Life is but a journey, an ephemeral and fragile one. Now it simply became bloody as well...
Jericho est de retour, et ses sbires ont remis en marche l’entreprise d’esclavagisme qu’ils semblaient avoir mis en veilleuse depuis quelques mois. N’importe quel survivant est une cible potentielle pour le regroupement de pillards et Dieu seul sait ce qui arrive alors aux pauvres âmes qui en sont les victimes… Le seul espoir des survivants de la ville s’incarne dans le maître d’orchestre de la seule victoire que les rescapés de Salem ont arraché à Jericho, Azad Kamrane. C’est-à-dire, l’homme derrière la chute de la Marion et qui a dans le même temps remis en liberté les esclaves que les Raiders avaient si durement rassemblés à l’intérieur des murs de la prison. L’Iranien a poursuivi les préparations de la lutte à venir, mais au-delà des questions concrètes qu’il lui faut considérer, plusieurs interrogations restent sans réponse. Qui sont-ils réellement? Que veulent-ils? Où sont-ils? Que font-ils de leurs victimes? Combien de personnes suivent Jericho? Autant d’inquiétudes auxquelles le leader des Offsprings devra très rapidement trouver des réponses…
CharteContexteFonctionnalitésBazarEspace PersonnelScénarios
A savoir
# Un event important est actuellement en cours ! N'hésitez pas à suivre son déroulement ici → An unreachable, yet invaluable prize...
#
Contexte
De l'humanité il ne reste presque plus rien. Derniers survivants face à la menace zombie, vous avez combattu la peur, la maladie et la misère. Six années se sont écoulées, combien de jours tiendrez-vous encore ? Nous sommes en 2017 et le monde a été plongé dans le chaos suite à une catastrophe biologique. Que vous veniez de Central City ou de contrées plus éloignées, votre course effrénée pour la survie vous a mené jusqu'à Salem, dans l'Oregon. L’accalmie qui régnait dans les derniers mois s’est terminé dans le sang et la douleur avec le retour des Raiders qui sont sortis de l’ombre dans laquelle ils se trouvaient. Ils ont depuis repris leur entreprise sombre, et tout être humain encore dans les environs, homme, femme et enfant sont à risque d’être faits prisonniers comme ils l’ont fait lors de leur arrivée en mars. Dans ce monde totalement changé, le danger rôde à chaque instant, et l’avenir de tous ceux se trouvant dans Salem est voilé d’une incertitude qui n’est pas près de se lever. Face à un tel raz-de-marée de sauvagerie, la survie de tous dépendra des actions individuelles de chacun... Et vous, qu'attendez vous pour nous rejoindre ?
Remerciements
Nous tenions à remercier le forum Never-Utopia grâce à qui le forum peut aujourd'hui connaître un renouveau. Un merci aussi à nos joueurs pour leur patience et leur soutien après tout ce temps. ZA n'est pas encore parfait, mais grâce à vous il vit. Un merci également aux administrateurs qui donnent de leur temps et ne cessent d'essayer d'améliorer le forum et le confort des joueurs...

Longue vie à ZA, et que la passion de l'écriture continue de nous lier, tous ensemble, dans cet univers.
Zombie Apocalypse
Saison 5 : A Battle for Freedom

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8 Avril 2017


Voilà désormais une semaine que Riley, Victor, Jennsen et moi nous étions trouvé un refuge sûr. Nous avions pu nous reposer, panser nos blessures physiques et reprendre du poil de la bête. La journée qui avait suivi notre fuite de la Marion County Jail avait été plutôt riche en émotions pour ma part, et j'avoue que l'accalmie qui avait suivi m'avait fait le plus grand bien. Nous avions passé cette semaine à surtout discuter stratégie, nous occuper de la sûreté de notre nouveau chez nous, ce genre de chose... Mais aujourd'hui, il était temps de se remettre un petit peu au boulot. Nous avions pris conscience de ce qui pouvait nous tomber dessus si, comme nous l'avions nous même fait, d'autres survivants cherchaient à nous déloger de notre habitat... et de ce qu'on pourrait endurer physiquement. Cette fois ci nous avions eu de la chance, nos blessures avaient été somme toute plutôt légères, mais au prochain coup ce ne serait peut être pas la même histoire...

Nous nous étions donc séparés en deux groupe : Victor et Riley étaient partis fouiller un lieu, Jennsen et moi un autre, qui se trouvait être un laboratoire d'analyses médicales que nous avions repérés quelques jours plus tôt. Je ne savais pas trop pourquoi mais mon ancienne codétenue avait souhaité que je l'accompagne plutôt que son frère.. peut être voulait-elle me parler ? Il est vrai que le premier jour qui avait suivi notre installation musclée, je n'avais pas été au meilleur de ma forme mentale. Le regard souvent perdu dans le vague, j'avais participé au rangement avec autant d'entrain qu'un véritable zombie. Mais les jours suivants j'avais fait pas mal d'efforts, et finalement j'avais redressé la barre. La vie continuait, malgré toutes les atrocités qu'on pouvait voir, et le mieux que je pouvais faire était encore de vivre pleinement chaque nouvelle aube que je pouvais admirer.. Ainsi, d'une certaine manière, je n'avais pas tué ces hommes en vain. J'avais tué pour vivre.

Cette espèce d'excuse que je m'octroyais pour soulager ma conscience ne marchait cependant pas la nuit, et mon sommeil était souvent empli d'horribles cauchemars. Des yeux vides de vie qui me hantaient, des morts vivants qui me déchiquetaient, je crois que j'avais eu le droit à peu près toutes mes pires craintes. Mais l'image qui me revenait le plus souvent à l'esprit était de me voir, allongée seule sur l'asphalte et me vidant petit à petit de mon sang, dans une lente et interminable agonie... La plus grande de mes terreurs. Secouant la tête, j'inspirai de l'air frais. Nous étions en début d'après midi, je marchais avec Jenn depuis un certain temps et le silence installé entre nous commençait à devenir réellement pesant. Jetant un regard en biais, je me décidais à briser la glace, parce que je doutais vraiment que la caractérielle brune ne le fasse en premier.

