mais ne laisse pas entendre qu’elle est le fruit d’une naïveté enfantine. Tu devrais le savoir après tant d’années, tous les survivants ont été confrontés à la mort de nos jours. En fait, tu sembles même avoir été choyé de l’avoir expérimentée si tard.  

C’était sec, c’était expéditif, mais cela avait le mérite d’être clair.

Finalement, nos pas atteignirent enfin la rue menant à notre refuge et où on fut accueilli par la mine rassurante et rassurée d’Aya qui venait de sortir à l’extérieure de la maison.

-Vous avez été chanceux? Demanda-t-elle en pointant mon paquetage d’une main.

-Pas mal du tout, répliquais-je en arrivant à sa hauteur. Cela dit, malgré ces trouvailles, on peut officiellement dire que les quartiers avoisinants sont vidés. Si on veut tenter notre chance à l’avenir, il faudra aller plus profondément dans la banlieue. Ça va nécessiter de bonnes préparations. Malgré cela, la palme d’or de la plus belle trouvaille de la journée revient à ce petit bijou.

J’ouvris la pochette du sac de ma bonne main et lui montrai l’arc et les flèches qui attendaient patiemment d’être utilisées.

-C’est Estelle qui sera contente. Dit la médecin avec un sourire ravi. Allez suivez-moi, je vais vous aider à ranger tout ça.

Ce fut l’affaire de quelques minutes. Dans le temps de le dire, je m’étais déchargé de mon fardeau et je me pris une bonne goulée d’eau fraîche puisée à même la nappe phréatique qui s’étendait sous la maison. Tout en me désaltérant, je ne pouvais m’empêcher de me redire qu’un atlas détaillé, ou à tout le moins une carte des environs s’avérait indispensable. J’irais faire prochainement un tour dans les carcasses de voitures qui jonchaient les environs pour y remédier. Ceci dit, pour l’heure, je me contentais de me relever et de me prendre un autre verre d’eau pour me remettre à bloc avant de ressortir pour aller aider Daniel ou qui que ce soit d’autre sur le terrain.

Fin du RP pour Caleb
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