« Je pensais que tu préférerais aller fouiller avec ton frère, je t'avoue que je ne m'attendais pas à ce que tu me proposes de t'accompagner ! » Lui lâchant un léger sourire, je détournais ensuite la tête pour fixer la rue, vide de danger pour l'instant, avec une certaine attention tout en continuant de parler. « Tu sais, je suis désolée pour la réaction que j'ai eu quand on s'est installés.. Enfin tu vois de quoi je veux parler... Je n'ai pas l'habitude de tuer d'autres survivants je... » Secouant la tête, je soupirais. « Tu vois j'aurai cru que l'être humain chercherait à s'unir dans l'adversité, que l'épidémie pourrait nous rapprocher de nos semblables et qu'on aurait pu reconstruire le monde sur des bases plus saines qu'avant... Ça me tue de me dire que les zombies peuvent être une moins grande menace que d'autres survivants... Je n'arrive pas à comprendre.. »

Haussant les épaules, mon regard s'accrocha à un sac à dos complètement déchiré qui traînait à l'arrière d'une carcasse de voiture. Aucune utilité pour nous. J'apercevais le bâtiment que nous convoitions avec Jennsen, un laboratoire d'analyses médicales d'une taille parfaitement raisonnable, en tout cas assez petit pour qu'on puisse espérer pouvoir le fouiller à deux sans rencontrer de réelles difficultés. Extérieurement, le lieu semblait complètement désert, un zombie rampait seul au milieu des voitures décomposées du vieux parking, deux autres plus loin semblaient comme complètement arrêtés, près de l'entrée du bâtiment principal. Nous espérions pouvoir entrer facilement et trouver de l'équipement médical qui pourrait servir à Jenn si, un jour par malchance, il fallait qu'elle soigne une plaie plus grave qu'une simple égratignure, comme une plaie par balle ou un coup de machette par exemple.

M'arrêtant devant le portail ouvert, je tournais la tête vers Jenn. Mon Beretta que je tenais bien en main était équipé d'un silencieux, j'avais pour mission de couvrir ses arrières, et si le besoin de m'en servir ne se faisait pas sentir, j'avais sur moi l'un des couteaux de combat que nous avions acquis lors de notre prise. Faisant un sourire à la brune, je lâchais : « Je suppose que tu t'occupes des deux près de la porte et moi de celui isolé ? »

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Cela faisait une semaine que nous avions capturé notre Safepoint aux mains d'un groupe de survivant. La routine c'était vite organisé. Nous avions renforcé les protections qu'avaient déjà mis en place les précédents occupants. Nos provisions et notre armements étaient maintenant bien en ordre.

Mes blessures allaient beaucoup mieux et je ne dépendais plus de quelqu'un pour me déplacer. Nous avions donc décidé qu'il était temps de se réapprovisionner et d'explorer les environs de notre nouveau domicile. J'étais parti avec Kelsey alors que mon frère sortait avec Riley.

Nos pas nous avez menés vers un laboratoire pharmaceutique. Je n'avais pas parlé pendant le trajet et ma partenaire du jour ne l'avait pas fait non plus. Je n'avais pour l'instant rien à dire. Et de toute manière la plus longue discussion que j'avais eu en tête à tête avec quelqu'un ces 5 dernières années ne devait pas faire plus de 4 phrases de long de ma part. Même avec mon frère je parlais très peu, j'écoutais par contre particulièrement bien. Mais je savais bien que même Victor aurait préféré avoir quelqu'un d'autre à qui parler.
Finalement la belle rousse à mes côtés brisa le silence. Je l'écoutais calmement tout en restant attentive à ce qu'il se passait aux alentours.

Une fois qu'elle eu fini son monologue j'inspirai profondément et je plongeai mon regard dans le siens pour jauger son moral et lui transmettre certaines de mes émotions. Elle y lirait ce qu'elle voudrait.

-Je t'ai choisi car mon frère à besoin de voir d'autres personnes que moi, et que je pense qu'il se mettrait sans doute stupidement en danger si il t'arrivait quelque chose. Avec Riley il est en sécurité et il a enfin une présence masculine avec qui sympathiser. Je lâchais un petit grognement avant de continuer. Et je t'ai aussi choisi parce que je sais que malgré ce que tu crois tu es tout autant capable que les autres de survivre. Concernant ton attitude tu n'as rien à te reprocher. Je fixai a nouveau mon regard dans le siens et je continuai. Tu sais quand je te regarde je perçois en toi des choses que j'ai perdu pendant l'apocalypse. La bonté, l'espoir, l'empathie, l'humanité, tout cela je le retrouve en toi. Si je t'ai prise avec moi c'est aussi pour que tu comprenne plusieurs choses. Du moins j'essayerai de te les apprendre. Je fis une pause pour reprendre mon souffle et je continuai de parler tout en observant l'intérieur d'une carcasse de voiture vide. Tu vas devoir t'endurcir mais tu ne dois pas devenir comme moi. Je sais ce que je suis. Tu sais je suis un outil. Un outil qui permettra à mon frère et à des personnes comme toi de survivre à tout ça et de reconstruire le futur. Pour qu'il y est un futur il faut que certains comme toi aient conservé leur humanité. Tu sais à l'avenir nous allons nous retrouver dans des situations impossibles, ou le seul choix sera la barbarie, la brutalité, le sang et la mort. Dans ces moments je serais là. Je serais le pilier sur lequel vous vous tiendrez pour ne pas avoir à vous salir. Tu dois être prête à me voir faire des choses inhumaines, à ta place et à apprendre à ne pas prendre la responsabilité pour toi. C'est pour ça que tu vas t'endurcir. Pour conserver ton humanité et apprendre à utiliser les outils à ta disposition pour le faire. Je soupirai doucement et je terminai mon discours d'une voie douce que je n'avais pas utilisé depuis des lustres. C'est pour ça qu'un jour je mourrai pour vous sauver vous. Parce que je ne suis pas utile à notre futur. Simplement au présent. Et si tu réfléchis à tout ce que je viens de dire tu sais que je dis vrai. Je n'ai plus rien à faire dans un monde normal mais je suis totalement adapté à celui-ci. Hors j'espère encore qu'il ne durera pas, pour vous.

Je n'avais jamais parlé de tout ça à quiconque, et certainement pas à mon frère. J'avais le sentiment que Kelsey le garderait pour elle, elle devinerait aisément la réaction de mon frère s'il apprenait le fond de ma pensée. Bien qu'à mon avis il en avait déjà une plutôt bonne idée. Néanmoins je savais qu'il ne m'en parlerait pas, qu'il comprendrait ma réaction sans pour autant l'approuver, mais c'était une autre chose que de l'entendre de vive voix. Cela lui donnait une existence propre, de la consistance.

J'avais fini mon discours au moment où nous arrivions face à l'entrée du labo et je vis au regard de Kelsey qu'elle me répondrait sans doute une fois l'entrée nettoyé de la présence des zombies. J’acquiesçai donc lorsqu'elle me désignait mes cibles et à la phrase qu'elle avait employé je sus qu'elle avait en parti déjà compris et appliqué ce que je lui avais dis. Elle m'envoyait face à deux adversaire et s'en gardait un. Bref elle savait quelle situation était la plus favorable pour sa survie. Ce n'était que trois infectés certes, mais le principe était là.

J'éliminai rapidement de deux coups de machette puissamment effectué mes cibles et Kelsey élimina son adversaire.
Je jetai un coup d’œil par la porte vitrée à la vitre défoncée à l'intérieur et ne vis rien au premier abords. Je pénétrai dans le hall du bâtiment en piétinant le verre pilé qui crissa sous mes pas.
Tournant la tête à droit puis à gauche je ne vis aucun danger immédiat et je fis signe à Kelsey de me rejoindre. Je m'approchais du bureau d'accueil et je trouvais derrière un vieux cadavre réduit à l'état d'ossements habillés d'une blouse. En fouillant dans ses poches je trouvais une boite d'antibiotiques. Je regardai l'étiquette. C'était des antibiotiques à large spectre et je les mis donc dans mon sac, ils nous seraient utile. Je me préparai ensuite à continuer l'exploration plus loin dans le bâtiment en compagnie de Kelsey.
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Cela faisait maintenant près de trois semaines que je côtoyais Jennsen. D'abord à la Marion County Jail où j'avais partagé sa cellule, et désormais en compagnie de son frère et de Riley dans notre planque durement acquise. Durant tout ce temps je crois qu'elle n'avait pas une seule fois aligné plus de dix mots dans une même phrase. Alors je n'aurai jamais imaginé que lui parler un peu de mes idéaux brisés pour l'avenir de l'humanité lui donnerait l'envie de s'ouvrir à moi, tout du moins avec autant d'honnêteté. Je l'écoutais avec une grande attention, sans jamais l'interrompre, enregistrant toutes les informations qu'elle me donnait.

Chacun de ses mots me percutèrent et vinrent me toucher en plein cœur. Secouant la tête par moment, j'espérai chaque secondes qu'elle arrête de parler, qu'elle arrête de me livrer cette sombre image qu'elle avait d'elle même, et pourtant elle continuait. Elle, d'habitude si peu bavarde, semblait ne plus trouver comment stopper son flot de paroles. Chacune de ses phrases me heurtaient jusqu'aux tréfonds de mon âme, et j'avais même l'impression de la sentir se morceler, comme des pièces d'un puzzle qui s'arrachaient petit à petit à l'entente des mots de mon amie. Elle se voyait comme un pion, un instrument destiné à nous apporter la paix, à nous préserver de ce monde difficile... Un pion prêt à mourir s'il le fallait. Elle voulait que je m'endurcisse, elle voulait que j'accepte cette idée... Mais elle ne voulait pas que je devienne comme elle.

Secouant la tête, j'éliminais sans aucune difficulté le zombie isolé et suivais d'un pas traînant Jennsen qui s'engouffrait dans le hall d'accueil du bâtiment. Ses mots résonnaient dans mon esprit... Et ils me faisaient mal. Secouant la tête, je me sentais triste. Et en même temps en colère. M'arrêtant en plein milieu du hall, je fixais la brune qui se tournait vers moi, sûrement pour m'inviter à la suivre plus loin. Mes poings se serrèrent. « Tu sais ce que je pense ? T'as pas le droit de penser comme ça. C'est tellement triste pour moi de m'imaginer que tu ne te considères que comme un instrument... Et ton frère, tu crois qu'il te voit comme ça ?! Et moi, tu crois que c'est ainsi que je te vois ?! » Ma voix était montée d'un ton. Durant quelques secondes je me tus, écoutant tout autour de nous, mais aucun bruit ne vint briser le silence pesant qui s'était installé dans la pièce.

Mon regard se heurta de nouveau à celui de la caractérielle brune, et je lisais l'incompréhension dans ses prunelles noisettes. « Tu veux que je te dise comment je te vois moi ? Je te vois comme une putain de poupée. Oui oui, une poupée de porcelaine. Le temps t'a pas épargné, il t'a laissé des marques. Les hommes non plus ne t'ont pas fait que des cadeaux, ils t'ont blessé plus que ce qu'ils ont pris soin de toi. Tu es une poupée avec plein de cicatrices sur le corps et plein de poussière sur le cœur. Mais tu sais quoi ? Moi je pense qu'avec un peu d'attention, un peu d'affection, et beaucoup de temps... tu pourras redevenir une poupée magnifique. Ne me dis pas qu'il n'y a pas de place pour toi dans le futur, dans le monde qu'on construira... Ne me dis pas des choses comme ça. C'est des conneries et j'y crois pas. Je vaux pas mieux que toi, ma vie ne vaut pas plus la peine d'être vécue que la tienne. J'espère bien que tout ça prendra fin un jour... Et tu seras à mes côtés, et aux côtés de ton frère, tu m'entends Jenn ?! On sera ensemble. On t'aidera.. Je t'aiderai à trouver la paix. »

Comme une promesse, mes mots résonnèrent dans tout le hall. Je ne lui laissais pas le choix, je ne voulais plus jamais entendre les mots qu'elle avait prononcé sortir de nouveau de sa bouche. Hier encore son frère me disait de garder espoir... Et bien à présent, je voulais que sa sœur le retrouve. Elle n'était pas qu'un instrument destiné à nous garder en vie. Elle avait un frère qui l'aimait et tenait à elle, elle était mon amie.. et je l'aimais et tenais à elle. Lorsque nous nous étions évadés de la Marion County Jail elle m'avait sauvé la vie, et ce jour là je m'étais promis de lui rendre la pareille un jour. Et j'avais peut être trouvé comment.

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Je fis un sourire triste à la jeune femme en face de moi. Je comprenais sa réaction. Elle ne pouvait pas en avoir une autre, sinon elle n'aurait pas été la femme que j'avais en face de moi. Je savais pertinemment qu'elle ne pourrait pas entrevoir la justesse de mon raisonnement avant un bon moment. Aussi je lui répondis d'une voix calme :

-Merci Kelsey. Merci pour tes mots. Ils montrent que j'ai bien raison à ton sujet. Mais tu ne peux pas tout réparer. Je suis une poupée de porcelaine. Je suis assez d'accord avec toi là dessus. Mais tu n'es pas ébéniste ma belle. Je fis un petit signe de la main signifiant qu'elle ne devait pas s'offenser de ma phrase. Tu comprendras avec le temps. Je ne dis pas que tu aimeras ça, mais tu comprendra. Pour construire quelque chose de durable il faut un socle. Je suis ce socle. Dût-il être fait de mes ossements. Toi tu fais partie de la construction magnifique que l'on va poser dessus. Et il n'y aura rien à regretter. Je poussais un nouveau soupir en levant les yeux au ciel.
Tu sais j'aurais aimé qu'il en soit autrement. Mais je sais de quoi je parle. Je sais reconnaitre un comportement psychotique. Je suis capable de tuer un enfant de sang froid si cela peut vous protéger. Je haussai les épaules comme si cela n'avait pas vraiment d'importance. Tu ne pourras pas me sauver, tout simplement parce que je ne souhaite pas l'être. Je ne suis pas un pion. Je suis la reine de l'échiquier. Si je ne suis pas là pour jouer mon rôle vous ne survivriez pas. J'exagère peut être mon importance mais je pense que vous avez vraiment besoin d'une pièce capable d'effectuer tous les mouvements nécessaire à la victoire. Je conservais l'analogie du jeu d'échec pour faire comprendre à Kelsey que j'étais prête à tout, tel la reine pouvant se déplacer d'un bout à l'autre du plateau contrairement au pion qui ne peut qu'avancer vers une mort certaine. Je fixai mon regard dans celui de Kelsey et je terminai en murmurant. Vous êtes les pions auxquels je vais permettre d'atteindre le bout du plateau. Et vous vous transformerez alors en Reine et en Roi. Vous changerez ce monde Kelsey.

Je jetai un dernier regard à la rousse et je me dirigeai vers une porte sur notre droite. Je l'ouvrai doucement et je jetais un regard à l'intérieur. La salle ressemblait à une salle de stockage et je aucun mort-vivant ne l'habité. Elle avait par contre déjà été fouillé et je remuai du pied plusieurs cartons. Finalement mon œil fût attiré par un reflet métallique, et en soulevant un carton je trouvai tout un jeu d'instruments de chirurgie. Un sacré coup de veine et une véritable aubaine pour notre groupe. Je serais capable avec ça de leur sauver la vie le cas échéant !
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Je secouais la tête à l'entente de sa réponse. J'étais dans le déni le plus complet. Je refusais que la voir mourir pour nous sauver un jour était la seule issue envisageable. Et je crois que si ça devait arriver, je ne pourrais tout simplement pas vivre avec l'idée qu'elle avait choisi de se sacrifier. C'était inimaginable, inconcevable... inacceptable. Jennsen pensait donc que je faisais partie des gens qui seront en mesure de changer le monde ? Et moi je pense qu'elle se trompait. Je n'étais rien de plus qu'une âme égarée parmi tant d'autres. J'étais certes plein de bonnes intentions, je rêvais d'un monde meilleur, débarrassé de tout danger, qu'il vienne de l'homme, du zombie ou de l'animal... Mais c'était des chimères. Je n'étais pas capable d'accomplir des miracles malheureusement. J'étais une survivante lambda, je n'avais juste pas perdu mon humanité sur la route sinueuse qu'était devenue notre quotidien...

Mon regard triste dévia de celui de Jennsen, alors qu'elle se dirigeait vers la porte de droite. Une Reine ? Je ne voulais pas être une Reine. Je voulais juste faire partie d'une Famille, et qu'on survive tous ensemble jusqu'à ce que tout ce bordel prenne fin. Rien de plus, rien de moins. Je ne voulais plus voir mourir aucune des personnes que j'aimais, à qui je tenais. Que ça soit Jennsen, Victor ou même Riley, je n'accepterai pas de les voir partir. Je ne le supporterai pas. J'avais perdu mes parents, j'avais perdu Matt, j'avais perdu Soren et tous les Académiciens... J'avais perdu William... Pas une personne de plus. Plus jamais. « Je ne le permettrai pas. » Murmurai-je pour moi même, traînant le pas dans le hall d'accueil. Sans me presser, trop absorbée par mes pensées, je me dirigeai vers la porte gauche, celle encore fermée. Collant mon oreille contre, je n'entendis aucun bruit suspect venant de l'autre côté et, Beretta en main, je tournais tout doucement la poignée.

La macabre scène qui apparut à mes yeux me glaça d'effroi, et je portai une main à ma bouche, autant pour étouffer un cri d'horreur que pour éviter de respirer directement l'air putride de la pièce visiblement longtemps restée fermée. Le corps de ce qui ressemblait à une femme gisait là, totalement nu et son état de décomposition avait permis la prolifération d'horribles petits vers visqueux. A en juger l'état de son crâne, dont la moitié était enfoncée vers l'intérieur, sa mort avait dû être plus que douloureuse... et ceux qui lui avaient infligé ça avaient très certainement dû s'en donner à cœur joie avant d'en découdre. Les zombies n'avaient pas coutume de déshabiller leurs victimes et de laisser pourrir les cadavres sur place sans y goûter... Cette constatation m'arracha un frisson de dégoût. Durant quelques instants, je me dis que j'aurai pu moi aussi finir dans cet état.. par deux fois.

La première fois au début de l'épidémie, lorsque des pillards avaient défoncé notre porte. Et la seconde fois à la Marion County Jail, lorsque le détenu complètement fou m'avait traîné de force jusque dans sa cellule. La différence résidait dans le fait que la deuxième fois l'homme n'avait pas eu ce qu'il avait souhaité... Un tremblement parcourut tout mon corps. Six ans après, je me souvenais encore de la douleur insoutenable, de la peur qui me retournait l'estomac, des rires gras et des airs menaçants de ces hommes... Figée durant quelques instants, les bruits de pas de Jenn se rapprochant de moi me firent sursauter. Ne pas y repenser. Ne pas replonger. Jamais. Posant ma main tenant mon Beretta contre l'encadrement de la porte, pour m'y appuyer afin de reprendre mes esprits et sortir complètement de mes sombres souvenirs, un petit objet reconnaissable entre mille attira mon attention.

Un briquet. Posé négligemment sur le bureau collé au mur droit de la pièce, j'allai le récupérer en quatrième vitesse avant de ressortir. Ce cadavre, ce lieu... mes souvenirs... J'en avais la nausée. Un regard interrogatif et presque inquiet de Jenn dût me résoudre à me faire ouvrir la bouche : « C'est horrible ce qu'on lui a fait. C'est inhumain. Elle pourrit là et personne ne le sait... Elle avait peut être une famille, peut être des amis. Et personne ne sait qu'elle est morte ici. » C'était plus fort que moi, je ne pouvais pas m'empêcher de faire ce foutu amalgame entre elle et moi. « Moi aussi j'ai failli finir comme ça. La deuxième fois t'étais là pour moi, mais la première fois personne m'a sauvé... Ils m'ont juste épargné. Et j'aurai préféré mourir. » Je ne sais pas si elle mesurait l'ampleur de ce que je venais d'avouer à demi mots, et après coup je pense que j'aurai préféré me taire. Mais mes émotions me trahissaient toujours.

Ajout inventaire:
 

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Je sortis de la petite remise et je me dirigeais vers Kelsey qui venait d'ouvrir la porte de gauche. Je la vis porter une main à sa bouche et je m'approchai. L'odeur atteignit mes narines et je savais déjà ce que j'allais voir.
Je m'approchais dans le dos de Kelsey et je découvris en effet le corps de ce qui avait été une femme, dévêtu et en état de pourriture bien avancé. Néanmoins cela ne datait pas d'il y a 5ans mais bien d'au maximum quelques jours. La femme avait dû ensuite croiser des zombies mais elle avait déjà le crâne fracassé, peut être pas ses violeurs. Après tout la scène était sans équivoque. C'était peut-être l’œuvre des anciens locataires de notre nouvelle base s'ils étaient venu jusqu'ici. Sinon il s'agissait peut être de prisonnier évadés. Si c'était le cas il était possible qu'ils soient encore dans les parages et cela ne me plaisait pas beaucoup.

Je fis quelque pas de plus et je croisai alors le regard de la belle rousse. Je n'avais eu aucune réaction en voyant le carnage, tout simplement parce que cela faisait un moment que je ne ressentais presque plus aucune empathie pour la misère humaine et la barbarie. Mais je savais que c'était différent pour quelqu'un comme Kelsey. Tout en l'écoutant parler j'avisai un champ stérile dans un coin et je le dépliai pour couvrir en parti le corps de la femme. C'est alors qu'elle enchaina avec « Moi aussi j'ai failli finir comme ça. La deuxième fois t'étais là pour moi, mais la première fois personne m'a sauvé... Ils m'ont juste épargné. Et j'aurai préféré mourir. ». Je n'étais plus capable de ressentir l'horreur de la situation. Ainsi a la place je sentis la rage monter en moins et je crispai ma prise sur ma machette jusqu'à ce que mes phalanges deviennent blanche.

Je me forçai alors à prendre une respiration calme pour me détendre et je posai ma main libre sur l'épaule de Kelsey. Je n'avais pas touché quelqu'un mis à part pour lui casser le crâne depuis un bon moment. Et cela n'avait dû arriver qu'à de rare reprise en 6ans. J'essayai de chasser la rage de mon regard et d'y laisser paraitre mon inébranlable volonté.

-Je ne peux pas défaire ce qu'il s'est passé. Mais ça n'arrivera plus.

Ma voix vibrait sans doute d'une colère tout juste contenu mais le message était on ne peut plus clair. Le moindre homme posant la main sur Kelsey la perdrait très rapidement à moins de m'avoir convaincu MOI. Et autant être honnête je n'en connaissais qu'un seul dans ce cas là : Mon frère.
Je n'avais pas besoin de rajouter quoi que ce soit et j'espérai que la jeune femme savait que ce qu'elle venait de m'avouer ne sortirai jamais de ma bouche même sous la torture.
Je fouillai rapidement l'endroit où nous étions, il semblait que ce soit un genre de bureau de rendez-vous ou quelque chose dans le genre. J'ouvris finalement une petite étagère et je découvris à l'intérieur une boite de saucisse knacki en conserve. Sans doute utilisé pour des apéritifs ou des pots de départ. La date de péremption n'était que dans quelques mois et j'ajoutai donc cette trouvaille à mon sac.

Alors que je remettais le sac sur mon dos j'entendis du bruit provenant du Hall. Nous avions encore la porte principale, en face de l'entrée derrière le bureau 'Accueil' à franchir. Je ressortis donc de la pièce avec Kelsey sur les talons et je vis que deux infectés venaient de rentrer dans le bâtiment depuis la rue, et trois autres étaient entrain de franchir la porte que nous n'avions pas vérifié.

Je fonçais immédiatement vers les deux de l'entrée, les plus proches de nous, et en deux coups de machette biens placé la menace fût éliminé. Mais entre temps ce n'était plus trois mais cinq infectés qui venaient de sortir par la porte intérieur. Je fis un signe de tête à Kelsey signifiant que nous restions et donc que nous combattions pour cette fois. Je me bornai donc à lui demander de me couvrir et je m'élançais machette à la main comme une furie. Je bousculai un premier zombie qui tomba a la renverse et balançai ma machette dans le crâne d'un autre. L'un d'entre eux tenta de me saisir par derrière et mon coups de coude puissant au sternum l'envoya valser. Sa jambe droite, en mauvaise état, lâcha un craquement sonore, pris un angle bizarre, et ce fût un deuxième infecté à terre. Je me retournai vers l'un des mort-vivants encore debout et ajustai soigneusement mon coup..

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Je savais ou tout du moins, je me doutais qu'en parlant à Jennsen de ce souvenir qui, malgré ce que je voulais me faire croire à moi même, me hantait toujours d'une certaine manière, cela ne lui ferait pas plaisir. En réalité, je m'attendais plus à ce qu'elle me dise de ne pas ressasser le passé, d'avancer sans regarder derrière, parce qu'après tout je n'étais pas la seule à avoir souffert.. Mais sa réaction fut tout autre. Je pouvais lire la colère qui grondait dans son coeur rien qu'en croisant son regard, je voyais ses phalanges qui blanchissaient à vue d'oeil tant elle serrait sa machette de toute sa force. Ses paroles rassurantes et sa main posée sur mon épaule m'arrachèrent un léger sourire. Je savais qu'en plus d'avoir trouvé une alliée de poids, j'étais également tombée sur une amie fidèle. Et je savais également que je pourrais lui confier n'importe quel secret les yeux fermés. J'avais complètement et irrémédiablement confiance en cette caractérielle brune nommée Jennsen Rahl.

Le petit instant émotion dissipé, elle entreprit de fouiller la pièce de façon plus.. poussée. Elle avait couvert le cadavre avec un drap, et cherchait dans les étagères des choses pouvant nous être utiles, mais la plupart des placards étaient totalement vides. Pas étonnant, vu qu'il avait dû y avoir du passage dans le coin, on pouvait le deviner rien qu'en voyant le cadavre de cette pauvre femme qu'ils avaient laissé cruellement pourrir là... Alors qu'elle mettait dans son sac ce qui ressemblait à une boîte de saucisses, des bruits à l'extérieur de la pièce attirèrent notre attention. Elle me fit signe de la suivre, et une fois sortit, on put apercevoir deux infectés qui franchissaient l'entrée, tandis que trois autres passaient la porte derrière le bureau d'accueil, la seule que nous n'avions pas encore vérifié. Avant même que je n'ai eu le temps de dire quoi que ça soit, ne serait-ce qu'un juron, Jenn s'élança vers les deux zombies qui venaient tout droit de la rue, et deux coups de machette plus tard la menace était éliminée.

Mon regard dévia vers la porte intérieur d'où provenaient désormais cinq infectés, alors que Jenn me faisait signe de la couvrir. Tenant mon Beretta à deux mains pour ajuster ma visée, je songeais que le silencieux allait m'être d'une grande utilité. D'où j'étais, Jennsen qui s'occupait déjà de deux zombies me gênait. Je ne pouvais pas tirer sans risquer de la blesser. Attentive, j'avançais rapidement vers la gauche. Alors qu'elle allait s'attaquer à un autre, complètement enragée, un sixième zombie, visiblement plus frais que les autres, sortit de la pièce. Dans un râle, celui qui fut autrefois un homme à la bedaine bien développée sembla humer l'air... et se mit littéralement à courir vers Jenn, qui se trouvait désormais dos à lui. M'étant déplacée assez rapidement, le premier coup que je tirai vint se loger dans le cou de l'infecté, qui ne sembla même pas le sentir. Sa course ne se stoppa qu'avec ma seconde balle, qu'il reçut en plein front. Alors que Jennsen, qui s'était occupée de son troisième adversaire se retournait précipitamment, elle put le voir s'effondrer à moins d'un mètre d'elle.

Avec trois autres balles, j'éliminai rapidement et sans difficulté les deux infectés restant, malgré le tir raté, dont la balle vint finir dans le bureau en bois. Cinq balles pour trois zombies, j'avais déjà fait mieux. Soupirant, je rechargeais mon arme, rajoutant ce qui manquait. Après tout, on ne savait jamais, je préférai le faire maintenant plutôt qu'en plein affrontement. Hochant la tête pour signifier à Jenn que j'étais prête, je me dirigeai avec elle vers la porte d'où étaient sortis tous les infectés. Aucun bruit ne trahissait la présence d'un autre de ces montres, et lorsqu'elle ouvrit la porte d'un grand coup de pied, je visai l'intérieur, prête à tirer sur la moindre chose vivante ou non qui oserait bouger. Mais rien. Le petit bureau, qui ressemblait même à une remise étaient désormais vide et nettoyé de toute menace. « On va se dépêcher, histoire de pas se retrouver coincer si d'autres zombies dans la rue veulent s'inviter à la fête.. » Haussant un sourcil, je me surpris toute seule. Je prenais des décisions stratégiques ? Ou bien je me mettais à énoncer à voix haute des évidences qui auraient pu crever les yeux de n'importe quel imbécile ?

Je n'étais pas encore tout à fait sûre de la réponse. Jetant un coup d'oeil, je commençais à ouvrir les tiroirs du bureau en bois qui siégeait dans la pièce, lorsque mon pied buta sur un objet, juste sous le meuble. Me penchant, je ressortais ce qui ressemblait beaucoup à une hache de pompier, avec ses couleurs criardes jaune et rouge. Un sourire prit place sur mes lèvres, cette arme me rappelait beaucoup la hache de bûcheron que mon frère portait en tout temps sur lui, symbole du passé et arme dont il n'avait pas son pareil pour se servir. Très utile pour trancher des têtes. Ca pouvait toujours servir, ne serait-ce que pour quelques travaux, on avait quelques planches à découper dans notre nouveau chez nous, ça nous servirait.

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Le combat avait tourné court et je remerciai Kelsey d'un hochement de tête pour avoir éliminer un infecté que je n'avais pas vu arriver.
Au bout de plusieurs années d'apocalypse éliminer des groupes restreints de zombies à deux devenait presque routinier. En gardant bien en vu tous les infectés il y avait peu de chance que l'une d'entre nous s'en sorte avec une blessure grave. Et de toute façon je me savais immunisé. Une trace de morsure au mollet et une à l'épaule en attesté. Je ne sais pas si Kelsey les avait remarqué au nous et je n'avais pas pensé à lui demander si elle se savait porteuse d'une immunité ou non. Une question à creuser mais ce n'était pas le moment.

La pièce dont étaient sorti nos hôtes était désormais vide de toute présence et ce fût Kelsey qui pris la main en annonçant « On va se dépêcher, histoire de pas se retrouver coincer si d'autres zombies dans la rue veulent s'inviter à la fête.. ». Je haussai presque les sourcils de la voir subitement prendre du poil de la bête mais en même temps ce n'était pas vraiment surprenant, elle semblait plus en confiance qu'au début de notre expédition. C'était la personne avec laquelle j'avais désormais le plus discuté mis à part mon frère qui ne m'avait jamais entendu prononcer à haute voix le fond de ma pensée comme je l'avais fait avec Kelsey, et elle n'était pas bête, elle devait s'en douter.

Elle fouilla rapidement l'intérieur de la pièce pendant que je faisais le guet et une fois son exploration terminé je désignai un couloir apparemment en L qui était le seul endroit que nous n'avions pas visiter. Nous étions dans le Hall d'accueil désormais jonché de cadavres au crâne éclaté et j'enjambai le cadavre d'une infirmière en blouse autrefois blanche en me dirigeant vers le couloir.
J'arrivai la première à l'angle du L et je jetai un coup d’œil rapide. Je ne vis rien d'autre qu'un agent de maintenance réduit à l'état de squelette où s'accrochaient encore quelques rares morceaux de chairs en décomposition. En passant à côté je fouillai le cadavre et découvrit un paquet de clope pas encore entamé dans la poche intérieur de sa tenue de travail. Je ne fumai plus depuis longtemps mais sait-on jamais, j'embarquai donc le paquet et je continuai d'avancer, la rousse du mes talons. Au bout du couloir il y avait une double porte coupe feu. Deux petites vitres permettaient de voir de l'autre côté et je distinguai un cadavre entrain de errer dans le couloir.

Ne voyant aucun autre mouvement j'ouvris la double porte et je me chargeai promptement du zombie d'un coup de machette. Plusieurs portes s'offraient à nous avec des petites pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Laboratoire" - "Salle du personnel" - "Salle de prélèvement" et pour finir "Toilettes". Pour notre part nous étions visiblement dans une petite salle d'attente disposant de plusieurs siège pour s'assoir et de vieux magazines couverts de poussière.

Je reculai de plusieurs mètres au niveau de la porte coupe feu pour établir notre prochaine action avec Kelsey. Les portes pouvaient renfermer de nombreux morts et nous ne savions pas lesquelles étaient ouverte ou non. Bref il était dangereux d'aller au milieu de la salle et de prendre le risque de rentrer dans une des pièces sans savoir ce que contient les autres. C'était un coup à se retrouver coincé par les zombies sortant des autres salles à cause du bruit.

Après une brève discussion un plan émergea de nos deux esprits. Nous allions toquer à la porte la plus proche, le bruit devrait alors exciter les infectés potentiellement présents et nous permettre de déterminer quels pièces étaient sure ou non.

Avant d'y aller je décidai une nouvelle de tenter d'expliquer quelque chose à Kelsey, en repensant à notre situation à ce qu'elle m'avait dit et ce que je lui avais répondu. Je fixai donc mon regard dans le siens et me mis à parler calmement :

-Tu sais nous ne faisons plus partie de ce monde. Nous sommes des vestiges décadents de l'humanité. Mais on doit s'efforcer de survivre, en ayant peur, en étant seul et vulnérable. Eux ils sont imperturbables, hostiles et redoutables, mais nous, nous sommes vivant.


Avec un petit rire mental je me fis la remarque que je devenais presque poète et cachai un léger sourire.
C'était une manière de lui dire qu'une époque était terminé, et qu'on ne la retrouverai jamais. Mais que nos ennemis, les morts, aussi nombreux soient-ils n'avaient pas de rêve, pas d'espoir, pas d'avenir, contrairement à nous. J'espérais par mes mots simple donner un peu de courage à Kelsey. Je ne ressentais pas vraiment cet espoir, et je n'avais d'autres rêves que de voir mon frère survivre, et pourquoi pas Kelsey avec lui. Mais avec le temps j'avais appris malgré mon manque d'empathie à être... humaine de temps en temps. C'était plus pour moi une réminiscence de mon ancienne qu'une chose que j'étais entrain de réapprendre mais je tentais d'aider la belle rousse à surmonter tout ça.
Une pensée fugitive traversa mon esprit. Je me souvenais de la nuit dernière, Kelsey s'était levé, puis Victor peut après. J'ai le sommeil léger depuis tout ça. Mais je n'avais rien dis. Ils étaient revenus se coucher quelques temps plus tard et la rousse semblait apaisée. Je me disais que mon frère avait peut être finalement trouver une fille valant la peine de prendre des risques. La question serait à creuser plus tard mais une intuition commença alors à germer en moi : Ils ne devaient pas être séparé.
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Sans vraiment réfléchir je suivis Jennsen dans le couloir en forme de L. Un squelette d'agent de maintenance et un zombie dégommé plus tard, nous nous trouvions face à un choix cornélien. Plusieurs portes s'offraient désormais à nous, toutes plus ou moins prometteuses de nombreux possibles trésors utiles - sauf peut être les toilettes -. Restées au niveau de la porte coupe-feu, nous nous étions rapidement mises d'accord sur la marche à suivre. En toquant assez fortement à la porte la plus proche de nous, soit celle du Laboratoire, nous pourrions exciter les possibles infectés qui attendaient leur quatre heure... et ainsi nous occuper plus facilement d'eux, puisque nous les verrions arriver. J'espère juste qu'il ne nous sortirait pas un nouveau zombie frais, comme celui de tout à l'heure.. ceux là avaient le don de me faire paniquer, surtout lorsqu'ils se mettaient à courir.

Alors qu'elle s'apprêtait à se diriger vers le centre de la pièce pour accueillir les possibles morts vivants prêts à nous dévorer, cachés derrière les différentes portes, Jenn planta son regard dans le mien et prononça quelques mots qui me firent légèrement hocher la tête. Lorsque je faisais partie de l'Académie, je partageai leur idée selon laquelle garder des objets en rapport avec notre passé, notre culture, notre histoire était une bonne chose. Désormais je pensais plutôt qu'il nous fallait repartir à zéro. Un total renouveau. Une renaissance.. c'était tout ce dont nous avions besoin, et j'espérai vivre assez longtemps pour voir ce jour arriver. Suite à ma discussion de la nuit dernière avec Victor, j'étais quasiment sûre que lui aussi avait ce genre d'espérances. Un retour en force de l'humanité sur Terre qu'il avait dit... Un léger sourire se posa sur mes lèvres durant quelques instants, furtif.

Le regard interrogateur de Jenn me ramena à la réalité et, secouant légèrement la tête, je me rapprochai de la porte du Laboratoire. « A trois. » murmurai-je à Jenn, qui alla immédiatement se placer au centre de la pièce, machette en main, prête à faire un véritable massacre. Prenant une grande bouffée d'air, je serrai mon poing gauche, prête à toquer, tandis que ma poigne droite se resserrait autour de mon beretta... « 1... 2... » soufflais-je. Le trois prononcé mentalement me lança une sorte de décharge, comme un élan de courage.. ou de connerie, je n'étais pas encore vraiment sûre, et je toquais plusieurs fois contre la porte avant de m'en éloigner. Je dois dire que j'étais un peu stressée, je la sentais arriver, la vague insoutenable de zombies affamés prête à nous submerger, et à nous faire détaler comme des lapins...

Alors je fus un peu déçue lorsque deux petits infectés de rien du tout - ou presque hein - se manifestèrent, sortant.. des toilettes. La situation me fit presque arquer un sourcil. Jennsen n'eut aucun mal à les réduire en compote de chaire putréfiée, et un soupir de soulagement passa la barrière de mes lèvres. Je ne gaspillerai pas d'autres balles au moins ! Déjà que les deux précédentes me restaient presque en travers de la gorge... Je résistai mal au stress des situations d'action, et clairement ce n'était pas une bonne chose. M'approchant de nouveau de la porte du Laboratoire, je l'ouvrais en tenant mon pistolet bien en avant, prêt à tirer sur le moindre être non vivant qui aurait préféré rester planquer... mais rien. Le vide et le silence étaient les uniques résidents de la pièce. Soufflant, je jetais un rapide coup d'oeil aux placards. Une petite plaquette de médicaments attira mon attention dans l'un d'eux, et je les mettais dans mon sac rapidement.

Un bruit me fit sursauter et, posant les yeux vers sa source qui n'était autre que le sol, je remarquais le verre brisé dont il était parsemé. Il avait eu du grabuge par ici. Après une pensée furtive pour le cadavre de la femme que nous avions croisé plus tôt, je retournais dans la salle d'attente. Cette fouille n'avait clairement pas été infructueuse, j'étais plutôt contente. Posant mes fesses sur une chaise encore intacte qui traînait là, je m'autorisai à pousser un soupir de soulagement, un peu plus détendue qu'auparavant, en attendant que Jenn termine de fouiller les autres pièces. Mon regard se fit presque rêveur et je repensais aux nombreux moments de fouilles infructueuses que j'avais partagé avec mon frère.. et un doux sourire se figea sur mes lèvres.

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Finalement ce furent deux pauvres infectés qui sortirent des toilettes. J'arrivais sans aucun mal à me débarrasser de la petite assistante joufflu et d'un grand tout maigre en costard cravate. Finalement aucun autre zombie ne se manifesta et je laissais Kelsey fouiller le laboratoire pendant que je m'occupais des autres pièces.

Malheureusement pour nous les pièces ne contenaient rien d'intéressant et il me fallut peu de temps pour revenir sur mes pas et retrouver Kelsey dans le Laboratoire.

Je m'arrêtai à la porte de celui-ci et je vis Kelsey perdue dans ses pensées assise sur une chaise. Elle ne m'avait pas vu et je l'observais une minute sans rien dire. Je vis passer plusieurs expressions sur son visage qui se figèrent finalement en un léger sourire. Elle avait besoin de décompresser, elle n'était pas comme moi et les événements des derniers jours l'avaient clairement secoué bien que notre safepoint lui eut permis de souffler un peu. Maintenant nous allions devoir sortir régulièrement pour nous installer dans un mode de vie confortable. Il restait encore de nombreuses parties de notre bâtiment à vider des infectés et nous étions quatre à devoir nous nourrir. Bref ce ne serait pas une période facile pour nous malgré le calme relatif de notre situation par rapport à ce que j'avais pût connaitre.

Je m'approchai finalement de Kelsey qui leva les yeux vers moi. Je tendis une main amicale pour lui proposer de se relever. En une journée j'avais plus parlé avec cette jeune femme qu'avec tout autre être vivant, y compris mon frère depuis un long moment.

-Il est temps de rentrer Kelsey. Je veux juste que tu retienne de cette sortie que quoi qu'il se passe je serais toujours là pour t'éviter de prendre les coups. Tu vas t'endurcir, je le pense vraiment, et c'est une bonne chose. Mais tu gardera ton humanité intacte, comme Victor. Et c'est une bonne chose pour l'avenir. Je vous suivrai, à ma façon.

j'agrippai la main de la belle rousse et je la tirai vers moi pour la relever, croisant une dernière fois son regard très proche du miens je me retournai ensuite et me mis en route vers la sortie.
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RP terminé.
Pas de gain d'expérience pour cette fois ci.
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